Ayé, il est arrivé...
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 [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]

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Hallow
Auror


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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Lun 24 Sep - 16:53

- Et heureusement que tout ne dépend pas encore de vous ! intervint le vieux sorcier d’une voix claire et beaucoup plus cassante. Cette école ne vous appartient pas encore Dolorès !
- Elle n’appartient plus à Dumbledore en tout cas !!!
- Qui parle de Dumbledore ? s’étonna la sorcière avec malice. Nous faisons partie d’une association internationale. Notre commandement ne relève ni du Ministère, ni de Dumbledore…
- Vous étiez tous les deux membres de l’Ordre par le passé !
- Quel Ordre ?
Harry vit Ombrage trépigner de rage comme une petite fille à qui l’on ne cède pas aux caprices.
- L’Ordre du Phoenix !! rugit-elle en desserrant à peine des dents.
- Aah ça…fit la vieille sorcière en faisant mine de comprendre. De toute façon notre venue était déjà programmée du temps où Dumbledore était encore directeur…
- Vous mentez !
- Laissez tomber Marité, intervint le vieux sorcier en s’approchant de la sorcière. Cela ne sert à rien, le Ministère n’a jamais jugé notre aide très utile de toute façon.
- Vous n’êtes pas le Magenmagot !!! Vous n’avez aucun pouvoir de décision ici !!
- Pensez ce que vous voulez, Dolorès, ajouta le vieux sorcier en haussant les épaules. Mais au fait pourquoi sommes-nous obliger de parler à un sous-fifre ? Où est Minerva ? C’est elle la directrice de cette école, c’est elle que nous devrions rencontrer…
Ombrage vira au rouge. Etre traitée de vulgaire « sous-fifre » était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase.
- Merci beaucoup de nous avoir retenu pendant des heures devant votre « machin »…
Il désigna la grande porte mansardée. Harry comprit alors qu’il évoquait -non sans humour- l’arche à l’entrée.
- …mais nous aimerions bien pouvoir parler à Minerva désormais
La voix du vieux sorcier était extrèmement courtoise. Tel un gentleman, il invita la sorcière à lui tenir le bras et fit signe délicatement à Conrad de le laisser passer.
- Conrad !
L’imposante carcasse de l’Auror s’interposa maladroitement dans le couloir tel un bœuf face à une mouche. La vieille sorcière le regarda un moment sans ciller et déclara gravement en dodelinant de la tête.
- Vous devriez avoir honte Dolorès.
Il y avait comme une pointe de déception dans sa voix.
- Poudlard est en proie à des enlèvements d’enfants et vous refusez l’aide que nous pourrions vous apporter.
- Nous n’avons pas besoin de votre aide ! Et surtout pas en dehors de votre jurisprudence !
- Ne soyez pas si stupide ! Vous n’avez pas encore compris qu’il s’agit de l’œuvre de Vous-Savez-Qui ?!
En entendant ce nom, Ombrage fut parcourue d’un frisson et recula d’un pas.
- C’est son mode opératoire, insista le vieux sorcier. Les disparitions subites, la suspission…bientôt les premières victimes.
- Vous…vous êtes fous !! balbutia Ombrage à demi-voix. Je ne vous laisserais pas fouiner dans les couloirs…
- Qui parle de « fouiner » comme vous dîtes ? Nous sommes venus pour faire la fête !
Muette de rage, Ombrage tourna les talons et tira l’énorme Conrad dans sa foulée. Ils passèrent à quelques centimètres d’Harry qui se plaqua soudain contre le mur en tentant tant bien que mal de disparaître derrière une statue trop petite pour lui. Mais Ombrage et Conrad ne firent pas attention à lui, trop préoccupés par la venue inopinée du couple de sorciers. Harry perçut difficilement la voix d’Ombrage murmurer à l’attention de l’Auror : « …veux que vous ne les lâchiez pas d’une semelle, vous entendez ?… » ; avant de disparâitre complètement dans le couloir.
Harry continua à regarder le couple de vieux sorciers sourire joyeusement au départ d’Ombrage.
- Il me hâte de retrouver Griselda ! s’exclama la vieille sorcière avec excitation. Cela fait tellement longtemps que je ne l’ai pas vu !!
- Cela s’est plutôt bien passé, ajouta le vieux sorcier non sans soulagement. Ombrage aurait pu montrer plus de résistance et…
Il se tut et regarda autour de lui. Ses yeux se posèrent rapidement à l’endroit où se tenait Harry. Ce dernier ne pouvait plus faire autrement, il était vraisemblablement découvert. Il préféra alors sortir de derrière la statue et fit face au couple.
- On se promène ? demanda le vieux sorcier d’un ton réprobateur.
- Non je…
- Mais c’est Harry Potter ! s’exclama la sorcière. Je suis vraiment heureuse de vous rencontrer enfin mon ami !
Elle s’approcha de lui et lui tapota affectueusement les épaules de ses deux mains sans aucune retenue. L’homme était plus réservé, il se contenta de dodeliner de la tête pour le saluer.
- Je…excusez-moi mais qui êtes vous ? demanda Harry un peu gêné par la soudaine marque d’affection de la grand-mère.
- Vous en saurez plus au dîner, répondit la sorcière avec bienveillance. Gilbert sera certainement votre nouveau professeur de potion.
Elle désigna son compagnon qui dodelina une nouvelle fois de la tête.
- C’est vrai ce que Ombrage disait ? C’est Dumbledore qui vous envoie ?
La sorcière lança un regard amusé au dénommé Gilbert qui lui ne souriait pas du tout.
- Depuis combien de temps écoutez-vous aux portes ? demanda la sorcière avec ironie.
Harry fut d’autant plus gêné, sa question venait de le trahir.
- Effectivement Dumbledore nous a demandé de venir et ce n’est pas une mince à faire. Retrouver tous ces gens n’est pas chose aisée…
- Tous ces gens ? répéta Harry incrédule. D’autres sorciers vont venir ?
- Vous verrez ce soir, se contenta d’expliquer la sorcière. Nous allons vous laisser mon garçon, il me tarde de retrouver Minerva et tous mes amis. Cela fait une éternité que je ne suis pas revenue dans cette école !
Harry les salua de la main et mécaniquement s’éloigna en direction des cachots.
- Je vous déconseillerais d’aller par là, conseilla l’homme en se retournant subitement vers Harry.
- Gilbert a raison Harry, n’est-ce pas la direction du bureau du pofesseur Rogue ?
- Je…heu non je…
- Allons revenez vers nous, il ne serait pas sage que quelqu’un vous trouve autour de ce bureau après ce qu’il s’est passé.
Harry était abasourdi par le ton dégagé de la sorcière. Il obéit sans un mot, tel le petit garçon prit sur le fait et sans plus attendre, il prit la direction de son cours de Sortilèges.

***


Une heure plus tard, toute l’école était au courant que deux inconnus s’étaient introduits dans l’école, defiant le système de sécurité d’Ombrage. Le dîner fut tumultueux, chacun des élèves cherchant les raisons de la venue du couple de sorciers.
- Marité et Gilbert ? Ce ne sont pas des noms très connus, commenta Hermione en regardant les nouveaux venus sur l’estrade des professeur.
- Oui ils avaient une sorte d’accent, répondit Harry. En y réfléchissant, il pourrait s’agir de Français ou de Russes.
- Ils t’ont dit pourquoi ils étaient là ? demanda Ron avant d’arracher sauvagement un morceau de poulet à pleines dents.
Harry n’eut pas le temps de répondre que la directrice McGonagall se leva de la table des professeurs pour s’avancer vers ses élèves.
- S’il vous plait ! Un peu de silence ! Je demande votre attention…
Le tumulte cessa rapidement, les élèves étant trop impatients de découvrir ce qui était en train de se passer.
- Comme vous l’avez sans doute remarquer, Poudlard a deux illustres invités…
- …voyons Minerva, minauda la vieille sorcière en devenant toute rouge.
- J’aimerais vous les présenter : Mrs Maritie Carpenter et son mari Mr Gilbert Carpenter !!
Une salve d’applaudissement explosa dans la gigantesque salle, il eut des sifflets sonores et des cris de joie.
- Pourquoi on les applaudit au fait ? demanda Ron en regardant ses mains battre violemment comme si elles étaient indépendantes de son corps.
- Parce que ça met Ombrage en rogne ! répondit Harry hilare. Regarde sa tête ! Je ne sais pas ce que Dumbledore nous a préparé, mais je peux déjà te dire que c’est un génie !
- Dumbledore ?… Quel rapport avec…
- S’il vous plait s’il vous plait !!! cria McGonagall au milieu du tumulte. Je dois vous expliquer que les Carpenter font partie de la Confédération Internationale de Magie et qu’ils sont tous les deux chargés de l’organisation des divers regroupements de leur association. Et comme vous vous en doutez peut-être désormais, leur prochain regroupement aura donc lieu à Poudlard et…
Ombrage émit un hoquet sourd. Harry souriait de la voir bouillir de rage.
- …. Nous ferons tout notre nécessaire pour que cette réunion se passe…
- « Cette fête » Minerva, « cette fête »… reprit la vieille sorcière.
- …ah oui pardon…pour que cette « fête » donc…se passe dans les meilleures conditions !! Il vous sera demandé par ailleurs de respecter des règles strictes afin de garantir la sécurité de chacun…Ah oui juste une dernière petite chose, tous les élèves âgés de plus de 14 ans seront invités au bal d’ouverture !!!!
Il eut des cris hystériques dans la Grande Salle. Apparemment, toutes les filles de plus de 14 ans avaient explosées de joie. Ce qui était loin d’être le cas des garçons de plus de 14 ans qui s’écrasèrent tous sur leur chaise avec l’air renfrogné, visiblement très déçus par l’annonce.
- Oh non encore un bal ! s’exclama Ron en levant pour la première fois les yeux de son assiette. Ça ne va pas recommencer !! Comme pour le tournoi des trois sorciers…On veut nous enlever notre virilité ? Hier le Quidditch aujourd’hui un bal !! Quelle galère !


*****


4 semaines plus tard…

- Bêcheuse !!!
Le ton du prétendant avait viré en une fraction de seconde, au moment même où Hermione refusa son invitation pour le bal de la Confédération Internationale de Magie. Il abandonna rapidement sa préstance et son phrasé ridicule sous la déception et préféra rapidement revenir à un style…disons : « moins académique. »
- C’est bon retourne le nez dans tes bouquins !
- Délicat, avait commenté Ginny en voyant le jeune homme de sixième année repartir en vociférant. Un dénommé « Bob » -ou peut-être « Brad » ?- qui de toute façon ne resta jamais dans les mémoires. Quelques élèves tournèrent la tête dans la bibliothèque en émettant des « chut » réprobateurs.
Hermione était restée de marbre face aux insultes et replongea, effectivement, le nez dans sa lecture.
- Je peux te poser une question ? tenta Ginny avec curiosité.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Lun 24 Sep - 16:54

- Mmm…répondit Hermione sans relever la tête.
- Tu ne veux pas aller au bal ? Je te demande ça, parce que c’est le deuxième prétendant que je te voie contrarier depuis ce matin.
- Si si, mais pas avec un gars qui se vexe sous prétexte que je lui parle de son nez bizarre…Non mais c’est vrai tu as vu son nez ?
- Bon. Un point pour toi, admit Ginny qui préféra en rester là pour le moment.
- Oh non ! Il ne manquait plus que lui !!! chuchota Hermione en se cachant le visage des deux mains.
- Qui ?…Ah oui mince…Mais attends il n’a pas eu ses ASPICS ?
- J’aurais préféré…
Un garçon massif aux cheveux drus s’avançait à grands pas dans la bibiliothèque en direction de la table de Ginny et d’Hermione. Il avait le menton curieusement remonté et bombait le torse imitant ainsi parfaitement le coq de basse-cour.
- Bonjour Hermy ! Tu vas bien ?!
- Chuuuuut !!! fit la studieuse assemblée.
- Tu ne vois pas que tu déranges tout le monde Cormac ? Dégage bon sang…lâcha Ginny avec sévérité.
- Dis-donc, sur un autre ton ! répondit McLaggen en écarquillant ses yeux d’un air faussement outré. Ce n’est pas à toi que je parlais en plus ! Tu n’as pas autre chose à faire ?
- Cormac ?
- Ouuii Hermy ?
- Ginny a raison : « dégage ».

***


Piqué au vif et dans son amour propre, McLaggen fit une telle esclandre dans la bibliothèque, que Ginny et Hermione préfèrèrent sortir rapidement pour ne pas subir le courroux de la très sèche Mrs Pince.
- Hermione il reste une semaine, tu ne peux pas leur dire non à tous ! Beaucoup de filles n’ont pas autant de succès que toi crois-moi…
- Vaut mieux être seule que mal accompagnée.
- Attends…dit Ginny en l’arrêtant pas le bras. Ne me dis pas que…
- Si, affirma Hermione comme si elle lisait dans les pensées de Ginny. J’attends simplement que ton idiot de frère se décide enfin. Ça fait seulement quatre semaines qu’il en a l’occasion. Le bal n’est que dans une semaine. Il est un peu long à la détente c’est tout…et pour avoir souvent fini ses devoirs, je peux t’assurer qu’il attends toujours le dernier moment pour faire les choses…
- Oh Hermione c’est formidable !!! exulta Ginny les larmes aux yeux.
- Mais chut ! Pas un mot !
- Mais comment tu vas faire ?
- Disons que je vais donner une chance au destin. Ron n’arrivera pas à s’en sortir tout seul alors on va essayer de jouer les « godiches »…
- Les « Lavande » tu veux dire ?
- C’est toi qui l’a dit, répondit Hermione sans réussir à masquer son sourire.

***


Ron regarda passer une horde de filles glousser et rire à quelques mètres de lui.
- Voilà. Elles ont repris leur formation de meute…Impossible de les approcher pour en inviter une à danser.
- Je croyais que tu n’aimais pas le bal ? demanda Harry surpris.
- Oui mais si j’y vais tout seul, je vais vraiment passer pour un nul. La dernière fois cela ne s’est pas très bien passé pour moi…
- Tu avais quatorze ans à l’époque, c’était normal que ce se soit terminé en fiasco. Aujourd’hui tout a changé. Tu as changé. Tu es plus…plus…
- Plus quoi ?
- Plus…enfin non pas tant que ça., finit Harry septique. Pourquoi tu n’invites personne à venir au bal ?
- Je…je préfère attendre, fit Ron gêné.
- « Attendre », répéta Harry avec suspission.
- Oh ce n’est pas le moment de faire le malin ! Toi aussi tu es tout seul. Et pourtant tu as de la chance, tu es Harry Potter, il te suffit de piocher dans ton stock de fans hystériques…
- Tu appelles ça de la chance ?! commenta Harry en regardant d’un air sombre Romulda Vane qui passait devant lui avec un grand sourire charmeur. Je parlerais plutôt d’un « risque d’empoisement au filtre d’amour »…
- Ok c’est vrai, admit Ron. Tu as peut-être raison pour Romulda…
- Bonjour Ron ! Bonjour Harry !
Ils se retournèrent vers Hermione et Ginny qui traversaient la Grande Salle d’un pas léger pour venir vers eux. Harry remarqua que Hermione était extrèmement souriante et resplendissnate comparées à toutes les fois où elle semblait soucieuse dans la salle commune de Gyffondor. Ron n’avait rien remarqué lui, mais il faut bien reconnaître que Ron c’est Ron.
- Vous avez trouvé quelqu’un pour le bal ? demanda Ginny non sans arrière pensée.
- On y réfléchit, répondit Harry peut-être trop précipitemment.
- Vous n’avez personne donc ? conclut Hermione toujours souriante.
- Avec Harry, on va peut-être tenter d’utiliser un sort de Ravissement…on envisage même des pièges pour séparer les meutes de filles…
- HA HA HA !!! Ce que tu es drôle Ron !
Hermione venait d’éclater d’un rire sonore qui fit sursauter tout le monde. Pendant un cours instant, elle frôla l’épaule de Ron qui n‘osa pas la regarder, comme pétrifié par ce soudain élan d’affection. Harry fronça les sourcils, ce n’était pas vraiment le genre d’Hermione d’exploser d’une telle joie hystérique en public.
- Tu n’as pas besoin de pièges, assura-t-elle en reprenant une voix plus normale. Les filles adorent qu’on les fasse rire…oh mais il est déjà 18h ! Il faut que j’aille travailler.
Elles s’éloignèrent toutes les deux en murmurant. Harry et Ron eurent même l’impression qu’elles riaient en sortant de la Grande Salle.
- Tu crois qu’elle se moquait de moi ? demanda Ron mal à l’aise.
- Oui et non, répondit Harry septique.
- Je suis sûr qu’elle a déjà quelqu’un. Elle ne serait pas si heureuse…
- Alors c’est pour ça que tu ne demande à personne d’aller au bal avec toi ? Tu attendais qu’Hermione se jette à tes pieds ?
Ron n’arrivait pas à parler et acquiessa de la tête.
- Pourquoi tu ne vas pas la voir ?
- C’est…c’est fini maintenant, balbutia Ron. Elle ne s’intéresse plus à moi. Cela fait des semaines qu’elle m’évite…Pire elle ne se moque plus de moi, elle ne cherche même plus à me casser quand je sors une blague…Je crois qu’elle n’en a plus rien à faire de moi.
- Ne dis pas ça.
- Je pensais que cela serait comme avant, enfin avant le baiser et notre dispute du mariage. Mais tout a changé. Tu as vu comme elle nous évite ? Je ne parle pas seulement des bandages et de ses révisions pour les ASPICS. Elle s’éloigne de nous. Elle s’éloigne de moi tout simplement…
Ron se tassa encore plus sur sa chaise. Harry était désemparé. Il préféra pourtant en avoir le cœur net.
- Si tu as des sentiments pour elle, et même si ce n’est pas réciproque, tu devrais peut-être lui en parler...
- J’ai…j’ai trop peur.
- Ecoute, elle ne se moquera pas de toi. Il s’agit de ton amie. Dis-lui ce que tu m’as dit. Je pense que même si sa réponse est non, tu te sentiras enfin libéré.
- Je ne sais pas…
- Mais si voyons !!! s’insurgea Harry. Il faut que tu ailles la voir ! Tu crois qu’elle va t’attendre toute la vie !!
Sans un mot, Ron se leva et tourna le dos à son ami. Il avait le visage triste et Harry pensa alors qu’il était peut-être allé trop loin. Il tenta maladroitement de ratrapper Ron par le bras.
- Ecoute, elle n’a personne pour le bal, je suis prêt à mettre ma main à couper.
Ron sembla s’être arrêté un moment mais fit un mouvement pour se débarasser de la main d’Harry et partit à son tour de la Grande Salle l’air très perturbé.
Il était évident pour Harry que ses deux amis de toujours n’allaient pas vraiment bien. Hermione, tout d’abords, si concentrée dans ses sempiternelles révisions, était devenue une sorte de jeune fille hystérique ; allant même jusqu’à rire des blagues de Ron…De Ron vous vous rendez compte ?!
Cela était d’autant plus déroutant que Ron quant à lui, était dans une détresse morale épouvantable. Sa morosité n’était rien comparée à celle qu’il exprimait l’année dernière à l’approche des matchs de Quidditch. Il était tout simplement amoureux.
En revenant dans la salle commune de Gryffondor, Harry ne vit ni Hermione ni Ron. Après avoir rapidement expédié son devoir de Défense Contre Les Forces Du Mal, Harry décida de s’attaquer à son devoir de potion. Il essaya pendant quelques minutes de se concentrer sur son livre.
«…les graines de Buchu sont capables de provoquer des rêves prophétiques… »
Harry n’arrêtait pas de repenser au désarroi de Ron. Il avait beau donner des conseils à son ami, il savait qu’il avait du mal à les mettres en pratique pour lui-même.
« …des médisants ont affirmé dernièrement que les plus illustres voyantes s’en servaient pour essayer de rêver de l’avenir, remettant ainsi en cause la véracité de leur pouvoir naturel… »
« …Toi aussi tu es tout seul… »
La voix de Ron lui résonnait dans les oreilles. Harry n’arrivait pas à penser à autre chose. Il commençait à admettre que le bal était une véritable torture pour lui aussi. Ça ne l’intéressait pas d’y aller avec une de « ses fans hystériques » comme le soulignait Ron, tout ce qu’il voulait lui…c’était Ginny.
De rage contre lui-même, il referma bruyamment le livre dans la salle commune. Des chuchotements réprobateurs lui firent comprendre qu’il n’était pas seul et que d’autres élèves révisaient encore. Harry s’élança dans l’escalier menant au dortoire d’un pas décidé. Il aura fort à faire le lendemain matin. Mais Harry était convaincu qu’il avait fait le bon choix. Dès demain, il parlerait à Ginny.

***


Il se réveilla tôt ce matin-là avec toujours la même obsession en tête. Il s’habilla rapidement avant que Ron, Neville ou Dean ne se réveillent et sortit en toute hâte du dortoire. Il voulait absolument parler à Ginny avant le petit déjeuner. Il s’avançait vers la Grande Salle, rejoignant quelques élèves matinales ici ou là, allant prendre leur petit déjeuner. Soudain son cœur se mit à bondir lorsqu’il reconnut la silhouette de Ginny dans l’assemblée. Elle était seule à la table des Gryffondor, encore endormie et nourissait d’un air distrait son Boursoufflet surexité.
- Ginny ?
Elle se retourna mollement en plissant des yeux, mais se mit soudain à sourire en voyant Harry.
- Tu es matinal toi aussi ?

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Lun 24 Sep - 16:58

- Heu…oui, mentit Harry.
- Je n’arrive pas à dormir longtemps à cause d’Arnold. Il ne va pas très bien, il n’arrête pas de bondir dans sa cage comme s’il se sentait menacé.
Harry lança un regard poli vers le boursoufflet dont l’état, il faut bien l’avouer, ne l’intéressait pas plus que ça. Il remarqua cependant qu’Arnold avait doublé de volume depuis le début d’année et que sa cage semblait bien trop petite pour lui.
- Il a peut-être besoin d’un peu d’espace, proposa-t-il sans conviction.
- Je ne sais, répondit Ginny d’un air mausade. Lorsque je le sors dehors, son comportement s’empire et il veut absolument retrouver sa cage…
- Excuse-moi Ginny mais j’étais venu te parler d’autre chose…
Ginny le regarda étonnée. L’attitude d’Harry commençait à être pour le moins inquiètante.
- Qu’est-ce que tu as ?
- Je…voilà je voulais savoir si tu avais quelqu’un pour le bal et…
Le visage de Ginny se mit soudain à se refermer avec gravité. Elle ne le regardait plus et se concentra uniquement sur Arnold au grand dam d’Harry qui commençait vraiment à se sentir mal.
- Harry je crois que nous en avions déjà parlé et je pensais que tout était clair entre nous.
Il n’osa rien dire, trop occupé à conserver sa dignité sous la torture.
- Ce ne serait pas bien, je…enfin c’est fini tous les deux.
- Nous sommes amis, avait réussit à dire Harry d’une voix lointaine et peu appuyée, cherchant un moyen inespéré pour justifier sa demande.
- Harry non…ce n’est pas possible.
- Tu y vas avec quelqu’un d’autre ?
Il avait les deux points fermés. La haine refaisait son entrée. Il regardait Ginny, plus frustré et prostré que jamais. Il se sentait vraiment stupide et pensa alors qu’elle était bien trop belle pour rester seule très longtemps.
- Je n’ai pas à répondre à cette question.
Le ton de Ginny avait été glaciale malgré tous ces efforts pour être la plus diplomate possible.
- Parfait.
Harry s’éloigna d’un air rageur. Il ne vit même pas le professeur Shakelbolt le saluer de la main en entrant dans la Grande Salle.
- Vous allez bien Potter ?
Harry du se forcer à arrêter sa course. Il essaya d’adopter une attitude dégagée devant son professeur.
- Je voulais vous parler de vos notes Harry, je pense qu’un entretien dans mon bureau ne serait pas un luxe… J’attends de vous que vous m’expliquiez un peu ce qu’il vous arrive…
- Ecoutez professeur, cela ne m’intéresse pas, répondit Harry avec arrogance. J’ai d’autres choses en tête, plus importantes que les ASPICS !!
Shakelbolt ne fut même pas choqué par le ton insolent d’Harry. Il se contenta alors de lui sourire.
- Tous ces gens sont venus pour vous Harry. Ils sont là pour vous aider, sous l’ordre de ce vieux singe de Dumbledore. Son dernier tour de passe-passe. Ne le décevez pas…
Harry sa détourna brusquement de Shakelbolt. Il n’avait pas besoin d’une leçon de morale surtout en cet instant. L’Ordre et la confédération internationale pouvaient bien tous aller au diable, il n’en avait plus rien à faire.

***


Harry emprunta les chemins détournés pour éviter de tomber sur quelqu’un. Il avait besoin d’être seul. Il se sentait terriblement humilié. Ginny lui avait dit simplement « non ». Son ton glacial avait été sans concession. Il n’y avait plus rien entre eux et Harry savait qu’il en était le seul responsable. Après s’être assuré que tous les élèves de Gryffondor s’étaient levés pour rejoindre la Grande Salle afin de prendre leur petit déjeuner, Harry se faugila dans la salle commune déserte. Il pouvait bien sauter un repas, de toute façon il n’avait pas vraiment faim.
Comme un réflexe, il sortit ses notes de cours, avec l’espoir que ses devoirs chassent rapidement ses idées noires. Mais hélas il était dans un tel état de fureur que l’effet inverse se produisit. Le visage de Ginny revenait le hanter. Elle n’arrêtait pas de lui dire « non ». Son visage était fermé, mais commençait peu à peu à se détendre. En y repensant, Harry la voyait sourire ; de ces sourires sadiques qui nous blessent pour l’éternité. Elle s’était moqué lui…Elle voulait le faire souffrir et…et…
Le sanglier ailé apparut devant lui dans la salle commune. Harry trébucha lorsque ce dernier déployait ses ailes devant lui. Ils étaient si proches l’un et l’autre que Harry pouvait entendre la bête respirer. La salle commune avait disparu, laissant place aux bords du lac de Poudlard. Le sanglier le fixait sans ciller. Son regard était si pénétrant, si intelligent, qu’Harry eut la sensation qu’un sorcier se cachait derrière ce masque. Le sanglier courba l’échine comme pour l’inviter à gravir ses ailes
« Le merveilleux voyage ».
Harry se surprit à sourire. Il se sentait beaucoup mieux. Il s’approcha du sanglier avec confiance.
- HARRY !!!!
Le sanglier prit soudain peur et s’envola sans lui. Harry vit la plage du lac se brouiller brusquement et tout redevint sombre.
- Harry !!! Réveille-toi !
En ouvrant les yeux, Harry se retrouva dans la salle commune de Gryffondor. Le visage réjouie de Ron était posé sur lui.
- Tu ne devineras jamais ce qu’il m’arrive !!!!
Harry se releva difficilement de son siège. L’impression de légèreté avait laissé place à une déception profonde.
- Hermione a dit « oui » !!! Hermione m’a dit « Oui » !!!!
Ron tournoya ridiculeusement sur lui-même comme une balerine balourde et débutante.
- Je suis content pour toi.
Harry s’était efforcé à sourire à son ami d’un air mausade mais Ron ne fit même pas attention à son état dépressif. Il continuait à exulter de joie en bondissant et chantant au milieu de la salle commune.
- Je suis un génie ! Je suis un génie !! Elle m’aime bien !!! Elle m’ AIME !!!

***


Harry profita de sa matinée de libre pour s’isoler complètement de ses amis. Dans d’autres circonstances, il aurait été content pour Ron et Hermione, mais un sentiment de jalousie et d’injustice avait refait surface et il se surprit à maudir intèrieurement le bonheur de ses amis.
En s’engouffrant au cœur du sixième étage, Harry pensait être enfin tranquille. Malheureusement la journée noire ne faisait que commencer pour lui.
Il était bien avancé dans le couloir lorsqu’il se retrouva nez à nez avec le professeur Trelawney sans aucun espoir de se cacher. Visiblement la présence d’Harry la dérangea fortement elle-aussi, puisqu’elle chercha à dissimuler avec maladresse une bouteille de Xérès bon marché.
Ils s’observèrent mutuellement pendant de longs instants sans savoir quoi dire. Harry savait qu’il n’avait pas le droit de se promener dans les couloirs pendant les heures de cours selon les nouvelles directives du ministères. Mais Trelawney semblait plus agitée que jamais. Finalement la bouteille n’était pas la seule raison de son émoi.
- Faîtes attention Harry…Ne vous promenez pas dans les couloirs, c’est bien trop dangeureux.
- Rassurez-vous, je pense être un peu plus à même de me défendre qu’un première année.
- Oh non, je ne parlais pas des enlèvements ! s’exclama Trelawney avec anxiété.
- De quoi parlez-vous ?
- Les Carpenter voyons ! Je l’ai lu dans les cartes…Cet homme est l’incarnation du mal absolu !
Pendant un cours instant, Harry pensa que son professeur de divination était ivre et ne savait pas vraiment ce qu’elle disait. Mais en repensant à la tour frappée de la foudre et à la mort de Dumbledore, il préféra entrer dans son jeu pour en avoir le cœur net.
- Gilbert Carpenter ?! répéta-t-il en fronçant les sourcils.
- Oui Harry !! Eloignez-vous de lui, il est très dangeureux !
- Vous voulez dire que c’est un sbire de Vous-Savez-Qui ?
- Je ne sais pas Harry…répondit Trelawney angoissée. Les cartes ne m’en disent pas plus.
- Et Mrs Carpenter ? C’est une sbire de Voldemort ?
Trelawaney faillit tomber dans les pommes en entendant ce nom.
- Répondez-moi, et Mrs Carpenter ?
- Oh non pas elle ! C’est une femme bien triste…mais aucune haine ne se lit dans les cartes. Elle ne veut pas faire le mal. C’est la tristesse qui l’anime..
- La tristesse ? répéta Harry sans comprendre. Sait-elle que son mari est le « monstre » que vous décrivez ?
- Les cartes ne disent rien à ce sujet…Mais je vous en prie éloignez-vous de Mr Carpenter !
- Je tâcherai de m’en souvenir, assura Harry.
Ils passèrent tout deux leur chemin dans un silence de mort. Trelawney eut un violent hocquet et Harry ne sut jamais s’il avait été provoqué par la peur ou bien par le Xérès. Cependant, il prenait très au sérieux la révélation de son professeur et cette petite conversation eut le mérite de le détourner pour un temps de Ginny et du mystérieux sanglier. Harry se demanda alors si Mr Carpenter avait bien passé l’arche de sécurité d’Ombrage. L’animosité de cette dernière envers les nouveaux arrivants étaient peut-être finalement justifiée.
- Salut Harry !
- Ah…heu bonjour Luna…
- Toi aussi tu te caches ?
Harry ne pouvait pas vraiment répondre à Luna, un peu abasourdi par son allant et sa dextérité habituelle.
- Pourquoi me demandes tu ça ? Tu te caches de quoi ?
- Des filles de ma classe, elle m’ont fait croire qu’un garçon voulait m’inviter pour le bal.
- Et ce n’était pas vrai, c’est ça ?
- Oui. Il s’est moqué de moi. Je crois qu’il a dit quelque chose comme « tu es la dernière personne sur terre avec qui j’aurais envie de sortir ».
Harry la regarda avec peine. Mais Luna ne semblait pas vraiment souffrir de son humiliation. Il ne décela aucune rancœur dans son explication. Peut-être un peu de déception tout au plus.
- Tu as vu ?! Le tableau de l’Implacable a changé de place !
Harry n’avait pas vraiment fait attention mais fut étonné de voire le champs de bataille au sixième étage. La silhouette de l’inconnu était toujours sur le rebords, attendant patiemment que quelqu’un vienne le rejoindre.
- Comment tu connais ce tableau ?
- Je l’avais déjà vu au quatrième je crois. Une fois, il m’avait même appelée…
- « Appelée » ? Tu veux dire que le tableau t’a parlée ?
- Pas vraiment parlé…C’est juste que je l’entends murmurer parfois…
Elle se mit à fixer l’inconnu sans aucune appréhension, comme si elle s’attendait à ce qu’il lui parle enfin. Ses grands yeux étonnés transperçaient littéralement la toile si bien qu’Harry se demanda alors qui du tableau ou de Luna était le plus impressionnant.
Contrairement à celle de Ginny, la présence de Luna ne le troublait pas. Au contraire, tout dans son attitude le rassurait. Il n’avait plus cette impression de jouer ou de mentir sur son comportement. Il se sentait libéré de tout jugement.
- Tu accepterais d’aller au bal avec moi ?
Les mots sortirent de sa bouche comme l’évidence même. Les grands yeux de Luna se posèrent sur lui avec son habituelle expression étonnée. Soudain elle lui souria avec douceur et cette simple réponse suffit à le ravir.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:36


Chapitre 22 : Ses grands yeux.



Samedi 24 février, 18 heure.

- Tu as eu le temps de nettoyer ta veste en peau de dragon ? demanda Harry.
- Heu non …mais la tâche est dans le dos, ça ne se verra pas….se défendit Ron mal à l’aise.
- Il faut que tu sois un minimum propre, c’est extrêmement important. Tu dois te montrer sous ton meilleur jour voyons !
- C’est bon Harry ! Je n’en suis pas à mon premier rendez-vous galant !!! J’ai connu d’autres femmes avant…
Harry eut une expression étonnée et se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire.
- Ok ça va !! Bon c’est vrai avec Lavande, on n’a jamais vraiment passé une soirée romantique ensemble…C’était exclusivement physique. On se contentait de se rouler des pelles à nous faire dévisser les dents du fond…
- Stop ! Stop ! Je ne veux pas en savoir plus, intervint Harry légèrement excédé par le ton un peu trop gouailleur de son ami. Bon déjà pour commencer, il faut que tu apprennes à mesurer tes paroles devant les filles. Toutes les expressions ne sont pas bonnes à dire.
- J’vois pas trop comment j’aurais pu dire mieux…
- Oulala…Tu peux dire « s’embrasser fougueusement » par exemple. Ou parler de « passion »…
- « Passion » ? répéta Ron avec autant de scepticisme qu’un singe face à une tasse de thé.
- Oui : « passion ».
- Oh moi tu sais, je n’ai jamais vraiment été le littéraire du trio.
- Il n’est jamais trop tard pour apprendre.

***


- Hermione ?
Dans un geste désespéré, elle se retourna subitement vers le mur et cacha ses deux mains à Ginny qui venait de rentrer à l’improviste dans le dortoire.
- OH MON DIEU ! …MAIS QU’EST-CE QUI T’ARRIVE ?! s’écria Ginny affolée en apercevant quelques secondes le visage de son amie dans le miroir.
Hermione s’éloigna brusquement du reflet, toujours le dos tourné à Ginny. Elle avait la respiration haletante, et cherchait par tous les moyens à retrouver son calme.
- Laisse-moi regarder, je…
- NON NE T’APPROCHE PAS ! Sors d’ici, tu entends ?!! VA-T’EN !
La voix affolée et autoritaire d’Hermione coupa Ginny dans son élan. Elle ne s’approcha pas plus du psyché. D’où elle était, elle entendait Hermione sangloter faiblement dans la semi-obscurité en murmurant des paroles inaudibles.
Mais au bout d’un moment, la respiration d’Hermione commença à se calmer et ses gémissements s’atténuaient. Ginny fut abasourdie d’entendre une voix calme la rassurer.
- Je vais bien Ginny. Laisse-moi juste le temps de régler ça et je te rejoins.
- Com…comment vas-tu faire ? demanda-t-elle avec angoisse. Ton visage…
- Je te répète que ce n’est pas un problème. Laisse-moi s’il te plait.
- Très bien, souffla Ginny avec impuissance.
Le regard exorbité, Ginny s’éloigna en reculant de la silhouette d’Hermione. Cette dernière restait prostrée face au mur dans le coin le plus sombre du dortoire, attendant patiemment que Ginny sorte enfin pour se retourner.

***


- C’est bon ? Tu es prêt maintenant ? s’impatienta Harry d’une voix lasse.
Harry était étendu sur le lit de Neville et attendait patiemment que Ron finisse de se préparer. Il avait revêtu son costume noir et ajouter une cape de dragon sur ses épaules, celle-là même qu’il portait au mariage de Bill et Fleur. L’attente prolongée suffit à libérer son stress. Il repensa à Ginny malgré tous ses efforts pour l’oublier. Il se demanda avec qui elle pouvait bien aller au bal. La gorge nouée, il contempla un moment le plafond. Harry ne savait pas comment il réagirait en voyant Ginny avec un autre. Peut-être se jeterait-il sur lui comme une bête sauvage ou reviendrait-il larmoyant dans la tour de Gryffondor ? Finalement l’envie de rester dans le dortoir pour l’ouverture de la cérémonie devenait de plus en plus en forte, mais le retour de Ron vint balayer ce moment d’égarement.
- C’est moi que tu attends ? Tu peux parler, tu étais en train de dormir…
- …d’ennui en t’attendant, c’est sûr, finit Harry avec un sourire.
Ron lui souria à son tour. Il fut parcouru d’un frisson impossible à contrôler.
- Tu te sens comment ?
- Ça va, ça va, mentit Ron qui ne pouvait pas s’empêcher de grelotter. Le chauffage est en panne ou quoi ?
- Il fait toujours 24 ici tu le sais bien.
- Je…je suis tellement heureux et…heu j’ai tellement peur…balbutia Ron. C’est bizarre tu ne trouves pas ?
- Mais non ce n’est pas bizarre, voyons.
Harry n’eut pas le temps de finir sa phrase que Ron le prit dans ses bras. Il le serra extrêmement fort et continuait à trembloter. Harry était très gêné par cette marque d’affection. Il tapota légèrement l’épaule de Ron en lui soufflant des « ça va aller » complètement inutiles en pareilles circonstances.
- Heu…je ne sais pas si…que vont dire les gens s’ils nous voient comme ça ?
- Ils diront ce qu’ils voudront. Je voulais te remercier pour ce que tu as fait, murmura Ron à l’oreille de son ami. De m’avoir brusquer comme tu l’as fait, je n’aurais jamais eu le courage de l’inviter.
- Heu…non tu sais, je…c’était rien.
- Je l’aime tu sais.
Ron relâcha son étreinte. Son expression était grave et ce fut Harry qui commençait à trembloter.
- Allons-y maintenant, où c’est moi qui finirait par pleurer.
Ils franchirent la porte du dortoire dans un silence de mort. Mais en descendant les marches menant vers le hall d’entrée, ils avaient tout deux retrouvé le sourire et plaisantaient comme des enfants.
Ils attendirent dans le hall pendant de longues minutes interminables. Des couples en tenue de soirées passèrent prêts d’eux, souriants et rejoignants la Grande Salle. Harry vit des sorciers de tous âges et de toutes nationalités emprunter la porte d’entrée. Il eut même l’impression que certains l’observaient en passant ; certainement surpris de croiser le célèbre Harry Potter. Mais cette curiosité ne le pesait pas autant que par le passé. Les regards glissaient désormais sur lui.
- Luna te rejoins ici ? demanda Ron sans cacher sa curiosité.
- Non je dois la retrouver tout à l’heure, j’ai encore le temps.
En apprenant que son ami sortait avec Luna pour le bal, Ron ne fit aucun commentaire déplacé. Au contraire, la chose lui paraissait très naturelle et Harry lui était reconnaissant pour son tact. Harry comprenait désormais que Ron avait mûri. C’était un être nouveau, plus calme et plus à l’écoute de ses amis. Et il pensa que Hermione n’était pas tout à fait étrangère à ce revirement magique.
- Je vais rester avec toi, ajouta Harry. Je ne voudrais pas que tu tombes en syncope en voyant descendre Hermione.
- « Transpercé par sa beauté », s’exclama Ron hilare d’un geste de la main comme s’il annonçait un gros titre de journal. C’est une bonne mort en tout cas. Mais j’aimerais vivre plus longtemps ; au moins jusqu’à demain matin…
Le ton de la plaisanterie s’évapora rapidement et un silence pesant s’engouffra dans le couloir. Harry et Ron n’avaient pas grand chose à se dire, ou du moins, il leur était difficile de parler, chacun en lutte avec ses propres pensées. Ce fut Ron qui, impatient, brisa le silence après de longues minutes.
- Qu’est-ce qu’elle a bon sang ? Elle devrait être là depuis longtemps.
Harry haussa des épaules ne sachant pas quoi répondre. L’heure passait et tout le monde s’étaient déjà rendus dans la Grande Salle pour le début de la cérémonie d’ouverture. Il ne voulait pas non plus que Luna s’inquiète ou que des élèves se moquent d’elle ; sous prétexte qu’elle attende toute seule dans un coin du bal.
- Tu devrais peut-être rejoindre Luna, suggéra Ron un peu mal à l’aise de retenir malgré lui son ami.
- Non je te dis que ça va…
- OH MON DIEU !
Dans la panique, Harry sortit sa baguette en direction de l’escalier. Hermione était en haut des marches. Cela le frappa tout de suite.

***


Jamais il ne l’avait vu aussi rayonnante. A côté de lui, Ron était abasourdi, le sourire aux lèvres. Il regardait Hermione descendre d’un pas léger l’escalier mouvant qui prenait soin de ne pas marcher sur sa tenue de soirée. Ses cheveux étaient attachés, à l’exception de deux mèches qui lui tombaient gracieusement au coin des yeux. Sa robe en soie était de couleur nacre et son drappé descendait jusqu’au sol. Un voile léger reposait sur ses épaules nues.
Ron abaissa la main d’Harry qui ne se rendait pas compte qu’il pointait toujours sa baguette en direction d’Hermione.
- Qu’est-ce que tu as ? Tu t’attendais à voir Tu-Sais-Qui ? demanda Ron avec sarcasme. Elle est bien plus jolie...
- Non c’est pas ça, se justifia Harry gêné en rangeant sa baguette. Je pensais…Enfin bref, ce serait trop long à t’expliquer.
Il repensa furtivement à la vision de Trelawney à propos de Gilbert Carpenter.
- Pourquoi tu portes ta baguette au fait ?
- Pour rien, mentit Harry. C’est juste un réflexe. Je ne me suis pas rendu compte en la prenant.
Mais Ron n’insista pas et levait déjà les yeux vers sa cavalière. Il tendit sa main vers elle pour l’aider à descendre l'escalier.
- Tu es superbe.
- Tu es un menteur.
Elle l’embrassa délicatement sur la joue. Harry avait l’impression d’être invisible. Le moment était peut-être bien choisi pour s’éclipser.
- Harry attend ! s’exclama Hermione. Je voulais te dire…Passe une bonne soirée.
- Vous aussi.
Il les salua d’un geste de la main et s’avança en direction des portes de la Grande Salle. Il fut soulagé de voir quelques retardataires courir encore derrière lui. En tournant la tête, il remarqua que Ron et Hermione ne le suivaient pas vraiment, même pas de loin. Avec un sourire, il pensa que le bal n’était qu’un simple prétexte pour que ces deux-là se retrouvent enfin.
Les portes de la Grande Salle s’ouvrirent devant lui. Harry resta bouche-bée devant ce spectacle ahurissant.
La pièce où il se trouvait était vingt fois plus grande que la salle où il avait l’habitude de déjeuner. Il eut l’impression d’avoir atterri dans une nouvelle dimension tant l’endroit était

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:38

complètement différent de ce qu’il connaissait. Des rangées de lustres à pertes de vue filaient vers l’horizon. Le plafond magique avait été conservé, même s’il était devenu encore plus gigantesque. Le sol était recouvert d’un imposant parquet ciré et les murs lointains étaient habillés de moulures et de dorures rappellant l’architecture des châteaux français. La salle était baignée d’une intense lumière et l‘immense foule costumée empêchait Harry d’identifier les larges vitraux du fond.
Il se leva sur la pointe des pieds pour tenter d’apercevoir Luna dans cette foule immense. Une énorme sorcière faillit lui écraser les pieds en se jetant sur un plat de petits fours qui passait à quelques centimètres de lui. Harry baissa les yeux en direction de l’elfe de maison qui s’en allait déjà au loin pour rassasier les convives. Les sorciers autour d’Harry ne lui étaient pas vraiment familiers mais il fut surpris d’entendre une voix inconnue l’appeler derrière lui.
- Harry Potter ?
- Oui ?
Un petit homme à lunettes lui tendait la main, la mine réjouie.
- Mais si rappellez-vous Monsieur Potter ! s’exclama le sorcier devant le visage dubitatif de Harry. Je m’appelle Eldred Worpel, nous nous sommes déjà vu au cours des petites fêtes organisées par Horace Slughorn.
- Ah oui le journaliste.
- Le biographe, monsieur Potter, le biographe !
- Vous êtiez en compagnie d’un vampire ?
- Ah vous voulez parler de Sanguini ?! Il a rejoint sa Roumanie natale… Il a eu quelques problèmes avec le ministère vous savez, une sombre histoire de déguisements d’Halloween qui aurait mal tournée, à ce qu’on m’a dit… Avez-vous songé à ma proposition ?
- Votre ?
- Mon projet de biographie sur vous voyons ! Les gens veulent savoir comment vous combattez Vous-Savez-Qui ?
- Je ne suis pas intéressé…coupa Harry qui scruta de nouveau la foule pour tenter d’apercevoir Luna.
- Mais comment ?! Imaginez les retombées et…
- Il n’est pas intéressé Worpel, laissez-le donc tranquille.
Mrs Carpenter leur souriait avec beaucoup de tendresse mais la tonalité de sa voix avait été d’une inflexibilité à l’épreuve de tout. Elle était en compagnie du professeur McGonagall. Cette dernière avait renoncé à sa robe en tweed pour une tenue de cérémonie plus classique mais tout aussi élégante.
- Ah Maritie ! Minerva, salua le petit sorcier en dodelinant de la tête. Vos fêtes sont de véritables exploits ! Mais comment faîtes-vous ? J’espère qu’un jour vous m’expliquerez comment ça marche…ajouta-t-il en s’approchant de la vieille sorcière en faisant en clin d’œil peu discret.
- Merci beaucoup, ce n’est rien. C’est aussi notre spécialité : savoir dignement recevoir tous les sorciers du monde. Nous ne sommes que le premier rideau de la diplomatie. Et nous savons tous que la meilleure entente est nécessaire entre nous, surtout en ces temps brumeux…Mais n’embêtez plus ce jeune garçon avec vos histoires de livres, vous voyez bien qu’il a mieux à faire.
- Mais je ne l’embêtais pas voyons ! se défendit Worpel agacé. Il faudra bien qu’il parle de ses aventures non ?
- Vous avez tout à fait raison, tout dépend désormais du biographe. On m’a dit beaucoup de bien de la jeune Rowling…
- ROWLING ?! Mais elle n’est que journaliste ! Et puis son style est d’un ennui…
- C’est sûr qu’elle ne fait pas dans le sensationnel. Mais au moins, ce qu’elle raconte est réelle et toujours juste. Un ton objectif qui n’a sans doute pas vraiment plu à vos amis de la Gazette du Sorcier… Dommage elle avait pourtant toutes les qualités, mais je suis sûre qu’elle finira par trouver un poste à la mesure de son talent.
- Elle écrit des histoires de moldus, vous parlez d’une littérature ! Ces gens-là sont suffisamment ennuyeux en dehors des romans.
- Suivant votre logique, elle devrait tout changer dans ce cas ; elle est donc parfaite pour écrire des histoires de sorciers pour les moldus…
- Vous n’êtes pas sérieuse ? Ecrire des histoires de magie pour les moldus ? Mais ils vont la conduire au bûcher !!!!
- Peut-être pas.
Worpel trépignait d’agacement. Mrs Carpenter avait décidement réponse à tout et une vivacité d’esprit incroyable compte tenue de son âge avancé. Harry échangea un regard complice avec la vieille sorcière. Il était toujours heureux de rencontrer des gens qui ne croyait pas la Gazette et ses articles à sensation. La venue de Mrs Carpenter lui avait véritablement enlevé une épine du pied. Mais Harry avait tout de même l’impression qu’elle pouvait lire en lui. Il repensa un instant à Trelawney et sa prédiction. Il avait de plus en de mal à comprendre comment une femme si déterminée et douce pouvait être mariée sans le savoir à un monstre en puissance. Harry doutait de plus en plus de Trelawney. Après tout, l’alcool l’avait peut-être fait divaguer et sa prédiction n’en étais pas vraiment une. Mais dans le doute il préféra rester vigilent.
- C’est fou le nombre de personnes qui ont répondu à l’appel de Dumbledore, commenta Mrs Carpenter.
- Vous avez raison Maritie, cet homme m’étonnera toujours…mais ne discutons pas ici, ajouta la directrice en lançant un regard à Harry.
- Au fait où est passée Griselda ?
- Elle était souffrante, expliqua Minerva d’un air grave. Elle ne sors plus beaucoup ces temps-ci. J’ai bien peur que nous soyons obligé de la remplacer.
- Encore ? Quel dommage, elle qui se réjouissait de cette fête ! C’est vrai qu’elle n’est plus toute jeune…Enfin c’est l’apanage de la vieillesse, nous y arriverons toutes un jour où l’autre ! Vous après moi rassurez-vous.
- Vous n’êtes pas si âgée Maritie, vous avez encore de longues années devant vous.
- Longues je ne sais pas…Oh mais c’est la chanteuse Célestina Moldubec là-bas dans le fond ?
Elle désigna de la tête une élégante sorcière noire acculée par une quantité de fans, dont la majorité était des femmes de l’âge de Mrs Weasley.
- Oui et je crois que cette jeune femme est Joascelind Wadcock, la poursuiveuse de Flaquemare, répondit McGonagall.
- Oui c’est bien elle, je suis heureuse qu’elle se soit enfin remise de son accident.
- Le Ministre Autrichien…
- …la délégation océanique…"
Harry profita de la cnversation des deux sorcières pour s’éclipser. Il se détourna d’elles et s’engouffra à nouveau au milieu de la foule. En passant, il tendit son bras pour prendre le dernier petit four d’un plateau. Partout les gens discutaient et riaient par petits groupes. Il voulait atteindre le buffet et essayer de retrouver Luna.
- Harry mon chéri !
Mrs Weasley le prit dans ses bras et l’embrassa bruyamment sur la joue.
- Molly voyons c’est un jeune homme maintenant, dit Mr Weasley en rejoignant son épouse. Il n’est pas nécessaire de l’inonder de câlins !
- Bonjour, dit Harry qui se réjouissait de voir les parents de Ron.
- Je ne vous ai pas vu toi et Ron au cours du discours…J’ai même failli croire que vous révisiez vos A.S.P.I.C.S ! Alors comment vas-tu Harry ? Au fait as-tu progressé dans tes révisions ?!
- Heu…
- C’est bien ce que je pensais. Toi et Ron vous êtes intarissables ! Vous pensez obtenir votre année en révisant à la dernière minute ? D’ailleurs où est-il ?
- Voyons Molly, il doit être avec sa cavalière, à se cacher certainement de ses parents…
- Sa cavalière ? répéta Mrs Weasley avec une pointe de jalousie dans la voix. Qui est sa cavalière ? Tu la connais Harry ?
- Heu…
- Tu n’es pas très bavard aujourd’hui. Tu sais où sont Ron et Ginny ?
- Mais laisse les vivre ! sermona Mr Weasley. C’est la dernière année d’étude de Ron, il faut qu’il en profite. Nous le reverrons plus tard.
- Comment vont Fred et George ? tenta Harry mal à l’aise. J’ai appris pour leur audience…
Le visage de Mrs Weasley s’était assombri tout à coup. Arthur lui répondit poliment :
- Je te remercie de t’inquièter pour eux Harry. Pour te répondre, je pense qu’ils ont une sérieuse chance d’être libérés. Le procès aura lieu dans moins d’une semaine maintenant. Je dois admettre que Percy a bien travaillé…Je trouve qu’il a changé.
- Excusez-moi si je suis indiscret mais pourquoi ce revirement ? Percy était avec le Ministère avant, qu’est-ce qui lui a fait changé d’avis ?
- J’avoue que nous l’ignorons, mais je peux te dire que j’ai confiance en lui. Il fait tout cela pour ses frères. Même si Fred et George passaient leur temps à le tiraniser, je pense qu’il les aimait bien. Ils sont frères après tout, ils ont eu la même éducation, et même ‘ils sont totalement différents, je pense que la famille est important pour tous les trois. Pour ce qui concerne le procès, Percy était présent au moment des faits et pour te dire la vérité, les avocats voulant défendre nos fils contre le ministère ne faisaient pas légion. Le seul qui nous a répondu c’est Percy.
- Dans ce cas, votre réponse me suffit. Si vous avez confiance en votre fils et comme j’ai moi-même confiance en vous…
- Il ne nous trahira pas Harry, certifia Mr Weasley anticipant la prochaine question d’Harry. Il n’y a plus aucun problème entre lui et moi.
- Très bien.
Les Weasley donnèrent congé à Harry qui les regarda s’éloigner l’air dubitatif. Il avait de plus en plus peur pour les jumeaux. Le Ministère voudrait certainement en faire un exemple. Et au vue de la partialité de certains membres du Magenmagot –le sourire narquois de Ombrage lui apparut en flash - il ne se faisait aucune illusion. Fred et George n’auraient certainement pas droit à un procès équitable.
Il arriva enfin au buffet et son visage s’illumina lorsqu’il aperçut Luna à quelques mètres de lui en train de parler à des sorciers japonais ou peut-être chinois –car comme tout occidental qui se respecte Harry n’avait jamais fait la différence entre les deux- et qui visiblement ne comprenaient pas un traitre mot de ce qu’elle leur expliquait.
- Bonjour Harry !
Luna tourna la tête vers lui en abandonnant complètement les sorciers qui étaient soulagés de pouvoir enfin partir. Ses cheveux étaient démêlés et elle portait une robe paillettée d’argent. Des filles passèrent près d’elle sans voir Harry et se moquèrent d’elle en la voyant seule près du buffet. C’est alors que Harry leur coupa rapidement la route pour les obliger à le suivre du regard. Il embrassa tendrement Luna sur la joue devant les filles attérées.
- Tu n’étais pas obligé.
- Est-ce qu’elles ont l’air stupides ?
- Je pense oui.
Il effleura délicatement sa taille avant de retirer sa main un peu gêné.
- Je voulais surtout m’escuser d’être arrivé en retard. Je n’ai pas d’excuse.
- Ce n’est rien Harry, l’important c’est que tu sois là. Je n’étais pas très rassurée avec tous ces
vampires qui trainent dans la Grande Salle.
- Tu veux parler de Scrimgeour ? Tu n’as rien à craindre il n’est pas invité ! plaisanta Harry.
- Mais non je parlais de Worpel voyons ! répliqua-t-elle très sérieusement.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:39

***


Ils entendirent la voix lointaine de McGonagall annoncer le début du bal. Il eut comme un mouvement de foule et les plus courageux prirent d’assaut la piste de danse.
Harry hésita longtemps et regardait les autres danser. Il avait peur de croiser le regard de Luna de peur d’être obligé d’aller sur la piste. Finalement Luna n’était pas plus rassurée et cette timidité le confortait un peu dans son orgueil.
Après une lutte intérieure des plus coriaces, il se décida enfin à l’inviter à danser. Sans un mot, il lui prit la main pour l’entrainer dans la foule. Il ignora les regards médusés et les messes basses déplacées.
Mais lorsqu’ils arrivèrent sur la piste le rithme endiablé avait déjà cessé et la douceur du slow le remplaça. Machinalement il la prit par la taille et elle posa sa tête tout contre son épaule. Harry tentait tant bien que mal de suivre le rithme. Luna dansait mieux que lui et entreprit à de nombreuses reprises de conduire la danse. En vérité Harry était un peu impressionné par cette promiscuité entre eux qu’il lui était jusque-là inconnue. Sentir son corps chaud près du sien et le parfum de ses cheveux, était une choseà la fois troublante et exaltante. Ils évitèrent de croiser leur regard mais Harry s’approcha d’elle encore un peu plus à chaque pas. Luna ne ressemblait en rien à Ginny et pourtant…
Harry essaya de chasser l’idée de sa tête. Il se demanda pourquoi il pensait encore à elle dans les bras d’une autre. Il se maudissait intérieurement d’avoir penser à Ginny dans un moment pareil. Luna était une fille extraordinaire, il n’avait pas le droit de lui gâcher sa soirée.
Finalement la douce musique cessa et le nouveau rithme endiablé arrivant, ils durent s’éloigner l’un et l’autre non sans regret.
- Tu veux boire quelque chose ?
En cet instant, Harry n’arrivait pas à trouver plus intéressant à dire. Luna acquiesça de la tête et l’emmena jusqu’à la table. Lorsqu’elle eut son verre en main, le visage de Luna avait changé d’expression. Son air sempiternellement surpris avait été balayé par la morosité comme sous le coup d’une pensée douloureuse. Harry se sentait de plus en plus coupable. Et si Luna avait compris ce qu’il ressentait pour Ginny ?
- J’ai fait quelque chose…
- Non ce n’est rien, je ne dors pas très bien en ce moment…
« Ginny aussi lui avait dit qu’elle ne dormait plus à cause d’Arnold ».
Une voix intérieure le somma de ne plus penser.
- …je n’arrête pas d’avoir des pensées bizarres…
Jamais Harry n’aurait pensé que Luna utilisera le mot « bizarre » pour décrire un sentiment. S’il y avait bien une personne au monde qui justement faisait du « bizarre » son quotidien c’était bien elle. Ce simple mot prononcé fit accroître son inquiètude. Harry proposa à Luna de sortir de la salle. Elle était devenue encore plus pâle que d’habitude. Arrivés près de la sortie Harry croisa brièvement le regard d’un homme qu’il n’avait jamais vu. Il s’agissait d’un africain d’une quarantaine d’année habillé d’une sorte de djellaba blanche avec un col doré et une cape scarabée posée sur ses épaules. Les yeux de l’homme ne lâchaient pas les siens et Harry décida de céder le premier. Il ne savait pas vraiment ce que lui voulait cet homme. S’il s’agissait encore d’un curieux ou même d’un ennemi potentiel.
Mais arrivé à la sortie, Harry regarda par-dessus son épaule et il constata avec inquiètude que l’homme le dévisageait toujours avec la même intensité. Harry et Luna sortir de la Grande Salle. Il fut soulagé de voir que le Hall était désert et que le silence reprenait droit ici loin du tumulte assommant de la foule. Ils marchèrent jusqu’au deuxième étage et croisèrent bientôt Shakelbolt qui venait à leur rencontre.
- Ah bonjour Harry ! Bonjour miss Lovegood.
- Bonjour, firent Harry et Luna d’une même voix. Vous n’êtes pas à la fête ? demanda Harry qui s’étonna de voir son professeur dans les couloirs sans habit de cérémonie.
- J’aurais bien voulu Harry, mais je dois vraiment surveiller les couloirs. Avec tout ce monde, j’ai du prêter main forte aux Aurors du Ministère. Ils sont un peu sur les nerfs et je les comprends. N’importe qui aurait pu passer le système de sécurité pour se rendre à la fête de ce soir. Je ne sais pas vraiment à quoi joue Dumbledore même si je comprends qu’il n’avait peut-être pas d’autres choix que de prévenir ses anciens amis.
- Vous pensez que cette réunion n’est qu’une mascarade ? Ou juste un prétexte que Dumbledore a trouvé pour faire venir ses amis et surveiller Poudlard ?
- Oh bien sûr que non, mais avec les disparitions, la fuite d’Horace Slughorn, il fallait prendre une décision plus fiable que celle du Ministère. Espérons que tout se passe pour le mieux et qu’aucun ennemi n’ait pu s’infiltrer.
- Justement…commença Harry.
Il s’arrêta net. Il venait de penser à l’africain dans la Grande Salle. La façon dont il l’avait dévisager sans le perdre de vue. Mais même devant Shakelbolt, il préféra garder cela pour lui.
- Justement quoi Harry ?
- Non rien, je pensais à autre chose, se reprit-il avec nervosité.
- Si vous avez des doutes il faut que vous en parliez à moi ou à McGonagall Harry. Cela est trop grave pour laisser la situation en suspens.
- Je vous assure que je pensais à autre chose professeur, cela n’a vraiment rien à voir avec les disparitions.
- Dans ce cas.
Shakelbolt les salua de la main et reprit sa ronde.
- Pourquoi tu ne lui as pas parlé du sorcier africain ? demanda Luna en reprenant son air étonné de tout.
- Toi aussi tu l’as remarqué ?
- Oui il nous dévisageait. J’espère qu’il ne fait pas parti lui aussi de la conspiration de Rancecroc. Il y a tellement d’Aurors dans les parages, avec Shakelbolt et Conrad à leur tête, ils pourraient très bien faire un coup d’état dès ce soir…
La réponse de Luna eut au moins le don de le faire sourire. Il était soulagé qu’elle retrouve enfin ses esprits…enfin… « ses esprits » : c’est vite dit.
Il s’asseyèrent un peu plus loin sur un banc du troisième étage. Luna avait les yeux rivés sur les tableaux attendant peut-être que l’un des portraits sortent pour venir jusqu’à elle. Le silence résonnait comme un glas dans le couloir. Harry et Luna s’évitaient du regard.
- Je voudrais te remercier de ce que tu as fait ce soir, dit Luna après quelques instants.
- Ce que j’ai fait ? répéta Harry sans comprendre.
- M’inviter, t’occuper de moi comme tu l’as fait. Rare sont les personnes aussi gentilles avec moi…
Harry avait une boule dans la gorge. Luna parlait de lui en des termes élogieux alors qu’il n’avait pas cessé de penser à Ginny pendant toute la soirée. Il se sentait terriblement mal à l’aise.
- Je ne suis pas si gentil tu sais.
- Bien sûr, acquiesça Luna en levant ses grands yeux vers lui. Personne n’est parfait. Mais malgré tout ce que tu penses de toi, moi je suis convaincue que tu es un gentil garçon.
Il n’osa pas la contredire. En vérité, personne ne lui avait fait ce genre de compliment. Luna le regardait toujours de ses grands yeux bleues. Harry ne savait pas quoi dire ni quoi faire, un peu perdu dans le gigantisme de sa pupille. Etre scruté de la sorte le rendait terriblement nerveux, mais d’un autre côté il savait pertinement qu’il ne pouvait pas tricher en présence de Luna. Car elle était de ceux qui pouvaient deviner les pensées des autres sans jugement aucun.
Les yeux de Luna lui parurent plus grands. Il ne se rendait pas compte que son visage s’était approché du sien. Son parfum l’enivrait de plus en plus et ses lèvres approchèrent lentement des siennes.
Un rire dans le couloir les firent sursauter. Harry paniqua en reconnaissant la voix de Ginny venir vers eux. Il entendit un garçon lui répondre avec un ton hilare et l’instant d’après ils apparurent tous deux dans le couloir.
Neville.

Ginny tenait la main de Neville le sourire aux lèvres, mais lorsqu’elle vit Harry et Luna dans le couloir, elle la lâcha brusquement. Les rires cessèrent et un profond malaise s’installa.
- Bonsoir, dit Ginny.
- Bonsoir, répondit Harry avec la même froideur.
Le visage de Neville était décomposé. Il n’osait pas regardait Harry.
- Nous voulions te prévenir de quelque chose.
- Et bien je suis prévenu, lâcha Harry avec brutalité. Félicitation pour vous deux.
La remarque singlante fit entrer Ginny dans une colère froide.
- Je ne parlais pas de ça, dit-elle sèchement. Neville a rencontré Bellatrix au troisième étage…
- Bellatrix ?
- Enfin pas elle directement, puisqu’elle est à Azkaban. Mais son portrait, intervint Neville mal à l’aise.
- Son portrait ? répéta Harry avec sarcasme. Et c’est pour cela que Ginny te tenait la main ? Pour te réconforter ?!
- Harry ne soit pas stupide ! s’écria Ginny. Il n’y a rien entre Neville et moi !
- Je vois ça.
- IL N’Y A RIEN !! De toute façon je ne voix pas en quoi ça te regarde.
- Ça ne me regarde plus je sais. C’est tout ce que tu as trouvé comme excuse pour venir me narguer avec ton nouveau petit copain : le portrait de Bellatrix ?
- TU ES UN CRETIN ! s’écria-t-elle en larmes. Tu ne comprends rien ! Ce n’est pas Bellatrix le problème, mais une autre personne ! Quelqu’un a mis son portrait au troisième étage !!!
- C’est l’étage de l’Implaccable, coupa Luna d’un ton grave.
- Il y a un traître dans cette école !!! s’écria Ginny.
- Tu ne m’apprends rien, répondit Harry haineux. C’est pour cela que tu m’as dérangé ?
- Pauvre con.
Ginny tourna les tâlons d’un air rageur et disparut dans l’angle du couloir. Neville regarda un moment Harry l’air complètement coupable, avant de suivre Ginny.
Harry serra le poing pour contenir sa fureur. Luna chercha à le faire sortir de ses retranchements.
- Tu es toujours amoureux d’elle, déclara-t-elle sans aucune once de reproche.
Harry ne savait pas quoi dire, il continauit à fixer le couloir en serrant les poings.
- Non ce n’est pas tout à fait vrai, répondit Harry renfrogné
- Alors pourquoi réagis-tu comme ça ?
- Je n’en sais rien.
- J’ai trouvé qu’ils avaient l’air traumatisé, dit Luna innocemment.
- Ils en avaient l’air oui, admit Harry à demi-mot.
Il se trouvait de plus en plus ridicule depuis le départ de Ginny.
- C’est le même étage que le portrait de l’Implacable, commenta Luna. Et s’il se passait vraiment des choses là-bas ?
- Oui c’est peut-être vrai.
- Tu n’aurais pas du leur parler comme cela dans ce cas.
Harry se tut. Luna avait raison. Elle avait toujours raison. Il avait agit comme un babouin

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:42

surexisté. Ginny aussi avait raison, il n’y avait plus rien entre eux. Il avait seulement du mal à concevoir qu’elle puisse rire avec un autre que lui. Il savait qu’il avait eu tort sur toute la ligne et ce simple aveu était difficile à assumer.
- Visiblement tout n’est pas fini entre vous, dit Luna en se levant du banc. Tu devrais peut-être aller la voir.
Elle commença à s’éloigner d’un air résigné dans le couloir. C’est alors que Harry se leva précipitemment. Sa main s’agrippa vivement au bras de Luna pour la retenir. Il repensa un instant au souvenir de Rogue adolescent. Ce même geste.
- C’est fini entre Ginny et moi, dit Harry en fixant Luna dans les yeux. Tout est vraiment fini depuis ce soir.
Il posa délicatement ses mains sur ses hanches et l’embrassa.

***


Le temps se figea.
Il comprit que Luna avait été surprise par son baiser. Mais elle s’abandonna et posa bientôt sa main sur sa nuque.
C’est alors que tout se brouilla une nouvelle fois. Harry comprit tout de suite ce qu’il se passait. Son corps atterrissait à nouveau au bord du lac de Poudlard. L’instant d’après, il chevauchait déjà le sanglier ailé à une vitesse folle. Mais en comparaison avec ses autres visions, tout s’accèlerait dans celle-ci. Le paysage s’étirait de part et d’autres de son champ de vision en des lignes floues et colorées. Devant lui une tour se dressa. Le sanglier fonça sur la paroi. Il ferma les yeux par peur de la percuter et se réveilla.
Luna le regardait complètement paniquée.
- Oh mon Dieu ! Tu…tu rêves du sanglier toi aussi !!! s’écria-t-elle.

***


- Toi aussi…prononça Harry choqué. Depuis combien de temps tu rêves de lui ?
- Depuis que je suis à Poudlard, expliqua Luna paniquée. Depuis toujours !!
- Qu’est-ce qu’il se passe ensuite ? demanda Harry expressement. Que se passe-t-il après la paroi de la tour ?!
- Je…je ne peux pas…
- Explique-moi je t’en supplie !
- Il y a une chambre en pierre. Une chambre appartenant à un temps très ancien…et…
- Quoi d’autre ? insista-t-il.
- Des coups sont portés à la porte…répondit Luna tremblotante. Quelqu’un crie dans le couloir.
Des larmes se mirent à perler sur ses joues.
- Luna…Qu’est-ce qui se passe…
- …c’est la voix de ma mère.

***


- Ce n’est pas votre mère, coupa une voix grave dans l’obscurité.
Le sorcier africain s’avança lentement dans le couloir. Harry leva sa baguette dans sa direction.
- Le sanglier de Java n’a pas de rapport avec votre mère, répéta-t-il.
- Le sanglier de quoi ? demanda Luna s’approchant de l’homme sans aucune crainte.
- QUI ETES-VOUS ? cria Harry en retenant brusquement Luna par le bras.
- Je suis une des raisons de tout ce chambardement…Tout ce rassemblement de sorciers, cette fête, précisa le sorcier. Tout ceci n’est qu’une diversion.
- Une Diversion ? Pourquoi faire ?
- Dumbledore a mis des mois à me retrouver. Il faut avouer qu’il n’y a pas beaucoup de tableaux à l’endroit d’où je viens. Je m’en excuse auprès de lui.
- De là d’où vous venez ?
- Je viens d’un petit village du Togo.
- Mais qui êtes vous bon sang ?!!!! s’écria Harry en pointant sa baguette sur le visage de l’homme.
L’africain cessa de marcher vers eux et répondit de la plus courtoise des façons :
- Mon nom est Damballa Lêgba, je suis un sorcier. Et je pense qu’il serait judicieux d’ajouter que la confiture préférée d’Albus Dumbledore est la framboise.
- Pourquoi dîtes-vous cela ?
- Car sinon vous penserez que je suis un mangemort Mr Potter.
- Qui me dit que vous n’en êtes pas un ?
- Personne justement.
- Attendez vous êtes du Togo ? demanda Luna les yeux exorbitées. Vous vivez dans la savane ?
La question fit sourire l’africain.
- Non mademoiselle. Mais je vis effectivement non loin d’une réserve naturelle.
- Les deux girafes ! s’exclama Harry. Le tableau chez Dumbledore c’est chez vous ?!
- C’est en effet un portrait de Dumbledore lorsqu’il est venu me rendre visite il y a de cela quinze ans. Je commençais à peine mon projet à cette époque. Je dois dire que je n’aurais jamais réussi sans son aide.
- Quel projet ? aboya Harry qui n’aimait pas du tout la décontraction de l’homme.
- Et bien je vais vous montrer.
- Votre projet ? Mais de quoi parlez-vous bon sang ?!
- Allons voir Dumbledore

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:45



Chapitre 23 : Le sanglier de Java




Comme ils pouvaient s’y attendre, le bureau de McGonagall était désert. Le sorcier africain les invita à entrer comme s’il était chez lui. Harry ne le lâchait pas du regard, la baguette pointée vers lui.
- Albus s’il vous plait, appella Damballa Lêgba.
Il y eut une faible brise dans la savane. Une girafe tourna la tête dans leur direction, tandis que les autres directeurs regardaient sans un mot le trio.
- Qu’est-ce qu’ils ont tous ? demanda Harry en scrutant les tableaux. D’habitude ils fulminent dès que quelqu’un entre ici.
- C’est parce qu’ils me connaissent Mr Potter. Ils savaient que je reviendrais ici un jour ou l’autre.
- Comment ?
- J’étais élève à Poudlard, expliqua Damballa.
- Mais vous êtes africain, intervint Luna. Pourquoi ne pas étudier dans votre pays ?
- Il n’y a pas d’école de magie là d’où je viens. Enfin, disons que cela est plus compliqué qu’il n’y paraît…
Damballa s’interrompit et Harry le vit sourire pour la première fois. Le professeur Dumbledore venat d’apparaître et s’avançait d’un pas lent dans la savane africaine. Alors Harry découvrit que Damballa n’avait pas menti. Le Dumbledore du tableau était plus jeune que ce qu’il avait cru au départ.
- Bonsoir professeur, firent-ils en cœur.
- Bonsoir mes amis, répondit le portrait avec douceur. Commençons sans plus attendre.
- Alors c’est donc vrai professeur ? Vous connaissez cet homme ?
- Oui Harry. Damballa était l’un de mes élèves. A cet époque le Ministère n’était pas aussi austère qu’aujourd’hui. Il existait un programme d’échange international qui permettaient à des enfants de tous les pays de venir étudier la magie à Poudlard. Et comme tu l’as peut-être déjà compris, ce programme n’a pas survécu à la paranoia générale provoquée par Voldemort.
- Je viens d’un monde qui n’enseigne pas la magie, continua Damballa. Elle est transmise par voix orale de génération en génération. Il n’y a aucune école pour l’apprendre à part celle de la vie. Mais la magie fait partie du quotidien de chacun des miens et pas seulement celui des sorciers. La frontière qui existe entre le monde moldu et sorcier est infime chez nous car beaucoup de nos moldus la connaissent et respectent ceux qui la pratique. D’ailleurs toutes les frontières sont infimes. Ce sont les hommes qui ont érigé ces barrières artificielle pour s’isoler des autres.
- Je n’y comprends rien, dit Harry. Pourquoi sommes-nous ici ?
- Il y a vingt ans, j’ai aidé Damballa a crée son école de magie, expliqua Dumbledore. Je voulais que tu le rencontres car c’est un « fondateur ».
- « Un fondateur » répéta Harry. Comme Gryffondor et les autres ?
- Exactement. Après la naissance de Poudlard, tous les futurs fondateurs d’école se sont vu remettre des informations capitales pour leur projet.
- Quelles informations ?
- Bien des choses pour mener leur projet à bien j’imagine. Mais ce qui nous intéresse particulièrement est « l’histoire de Poudlard ».
- Mais…pas besoin d’être fondateur pour pouvoir lire l’histoire de Poudlard ! intervint Harry qui trouvait l’idée un peu grotesque.
- « La lire » c’est une chose Harry mais « la vivre » ça c’est autre chose !

***


- Qu’avez-vous dit ?
Pour seule réponse, Damballa sortit délicatement de sa cape une petite fiole argentée. L’objet était poussièreux et sentait le renfermé.
- Il y a un objet parmi les horcruxes dont tu n’arrives pas à approcher, ni même à concevoir…continua Dumbledore. Car tu ignores tout de lui.
- Les horcruxes ? demanda Luna étonnée.
Damballa ne sourcilla même pas en entendant ce terme.
- Professeur je ne crois pas que le moment est bien choisi…commença Harry en lançant un regard à Damballa et Luna.
- Mr Lêgba est au courant Harry. Quant à Miss Lovegood, si Damballa l’a autorisée à t’accompagner jusqu’ici, je peux t’assurer que cela signifie qu’elle a tout à fait sa place avec nous aujourd’hui. As-tu compris de quel objet je parlais Harry, celui dont tu ignores tout finalement ?
- L’objet de Gryffondor ou Serdaigle, murmura Harry.
- Oui Harry. Il est impossible de découvrir de quoi il s’agit, car cet objet n’en ai pas vraiment un et que je crois l’avoir deviné désormais : il n’a jamais été volé.
- Je ne comprends rien professeur…S’il n’a pas été volé, comment a-t-il pu devenir un horcruxe ?
Il hésita à prononcer le nom de Voldemort devant les autres.
- Tu vas le découvrir Harry. D’ailleurs tu as déjà commencé…
- Pourquoi ne pas me le dire directement Porfesseur ?
- Car je n’en sais rien moi-même Harry. T’es-tu seulement demandé d’où je tenais toutes mes informations Harry ? La bague, le médaillon, la coupe ?
- Vous m’avez montré…Ce sont des souvenirs.
- Non Harry. Je n’aurais jamais recherché les souvenirs de tous ces gens qui ont approché les horcruxes si je n’avais pas une idée de la nature de ces objets.
Le portrait de Dumbledore s’approcha davantage d’eux. Son doigt semblait indiquer quelque chose dans le bureau de McGonagall. Harry tourna la tête en direction de l’armoire. Son regard s’arrêta sur un chapeau rapiécé.
- Le Choipeau magique Harry. Qui mieux que lui connaît les quatre fondateurs de Poudlard ? Sa voix est leur voix. C’est l’unique témoin de leur aventure.
- Que vous a-t-il dit ?
- Il m’a parlé des fondateurs, de leur vie, de tout ce qui comptait pour eux. Oh bien sûr je n’ignorais pas la puissance de ces objets. J’avais déjà une idée précise de ce que l’épée de Gryffondor était capable de faire, étant son descendant direct.
- Vous êtes le descendant de Gryffondor ?
- Oui Harry et c’est pour cette raison que je t’ai légué cette épée. Car si tu n’as pas le sang de Gryffondor dans ta famille, à mon sens tu incarnes réellement l’esprit de courage et d’amitié du fondateur. Et ce lien qui t’unit à lui est plus important que celui du sang. C’est lui qui t’a permis de brandir l’épée pour détruire le Basilic.
- Alors c’est l’épée qui a permis de détruire le serpent ?
- Oui et non. C’est ton courage avant tout. Et en tuant le Basilic tu as détruit le journal. Grace au sang de ta victime Harry, grace à son sang.
- Vous disiez que seul un sacrifice ou un meurtre pourraient détruire les autres horcruxes. Devrais-je tuer à nouveau pour accomplir ce que vous me demandez ?
- C’est une possibilité en effet, mais nous ferons tout pour t’empêcher de parvenir à cette extrèmité. Car qui tue a l’âme meurtie à jamais. Ce que je te demande c’est de détruire Voldemort pas de devenir comme lui.
- C’est le Choixpeau qui vous a parlé de la coupe et des autres objets ?
- Pas exactement. J’avais déjà une vague idée sur le sujet. Je connaissais la légende du Berceau de la Vie, mais en ignorant totalement que cette légende n’en était pas vriament une et que le berceau était un objet qu’une vieille dame du nom d’Hepzibah Smith possédait. Pour le retrouver je me suis concentré sur les descendants des fondateurs, ce qui a fonctionné pour Hepzibah.
- Mais pas sur les autres, continua Harry.
- Oui tu as raison. Lorsque j’ai appris la mort mystérieuse de la sorcière et l’emprisonnement de Hockey, j’ai fait le rapprochement avec Tom Jedusor. Les dates coincidaient parfaitement avec ses premières années de travail. C’est en retrouvant Hockey que j’ai retrouvé la coupe. Mais c’est grâce au Choixpeau que j’ai su que la coupe et le Berveau de la Vie ne faisait qu’un. C’est là que j’ai compris que ce que Voldemort recherchait, ce n’était pas qu’une simple coupe appartenant à l’un des fondateurs mais un véritable objet magique.
- Que peut faire Voldemort d’un tel objet ?
- La coupe crée la vie. Elle crée la magie. C’est grace à elle qu’il a acquis sa puissance. Et c’est grâce à elle qu’il pourra revenir à la vie.
- Oh mon Dieu, mais c’est sans fin !
- Tu oublies R.A.B. Harry, tu oublies ce qu’il a fait à Gringotts. Si la coupe est détruite, alors Voldemort ne pourra pas revenir à la vie une deuxième fois.
- Pourquoi ne l’a-t-il pas utilisée dans le cimetière au moment de revenir à la vie il y a trois ans ?
- Car seul Queudver aurait pu s’introduire dans Gringotts pour la reprendre. Or il aurait certainement échoué. De plus, les Mangemorts ne sont pas censés être au courant pour ses horcruxes. Car si l’un d’eux apprenait leur existence, il se pourrait bien qu’il décide de lui ravir ses âmes et prendre possession à son tour de son empire.
- C’est ce que R.A.B. veut faire ?
- Peut-être. En tous cas, c’est ce que Voldemort a fait avec Grindelwald. Il l’a volé pour prendre sa place. Et grace à mon aide invonlontaire ! Comprends-tu que l’histoire est en train de se répéter ?
- Dans ce cas, nos actions profitent aussi à R.A.B. professeur. La bague, le journal…nous avons détruit ces objets et aider R.A.B. dans ses projets.
- Oui Harry il en profite. Mais tu sauras l’arrêter avant Voldemort. J’ai entièrement confiance en toi.
- Et que vous a dit le Choixpeau pour la bague et le médaillon ?
- La bague avait elle aussi un pouvoir particulier. Celui de découvrir la vérité sur quiconque. Salazard s’en servait pour escroquer les gens avant de fonder Poudlard avec ses amis.
- Alors c’est grace à la bague que Voldemort est devenu legimens ?! C’est incroyable !
- Voldemort était déjà le sorcier le plus doué de sa génération. En revanche la coupe et la bague lui ont permis d’acquérir cette dimension qui lui manquait : dominer le monde entier. Grace au médaillon, il est devenu Fourchelang. Et grace au médaillon encore et à la prophétie, tu l’es devenu à ton tour.
- Et c’est pour cela que les Gaunt le parlait aussi ?
- Oui Harry. A force de brandir le médaillon toute la journée devant des moldus appeurés, ils ont fini par acquérir son pouvoir. Le lien du sang n’est qu’une légende. Ce n’est pas grace au sang de Salazard Serpentard qu’ils sont devenus Fourchelangs. Harry, les sangs-purs ne sont pas meilleurs magiciens que les autres. Regarde Hermione et regarde Tonks qui est devenue Métamorphomage. Toutes deux ont des parents moldus. C’est ce que je me tue à dire au Ministère depuis des années. La magie ne fait aucune hiérarchie. Elle existe mais n’est pas un mérite en soit.
- Alors Voldemort n’était qu’un homme ?
- Oui Harry. Il l’était avant de faire des horcuxes. Avant de voler les pouvoirs des fondateurs. Il s’est métamorphosé physiquement et mentalement en monstre en commettant ces crimes et ces vols.
- Alors vous aviez deviné tout cela grace au Choixpeau ? Pourquoi ne dit-il rien sur

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:47

Gryffondor ou Serdaigle ?
- Comme je te l’ai déjà dit, les seules reliques ayant appartenues à Godric Gryffondor sont l’épée et le Choixpeau. L’épée permet au courageux de mulitplier son pouvoir et sa volonté. Le Choixpeau est la voix des fondateurs. Mais ces deux objets ne sont pas des horcruxes. C’est donc comme je te l’ai dit auprès de Rowena Serdaigle qu’il faut chercher.
- Mais vous dîtes que le Choixpeau ignore tout de Serdaigle. Comment est-ce possible ?
- Il en sait davantage. Mais s’il existait des reliques matérielles pour les trois autres fondateurs ce n’est pas le cas de la quatrième.
- Je ne comprends pas. Il n’y a pas d’objet ?
- Il n’y a aucune objet appartenant à Serdaigle que Voldemort aurait pu volé.
- Alors c’est impossible…
- Tu vas comprendre dans un instant.
Le portrait de Dumbledore disparut dans les herbes folles. Suivi de près par les girafes qui disparurent bientôt du cadre. Harry regarda la fiole que Damballa lui tendait.
- Il est temps d’y aller Harry.

***


Damballa fit sauter délicatement le bouchon de la fiole. Une nuée argentée commençait en s’en échapper. Harry vit les silhouettes d’un bataillon de cavaliers et de soldats dans les vapeurs pendant un cours instant.
Le sorcier sortit la pensine de son placard et y versa entièrement le contenu de la fiole. Les soldats réapparurent dans la pensine. Ils étaient casqués et portaient des heaumes et des armures comme autant du moyen-âge. Une guerre s’annonçait.
- Qui a vécu cette guerre ? Allons nous atterrir en plein champ de bataille ?
- Non plus tard Harry. Je vous en prie.
Les visages de Harry et Luna s’approchèrent de la surface non sans crainte. Ils eurent l’impression de tomber dans le vide pendant de longues secondes. Ils virent approcher les cimes d’une forêt dense avant de la traverser à une vitesse folle. En ouvrant les yeux, Harry se rendit compte qu’il était sur ses deux pieds au milieu du bois, non loin d’un sentier de terre. Luna et Damaballa étaient à ses côtés.
- Dans quel souvenir sommes-nous Monsieur Lêgba ?
- Patience, patience, répondit le sorcier en pointant du doigt une énorme silhouette sombre qui venait par le sentier. En vérité, il s’agissait d’un cheval qui transportait deux individus. Le premier était un imposant chevalier en toge blanche. Il avait les cheveux roux et longs et une imposante barbe de la même couleur. Harry devina bientôt sa cuirasse sous sa tunique et ses armes de combat. Il était tenu par la taille par un garçon plus jeune que Harry et qui portait une sorte d’énorme pancho à capuche. Le chevalier fit arrêter sa monture et se retourna vers son jeune compagnon.
- Descendez s’il vous plait. Il ne faut pas que quelqu’un nous entende.
- Pourquoi vous arrêtez-vous ? répondit soudain le jeune homme d’un air hautain. La nuit n’est pas encore tombée, il nous reste encore du chemin avant d’arriver à la cité.
- Je ne puis faire autrement Sir. Ce chemin est jalonné par des gredins et voleurs en tous genre. Le son des sabots de notre destrier les alerterraient de notre venu. De plus, j’ai un mauvais présentiment.
- Vous parlez comme un mauvais Oracle ! s’exclama le jeune garçon avec arrogance. Dois-je vous rappellez qu’en temps que chevalier sous ma protection vous me devez obéissance Gryffondor ?!
Harry fut abasourdi d’entendre ce nom au milieu de cet épisode épique.
- C’est…
- Oui c’est bien Godric Gryffondor, murmura Damballa. Ecoutez la suite Monsieur Potter.
Harry croisa le regard de Luna qui était tout autant impressionnée de vivre l’un des souvenirs du fondateur. Ils s’approchèrent un peu plus du sentier.
- Je suis désolé, mais nous n’avons pas d’autres choix que de camper ici, prononça Gryffondor avec fermeté. Je vais vous aider.
Sans demander son avis au jeune garçon, Godric Gryffondor le souleva avec force du cheval, avant de descendre lui-même.
- IL N’EN EST PAS QUESTION ! JE SUIS VOTRE ROI !!!
- Pas encore ! Et si vous continuez à alerter tout le monde vous ne vivrez jamais assez longtemps pour le devenir !
- Vous serez châtié pour ses propos !
Un bruit dans les buissons les firent sursauter.
- Qu’est-ce…
- Restez derrière moi et ne dîtes plus un mot.
Gryffondor sortit son épée de son fourreau en fixant le buisson.
- Sortez de là ! Voleurs de Grand Chemin ou tout autre vermine !
Une floppée d’oiseaux s’envola à leur gauche et Gryffondor se tourna vivement pour faire face. Il eut un nouveau bruissement puis un homme sortit enfin de la forêt.
- N’ayez crainte ! Je ne suis pas un voleur ! s’écria l’homme d’une voix aigüe en levant les mains. Quant à « la vermine », vous en jugerez par vous-même mes bons seigneurs !
L’homme était très mince et portait une épaisse tunique grise qui lui descendait jusque sur les sandales. Il avait le crâne entièrement rasé et la peau d’une incroyable pâleur. Ses yeux étaient protubérants et injectés de sang. Il était d’une saleté repoussante.
- Que faîtes-vous ici ? Vous vous êtes perdu ? gronda Gryffondor.
- Oh non messire, je me cachais des brigands et…qui êtes cette jeune personne ?
Il s’interrompit et scruta du regard le jeune homme transi de peur près du cheval. L’inconnu avait pointé son bras vers sa direction un cours instant et Harry cru voir une gigantesque bague à sa main décharnée.
- C’est mon écuyer, expliqua Gryffondor. Il fait route avec moi. Et vous qui êtes vous ?
- Vous êtes certain ? demanda l’inconnu d’une voix à la fois mielleuse et suspicieuse sans faire attention à la dernière question du chevalier.
- Qu’insinuez-vous ? aboya Gryffondor en approchant son épée du visage de l’homme.
L’inconnu s’approcha doucement de Gryffondor. Ses yeux étaient à quelques centimètres de la lame. Il souria à Gryffondor avant de lui murmurer presque inaudiblement :
- Voilà une bien curieuse panoplie pour un sorcier…
Il eut un violent éclair assourdissant. Le souffle obligea même Harry et ses compagnons à détourner leur regard. L’intense lumière cessa et Harry put ouvir les yeux. Gryffondor et l’inconnu n’avaient pas bougés. Ils continuaient à se scruter l’un et l’autre à quelques centimètres de distances.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?! demanda Harry en s’approchant des deux hommes.
- Regarde.
Il tourna la tête en direction du jeune garçon. Une expression de terreur se lisait sur son visage. Mais à sa grande surprise, Harry constata qu’il ne bougeait plus. Il était devenu aussi raide qu’une statue.
L’inconnu creuva le silence.
- Alors vous avez préféré le stupéfixier plutôt que de me combattre ? demanda-t-il.
- Il y a des choses qu’un moldu n’est pas censé entendre. Quant à vous combattre, j’ai tout le loisir pour cela désormais, répondit Gryffondor sans desserer les dents. Homme ou sorcier, je ne fais aucune différence dans mes ennemis.
En s’approchant d’eux, Harry remarqua que la lame de l’épée était encore rougeoyante et émettait des ultrasons.
- Vous utilisez votre épée comme une baguette magique ! s’enthousiasma l’inconnu comme si la menace du chevalier n’était pas réelle. Que c’est prodigieux ! Et combien je vous comprends ! Il ne faudrait pas que les gens pensent que vous êtes un sorcier…
- Qui vous envoie ? gronda Gryffondor agacé par l’inconnu..
- C’est le jeune Duncan, n’est-ce pas ? Le petit fils de Malcom le Deuxième ? continua l’inconnu en faisant la sourde oreille. Le Sang du Royaume d’Alba à jamais conservé ! On vous a chargé de l’escorter jusqu’à son futur trône ?
- Comment savez-vous cela ?
L’inconnu brandit son poing devant Gryffondor. Il montrait sa bague certie de l’énorme rubis.
- On ne peut rien me cacher, vous savez. Je finis par tout découvrir. Et tout comme vous je sais parfaitement dissimuler mes talents magiques. Mais pour vous dire la vérité, je savais déjà tout cela…
- Alors vous êtes venu pour le tuer ? demanda Gryffondor d’un ton incroyablement calme.
L’inconnu recula de quelques pas. L’épée se mit à rougeoyer encore plus intensément.
- Quelle ironie ! s'écria-t-il. Des sorciers pour s’occuper des histoires de moldus ! Vous le bon, moi le perfide !
- Comme je vous l’ai dit cela ne fait aucune différence pour moi, répéta Gryffondor.
- Alors vous voulez que l’on se persécute entre sorciers ? Vous croyez que cela ne suffit pas ?
- Si vous êtes venu pour le tuer, alors c’est que nous n’avons plus rien à nous dire.
L’épée étincela de nouveau.
- Et si je vous disais que je ne veux plus le tuer.
- Quelle est cette perfidie de votre part ? Vous cherchez à gagner du temps ?
- Les moldus qui m’ont payé pour ce travail n’ont rien en commun avec vous et moi.
- Oui vous l’avez dit, ce sont des moldus.
- Non pire que cela : des moldus assoiffés de vengeance et de pouvoirs. Nous entrons dans une ère de désolation guidé par la folie du Christianisme.
- Ne blasphémez pas ! Nous sommes en guerre, mais cette guerre nous ne l’avons pas voulue. Depuis que le Saint-Sépulcre de Jérusalem a été détruit par le calife Abbaside Al-Hakim, nous devons nous tenir prêt à défendre par tous les moyens les valeurs en quoi nous croyons.
- En quoi vous croyez ?! répéta l’inconnu avec sarcasme. Vous parlez comme un moldu ! Quel peut être ce Dieu qui crée des sorciers et en même temps des moldus pour les persécuter ? Des religieux de toutes confession pour se détruire entre eux ? Alors qu’ils sont tous frères par Abraham ! Nous devrions les laisser entre eux !
- Parce que nous ne pouvons pas les laisser se détruire entre eux justement ! s’écria Gryffondor. S’il faut me battre en terre sainte, alors j’irais. Mais je le ferais pas pour ce Dieu. Ni pour moi, mais pour sauver ces gens des massacres.
- Ton courage t’honore. Alors tu te prends toi aussi pour un Dieu ? Mais tu n’es qu’un sorcier.
- Je sais très bien que nous avons mieux à faire. Mais c’est tout ce qui est possible actuellement pour aider ce monde à ne pas s’autodétruire.
- Nous pouvons faire davantage. Notre rencontre n’est pas un hasard. Ameutons nos semblables ! Et si nous ne pouvons pas les convaincre, alors…
- …ce sera au tour de leurs enfants.
- Oui. Exactement.

***


Harry sentit la main de Damballa le ramener à lui. Mais ils ne sortirent pas de la pensine. Ils s’éloignèrent des sorciers et s’engouffrèrent dans le bois. Harry regarda par-dessus son épaule.
- Que va-t-il se passer pour eux ?
- Ils ne se sont jamais affrontés. Ils ont gardé à jamais le souvenir de leur rencontre.
- Et Duncan ?
- Gryffondor termina sa mission et amena le jeune garçon jusqu’à la cité du Royuame d’Alba comme il l’avait annoncé. Duncan fut bien le roi d’écosse dès 1034. Il régna pendant 17 ans, avant que son propre fils le destitue. L’histoire moldue est faîte de ce genre de banalités…
- Et Gryffondor ?
- Il a fini par rejoindre Salazard Serpentard. Comme tu as peut-être pu le constater, leur entente ne fût pas immédiate, leurs opinions divergentes. Mais ils avaient le même espoir commun. Rassembler les sorciers et sorcières de ce pays et enseigner à leurs enfants pour qu’ils ne soient plus jamais exclus de la société dans laquelle ils vivaient.
- Mais ils se sont isolés du reste du monde.
- Effectivement, mais en ces temps-là ils n’avaient pas réellement le choix. L’Europe était à l’aube de la Première Croisade. Et les persécutions anti-sorciers devenaient d’une banalité effroyable.
- Alors la bague et l’épée avaient vraiment des pouvoirs magiques ? C’est prodigieux !
- Oui Salazard a retrouvé Duncan grace à la bague et Gryffondor a pu le sauver grace à son épée. Serpentard a compris qu’il n’avait pas en face de lui un sorcier comme les autres. C’est pour cela d’ailleurs qu’il a peut-être préférer rennoncer à sa mission…Mais je ne veux pas te donner une mauvaise opinion de lui. Les gens ont tendance à confondre Serpentard et Voldemort. S’ils ont le même héritage, ils n’ont pas eu tout à fait la même ambition pour le monde de la sorcellerie.
- Comment ont-ils rencontré Helga Pouffsouffle et Rowena Serdaigle ?
- Je ne peux pas répondre à cette question. Certains souvenirs des fondateurs ont été scellés à jamais comme celui-ci. Les autres -sans doute moins glorieux- ont certainement fini dans les premières douves de Poudlard.
Il lança un regard à la conversation des deux fondateurs. Le jeune Duncan semblait retrouver ses esprits tandis que Salazard commençait à s’éloigner dans la forêt opposée.
- Voilà je crois que nous pouvons passer à la suite. Ne me perdez pas de vu…
- Nous rentrons dans l’un des souvenirs de Pouffsouffle ou Serdaigle ? demanda Luna.
- Non mais cela touche de près leur rencontre. Nous allons entrer dans le souvenir de Moebius Mocchabee…
Avant même que Harry ou Luna ne puisse poser la moindre question sur ce dénommé Mocchabee, la forêt autour d’eux se brouilla avant de disparaître complètement. Pendant de longues secondes, ils eurent l’impression de traverser un nuage avant que le nouveau décor n’ apparaisse sous leurs yeux.
Un homme d’une quarantaine d’années travaillait sur un épais bureau en bois brut. Il avait la taille d’un colosse et était habillé d’une tenue finement ouvragée. Son visage dur et fermé était à peine éclairée par la lueur de deux bougies. La pièce était très sombre et seule l’étroite meurtrière projetait un maigre rideau de lumière. Quelqu’un frappa à la lourde porte mansardée.
- Entrez Galaad, dit l’homme d’une voix forte sans lever la tête de son ouvrage.
- Bonjour Seigneur. Je suis venu vous annoncer que les gardes ont procédé à de nouvelles arrestations.
- Encore ! cria Mocchabee. Mais ne peuvent-ils pas laisser la populasse en paix ! Je ne leur ai pas demandé de faire du zèle ! Leur solde est suffisamment élévée sans qu’ils cherchent les primes !
- Ça a l’air sérieux Seigneur. Les gredins arrêtés ont forcé les barrages et ont commis des…des…
- Et bien Galaad, pourquoi ce visage blanchâtre ? Avez-vous vu le Malin en personne ?
- Non Monseigneur…mais ses fidèles certainement ! lâcha Galaad appeuré.
- Des nouveaux actes de sorcelleries ?
- Oui Monseigneur.
- Empêchez les gardes d’agir. Je descends dans un moment.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:49

- Très bien, dodelina Galaad. Il y autre chose…
- Rien de grave ?
Galaad sourit.
- Non Seigneur, rassurez-vous...mais ces garnements sont trop las de votre absence.
Il s’effaça de l’embrasure de la porte et permit à Harry et ses amis d’entrevoir deux jeunes enfants timides pas plus haut que trois pommes. La petite fille avait les cheveux d’une blondeur incroyable et ne devait pas avoir plus de 6 ans. Son frère était encore plus jeune qu’elle et se collait à elle, impressioné par l’obcurité du bureau. C’est alors qu’une lueur parcourut le visage sévère du Seigneur Mocchabee. Il se leva de son bureau et ouvrit grands ses bras pour inviter les enfants à se rapprocher.
- Et bien entrez mes enfants. Le noir ne vous fera aucun mal !
- Père ! crièrent les enfants en courant vers le Seigneur.
- Je vous laisse, annonça Galaad en fermant la porte.
Mocchabee s’agenouilla et les scruta du visage l’air ébahi. Il lança un regard à la porte avant de murmurer à ses enfants.
- Moi aussi vous me manquiez mes anges. Il n’est plus utile de m’appeler « Père » en présence des autres. Vous êtes encore assez jeune pour m’appeler « Papa »…même devant les moldus.
Harry écarquilla les yeux, Mocchabee était un sorcier ! Il s’approcha irrémédiablement du père et de ses enfants.
- Où est votre mère ?
- Maman se repose, répondit la petite fille d’une voix timide.
- Allons la voir.
Harry, Luna et Damballa suivirent la petite famille dans les couloirs morbides du château-fort.
Le Seigneur Mocchabee frappa à la porte et une voix d’une incroyable douceur l’invita à entrer.
- Vous n’êtes pas souffrante ma mie ? demanda Mocchabee d’une voix inquiète.
La porte s’ouvrit sur une gigantesque chambre. Une femme était assise sur un lit en baldaquin. Harry eut l’impression d’avoir déjà vu cette pièce auparavant. Les cheveux de la femme étaient aussi blonds que ceux de sa petite fille. Sa chevelure des blés avaient été tressées et maintenues dans une sorte de filet qui lui descendait derrière les dos. Elle était d’une incroyable beauté et étincelait de grace dans une magnifique robe saphir.
Harry eut un sentiment étrange. Il sentait que quelque chose l’appellait dans cette chambre. Il n’arrivait pas à comprendre, mais en voyant le visage de Luna, il comprit qu’elle aussi n’était pas tout à fait à l’aise.
- Je vais bien Moebius. Ce sont juste ces affreux cauchemars qui recommençent à me hanter.
Mocchabee ferma la porte et s’approcha de son épouse.
- Les sangliers ailés qui viennent vous chercher ? souffla-t-il faiblement.
Harry et Luna échangèrent un regard éloquent.
- Oui toujours la même chose.
- Votre mère faisait des prédictions, murmura Mocchabee. Il se peut que vous y soyez sujette aussi Rowena.
« Rowena… »
Harry était subjugué. Cette si belle femme était Rowena Serdaigle ! Il n’aurait jamais imaginé que la fondatrice de Poudlard était en fait une dame de la haute société. Et épouse et mère de famille de surcroix ! Et comme lui, elle rêvait aussi du sanglier ailé.
- C’est vrai ce que l’on raconte ? Des sorciers ont été arrêtés ? demanda-t-elle avec angoisse.
- Oui j’en ai peur. Il faut que j’aille une nouvelle fois résonner mes gardes.
- Je t’accompagne.
Harry et ses amis suivirent le couple et ses enfants dans les couloirs du château. Avant d’emprunter l’escalier, Mocchabee et Rowena laissèrent leurs enfants à Galaad. Puis ils descendirent du donjon en toute hâte. Harry, Luna et Damballa durent presser le pas pour les rattrapper. Ils poussèrent une lourde porte et la lumière les aveuglèrent. Des hautes plaines s’étendaient devant eux. Ils avaient atterris sur une sorte de balcon hérissés de créneaux.
- Oh mon Dieu…
Rowena Serdaigle et son mari restèrent interdits en voyant le spectacle qui se déroulait plus bas dans la vallée. Des centaines de personnes avaient envahis les rues, rugissant et brandissant des torches ou des armes au dessus de leur tête.
- Ils sont devenus fous ! s’écria Mocchabee.
- Regarde ! Ils les traînent dans les rues !
Harry vit la foule se ruer sur des prisonniers, enchaînés aux mains et aux pieds. Des pierres volèrent dans les rues, les insultes sifflaient et les cris profusaient. Trois prisonniers se cachaient le visage pour se protéger des coups. Harry distingua une forte femme parmi eux qui tourna la tête au même moment pour éviter un crachat.
- C'est elle Moebius ! C’est la femme dont je t’ai parlé !
- La folle de la clairière ?
- Elle n’est pas folle.
Serdaigle et Mocchabee descendirent dans la vallée. Une escorte de gardes les précéda bientôt. Mais à peine arrivés près du tumulte populaire, ils constatèrent que les paysans avaient déjà dressés des bûchers et commençaient à attacher l’un des prisonniers sur un poteau. Il suffit d’un mouvement d’égarement des paysans pour que le deuxième prisonnier fasse disparaître ses liens comme par magie. Il tenta alors de s’enfuir, mais la masse la ratrappa et l’un des gardes fit virvolter sa lance en sa direction.
- Protego ! s’écria le prisonnier.
Il avait réussit à sortir sa baguette et menaçait les paysans.
- Ils vont le tuer, commenta Rowena avec angoisse.
La foule l’encercla non sans peur. Les armes s’abattèrent, les jets de baguette filèrent en tout sens et une minute plus tard, l’autre prisonnier attaché au poteau et la femme regardèrent impuissants les gardes emmener le corps de leur ami.
- ARRÊTEZ-VOUS ! s’écria Moebius d’une voix démente. C’EST VOTRE SOUVERAIN QUI VOUS L’ORDONNE !
La foule se calma et le tumulte hystérique commençait à retomber.
- Messire, ces êtres sont des suppôts de Satan ! aboya un gardien en empoignant la femme.
Celle-ci croisa le regard horrifié de Rowena, mais baissa bientôt la tête en restant murée dans son silence.
- Ils seront jugés pour leurs crimes, cela se passe comme cela sur mes terres !
- La mort doit être rendue Seigneur ! Ces hommes ont tué nos gardes !
- La femme est innocente ! cria Rowena. Elle n’y est pour rien !
- Elle les accompagnait Dame Serdaigle, elle complote avec eux contre les Chrétiens !
Rowena vit la femme lui faire un faible « non » de la tête. Elles se regardèrent ainsi pendant de longues secondes.
- Libérez-la ! cria Moebius. Ce n’est qu’une pauvre mendiante ! Libérez-la ou vous serez tous châtiés !
Les gardes se regroupèrent devant Moebius.
- Nous exécutons les ordres de Dieu désormais. Nous avons plus à craindre de lui si nous ne lavons pas ces gens de leurs pêchers.
Les lances se levèrent et la foule empêchait désormais Rowena et Moebius d’avancer.
- Vous êtes fous ! murmura Moebius en dévisageant les hommes qui le menaçaient.
- Qu’on brûle l’homme en premier pour que la femme puisse avouer son crime ! Et sauver ainsi une partie de son âme !
La foule exulta et les gardes abaissèrent leur torches sous le bûcher du premier prisonnier.
- NON ! s’écria l’homme attaché. Je vous en supplis Seigneur ! Nous nous comprenons, n’est-ce pas ?
Moebius recula en protégeant sa femme. Ils durent s’eclipser tous les deux avant que la geinte populaire n’aient l’idée de s’en prendre à eux. Les flammes se propagèrent à une vitesse folle et le prisonnier chercha à se balancer frénétiquement pour déserrer les liens.
L’odeur de brûlé vint heurter violemment Harry. Luna frissonnait à ses côtés, tandis que Damballa détourna son regard du bûcher.
- Viens, prononça Serdaigle à son époux.
Elle l’emmena dans une ruelle déserte et l’instant d’après, Harry les vit transplaner devant lui.
- Il faut les suivre ! s’écria Damballa. Venez !
Il s’agrippa à Luna et Harry, et l’instant d’après le trio rejoignait Serdaigle et Mocchabee dans la chambre de leurs enfants.
- Papa ! Maman ! s’écrièrent les petits appeurés.
- Mes chéris, dit Serdaigle d’une voix douce en les enlaçant.
- Que veux-tu faire Rowena ? s’inquièta Moebius. On ne peut pas les aider, ce sont des assassins !
- Pas elle Moebius et tu le sais très bien, dit-elle en se retournant vers son époux. Elle ne peut rien faire sans sa baguette.
- Je ne veux pas que tu fasses cela !
- Il n’y a aucune autre alternative. Nous ne pouvons pas transplaner près d’elle sans nous dévoiler, alors j’agirais seule. J’y retourne avant qu’il ne soit trop tard.
- Ne fais pas ça je t’en supplie !
- Je reviens dans une heure le temps de la mettre à l’abri, il faut que tu t’occupes de nos enfants, amène-les en lieu sûr…
- Rowena je t’en prie…
Mais Rowena Serdaigle n’écoutait déjà plus son époux. A ses côtés, les enfants se mirent à pleurer et enlacer leur mère. Serdaigle carressa longuement leurs cheveux, puis ferma les yeux et commença à se concentrer. Harry fut stupéfait de voir son visage prendre une teinte marron. Des plumes lui poussèrent un peu partout sur sa tenue. Une tête d’aigle se formait sur son corps de femme.
- Seigneur ils envahissent le…OH MON DIEU !
A quelques pas d’eux, le serviteur Galaad regardait incrédule Rowena se métamorphoser progressivement en aigle.
- C’est…c’est…! balbutia-t-il en reculant.
- Galaad laissez-moi vous expliquer, prononça Moebius avec calme en s’approchant de lui pour l’empêcher de partir.
- Vous êtes comme eux ! s’écria Galaad d’une voix démente. VOUS AUSSI VOUS ETES DES MONSTRES !
- Galaad écoutez-moi !
- A MOI LA GARDE !!!!
Un jet puissant s’abattit sur Galaad et l’assomma violemment. Moebius l’avait rendu inconscient mais hélas des voix s’élévèrent déjà dans l’escalier et les troupes commençaient à monter.
Moebius se retourna en direction de l’aigle.
- C’est fini désormais, prononça-t-il d’une voix triste alors que la garde criait dans les couloirs. Nous viverons quotidiennement en fuite. J’emmène les enfants loin d’ici. Fais ce qu’il te semble juste dans ce cas…Je te retrouverais dans trois jours à l’endroit convenu. Que Dieu te protège Rowena et qu’il protège notre amour.
L’aigle le regarda intensément, puis prit son envol par la meurtrière.
Moebius enlaça ses enfants doucement tandis que les gardes arrivaient déjà devant sa porte et tous les trois disparurent soudain sous leur regards abasourdis.
Tout devint noir.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:51


***


Harry ouvrit les yeux au milieu du village. Tout y était redevenu tranquille.
- Je nous ai ramenés ici quelques instants avant le début de cet épisode pour nous permettre de parler tranquillement, prononça Damballa.
- Rowena Serdaigle a sacrifié son royaume pour aider cette sorcière ?
- Oui Harry. Et tu auras bien sûr reconnu celle qu’elle a sauvée et qui deviendra son amie pour toujours : Helga Pouffsouffle.
- Pouffsouffle, oui…Son visage me disait quelque chose. J’ai du voir sa statue dans Poudlard. Rowena était une animagus ?
- Oui l’une des toutes premières après Merlin bien sûr.
- Que s’est-il passé ensuite ?
- L’aigle vola jusqu’au bûcher et délivra Helga. L’autre sorcier était déjà mort lorsque Serdaigle arriva sur les lieux. Les habitants ont cru à une intervention divine sur le moment. Personne ne devait savoir que c’était Serdaigle. Voilà pourquoi elle ne pouvait pas transplaner à côté de Pouffsouffle.
- Pourquoi Helga Pouffsouffle ne pouvait rien faire face aux paysans ? Elle aurait pu s’enfuir !
- Non Harry. Elle puisait toute sa force du Berceau de la Vie. Et sans sa baguette, elle ne pouvait rien faire.
- Que faisait-elle en compagnie de ces assassins ? demanda Luna.
- Helga Pouffsouffle était une sorcière reculée du royaume d’Alba. Elle vivait parmi les arbres et les éléments au milieu d’une clairière. Grâce au Berceau de la Vie, elle put aménager son habitat. Mais un jour, d’autres sorciers se sont introduits sur ses terres. Elle a découvert qu’ils cherchaient à envahir le château et exécuter les moldus. Elle a tenté de les suivre pour les empêcher de commettre leurs forfaits. Malheureusement, elle fût arrêtée avec deux d’entre eux par les gardes qui l’avait vu jeter un sort sur l’un des sorciers. Les autres ont réussi à s’enfuir et ne plus jamais revenir.
- Mais Serdaigle l’avait déjà vu ?
- Certainement Miss Lovegood et ce souvenir en atteste. Apparemment, il est fort possible que Rowena ait cherché à rencontrer Helga pour résoudre son histoire de rêve de Sanglier… Car Pouffsouffle avait des pouvoirs divinatoires et Rowena ne devait pas l’ignorer. Mais ce ne sont que des hypothèses.
- Que disent ces rêves ?
- Il y a une légende sur Poudlard à propos de Sanglier ailé. Même si cet animal n’a vraisemblablement jamais existé, certains affirment qu’il apporte des messages durant nos rêves.
- Quels messages ?
- Et bien dans le cas de Serdaigle, ce message est à l’origine de Poudlard. Dans ses songes, le Sanglier l’a emmené jusqu’à l’endroit même où serait construit cette école. Rowena a vu les tours, le terrain de Quidditch avant même de tout construire avec ses compagnons. Ce n’est qu’après sa fuite avec Pouffsouffle qu’elle n’a plus eu peur de ce qu’elle avait vu. Toutes les deux ont partagé cette même vision d’enseignement.
- Mais Moebius et ses enfants ? Sont-ils allés la rejoindre à Poudlard ?
Le visage de Damballa devient extrèmement grave.
- Non Harry, car l’histoire de Serdaigle ne s’arrête hélas pas là. Rowena et Moebius s’étaient donnés rendez-vous trois jours plus tard à l’orée d’un bois qui se trouvaient à quelques kilomètres de là. Mais lorsque Serdaigle et Pouffsouffle s’y rendirent, elles ne virent aucune trace de Moebius ni des enfants. Elles attendirent dans l’angoisse pendant toute une semaine, mais Moebius ne revint jamais.
- Mais pourquoi ?
- Moebius était en fuite avec ses enfants. Les gardiens l’avaient vu s’enfuir avec eux. Tout le monde savait à quoi ressemblait le Seigneur de leur comté. Il ne pouvait aller nul part, il n’avait aucun ami.
- Mais sa femme ? Pourquoi n’a-t-elle pas cherché à le retrouver ?
- Car c’était une sorcière en fuite elle aussi. Ils ont pourtant cherché à se retrouver par tous les moyens. L’histoire de l’aigle n’avait pas échappé à Galaad. Et Serdaigle n’avait aucun autre recours pour entrer seule dans la cité et rechercher son mari.
- Que s’est-il passé ?
- Un dramatique concours de circonstances. Le premier soir de la fuite de Moebius et ses enfants, la petite fille a été attaquée par une bête féroce alors qu’ils se cachaient tous dans la forêt. Moebius dût l’emmener de toute urgence chez un mage car les medecins étaient en ce temps-là peu fiables. Pour ne pas être reconnus, Moebius du choisir un mage qui se trouvaient à des lieux du comté. Malheureusement pour eux, le mage les a trahis et livrés aux gardes pour toucher la récompenses. Quelques temps plus tard, la famille fut exécutée.
- C’est horrible…
- Lorsque Serdaigle eut appris la mort de son époux et de ses enfants trois semaines plus tard, elle fut -comme tu t’en doutes- anéantie. Elle voulut en finir avec la vie. Il fallut toute la détermination d’Helga Pouffsouffle pour l’aider à surmonter cette épreuve et l’empêcher de commettre l’irréparable. Rowena Serdaigle s’est sacrifiée pour Pouffsouffle. Sa famille se sacrifia à son tour pour elle. Après cela, elle eut son cœur brisée à jamais.
- Comment a-t-elle fait pour surmonter ?
- L’espoir Harry. Elle décida d’éduquer les enfants sorciers comme ses propres enfants pour oublier son chagrin. Elle comprit plus tard avec sagesse que le sanglier n’était pas l’ennemi qui lui avait d’une certaine façon arrachée à ses enfants. Mais plutôt l’annonciateur de sa deuxième vie. Une vie cruelle fait de remords insupportables certes, mais aussi une deuxième chance.
- Mais elle n’en a jamais voulu à Helga Pouffsouffle ?
- Et bien non. Car ce qui a fait l’immense force de Rowena Serdaigle fut sa générosité. C’était une femme qui était devenue sévère et exigeante dans l’éducation de ses élèves, mais en vérité nul ne fut plus attachée à eux que cette maman déchue. Serdaigle a apporté ce qui manquait aux murs de Poudlard : un cœur.
- C’est donc cela le véritable pouvoir de Rowena Serdaigle : l’amour ?
- Oui Harry. C’est son amour qui lui a permis de sauver Pouffsouffle, c’est encore son amour qui l’a poussé à enseigner à tous ces enfants après la mort des siens. »
« Il existait autrefois une légende autour de la mort de Rowena Serdaigle. D’ailleurs nous en avons souvent débattu avec Dumbledore. Lui prétendait que cet événement s’était bien réalisé. Pour moi, cela dépassait l’entendement, je n’arrivais pas à croire en cette histoire. Et il fallut toute la détermination de Dumbledore pour me faire venir jusqu’ici après sa mort dans le seul but de me prouver que j’avais tort.
- De quoi parlez-vous ?
- De vous Monsieur Potter, et de vous mademoiselle Lovegood ! Vous m’avez démontré mon erreur ! Cette histoire invraisemblable s’est produite et vous en avez été les témoins !
- Vous voulez parlez des visions et du Sanglier ailé ?
- Oui et non. Je vais vous expliquer la légende : »
« Rowena Serdaigle fut la première des quatre fondateurs à décéder. Mais l’école l’a conservée en vie pendant quatre-vingt cinq ans. Ce fut peut-être les soixante ans qu’elle passa à enseigner qui furent les plus difficiles de sa vie. Car il ne se passa pas un jour sans qu’elle ne repense à ses enfants et son époux. Chaque matin apportait son lot de souffrance et de remords. »
« Lorsque Helga Pouffsouffle se recueilla sur la dépouille de son amie, elle eut une sensation extrèmement douloureuse. Elle non plus ne trouvait plus le sommeil pendant toutes ses années, ratrappée par les remords et la culpabilité. Mais ce matin-là, en voyant le corps inanimée de cette vieille Dame de la Haute courte, elle ne put s’empêcher de pleurer. Car les traits du visage de Serdaigle ne furent pas adoucis par la mort, comme cela se présente parfois. Au contraire, la douleur était toujours présente. Helga eut l’impression que la douleur avait suvi Rowena Serdaigle jusque dans l’au-delà. Et c’est là qu’intervient la légende : Il est dit que Helga Pouffsouffle décida de faire une chose à la fois inimaginable et chargé de symbole ce jour-là. A l’aide de sa baguette magique, elle sortit le cœur de Serdaigle de sa poitrine. Et pour permettre à l’âme de son amie de se reposer enfin, elle utilisa le Berceau de la Vie pour emprisonner le cœur de Serdaigle dans un rêve sans fin. Le cœur fut transportée en songe à l’endroit où Serdaigle s’était sentie la plus heureuse durant sa vie. Ce lieu, c’est la chambre de ses enfants. Depuis ce jour, il existe un paradis pour Rowena Serdaigle et ce paradis c’est la famille qu’elle a aimée. »
Luna se mit à pleurer sans pouvoir se retenir.
- Ne soyez pas triste Luna. Je suis désolé de vous apprendre cela comme ça. La personne que vous avez vu dans cette tour au plus profond de vos rêves n’est pas la mère que vous pensiez retrouver. Je m’excuse d’avoir été aussi brutal. Lorsque j’ai entendu votre récit, je fus abasourdi. Vous ne pouviez pas mentir. Le Sanglier, Poudlard, la haute tour et cette femme qui pleure…Vous aviez réussit à entrevoir le paradis de Rowena Serdaigle.
- Mais…elle ne pleurait pas, intervint Luna en séchant ses larmes. Il n’y avait aucun enfant. J’entendais les cris de Rowena à travers la porte. Je croyais que ma mère m’appellait, mais je n’ai jamais réussi à ouvrir.
- Dans ce cas, c’est là toute mon erreur et la supériorité de déduction de Dumbledore. Vous m’avez prouvé que cette légende n’en était pas une miss Lovegood, mais vous m’avez aussi montrer que Dumbledore ne s’était pas trompé sur la nature du dernier horcruxe.
- Le cœur de Serdaigle est un horcruxe ?!
- Oui. Maintenant comprends-tu ce que Dumbledore nous disait ? « Le dernier objet n’en ai pas un et n’a jamais été dérobé ». Le dernier objet est une relique mais au sens originel du terme, à savoir une partie du corps d’un des fondateurs. Voldemort a compris que ce n’était pas une légende et que la plus grande force des fondateurs résultait de ce qu’avait vécu Rowena Serdaigle. Si la légende est vraie cela signifie que les enfants de Serdaigle et son époux se trouvent pour l’éternité dans la chambre. Or tu as entendu ce que Luna a dit : ces âmes n’y sont plus. Dumbledore avait raison : Voldemort les a volé.
- Mais pourquoi ?
- Voldemort a réussi à pénétrer ce monde paradisiaque. Et j’ai bien peur qu’il ait réussi grace à son créateur : le Berceau de la Vie, qu’il a également dérobé. Il a fait du cœur de Serdaigle son horcurxe le plus puissant. Mais pour obliger l’âme de Serdaigle à se soumettre à sa volonté, il a certainement du voler les âmes de ses êtres chers et enfermer à jamais Serdaigle derrière une porte sans poignée. Voilà tout ce qui reste du songe éternel de Serdaigle : un enfer.
- Serdaigle est condammée à souffrir même dans la mort.
- Oui c’est une triste issue. Enfin jusqu’à ce que l’on puisse mettre fin à tout ceci bien sûr.
- Mais comment ?
- En détruisant le cœur de Serdaigle. Et pour cela, nous n’avons pas d’autres choix que de rêver à nouveau de cet endroit.
- Comment Luna a-t-elle fait pour se rendre jusque là-bas ?
- Miss Lovegood est une personne rare monsieur Potter. Mais vous l’aviez peut-être déjà remarqué. Car rares sont les personnes qui ont une telle sensibilité et une ouverture sur le monde autant terrestre que spirituel. Mais je ne suis pas étonné. »
« Luna, vous êtes une jeune fille qui recherche inlassablement sa mère partie trop tôt. C’est pour cela que vous avez cru la retrouver en la personne de Rowena Serdaigle. »
Luna n’osait dire un mot. Elle regardait tête baissée le sol crasseux du village où un drame sans précédent allait bientôt se jouer.
- Nous devrions peut-être revenir à la réalité désormais. Je vois les paysans qui s’affolent déjà au loin. Evitons de revivre ce moment douloureux.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Dim 14 Oct - 21:55


***


Ils eurent l’impression d’avoir subi un coup de massue en revenant dans le bureau de la directrice. La lumière était aveuglante et les agressait.
- Nous sommes restés trop longtemps hors des perceptions de la réalité. Nos sens ont du mal à se réhabituer... "
"A l’heure actuelle nous n’avons pas d’autres choix que retrouver le cœur de Serdaigle avant Voldemort. Car tous les autres horcurxes –excepté Nagini- ont été volés ou déjà détruits. J’espère que mon aide vous aura été précieuse moniseur Potter. Il va sans dire qu’il nous est interdit à nous fondateurs de dévoiler les secrets de nos ancètres, car les conséquences pourraient en être désastreuses. Et Voldemort et ses horcruxes font partie de ces conséquences désastreuses. Mais je me suis résigné à suivre la volonté de Dumbledore et vous donner ces renseignements car comme lui j’ai foi en vous. Mais pas seulement. Vos amis se montreront précieux dans cette quète. Je ne puis que vous souhaiter bonne chance, car mes compétences en matière de rêves s’arrêtnte là désormais à mon grand regret.
- Merci monsieur Lêgba, nous n’oublierons jamais ce que vous avez fait.
- Mes supérieurs non plus soyez en sûrs.
Il sortit du bureau de McGonagall bientôt imité par Luna et Harry qui lui laissèrent un peu d’avance. Ils déambulèrent dans les couloirs sans but précis, comme s’ils avaient encore du mal à revenir à la réalité. Harry décida d’expliquer la situation à Luna. Il lui parla des horcruxes.
Luna eut l’air préoccupé pendant tout le récit d’Harry. Après qu’il eut fini, elle réfléchit pendant de longues secondes avant de creuver l’abscès.
- Dans ce cas je suis la seule à aller jusqu’au songe de Serdaigle. Il faut que je m’y rende.
- Non ne fait pas ça ! s’écria Harry avec inquiètude. Promets-moi que tu n’essaieras pas !
- Tu l’as entendu, il n’y a pas d’autres solutions.
- Quiconque veut détruire un horcruxe doit mourir ou tuer. Je ne veux pas que tu prennes ce risque pour moi !
- Je ne le fais pas pour toi mais pour tout le monde. J’ai enfin l’occasion de faire quelque chose pour les autres : Détruire Tu-Sais-Qui.
- Attends ! s’écria Harry. Il y a une autre solution ! Moi aussi j’ai rêvé du sanglier…
- Mais tu n’as jamais été aussi loin que moi.
- Ce que je veux te dire, c’est que je ne l’ai pas rêvé « naturellement ». J’ai eu des flashs violents et non des rêves. Mes visions n’ont pas commencé il y a six ans comme toi. Il y a eut un élément déclencheur…Cet élément c’est la réserve de Rogue !
- De quoi me parles-tu ?
- J’ai découvert une caisse remplie de souvenirs de Rogue dans son bureau. La première fois que j’ai eu ce flash c’était dans la pensine en visionnant l’un de ces souvenirs.
- Quel rapport entre Rogue et Serdaigle ?
- Il n’y a pas forcement de rapport. C’est juste que depuis ce souvenir, les flashs n’ont pas cessés… Mais bien sûr ! s’écria Harry fou de joie. Il y avait Voldemort dans ce souvenir ! J’ai réussit à entrevoir un court instant l’âme de Voldemort !
- Tu veux dire : de l’horcuxe ?
- Oui son âme est là-bas ! J’ai déjà réussi à entrevoir les pensées de Voldemort par le passé, je suis sûr que cela a du se produire une nouvelle fois ! Mais ce n’était pas une pensée de Voldemort comme avant mais l’un de ses souvenirs. Il n’y a donc rien à craindre si je décide de revoir ce souvenir : Voldemort ne me verra pas ! Vite suis-moi !
Harry entraîna Luna par la main jusqu’à la salle commune de Gryffondor. Ils montèrent en toute hâte l’escalier menant aux dortoires sans faire attention aux élèves présents.
- Hé Potter, c’est pas un hôtel ici !!! s’écria un élève. Vieux dégoutant !!!
- Oh mais c’est Luna !?! gloussèrent quelques filles.
Ils sortirent une minute plus tard du dortoire repassant devant les Gryffondor avant de s’engouffrer à nouveau sous le portrait de la Grosse Dame.
- Une minute ! Pfff…C’est un rapide Potter !
Ils coururent ainsi jusqu’à l’entrée des cachots. Harry déplia la cape d’invisibilté et recouvra Luna. Ils marchèrent à pas de loup jusqu’au bureau de Rogue. Ils s’arrêtèrent net lorsqu’ils virent trois Aurors monter la garde.
- Bois ça, mumura-t-il.
Luna s’exécuta et Harry fit tournoyer sa baguette sous la cape.
- Ne lâche pas ma main.
Il but à son tour et une seconde plus tard son bras se tendit pour empêcher Luna de fondre dans le sol.
- Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle angoissée.
- Chut…il ne faut pas que quelqu’un t’entende… Tu vois le mur là-bas ?
Luna fit « oui » de la tête sans comprendre ce que Harry voulait dire.
- Nous allons le traverser. Puis on descendra jusqu’au sol pour atteindre l’intérieur du bureau de Rogue.
Luna ne semblait pas vraiment étonnée t’entendre un plan pourtant aussi alambiqué. Ils glissèrent tous les deux vers le mur et Luna ferma les yeux. Quelques secondes plus tard, elle les rouvrit dans le bureau de Rogue.
- Co…comment fais-tu pour traverser les murs ?
- C’est grace à Rogue justement, répondit Harry d’un air sombre.
Il s’agenouilla sans plus attendre et plongea sa main dans le sol afin de retrouver la caisse de souvenirs.
- Elle était là pourtant !! s’énerva-t-il au bout d’un moment. Je l’ai laissée dans le coin bon sang !
Harry foullait nerveusement dans le sol pendant de longues minutes. Son visage était extrèmement tendu.
- Elle n’a pas pu glisser pourtant !!
- Harry regarde…
Luna avait allumer faiblement l’extrèmité de sa baguette et la pontait sur un petit objet scintillant au sol. Harry s’approcha de l’objet. C’était une minuscule fiole.
- Elle ne s’enfonce pas dans le sol, annonça-t-elle.
- Dans ce cas, le pire est arrivé, dit Harry avec mélancolie. J’ai été stupide Luna, quelqu’un est revenu prendre la caisse et a du faire tomber l’une des fioles sans faire exprès. J’aurais du la cacher ailleurs !!!
- C’est Rogue à ton avis ? Il est peut-être revenu…
- Je ne sais pas.
Soudain il écarquilla les yeux et plongea une nouvelle fois ses mains à travers l’un des murs.
- Les potions sont là ! annonça-t-il. Je n’y comprends rien, celui qui a fait ça a uniquement prit la caisse de fioles…C’était notre seul indice pour retrouver le Sanglier…
Il repensa à sa mère et au dernier souvenir de Rogue. Il eut comme un pincement au cœur : il ne connaîtra jamais la suite.
- Attends, ce n’est pas notre dernier indice, fit Luna en ramassant la fiole.

***


Ron et Hermione se regardèrent pendant de longs moments. Ron avait visiblement quelques difficultés à effacer son sourire crétin, mais cela n’offusqua pas à Hermione qui continuait à lui sourire.
- C’est bizarre tu n’as presque rien dit de toute la soirée, dit Hermione.
- Bah…j’essaie la censure…
- La censure ? Tu suis les conseils de Harry c’est ça ?
- Heu…
- Reste toi-même Ron. Tu n’as pas besoin d’être quelqu’un d’autre devant moi. Je te connais par cœur depuis toutes ces années !
- Oui mais le Ron que tu connais n’est pas toujours très agréable avec toi.
Hermione lui sourit et posa sa main sur sa nuque. Elle l’embrassa.
- Qu’est-ce que tu as sur la joue ?
Hermione plaqua sa main sur son visage.
- Arrête ça maintenant ! s’énerva Ron. Arrête de réagir comme une folle à chaque fois que je te pose des questions sur tes bandages ou sur ton visage qui vire au gris ou je ne sais quoi !
- Il n’y a rien je te dis.
- Ah oui ? Alors enlève ta main.
Hermione retira immédiatement la main de sa joue. Ron fut interloqué : il n’y avait absolument plus rien.

***


- Harry non ! On ne peut pas entrer il est plus d’une heure du matin ! McGonagall doit travailler dans son bureau !
- Aucune chance, elle est trop occupée à faire la fête avec Maritie et ses amies octogénaires.
La porte au heurtoire en cuivre s’ouvrit dans l’obscurité. Harry balaya le faisceau de sa baguette contre les murs.
- Tu vois ? J’avais raison.
Sans plus attendre, il ouvrit le placard de la pensine qu’il avait quittée à peine une heure auparavant et y déposa le souvenir de la fiole. Le liquide argenté tourbillonna et un visage apparut.
- C’est Voldemort.
- Tu crois que nous rêverons du Sanglier ? demanda Luna.
- Je l’espère de tout mon cœur.
Ils furent happés par la pensine avec une violence inimaginable. Il leur fallut quelques instants avant de reprendre leurs esprits. Harry et Luna avaient été plaqués au sol. En se relevant, ils virent la fine silhouette de Voldemort leur faire face. La pièce autour de lui était très sombre, un peu semblable au bureau de Mocchabee, sauf qu’il n’y avait aucune meurtrière et que des tapis déchirés étaient accrochés aux murs. Un feu crépitait dans une cheminée démesurée non loin de l’unique fauteuil en chintz où s’était assis Voldemort.
Quelqu’un frappa à la porte de la pièce et la poignée fut actionnée avant même que Voldemort n’invite le visiteur à entrer.
- Bonsoir Maître, fit Rogue en refermant la porte.
Le Rogue du souvenir était encore plus frêle et fatigué que dans le dernier souvenir avec Lily. Il devait avoir à peine vingt ans. Ses cheveux n’avaient jamais été aussi longs et recouvraient presque totalement sont visage. Une odeur âcre et désagréable se fit sentir et Harry comprit qu’elle provenait de l’épais sac en cuir que Rogue portait à sa main.
- Alors tu as réussi Rogue ? Tu as réussi à m’apporter ce que je t’ai demandé ?
- Oui Maître.
- Je voulais que tu fasses quelque chose de particulier pour ton initiation. Une chose que tu n’oublieras jamais et qui scellera définitivement notre pacte de confiance réicproque. As-tu compris ?
- Oui Maître. J’ai fait ce que vous m’aviez demandé.
- Et en voyant ton visage, je comprends que tu n’as pas du trop à souffir de la mission que je t’ai confiée. J’estime ce genre d’efficacité, beaucoup plus en tout cas que les actes qui ont été perpétués contre moi au sein même de mon propre groupe il y a quelques mois. Pose ton sac devant moi et recule, ordonna Voldemort.
Rogue s’exécuta et resta près de la porte. Voldemort sortit sa baguette et la pointa sur le sac en cuir.
- Malgré la confiance que je te porte, je veux m’assurer qu’il s’agit bien de lui.
Sa baguette projeta un éclair en direction du sac en cuir qui tomba sur le côté sous le souffle du sort. Un sourire sadique illumina alors le visage de Voldemort. Il se saisit du sac et commença à défaire les accroches en métal qui le maintenait fermé.
Harry et Luna s’approchèrent avec curiosité du contenu du sac. Mais lorsque les dernières accroches du sac sautèrent, une odeur épouvantable sans dégagea. Harry et Luna durent se boucher le nez pour continuer à avancer.
En voyant le contenu, Harry et Luna détournèrent brusquement la tête. Ils quittèrent précipitemment la pièce et retrouvèrent immédiatement le bureau de McGonagall.
Harry respirait difficilement sur le tapis du bureau. Son cœur bâtait à une vitesse folle. La nausée commença à le prendre. Il essayait de souffler lentement pendant de longues secondes pour ne pas vomir. Luna était très pâle et se mit à frissonner.
Il n’y avait pas d’objet dans le sac. Et l’odeur infecte provenait en réalité de la tête d’un être humain. L’expression de l’homme était encore plus insupportable que l’odeur qui s’en dégageait.
Harry avait tout de suite reconnu la tête de cet homme pour l’avoir déjà vu auparavant. Mais il n’avait pas beaucoup vieilli entre temps.
C’était la tête du jeune Regulus Black.


********


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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Sam 20 Oct - 13:51


Chapitre 24 : La forteresse.




La réunion de la confédération internationale prit fin une semaine plus tard et les convives vidèrent bientôt un à un les couloirs de Poudlard. Comme l’avait annoncé sa femme, Mr Carpenter reprit les cours de potions laissées vacants depuis le départ de Slughorn, malgré les mises en garde de Harry auprès de McGonagall.
- Mais qu’avez-vous Harry ? lui avait-elle répondu. Je connais Maritie et Gilbert depuis la nuit des temps !
Harry n’insista pas. Quelques jours plus tard, ce fut au tour de Damballa Lêgba de quitter Poudlard. Il reprit le chemin du Togo non sans avoir revu avec Harry avant son départ.
- Sâchez qu’une aide vous sera toujours apportée en cas de problème. Je crois que Hagrid vous avait déjà donné un miroir de communication. Il faut absolument que vous l’utilisiez s’il vous rencontrez un obstacle. Vous ne serez pas seul face à Voldemort. Nombreux sont ceux qui combattent à vos côtés.
- Vous parlez de R.A.B., dit Harry avec amertume.
- Je ne parlais pas seulement de R.A.B. Si ce que vous avez vu est vrai, si cette personne est vraiment décédée, alors vous devez l’oublier. Ce n’était pas votre ami. C’était quelqu’un qui voulait prendre la place de Voldemort.
- Il est toujours vivant, je le sens. Tout ceci n’était qu’un simulacre.
- Alors dans ce cas, méfiez-vous davantage de lui.
Damballa serra chaleureusement la main de Harry et s’éloigna par la Grande Arche. Comme il l’avait dit, Harry ne croyait pas en la mort de R.A.B. Avec Luna, ils firent fortement touchés par cette image de décapitation, mais quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire. Selon le souvenir, R.A.B. était mort jeune, mais le message à Gringotts contredisait cette vision.
« Tu devras venir me tuer personnellement cette fois-ci ».
Et la réponse de Voldemort en était encore plus éloquente :
« Tu es mort Harry Potter. Et RAB ne vas tarder à te rejoindre. »
R.A.B. avait donc échappé une première fois à la mort, car Voldemort le cherchait encore après l’attaque de Gringotts. Et si Regulus parlait justement de la fois où Rogue l’avait décapité ?
- Tu oublies Voldemort Harry, dit Hermione en plein cours de potions.
- De quoi me parles-tu ?
- De ce qu’il a fait au cours du souvenir. Son mouvement de baguette, ce qu’il a dit…tout porte à croire qu’il a vérifier que cette tête provenait bien du corps de Regulus. Ce n’est pas un inferius déguisé. Regulus est bien mort Harry.
- J’en doutes fortement.
- Harry ! C’est impossible de maquiller son propre corps en meurtre et de rester vivant par la même occasion. Il est impossible de renaître !
- Sauf s’il a réalisé lui-même des horcruxes, mumura Ron alors que Carpenter venait vers eux.
- Taisez-vous vous trois ! aboya-t-il. On n’est pas dans un salon de thé ici !
En sortant du cours, le trio ne purent s’empêcher de reparler de Carpenter.
- Tu crois qu’il nous a entendu ?
- J’espère que non, avoua Harry. Il me file de plus en plus la chaire de poule.
- Oui moi aussi.
- Ton histoire d’horcruxes pourraient expliquer bien des choses Ron.
- Vous n’êtes pas sérieux ?! s’exclama Hermione. Comment un jeune Mangemort peut être capable de créer des horcruxes ?
- Tom Jedusor l’a fait lui.
- Regulus n’est pas Tom Jedusor !!! Et puis réfléchissez : si le corps décapité est bien celui de Regulus, alors son âme se serait envolée comme le soir où Voldemort a été vaincu. Il a fallut des décennies à Voldemort avant de retrouver son corps !
- C’est ce qui s’est passé avec R.A.B. Il est revenu vingt ans plus tard. Voilà pourquoi il n’a pas pu voler la bague et le journal. Il était mort pendant tout ce temps.
- Oui mais pour revenir à la vie, Voldemort a eu besoin de l’aide de Queudver. Si R.A.B. a fait ce que vous prétendez, alors il a certainement un complice !
- Et bien oui. Et ce complice c’est Carpenter.
Hermione leva les yeux au ciel.
- Vous faîtes des suppositions mais il n’y a aucune preuve dans ce que vous affirmez… Harry, on devrait se concentrer sur les autres horcruxes avant qu’il ne soit trop tard. Il faut retrouver le Cœur de Serdaigle avant Voldemort.
Harry retrouva Luna après le repas du soir.
- Harry je n’y arrive plus. Je n’arrive plus à rêver du sanglier. Je ne vois que cette tête et…je n’entends plus que les cris de ma mère.
- Ce n’est pas ta faute.
Il la prit par les épaules et l’embrassa sur le front.
- Je pense que Regulus est mort Harry, continua Luna avec angoisse. Hermione a raison. Cette odeur, l’expression de son visage…c’était insupportable. C’était réel !
- C’était une mise en scène.
- Non je suis sûr que R.A.B. a vraiment souffert.
Harry eut du mal à trouver le sommeil cette nuit-là. Il ne savait plus quoi penser. Après tout Hermione avait raison sur un point important. La mort de R.A.B. ne faisait pas partie de ses préoccupations premières. Avant toute autre chose, il fallait qu’il trouve un moyen de rêver du sanglier. Or les flashs avaient cessé depuis le dernier souvenir de Rogue. Il était dans une impasse.
Harry avait peur pour Luna, il voulait l’empêcher de se rendre auprès du « paradis » de Serdaigle sans lui. Ce n’était pas à elle de détruire le dernier horcruxe. Il essaya toute la nuit de trouver un moyen de contourner ces rêves, mais sans succès. Il se réveilla en sueur le lendemain matin.
- Tout va bien Harry ? demanda Ron au petit déjeuner.
- Laisse-moi juste le temps de me remettre de ma nuit, maugréa-t-il.
- Le courrier ! s’écria Ron en voyant les hiboux entrer.
Un petit hibou déposa la Gazette du Sorcier entre les mains d’Hermione, tandis que Hedwige faisait à son tour son apparition. Elle fondit sur la table de Gryffondor, renversant par mégarde le petit déjeuner de Ron qui la regarda d’un air furieux.
- Qui peut bien m’écrir ? demanda Harry en regardant la lettre à la patte de sa chouette.
- C’est peut-être Hagrid, proposa Hermione avec impatience.
Harry déchira la lettre d’un geste vif.

« Mr et Mrs Dursley, »

- C’est quoi cette histoire ?
- Continue Harry !

« Je ne me présente pas à vous directement, car je connais l’avertion que vous portez au monde de la sorcellerie, mais je suis obligé de vous écrire cette lettre pour vous annoncer une terrible nouvelle. Je suis au regret de vous informer du décès de Lily et James Potter dans des circonstances dramatiques. Ils ont été assassinés par le plus redoutable mage noir existant à notre époque : Lord voldemort. »
« Cette attaque visait vraisemblablement à tuer votre neveu Harry Potter, pour des raisons que je ne puis hélas pas vous fournir pour le moment. Or, il se trouve, qu’après le sacrifice de Lily, Harry a survécu à un sortilège de mort lancé contre lui par Voldemort. Par un fait exceptionnel qui m’est pour le moment difficile de vous expliquer, le sort jeté contre Harry s’est retourné contre son auteur, le réduisant à néant. Votre neveu est sorti indemme de cette attaque avec comme seule blessure une cicatrice au front. Le souffle de ce sort a littéralement détruit la maison où se réfugiaient les Potter et nous avons du extraire Harry des décombres avant l’arrivée des autorités Moldus et d’autres sorciers malveillants à la recherche de Lord Voldemort. »
« Lord Voldemort a été battu, malheureusement le jeune Harry se retrouve désormais sans parents. Puisque Lily était la sœur de Pétunia, vous êtes aujourd’hui sa seule famille. Et c’est pourquoi je vous demande de vous occuper d’Harry jusqu’à sa majorité, de l’aimer comme votre propre fils pour qu’il n’ait jamais à souffrir plus que de raison de la perte de ses parents. »
« Que l’affection que vous lui porterez soit un rempart pour toutes les souffrances passées, présentes et surtout à venir. Car je crains pour lui de nouveaux dangers dans son futur. Mais tant que Harry considéra votre maison comme sa propre maison, alors il sera protégé.
Aujourd’hui je vous annonce de terribles nouvelles et vous charge d’une lourde responsabilité. Mais au-delà de la magie, nous comprenons tous, vous comme moi, Moldus comme sorciers, combien il est important de protéger et d’aimer cet enfant, aujourd’hui orphelin. A n’en pas douter Harry sera un jour un sorcier tout comme son père et sa mère, et je vous demanderais de le rassurer et le mettre au courant de son statut lorsqu’il commencera à développer sa magie. »
« Je vous charge également de mettre Harry au courant des circonstances exactes de la mort de ses parents lorsque vous le jugerez utile. Vous ne devrez en aucun cas lui cacher la vérité.
En prenant Harry dans vos bras et l’emmenant dans votre maison, vous scellerez à jamais le pacte qui nous lient ensemble. Harry ne devras jamais s’éloigner de la maison qu’il considère comme la sienne, sinon les conséquences pourraient être dramatiques. »

« Nous serons amenés à nous rencontrer un jour je l’espère,
cordialement
Albus Wilfric Brian Perceval Dumbledore. »


- C’est…c’est la lettre que Dumbledore a laissé aux Dursley, balbutia Harry aux bords des larmes.
- Qui te l’envoie ?
- Il n’y a pas de mots.
- Tu penses que c’est encore Petunia qui cherche à te faire du mal ? demanda Ron.
- De quoi parlez-vous ? fit Hermione étonnée.
- Harry a déjà reçu une lettre de l’entrée de sa mère à Poudlard, expliqua Ron. C’était à Noël.
- Ce n’est pas Petunia, rugit Harry sans déserrer les dents. C’est celui ou ceux qui ont volé le coffret.
- Le coffret ?
- Des lettres se trouvaient dedans. Elles avaient toutes le sceau de Poudlard. La personne qui m’envoie ces lettres est la même qui a volé ce coffret.
- Mais pourquoi fait-elle cela ? s’inquièta Hermione. Nous savons que le coffret n’a plus d’importance. Ce n’est pas un horcuxe. Le dernier est le Cœur de Serdaigle et se trouve caché dans un rêve…Alors de quoi s’agit-il ?
- Je n’en sais rien, mais quelque chose nous dit que nous n’allons pas tarder à le sav…
- PERCY !
Ron se leva lentement de sa chaise et regardait son frère à l’entrée de la Grande Salle.
- Qu’est-ce qu’il fait là ? demanda Ron avec une once d’inquiètude dan la voix.
Percy n’osait pas entrer et lançait des regards en direction de la table des Gryffondor. Son visage était blème et ses geste hésitants. Visiblement, quelque chose n’allait pas.
Le trio s’approcha de lui avec inquiètude.
- Que se passe-t-il Percy ? demanda Hermione alors que Ron n’arrivait pas à prononcer le moindre mot.
- Le…le procès, balbutia-t-il. Nous l’avons perdu.
- NOOOOON !!!

***


Ron s’effondra à terre. Harry et Hermione durent le soulever pour l’emmener ailleurs de la Grande Salle. McGonagall venait déjà vers eux pour les aider. Au vue de son expression grave, Harry comprît qu’elle était déjà au courant.
- Par ici, dit-elle.
Elle indiqua la petite pièce dérobée à côté. Celle-là même qui accueillait les première année avant la cérémonie de répartition.
- Mr Weasley, réveillez-vous, s’il vous plait. Est-ce que vous m’entendez ?
Ron reprenait un peu ses esprits. Mais en écartant les yeux, une expression de fureur se lut sur son visage. Il bondit brusquement sur Percy pour le prendre par le col.
- C’EST TA FAUTE ! TOUT ÇA C’EST TA FAUTE !
Il lâcha Percy et s’effondra de nouveau en sanglotant.
- C’est ta faute…répétait-il à demi-voix.
- J’ai fait tout ce que j’ai pu, tenta Percy lui aussi au bord des larmes.
- ALORS CE N’ETAIT PAS SUFFISANT !
- Weasley s’il vous plait, c’est la vérité, intervint McGonagall. J’étais présente. Les membres du Magenmagot ont perdu la tête…
- JE ME FICHE DES MEMBRES DU MAGENMAGOT !
En d’autres circonstances, la directrice aurait été choquée par autant d’insolence et aurait donné une longue punition à Ron pour son comportement, mais elle lui répondit avec calme et douceur.
- Vous êtes affecté je le sais. Mais vos parents le sont aussi, je les ai vu ce matin. Et votre frère Percy l’est aussi. Il faut penser à votre famille avant tout Ron. Il faut penser à Fred et George.
- Où…où sont-ils ? sanglota Ron.
- Ils ont été transférés ce matin à Azkaban, répondit Percy d’un air sombre. Leur peine a été ramené à deux ans de prison ferme.
- Deux ans…répéta Ron incrédule. C’est trop long… Ils n’y survivront pas…
- C’est tout ce que nous avons pu obtenir du Magenmagot…
- Je veux aller les voir, coupa Ron.
- C’est impossible Ron, tu le sais bien….
- JE M’EN FICHE JE VEUX LES VOIR !
Percy lança un regard plein de détresse à McGonagall. Elle réfléchit un moment avant d’annoncer :
- Nous essaierons.
- C’est une blague ? lança une petite voix méchante dans le noir.
Ils se tournèrent tous vers Dolorès Ombrage. Ron serra du poing, mais Hermione l’empêcha de faire quoique ce soit.
- Vous pouvez faire cela Dolorès, dit McGonagall. Vous pouvez donner la chance à cette famille de revoir Fred et George une dernière fois.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Sam 20 Oct - 13:56

- Il n’en est pas question, fit la voix singlante d’Ombrage. Ils n’ont eu que ce qu’ils mériaitent…
- C’est faux et vous le savez très bien ! s’écria McGonagall qui commençait à entrer dans une colère noire. Ils n’ont jamais cherché à vous tuer ! Vous vouliez vous venger d’eux !
- Insultez-moi et vous verrez de quoi je suis vraiment capable !
Dolorès les salua en leur souriant d’un air sadique avant de quitter la pièce.
- Je vais intervenir directement auprès de Scrimgeour, annonça McGonagall. Espérons seulement qu’il me prête une oreille plus attentive.

***


En apprenant l’incarcération de ses frères, Ginny eut une réaction moins violente que celle de Ron. Elle semblait beaucoup plus résignée comme si elle s’attendait déjà au pire.
McGonagall revint les voir à la fin de leur dernier cours de la journée.
- Vos parents vous attendent. Vous partez dès ce soir.
- C’est vrai ? demanda Ginny incrédule.
- Merci pour ce que vous avez fait, dit Ron avec soulagement.
- C’est tout à fait normal, répondit McGonagall. C’est tout ce que je peux faire pour vous.
- Est-ce que Harry et Hermione peuvent nous accompagner ?
McGonagall soupira.
- Dans la mesure où vous n’avez pas cours demain matin, je n’ai aucune raison de vous empêcher de les accompagner, dit-elle à l’attention de Harry et Hermione. Mais je veux que vous soyez tous rentrés avant ce soir minuit.
Arthur et Molly Weasley les rejoignirent une heure plus tard devant le portail de Poudlard où trônaient les deux sangliers ailés. Mrs Weasley était très affectée par la décision du procès. Son mari ne la lâchait pas du bras. Elle esquissa pourtant un sourire forcé en voyant Harry, mais replongea rapidement dans sa dépression.
- Le Ministère nous a accordé une heure, dit Mr Weasley en rassemblant tout le monde. C’est un endroit très morbide, donc si vous ne pouvez pas y entrer, ne vous forcez pas.
Tout le monde fit « oui » de la tête et l’instant d’après, tous transplanèrent.

***


Harry, Hermione et les cinq Weasley atterrirent quelques secondes plus tard dans un univers apocalyptique. Ils se trouvaient en haut d’une haute falaise et la mer se déchaînait avec violence à des dizaines de mètres sous leurs pieds. Le vent ébourrifait leur cheveux et soufflait si fort que Mr Weasley dut crier pour se faire entendre :
- Le temps est toujours aussi exécrable ici, faîtes très attention sur le chemin !
Ils empruntèrent un petit chemin escarpé qui montait de plus en plus à pic à mesure qu’ils approchaient de la forteresse d’Azkaban. Il leur fallut une heure pour atteindre la première passerelle où une place en dalles s’étendait devant eux à perte de vue.
- C’est là-bas ! indiqua Mr Weasley en indiquant l’unique lueur dans l’obscurité.
Le vent et la pluie ne leur permettaient que de voir la haute silhouette d’Azkaban sous les refletd de la Lune. Ils restèrent groupés jusqu’à l’entrée du bâtiment. On aurait dit une entrée de château-fort, au vue des nombreuses herses et du gigantesque pont-levis qui dominait des douves obscures et infinies.
La silhouette d’un homme s’approcha bientôt d’eux.
- Vous ne pouvez pas rester ici ! aboya-t-il dans la tempête.
- Nous avons une autorisation signée par le ministre lui-même ! cria Mr Weasley alors que l’homme n’était qu’à un mètre d’eux.
Deux autres Aurors puis un troisième s’approchèrent du petit groupe. Harry trouvait l’endroit de plus en plus lugubre et cet aspect avait vraisemblablement déteint sur les Aurors. Sous la pluie, il reconnut Georgia Hawkins, la femme qu’il avait vu évanouie en compagnie de Conrad à Privet Drive. Elle les regardait avec une expression extrèmement suspicieuse comme si Harry et les Weasley avaient fait quelque chose de mal en se rendant jusqu’ici.
L’Auror prit l’autorisation dans sa main et lança des regards interrogatifs à ses amis. Apparemment, nul ne savait réagir à ce genre d’autorisation. Harry les sentit très peu enclins à la négociation tout à coup. Le plus grand parla le premier et prit la décision.
- Je vais vérifier tout ça. Ne bougez pas d’ici
Il avait tellement appuyé ses derniers mots qu’on aurait dit un ordre. Et alors que l’Auror massif s’éloignait vers la forteresse, Mr Weasley parut étonné :
- Vous êtes ici Georgia ? demanda-t-il l’air quelque peu surpris.
- Et bien oui je suis ici, répondit la sorcière avec agacement. Ça fait des semaines que je suis ici, pourquoi je devrais être ailleurs ?
Son ton avait été à la limite de l’impolitesse. Visiblement, elle ne voulait pas rentrée dans la conversation avant le retour de l’autre Auror.
Mr Weasley parut encore plus interdit par la remarque.
- Je…je voulais savoir c’est tout, balbutia-t-il.
Son visage devint blême. Il recula d’un pas et entraîna les autres avec ses bras.
- On s’en va, murmura-t-il faiblement à l’oreille d’Harry.
- Hein ?
- Tout-de-suite.
- Qu’est-ce que vous faîtes ?! demanda soudain l’un des deux autres Aurors.
- Ma femme ne se sent pas très bien, mentit Arthur. Il faudra remettre à plus tard notre visite…
- Attendez ! Votre autorisation n’est valable qu’un seul jour ! Revenez !
Au milieu du vent et de la pluie, un sombre brouillard venait brusquement de se lever. Harry ne voyait plus les Aurors et pendant une seconde il ne voyait plus un seul Weasley autour de lui.
Une main le tira dans l’obscurité.
- Courrez vers la falaise, marmonna la voix de Mr Weasley.
Harry entendit la voix lointaine d’un des Aurors les appeler dans l’obscurité. La main de Ron le traîna à vive allure au milieu des dalles, puis Harry glissa bientôt dans le chemin boueux.
Il dévalèrent ainsi une vingtaine de mètres dans l’obscurité. Harry se releva d’un bond en traînant sa lourde cape pleine de boue.
- Que se passe-t-il Mr Weasley ?!
Arthur Weasley s’empressa de relever sa femme couverte de boue et repartit vers les falaises.
- Pas-le-temps Harry ! Vite !
Les Aurors venaient d’arriver en haut du chemin escarpé et descendaient dans leur direction.
- TOUT LE MONDE EST LÀ ? cria Mr Weasley d’une voix démente dans l’obscurité. Transplaner jusqu’à Poudlard !!!
Dans la panique tous s’exécutèrent et l’instant d’après les grilles de Poudlard leur faisaient face.
Mr Weasley fut outragée en voyant sa tenue pleine de boue.
- Mais enfin Arthur ! Qu’est-ce qu’il t’a prit !!!
- Nous avons du fuir, ah au fait…c’est moi la poudre d’obscurité, Fred et George ont vraiment fabriqué des choses étonn…
- ARTHUR !
- Désolé Molly, mais nous avons du fuir parce que la personne à qui j’ai parlée n’était pas Georgia Hawkins.
- Pas Georgia Hawkins ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ?
- Georgia est à Ste-Mangouste depuis l’attaque de Privet Drive ! Elle est amnésique Molly !
Tout le monde fut abasourdi.
- Nous n’avons pas parlé à des Aurors…mais sûrement à des Mangemorts : Azkaban est aux mains de l’ennemi.

***


- Mes fils…tembla Mrs Weasley. Fred…George…
- On va les sortir de là Molly !! s’écria Arthur en la secouant par les épaules. Il faut seulement agir vite ! « Revoir mes fils vivants » : Expecto Patronum !
Un cigne argenté sortit de sa baguette et vola jusqu’à Poudlard.
- Minerva va prévenir l’Ordre. Ils seront là d’une minute à l’autre. Vous quatre vous restez…
- ON VIENT AVEC VOUS ! crièrent Ginny, Harry, Hermione et Ron en chœur.
Arthur recula d’un pas sous les cris.
- D’accords, d’accords, mais vous resterez derrière nous….Pourquoi tu souris comme ça Harry ? ajouta-t-il avec inquiètude.
- J’ai un plan.
- Un plan ?
- Un méga plan de ouf.

***


Dix minutes plus tard, McGonagall les rejoignit, suivie de Maugrey Fol Œil et d’Hestia Jones.
- Où sont Remus et Nymphadora ? demanda Arthur.
- Ils ne répondent pas.
- Et Kingsley que fait-il bon sang ?!…Toujours aucune nouvelle d’Hagrid ?
- Je ne sais pas, aucun d’eux ne répond, répondit McGonagall.
- On s’en sortira sans eux, certifia Maugrey. Ça fait des mois que je n’ai pas combattu un petit Mangemort, j’ai besoin de me défouler.
- Harry où étais-tu passé ? s’écria Mrs Weasley en le voyant revenir de Poudlard.
- Nul part…
Arthur, Molly, Minerva et Maugrey levèrent les yeux au ciel.
- De mon temps on savait mieux mentir, philosopha McGonagall.

***


- Il faut attendre la tombée de la nuit, c’est notre seule chance, chuchota Mr Weasley après leur arrivée sur l’île d’Azkaban.
- Regardez la falaise…
Mrs Weasley montrait un gigantesque creux qui perturbait la linéarité du reste de la falaise.
- C’est peut-être l’œuvre de géants, expliqua Maugrey. L’un d’eux a du tomber dans le précipice. Il faudra redoubler de méfiance.
- Combien croyez-vous qu’ils sont ? demanda Hestia Jones.
- Une dizaine de Mangemorts et trois quatre géants, peut-être davantage…
- Et Vous-Savez-Qui ?
- S’il est là, nous faisons demi-tour et nous préviendrons le Ministère, vous avez compris ? demanda McGonagall en scrutant tout le monde. Les Mangemorts s’attendent à notre retour. Il faut que l’on soit plus malin qu’eux, mais surtout pas de geste inconsidéré…
- Allons-y, dit Maugrey.
Ils empruntèrent le même chemin qu’une demie-heure plus tôt. Arrivés au niveau de l’immense place dallée, ils virent une dizaine d’ombres humaines s’approcher d’eux. Quatre géants creuvèrent l’obscurité, chacun posté stratégiquement pour leur barrer le passage. En se retournant, Harry vit qu’un cinquième géant s’était placé juste entre eux et le chemin tortueux.
- Vous êtes stupides, aboya l’un des faux Aurors en s’approchant d’eux. Vous auriez pu prévenir la Terre entière et vous ne l’avez pas fait ! Personne ne peut transplaner d’ici, vous êtes morts…
- Nous voulons voir nos fils, répondit Mr Weasley sans trembler.
Les Mangemorts éclatèrent de rire. Apparemment, les géants eurent quelques difficultés à comprendre ce qu’il y avait de drôle.
- C’est pas grave Grynx, on vous expliquera plus tard, lança l’un des Mangemorts à un géant qui fronçait les sourcils dans un signe de concentration extrème.
- Nous avons une autorisation, continua Mrs Weasley très sérieuse en faisant fi des menaces.
Les rires cessèrent.
- Alors là les gars, je crois qu’on a affaire à de vrais singlés…répondit le chef des Mangemorts en écarquillant les yeux.
Les Mangemorts dévoilèrent leur visage et les encerclèrent. Leur chef n’était autre que Yaxley, l’énorme blond présent à Poudlard l’année passée. Harry reconnut Roockood, Dolohov, Mulciber, Jugson et Nott pour les avoir déjà rencontrés au département des Mystères. Le sorcier le plus éloigné était Macnair, l’exécuteur de créatures magiques. Crabbe, Rodolphus Lestrange étaient plus en retrait en compagnie d’une grande femme très charpentée qui les dépassait tous d’une tête. Le géant le plus proche d’Harry lui grogna dessus pour qu’il s’éloigne du chemin et revienne vers les Weasley.
- Une famille entière de traîtres à leur sang…et leurs illustres amis, ajouta Yaxley en lançant un regard méchant à Harry.
- Goyle s’est déjà occupé des jumeaux…Nous allons nous amuser un peu avec le reste de la famille.
Mr Weasley retena sa femme par le bras en lui faisant « non » de la tête en silence. Une larme coula sur la joue de Percy.
- Ha ha ha…Vous ignoriez qu’ils étaient déjà morts ? continua Yaxley. Vous croyez qu’on aurait attendu votre retour pour faire notre sale besogne ?
- Vous mentez, dit Ginny sans desserrer les dents.
- Ha ha ! Alors on n’est pas si fous à ce que je vois ? On a des sentiments…prononça l’immense femme à la carrure charpentée.
Elle s’approcha de Ginny en faisant tourner sa baguette d’un air menaçant.
- Hé qu’est-ce vous faites ! cria Mulciber à l’attention d’Harry.
Harry décapsula sa fiole et but d’une traite. Trois jets de lumières vertes fusèrent sur lui.
Les sorts provoquèrent une intense lumière, puis de la fumée épaisse. Celle-ci s’estompa et tous virent bientôt Harry étendu à terre sans bouger.
- Ha ha ha, Harry Potter tué comme un débutant !
Hermione et les autres Weasley lançèrent un regard épouvanté au corp inerte de leur ami. D’un même geste, ils prirent chacun leur fiole et avalèrent son contenu sans un mot.
- C’est un suicide collectif ou quoi ? aboya Yaxley. AVADA KEDAVRA !!!
- Avada Kedavra ! firent les autres Mangemorts d’une même voix.
L’intense lumière verte envahit la place et les Mangemorts se cachèrent le visage pour ne pas être aveuglés. Mais lorsque tous redevint sombre, les Mangemorts furent abasourdis de voir tous les Weasley encore debouts.
- Qu’est-ce…
Soudain Harry se releva et dépoussièra sa cape par pure provocation.
- Je crois qu’on a eu « un peu » de chance, lança Ron en haussant les épaules Merci Felix...
- TUEZ-LES TOUS !!! rugit Yaxley.
Le géant près de Percy leva ses deux poings pour l’écraser comme une mouche, mais un sort le percuta dans le dos et il tomba comme une masse. De l’autre côté, un autre géant fut terrassé avant même qu’il ne comprenne ce qui était en train de se passer.
Maugrey Fol-Œil, Hestia Jones et McGonagall venaient d’entrer dans la place la baguette en main et s’attaquèrent chacun au Mangemort le plus proche.
Un jet de lumière arriva dans le dos de Percy, mais il eut tout de suite l’idée de se baisser.
- Manus Vulnus !
Le Mangemort en face de lui ouvrit sa main de douleur et lâcha sa baguette. Il fit une roulade sur le côté pour la reprendre, malgré un jet de Percy qui passa à quelques centimètres de sa

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MessageSujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]   Sam 20 Oct - 14:03

tête.
Ginny était au prise avec la femme à forte carrure qui lui envoyait des Avada Kedavra en rafale. Elle sautilla en tout sens et se réfugia derrière l’énorme géant à la peau jaunâtre qui attaquait McGonagall. Le sort assomma le géant qui tomba lourdement sur le sol.
- Protego !
Ron essayait difficilement de maintenir devant lui un énorme bouclier pour résister aux assauts répétés d’un grand Mangemort.
- On ne va pas tenir longtemps comme ça ! s’écria-t-il. Le Felix Felici ne fera pas toujours effet !
Au moment où Mrs Weasley assommait Rolphus Lestrange en lui envoyant des dizaines de chaudrons en fonte sur la tête, Yaxley empoigna Maugrey et l’étrangla de ses énormes mains.
- Levicorpus !
Le Mangemort fut projeté en l’air et Maugrey lui envoya des cordes pour l’attacher solidement. Yaxley retomba lourdement sur le sol, émprisonné.
- Aaarghh…
Hestia Jones gémissait à terre en se tenant les jambes. Sa main se crispa pour essayer de reprendre sa baguette. Un géant venait de la renverser et lui écrasait les membres avec sa massue.
- Il faut faire quelque chose ! s’écria Ron qui courut vers Hestia.
Un Mangemort fit valdinguer la baguette d’Hestia dans les douves de la forteresse et pointa la sienne dans sa direction :
- Sectusempra !
Hestia Jones hurla de douleur sous les coupures mais trois puissants jets touchèrent le Mangemort en plein abdomen et le projetèrent dans les airs. Il dut ralentir sa chute pour éviter le précipice de la prison.
- Amplificatum ! s’écria Hermione en pointant sa baguette sur Ron qui courait toujours vers Hestia et le Géant.
Le jet l’illumina et une seconde plus tard Ron semblait grandir d’un mètre à chaque enjambée. Lorsqu’il percuta le Géant de plein fouet, il était aussi lourd et grand que ce dernier. Le géant chercha à se relever, mais Ron lui assena un violent coup de poing sous le menton. Il le frappa une nouvelle fois au visage et le géant s’évanouie. Ron se mit à rétrécir avec la même vitesse qu’au cours de sa transformation et s’écartait de l’énorme masse, lorsqu’un autre géant le percuta de plein fouet dans un craquement d’os terrible.
- Wingardium Leviosa ! hurla Maugrey.
Un gigantesque rocher se détacha de la forteresse et fut projeté sur le deuxième géant. Il le toucha violemment à l’aine et le renversa sur le côté. Le géant s’écroula comme une masse en faisant trembler le sol.
- Arggh…hurla Ron en contemplant ses jambes brisées.
- Rookwodd ! Jugson ! Achevez-les !
Mais au moment où les deux Mangemorts s’approchèrent d’Hestia et de Ron, ces derniers se desillusionnèrent sous leurs yeux.
Les Mangemorts jetèrent des Avada Kedavra en tout sens pour tenter de les atteindre, mais un sort lancé par Percy et Mrs Weasley les désarma. Jugson ramassa sa baguette, mais au moment où il s’aprêta à lancer un sort contre Percy, celui-ci le projeta en l’air. Le Mangemort tomba dans les douves insondable en criant de terreur.
Les huit autres Mangemorts se mirent à courir en direction d’Azkaban en laissant Yaxley derrière eux.
- Il faut alerter le Ministère ! hurla McGonagall qui stupéfixia dans le dos l’un des fuyards.
Le dénommé Mulciber roula à terre et fut bientôt attaché par de solides cordes envoyées par Maugrey.
- NON ! Nous n’avons pas le temps ! Mes fils sont à l’intérieur ! cria Mrs Weasley.
Harry courut vers le pont-levis pour ratrapper Mrs Weasley, suivi de près par Maugrey, Mr Weasley, Ginny, Percy et Hermione. McGonagall resta en retrait auprès de Ron et Hestia pour les protéger.
Les sept Mangemorts disparurent dans l’entrée et l’un deux trancha la corde retenant le pont-levis.
Harry et ses amis durent sauter sur le pont qui remontait déjà à la verticale pour s’accrocher à lui. Des jets de lumière fusèrent pour les décrocher et Hermione s’écria :
- Je vais lâcher !
Elle sauta en arrière et percuta le bord du précipice. Elle avaient toutes les difficultés du monde à remonter la paroi, mais au grand soulagement des autres, elle tira de toutes ses forces sur ses bras et ses jambes retrouvèrent bientôt la terre ferme.
Pendant ce temps, Percy du ratrapper la main de sa mère in extremis alors que le pont était déjà quasiment à la verticale. Mr Weasley l’aida à la hisser jusqu’à à une meilleure prise. Les jets de lumière avaient cessés. Apparemment, les Mangemorts cherchaient à s’engouffrer encore plus profondément dans la forteresse.
- Prévenez le Ministère lança Arthur Wesaley à Hermione tandis qu’il s’accrochait de toutes ses forces, suspendu au dessus des sombres douves.
Le mouvement du pont-levis cessa et tous l’enjambèrent pour passer de l’autre côté.
- Il y a au moins dix mètres Arthur, prononça Mrs Weasley tremblotante en regardant sous ses pieds, je n’y arriverais pas…
- Courage Molly, nous sommes avec toi !
- Et maintenant on fait quoi ? demanda Percy en jetant un regard au vide sous ses pieds.
- Mousse Anti-Choc, fabrication « Weasley Family® »! annonça Arthur Weasley avec fierté en sortant une petite boule blanche de sa poche.
- Ce n’est plus « Farces et Attrapes pour Sorciers Facétieux » ? demanda Maugrey avec une pointe de déception dans la voix.
- Rassurez-vous Alastor : l’esprit de la maison a été conservé… »
Il lâcha la bille blanche dans le vide. A peine l’eut-elle percuté qu’une mousse géante commençait à remonter la paroi du pont. Maugrey recula ses pieds par peur mais la mousse s’arrêta avant de les atteindre.
- Allons-y !
Arthur sauta du pont et disparut dans la mousse, suivi de près par son fils Percy et Ginny. Harry et Maugrey sautèrent avec Mrs Weasley qui avait tout de même un peu d’apréhension.
Ils traversèrent tous la mousse et posèrent délicatement le pied au sol.
- Aguamenti !
L’épaisse mousse blanche fondit sous l’effet de l’eau et l’instant d’après les six se retrouvèrent en face d’un premier rideau d’immenses herses. Ils virent une dizaine de rangées de herses suivre la première dans l’obscurité.
- Impossible de passer les herses, elles sont ensorcelées depuis des siècles, grogna Maugrey d’un air sombre…
- Moenia Superare, annonça Harry. Vite vos fioles !
- D’où tu sors toutes ces potions mon chéri ? demanda Mrs Weasley suspicieuse alors qu’elle avalait le contenu de sa fiole. C’est légal au moins ?
- Heu…oui. Peut-être…
Ils s’alignèrent en se prenant par la main. Une seconde plus tard, ils s’enfonçèrent tous les six dans le sol. Harry les tira jusqu’à la surface de l’autre côté des herses. Il vit encore huit ou neuf rangées de herses face à lui.
- On continue !s’écria-t-il en les faisaint replonger dans le sol.
- J’ai un peu peur du noir…grogna Maugrey mal à l’aise.
Cette fois-ci ils traversèrent tous à vive allure. Ils gagnèrent la surface avec la même impression désagréable qu’après un interminable apné.
- Par là ! cria Mr Weasley.
Il s’engagea dans le couloir principal à toute vitesse. Une ombre passa devant lui sous le regard horrifié d’Harry. Il n’eut pas le temps de crier qu’un éclair rouge illumina le couloir pour atteindre Mr Weasley en pleine tête. Harry poussa Ginny et Mrs Weasley dans l’angle du couloir tandis que Percy et Maugrey avait déjà choisi l’autre côté.
- Perterreo ! s’écria le Mangemort.
Des immenses flammes envahirent le couloir ou le corp inerte de Mr Weasley reposait. Harry transperça à toute allure le feu et envoya un puissant jet d’eau sur Mr Weasley.
L’ombre essaya de retraverser le couloir, mais Harry la stoppa net.
- Incendio !!
Le Mangemort prit feu et ses jets de Flammes Panique cessèrent immédiatement sous ses hurlements. Une plainte terrifiante creva le silence d’Azkaban. Harry s’avançait prudemment dans le couloir lorsque la baguette du Mangemort enflammé tournoya une dernière fois dans sa direction.
- Prote…
- …guamenti !!!
cria la voix terrifiée de Ginny.
Elle venait d’enlacer Harry et ils furent soudain tout deux prisonniers d’une boule d’eau glacée, alors que de nouveaux jets de flammes échouèrent dans le rideau d’eau vitreux. Le feu essayait de rentrer de force dans la boule et Harry sentait toujours Ginny le serrer fortement contre elle. Les flammes cessèrent bientôt leurs assauts et dans cet espace qui semblait intemporel, Harry se retourna vers Ginny un peu groggy par son sauvetage in extrémis. La boule se creva et l’eau retomba avec fracas sur eux.
- Expelliarmus !
Percy avait désarmé le Mangemort pourtant écroulé à terre. Une odeur de chair brûlée les dégoutèrent. En s’approchant de lui, Harry et Ginny découvrèrent le visage à moitié brûlé de Nott. Apparemment, il avait succomber à ses blessures après son ultime lancer de flammes.
- Arthur réponds-moi ! implora Mrs Weasley en secouant le corps inerte de son mari dans le couloir. Je t’en supplie ouvre les yeux !
- Qu…qu…
- Oui mon chéri c’est bien ! cria Molly en larmes. Je suis là Arthur ! Regarde-moi, tu peux me voir !
La tête d’Arthur bascula légérement en direction de Mr Weasley et il ouvrit faiblement les pupilles après de maints efforts. Molly le serra très fort contre elle.
- Maman surveille-le ! cria Percy. Nous allons chercher Fred et…
- Il n’en est pas question !! aboya Mrs Weasley en se relevant. C’est à moi d’y aller !
- Ne vous inquiètez pas, je vais rester auprès de lui, dit Maugrey en s’agenouillant près d’Arthur pour le couvrir de sa cape.
Mrs Weasley fit un signe de tête à Maugrey pour le remercier et s’engouffra sans plus attendre avec Harry, Ginny et Percy dans le couloir principal.
- Cellule 315 ! hurla Percy qui courait en tête avec Ginny. Avec un peu de chance, les Mangemorts ne les ont pas déplacés, vite Maman !
Il eut comme un gigantesque tremblement de Terre et le plafond s’écroula dans le dos de Percy et Ginny. Le choc obligea Harry à se plaquer à terre. Lorsque tout redevint calme, un gigantesque mur de pierre le séparait de ses amis. Il tenta de passer la paroi, mais le Moenia Superare était insuffisant et ne faisait quasiment plus effet.
- Vite Mrs Wealsey il faut les retrou…
Lorsqu’il se retourna, il ne vit personne. Molly Weasley avait disparu du couloir. Pourtant Harry était certain qu’elle le suivait de près dans la course. Il fit demi-tour dans la panique et essaya de retrouver un chemin. Il appella le nom de Molly plusieurs fois sans faire attention au chemin qu’il prenait. Il atterrit bientôt dans un nouveau couloir et courut devant une dizaine de cellules non numérotées avant d’atteindre une porte en métal.
Mais au moment où il voulut ouvrir la porte quelque chose lui brûla fortement la cuisse.
- Le Miroir !
Harry sortit le miroir de communication qui rougeoayit et l’ouvrit. Il fut stupéfait de voir le visage de Hagrid en gros plan. Hagrid lui criait quelque chose en faisant de grands gestes paniqués, mais le son avait été complètement coupé. L’image se brouilla et le visage d’Hagrid disparut.
Son cœur se mit à bondir dans sa poitrine.
« Hagrid a des problèmes, pensa-t-il. Hagrid a des problèmes et je ne peux rien faire ! »
Il s’élança tête baissée à travers le couloir.

***


- MAMAN !!! cria Ginny angoissée. HARRY !!
- Ils ne peuvent pas nous entendre, dit Percy en fixant l’éboulement de pierres.
- Il faut détruire ce mur…
- Non arrête le bruit va ameuter les Mangemorts ! s’écria Percy. Viens il ne faut pas rester ici, les Mangemorts vont tout faire sauter pour chercher à nous emprisonner. On trouve Fred et George et on met les voiles.
- Mais Maman ?
- Elle est avec Harry, tout va bien se passer. On finira par se retrouver à la cellule 315. Viens !
Ginny se mit à pleurer et s’écroula dos au mur.
- Ce n’est pas le moment !
- Ils sont déjà morts Percy…On va tous mourir !
- Il y a encore un espoir ! s’écria-t-il. Vite je t’en…L’escalier !
Ginny le regarda sans comprendre.
- Là-bas l’escalier ! C’est le troisième étage Ginny !
Il la releva et tous les deux se ruèrent vers l’escalier. Ils grimpèrent quatre par quatre les marches en repoussant leurs limites physique. La lumière des torches éclairaient faiblement ce nouveau couloir qui s’offrait devant eux.
- C’est là…chuchota Percy.
- Oh mon Dieu là ! s’écria Ginny.
Percy vit une silhouette sombre étendue dans l’ouverture d’une cellule. Il s’approcha lentement d’elle la baguette en main tandis que Ginny retint sa respiration derrière lui.
Percy s’agenouilla près du corps avec effroi. Sa baguette était pointée sur la nuque de l’homme. Ils n’y voyaient rien dans l’obscurité. Percy le retourna…
- C’est…c’est Goyle !! balbutia-t-il avec soulagement. C’est Goyle !

***


Harry scruta un à un les numéros des cellules.
« 102…103…104… »
- Mais où je suis bon sang ! rugit-il.
Sa voix résonna fortement sur les parois et se répéta comme sous l’effet d’un echo. Harry se prit la bouche à deux mains et décida alors d’avancer plus prudemment dans les couloirs.
Il s’arrêta net. Des bruits de pas se firent entendre au dessus de sa tête. Des gens couraient à l’étage du haut. Il fallait qu’il trouve le moyen de les rejoindre.
Il s’élança à une vitesse folle dans le couloir. Au détour du couloir qu’il avait déjà traversé, il aperçut un escalier en colimaçon. Les voix augmentèrent à mesure qu’il avançait, puis bientôt : plus rien.
Le couloir était désert. Harry s’avança à pas de loup.
« 312 …J’y suis presque…»
Il empoigna fermement sa baguette en longeant les murs.
« 314…315…Qu’est-ce que…»
- Endoloris ! cria une voix glaciale derrière lui.

***

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Dernière édition par le Sam 20 Oct - 14:15, édité 1 fois
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[Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE]

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