
Ayé, il est arrivé... |
| | | [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] | |
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Hallow Auror

Nombre de messages: 1326 Age: 28 Localisation: In this beautiful world Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 1 Avr - 22:57 | |
| Il hésita un moment en regardant Harry avant d’ajouter : -C’est…c’est Hagrid qui les a fait. Le professeur McGonagall regarda les jumeaux d’un air suspicieux avant de finir par retirer sa main. -Dans le doute, je préfère ne pas risquer de déchausser mes couronnes…céda-t-elle. Mais je vous ai à l’œil vous deux. Vous n’êtes plus élèves de Poudlard, mais sachez que l’Ordre n’admet aucune blague ou entourloupe en tout genre. -Voyons Minerva, intervint Lupin. Nous sommes certes en temps de guerre, mais nous avons aussi le droit de nous détendre. -Je crois que vous vous êtes déjà suffisamment « détendu » comme vous dîtes lorsque vous êtiez à Poudlard, Remus…Il n’est pas nécessaire d’ajouter d’autres « amusements » à votre palmarès… Remus Lupin se tut et échangea un rapide regard avec Tonks qui s’efforçait difficilement de ne pas rire à cette dernière remarque. -Minerva, souligna Maugrey, je crois me souvenir que vous ne nous aviez pas fait venir pour parler uniquement de Rogue ou des facéties des jumeaux Weasley. Pourrait-on enfin parler du sort de Poudlard ? -Vous avez raison, Alastor, répondit le professeur McGonagall. Celle-ci prit une grande inspiration avant de déclarer d’un air tendu : -Comme vous le savez, le ministère cherche à s’immiscer dans les affaires de l’école. C’est d’ailleur la principale raison pour laquelle il a décidé de rouvir Poudlard… -Poudlard va rouvrir ?! s’écria Neville tout existé. -Oui Londubat, répondit le professeur McGonagall, mais soyez gentil de ne pas m’interrompre. -Pardon, professeur…marmonna Neville d’un air coupable. -Ce n’est rien, dit-elle calmement. Ou en étais-je ? Ah oui… Le ministère cherche à s’immiscer dans les affaires de l’école. Mais il a oublié qu’il ne pouvait rien faire contre les règles préétablies par les fondateurs. Le professeur McGonagall se tourna vers Harry, Luna, Neville et Ginny. -En tant qu’élèves, vous ignorez peut-être comment fonctionne la succession pour la place de directeur à Poudlard. Peu de sorciers extérieurs connaissent ce fonctionnement. A la mort de… du directeur, continua-t-elle avec gravité, c’est au Choixpeau de décider du prochain. En général, il choisit de nommer l’actuel sous-directeur comme nouveau directeur. C’est pour cette raison que la plupart des sorciers pensent que les sous-directeurs remplacent systématiquement les directeurs défunts. Or dans l’Histoire de la Magie, cela n’a pas toujours été le cas. Certains sous-directeurs se sont vu refuser l’accès au bureau du directeur, car ils avaient de mauvaises intentions ou pire parce qu’ ils avaient commis des crimes, quelques fois même contre l’ancien directeur. -C’est pour cela qu’Ombrage n’a pas pu rentrer dans le bureau de Dumbledore il y a deux ans ? demanda Harry. -Le professeur Ombrage…rectifia McGonagall sans dissimuler un sourire au coin des lèvres. Oui tu as parfaitement raison. Mais cela ne veut pas dire que Dolorès Ombrage a tué quelqu’un. Je ne me permettrait pas d’avancer une telle chose -même si elle a sûrement des vus sur les centaures-, simplement que le Choixpeau a décidé à cet instant que Albus Dumbledore était toujours le directeur légitime et qu’il n’y avait donc aucune raison de le remplacer. Cette sécurité a été créé par Godric Gryffondor lui-même, pour éviter que des forces obscures ne s’emparent de l’école. Tout cela pour vous dire que le Choixpeau m’a choisie, contre les espérances du ministère d’ailleurs. -Mais le ministère a clairement dit qu’il choisirait lui-même les nouveaux professeurs, lança Harry. Je l’ai lu dans la Gazette. -Tu as tout à fait raison, répondit McGonagall avec un sourire. Mais personne du ministère n’a accepté de venir enseigner à Poudlard ! ajouta t-elle avec un air de triomphe. -Comment est-ce possible ? s’étonna Ginny. -Ce n’est pas étonnant, souligna Arthur Weasley. Après ce qui est arrivé, personne n’aurait envie d’enseigner dans un tel lieu. Lorsque l’école rouvrira en septembre, la majorité des élèves seront sans doute absents. Les parents ne laisseront pas leur enfants dans un tel établissement, « à la merci des Mangemorts » comme se plait à dire la Gazette. -Mais ce n’est pas vrai ! s’insurgea Harry. Poudlard n’est pas plus dangeureux qu’un autre endroit. C’est même tout le contraire. -Je suis d’accord avec toi Harry. Pour moi non plus il n’y a pas d’endroit plus sûr que Poudlard, à part peut-être un coffre de Gringotts, vus les moyens que les gobelins ont investis dans leur nouvelle sécurité. Mais la plupart des sorciers ont peur. Ils préfèraient tous surveiller de plus près leurs enfants que de les voir devenir la proie des Mangemorts. -Quoiqu’il en soit, intervint Mrs Weasley, nous pouvons vous certifier avec Arthur, que Ron et Ginny retrouveront les chemins de l’école. Cette année est trop importante ; surtout pour Ron. Et j’imagine que Harry, Luna et Neville seront présents également. Vous voyez, Minerva, nous nous laisserons pas abattre. Poudlard continuera à vivre et inculquer à ses élèves les valeurs qui lui sont les plus chères.. -Bien parlé ! grommela Maugrey Fol Œil. -Merci Molly, fit le professeur McGonagall sans cacher son émotion. Je suis contente pour l’école et pour tous ses professeurs. Harry se sentit tout à coup mal à l’aise, car il ne comptait pas retourner à Poudlard. Toutes ces personnnes avaient foi en la réouverture de l’école et comptaient un peu sur lui pour la faire vivre. Harry ne dit rien, mais il redoutait plus que tout au monde de les décevoir lorsqu’il serait loin de Poudlard à la recherche des horcruxes. -Pourquoi nous dire tout ça ? demanda subitement Luna, en sortant de sa torpeur. Nous ne sommes que des élèves de premier cycle. -Luna a raison, approuva Ginny, nous n’avons rien à voir avec les affaires de l’école et encore moins celles de l’Ordre du Phoenix. -Au contraire, répondit calmement Lupin en s’approchant de Harry et de ses amis. Vous avez tout autant votre place ici que n’importe lequel d’entre nous. C’est pourquoi nous vous donnons la possibilité de nous rejoindre. De faire parti de l’Ordre. -Nous ? fit Neville incrédule. Vous voulez que l’on soit membre de l’Ordre ? -Exactement…Enfin avec votre accord bien sûr et dès que vous aurez atteint la majorité. C’est déjà le cas d’Hermione et de Ron si je ne m’abuse. Et bientôt le cas d’Harry et de toi-même. Il faudra attendre plus longtemps pour Ginny et Mlle Lovegood. -C’est…c’est incroyable…lâcha Neville estomaqué. -Mais attention, complèta Mr.Weasley. Vous ne serez pas en première ligne si une éventuelle attaque survenait. Vous avez suffisamment risqué votre peau pour l’Ordre ou pour Poudlard. Et personnellement –et je crois que cela est le cas pour tout le monde ici présent-, je ne voudrait pas avoir la mort d’un jeune sorcier sur la conscience… -Dumbledore avait confiance en vous, continua McGonagall à l’attention d’Harry. C’est lui le premier qui avait découvert votre petite organisation du temps de l’A.D., et moi j’ai foi en Dumbledore… -Et nous aussi, fit Tonks la mine réjouie. -Mais il y a encore une chose que je voudrais mettre au clair, déclara le professeur McGonagall. Et cela vous concerne Harry. -Moi ? répondit Harry surpris. -Oui vous Potter. J’aimerais revenir sur le soir où est mort Dumbledore… Car nous savons tous qu’il était parti avec vous ce soir-là. Et il est fort probable que sa courte absence ait été profitable à l’exécution du plan de Drago Malefoy. Malheureusement nous ignorons encore l’objet de votre départ. -Il n’y a rien de plus à dire, trancha Harry d’un ton qui frôlait l’impolitesse. Nous en avions déjà discuter Professeur et je ne peux hélas rien vous révéler. Cela concerne uniquement Dumbledore et moi-même. Le professeur McGonagall ne s’offusqua pas du ton légèrement rude qu’employa Harry. Celui-ci restait debout face à elle, cherchant à ne rien transparaître de ses émotions. Rien qui pourrait mettre un membre de l’Ordre sur la voie du secret qu’il partageait avec Dumbledore. Harry sentit le regard pesant des sorciers présents autour de lui. A cet instant, il était complètement déstabilisé par la demande du professeur McGonagall et la forte assemblée présente autour de lui, épiant le moindre de ses faits et gestes, agravait son état d’anxiété. Il en voulait au professeur McGonagall d’utiliser la réunion dans le but de lui faire avouer son secret. Il croisa le regard d’Horace Slughorn qui dodelinait de la tête en émettant un léger soupir. C’est alors qu’il comprit. Il n’était pas le seul à être au courant pour les horcruxes de Voldemort. Horace Slughorn devait aussi avoir deviner ce que Dumbledore cherchait lorsque ce dernier lui avait demander un de ses souvenirs. Harry savait maintenant que Slughorn avait certainement fait le lien, mais qu’il lui était impossible de l’avouer aujourd’hui sans provoquer la suspicion et la terreur de tous les membres de l’Ordre. Harry se rappellait combien Slughorn s’était sentit coupable le soir où il lui dévoila son souvenir. Le professeur de potion était lui aussi dans une situation délicate vis à vis de l’Ordre du Phoenix. -Nous voulons juste t’aider, Harry, déclara Tonks d’une voix rassurante et compatissante. Quelque soit le secret que tu détiens, la mission auquelle tu as participé, il faut que tu nous le dises Harry. -Non, c’est impossible, fit-il d’un ton ferme. -Voyons Potter, maugréa Fol Œil, vous ne pouvez pas à vous seul réussir là où Dumbledore a échoué. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas. Vous avez une mission ? -Dumbledore n’a pas échoué ! s’écria Harry avec colère. -Alors faîtes en sorte de réussir Harry, trancha McGonagall d’une voix autoritaire. Demandez de l’aide ! -Je… Harry voulut répondre, mais une douleur si vive au niveau de sa cicatrice le paralysa subitement. -Potter ! Vous vous sentez bien ? s’inquiéta McGonagall. -C’est rien…mentit Harry en portant sa main à son front. La douleur s’était atteignée mais restait encore présente, tandis que les sorciers s’étaient davantage rapprochés de lui comme pour l’examiner. -C’est votre cicatrice, n’est-ce pas ? soupira McGonagall d’un air réprobateur. Je croyais que vous n’étiez plus en relation avec Vous-Savez-Qui. Je croyais que Dumbledore avait tout fait pour qu’une telle chose ne se reproduise plus jamais à l’avenir. -Et c’était le cas, jusqu’à ce jour, se défendit Harry. Harry ne mentait pas. Sa cicatrice ne lui avait fait aucun mal depuis la mort de Sirius. Il ne comprenait pas pourquoi la douleur lancinante avait subitement refait surface. -Vous voyez bien qu’il faut accepter notre aide Potter, continua McGonagall. Vous ne pouvez pas rester dans cet état et combattre Vous-Savez-Qui à vous tout seul ! -Laissez Potter tranquille, coupa Horace Slughorn en s’approchant d’Harry. C’est à lui seul de décider de ce qu’il doit faire. Lorsqu’il sera en difficulté, nous pourrons toujours venir l’aider. Nous ferons en sorte qu’il puisse communiquer avec nous facilement comme nous avons coutume de faire… -Je serais curieuse de connaître ce moyen de communication, fit une petite voix douceureuse derrière eux. _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
|  | | Hallow Auror

Nombre de messages: 1326 Age: 28 Localisation: In this beautiful world Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 1 Avr - 22:58 | |
| Cette intervention glaça le sang d’Harry qui se retourna subitement vers l’entrée du chapiteau. Son regard se porta rapidemment sur la petite femme replète qui affichait un large sourire sadique, ce qui étirait d’avantage les rides aux commisures de ses lèvres. Elle portait une horrible robe rose parsemées de fleurs grotesques et un nœud de petite fille dans les cheveux. De sa main potelée, elle fit signe à la personne qui se trouvait derrière elle. -Entrez donc Monsieur le Ministre, fit-elle d’une petite voix faussée. Et constatez ainsi de vos propres yeux que je ne vous avais pas menti. -Ce sera à moi d’en juger, Dolorès, répliqua un grand sorcier en s’avançant dans la pièce. Le nouveau venu portait une grande robe noire austère. Sa longue chevelure grisonnante faisait penser à la crinière d’un vieux lion. L’homme respirait l’autorité et la sagacité. Sa simple présence provoquait le respect. Il était accompagné d’un grand jeune homme roux qui précédait chacun de ses mouvements, tel le sbire au service de son maître. Deux énormes Aurors s’avançèrent également dans la lumière. En voyant son fils entrer, Mrs Weasley ne put s’empêcher d’aller à sa rencontre pour le serrer dans ses bras -Percy ! Tu es venu ! s’écria-t-elle sans dissimuler sa joie. -Bien sûr Maman, répondit le jeune homme en serrant sa mère à son tour. Arthur Weasley regarda son fils sans esquisser le moindre mouvement en sa direction. Ginny et ses frères restèrent prostrés, abasourdis par cettte arrivée inopinée. -Et bien, je vous en pris, continuez, ordonna Dolorès Ombrage méprisante. Nous ne voulons pas gêner le cours de votre réunion secrète. Je suis heureuse de voir des têtes connues, siffla-t-elle en passant devant Arthur Weasley, Tonks et Shakelbolt. -Où voyez-vous une réunion secrète, Dolorès ? demanda McGonagall en parlant d’une voix étonnament courtoise. -Ne commencez pas à nier ! s’écria Ombrage d’un ton beaucoup moins sirupeux. Que faites-vous tous ensemble dans un coin isolé du reste de la fête si ce n’est pour comploter contre le ministère ? -Vous avez beaucoup d’imagination, ma chère. -J’espère que vous en aurez autant pour choisir de nouveaux professeurs pour la rentrée, répondit Ombrage vexée. Vu le niveau de confiance qu’inspire désormais Poudlard, la tâche s’annonce périlleuse… A ce propos, si vous avez besoin d’une aide quelconque à ce sujet n’hésitez pas, ironisa Ombrage en montrant ses dents. -Merci, mais ce ne sera pas nécessaire, coupa séchement McGonagall. Et puis de toute façon, le ministère a déjà failli dans cette tâche, non ? Mais ne vous inquiétez pas, j’ai déjà contacté les deux professseurs qui prendront les postes de Défense contre les Forces du Mal et de Métamorphoses, ajouta-t-elle avec un air de triomphe. -Quoi ? demanda Ombrage interloquée. Quels sorciers assez fous pourraient… -Et bien moi, Dolorès, gronda Kingsley Shakelbolt de sa voix grave. Le poste de Défense contre le Mal est périlleux comme vous dites –et je crois me souvenir que vous avez eu une mauvaise expérience dans ce domaine-, mais que voulez-vous, il faut bien gagner sa vie…ajouta-t-il avec une pointe d’ironie. -Vous ! s’étonna Dolorès Ombrage en ouvrant sa bouche comme si elle était prête à se fondre sur un insecte. Et le poste de professeur de Métamorphoses ? -Mrs Marchebank m’a donné son accord, répondit McGonagall parfaitement détendue. -Cette vielle peau ?!!! Mais elle au moins cent quatre vingt ans !!! -Surveillez votre langage Dolorès ! Ou je ne réponds plus de rien ! s’écria le professeur McGonagall en perdant soudainement son calme. -J’utilise le ton que je veux ! Je n’ai aucune leçon à recevoir de la part de gens tels que vous Minerva ! Qui vous croyez au dessus des lois du ministère. Un jour ou l’autre, vous payerez tous pour votre insolence ! Et d’ailleurs Dumbledore a déjà payer son tribut ! -Répétez ce que vous venez de dire !!!!!! s’écria McGonagall dans une furie indescriptible. -Calmez-vous je vous en prie, intervint Rufus Scrimgeour d’une voix autoritaire. Nous ne sommes pas venus pour se disputer avec vous. Le ministère n’est pas un ennemi de l’Ordre du Phoenix. Néanmoins, je constate que votre organisation ne respecte pas ses engagements vis à vis de nos lois. -Quels engagements ? s’étonna Maugrey. -Nous n’apprécions pas beaucoup le fait qu’il y ait une autre force en puissance qui agit dans l’ombre du ministère. Cette guerre contre les Mangemorts et Vous-Savez-Qui ne regarde que les autorités compétentes et j’aimerais qu’à l’avenir, vous nous laissiez opérer. -Les autorités compétentes ? répéta Lupin sarcastique. -Vous avez la mémoire courte Rufus, intervint Kingsley. Rappelez-vous de la bataille au sein même du ministère. Avez-vous conscience de ce que l’Ordre vous a apporté ce jour là ? Nous vous avons tiré d’une situation dramatique. Et l’arrestation de Bellatrix, ça vous dit quelque chose ? C’est pourquoi je vous conseillerais plutôt de nous soutenir. Ne commettez pas les mêmes erreurs que votre prédecesseur. -Je suis navré que vous n’ayez pas plus confiance en notre efficacité, après tant d’années à travailler à nos côtés, Kingsley. Ça me désole de vous en entendre parler ainsi. Je crois que Nymphadora et vous-même, avez fait une erreur stupide en vous alliant à cet Ordre. -Cela n’a rien de stupide de combattre Voldemort par tous les moyens ! coupa Harry dans un sursaut de colère. Rufus Scrimgeour se rapprocha de lui d’un pas lent et le pointa du doigt. -Sauf quand on risque la vie des gens qui nous sont chers…ajouta-t-il. La mort de Dumbledore ne vous a donc servi à rien ? Vous ne pouvez pas lutter seuls contre Vous-Savez-Qui. -De toute façon, ce n’est pas vraiment leur but, coupa Ombrage de sa voix sucrée. Ils ne cherchent qu’à étendre davantage leur influence sur le monde des sorciers. Je ne m’étonnerais pas un jour de les voir tous surgir aux portes du ministère pour faire un coup d’Etat. C’est pourquoi, je vous ai déjà demandé de dissoudre cet Ordre, monsieur le Ministre. Il y va de la sécurité de nos concitoyens… -Attendez, fit M.Weasley incrédule à l’attention de Dolorès Ombrage. Vous nous voyez comme des Mangemorts ? Mais vous êtes complètement folle… -Ça vous va bien de dire ça, vous qui avez enfanté des graines de délinquants, repliqua-t-elle méchamment en désignant Fred et Georges. -Comment osez-vous…s’étrangla Mrs Weasley outrée. Arthur Weasley eut juste le temps de retenir son épouse alors que celle-ci avait déjà tendu sa main vers l’intérieur de sa robe. -Molly, non, fit-il d’un voix calme. -Dolorès, cessez ce petit jeu stupide…commença Scrimgeour. -Laissez monsieur le Ministre…dit-elle d’une voix nonchalente. Et bien allez-y Mrs Weasley, prenez votre baguette, ricana Ombrage en étirant davantage sa bouche de crapeau. Nous serons heureux de vous trouver une cellule à Azkaban, si c’est cela que vous cherchez. Mrs Weasley écarta sa main de l’intérieur de sa robe dans un accès de colère. Harry n’avait jamais vu la mère de son ami Ron dans un tel état. Elle était devenue rouge de rage et était prête à bondir sur Dolorès Ombrage. A cet instant, Harry regrettait presque que Mrs Weasley n’ait pas sorti sa baguette pour faire taire les immondes perfidies sortant de la bouche de ce crapeau d’Ombrage. Le reste de la famille Weasley se força à contenir son calme et Harry vit Ginny lancer des regards noirs à Percy qui évita tout de suite la confrontation en baissant les yeux vers Scrimgeour. Harry crut un instant décéler comme de la peine sur le visage de Percy, mais il pouvait difficilement s’en rendre compte dans la pénombre. Quant à Dolorès Ombrage, elle s’amusait de son autorité retrouvée et se dirigeait d’un pas léger vers la table des jumeaux. -Nous nous retrouvons enfin, vous deux, lança-t-elle d’un air méprisant. Je vous trouve beaucoup moins grandiloquents comparé à notre dernière confrontation. Fred ne leva pas la tête, mais la main de son frère lui crispa subitement le bras. D’un mouvement très lent, Georges semblait lui désigner quelque chose. Sur le moment, Harry ne comprît pas ce qui se passait. Mais en suivant le regard de Georges, il fut tout de suite saisit par ce qu’il voyait. Une minuscule dragée échappée de la coupe roulait doucement en direction de la main boudinée d’Ombrage posée sur la table. Le bonbon continuait sa course très lentement comme guidé par une faible pente imaginaire. -Qu’avez-vous tous les deux ? demanda subitement Ombrage sans prêter attention à la dragée. Vous avez perdu votre langue ? Mais les jumeaux n’eurent même pas le temps de répondre que la minuscule dragée sauta subitement sur la main d’Ombrage. -Mais…qu’est-ce que…fit-elle étonnée en regardant sa main. D’un geste brusque elle secoua son bras pour faire tomber la dragée qui restait agrippée à son index. Ombrage ne comprenait pas pourquoi cette chose était tellement attachée à sa main et se retourna affolée vers Scrimgeour comme pour demander de l’aide. -Regardez ! fit-elle en montrant son bras aux autres sorciers. Vous savez ce que c’est ? -Bon sang…lâcha Scrimgeour choqué, ça se développe ! Ombrage posa à nouveau les yeux sur son bras et fut terrorisée par ce qu’elle voyait. La minuscule dragée s’était transformé en une immense boule gélatineuse qui emprisonnait maintenant la totalité de son avant bras comme si Ombrage l’avait enfoncé tout entier dans de la gelée. La matière gélatineuse remontait son bras et engloba rapidemment son buste, puis ses jambes la faisant ainsi décoller du sol. De son bras libre, Ombrage tenta désespérément de prendre sa baguette, mais c’était trop tard. L’énorme gelée laissa bientôt place à une sphère géante qui l’engloba totalement, telle une gigantesque bouteille emprisonnant un crapeau. Les sorciers étaient tous horrifiés, et particulièrement les jumeaux qui se colèrent appeurés contre le mur. Ombrage essaya de crier à l’intérieur de la boule mais personne ne pouvait entendre ce qu’elle disait. Harry pouvait juste percevoir le visage épouvanté d’Ombrage prisonnière de la sphère, à travers l’épaisse gelée mouvante. Un Auror tendit subitement sa baguette en direction de la sphère gluante qui commençait désormais à rouler lentement en direction des autres sorciers, comme le fit auparavant la minuscule dragée sur la table des jumeaux. -Il faut la sortir de là ! cria l’Auror en pointant toujours sa baguette vers la sphère. Reducto ! Un rayon de lumière sortit violemment de sa baguette et vint rebondir sur la sphère sans causer le moindre dommage -Non, nous ne pouvons pas risquer de la blesser ! s’écria Scrimgeour en serrant le bras de l’Auror pour l’empêcher de lever à nouveau sa baguette. -Mais elle va étouffer ! fit l’Auror. De toute façon, mon jet a rebondi. -Il faut viser les contours de la sphère sans la toucher pendant que nous pouvons encore apercevoir la silhouette d’Ombrage ! s’écria McGonagall en tirant sa baguette. Scrimgeour, Shakelbolt et l’autre Auror sortirent également leur baguette et se mirent à côté de McGonagall -Prêts ? -Prêts ! -REDUCTO ! prononcèrent-ils tous d’une même voix Cinq jets puissants sortirent simultanément de leurs baguettes et frappèrent de plein fouet le haut de la sphère qui explosa sous l’impact dans un vacarne retentissant. Les sorciers se couvrirent le visage pour éviter les projections et Harry aperçut bientôt le corps inerte d’Ombrage allongé par terre et recouvert d’une épaisse couche de guimauve, comme si une énorme bulle de chewing-gum s’était explosée sur elle. Scrimgeour se rua vers Ombrage qui ne donnait aucun signe de vie, restant à plat ventre dans les restes de gelée dans une position immobile. -Dolorès ! s’écria Scrimgeour en la prenant par le bras. Dolorès ! Vous m’entendez ?! Harry restait épouvanté par la situation. Il lança un regard à Ginny qui regardait terrifiée le Ministre essayant de relever Ombrage. Pendant un moment, les sorciers présents autour d’Ombrage n’émettèrent aucun son, comme s’ils s’attendaient au pire. Soudain, une toux forte vint fendre le silence et Ombrage ouvrit les yeux. -Dolorès ? Vous allez bien ? demanda le professeur McGonagall d’une voix inquiète. Ombrage ne répondit pas tout de suite. Elle se releva difficilement de la flaque graisseuse, aidée de Scrimgeour. Puis chancelante, elle pointa subitement son doigt boudiné en direction des jumeaux. -Vous…rugit-elle d’une voix très faible. C’est vous qui m’avez fait ça… L’accusation d’Ombrage tomba comme un couperet sur la tête de Fred et Georges. Les jumeaux la regardèrent horrifiés par ce qu’elle venait de dire comme s’ils réalisaient enfin ce qu’avait provoqué l’une de leur minuscule dragée. -Ils voulaient me tuer ! cria Ombrage d’une voix démente en désignant toujours les jumeaux de son affreuse main boudinée. Ce sont eux qui m’ont emprisonnée dans cette boule ! Williamson ! Fiertalon ! Arrêtez-les ! -NON ! s’écria Mrs Weasley en tombant à genoux. Je vous en prie, laissez-les ! supplia-t-elle en larmes. -Ils ne s’en sortiront pas ! coupa Ombrage en retrouvant sa voix autoritaire. A Azkaban ! - Attendez Dolorès ! s’écria Scrimgeour en s’approchant de la table des jumeaux. Etes-vous responsables de ce qui est arrivé ?! demanda-t-il alors à Fred et Georges d’une voix autoritaire. Ces dragées sont bien à vous, non ?! Les jumeaux ne semblèrent pas comprendre. Ils étaient en réalité totalement choqués par la situation. Aucun d’eux ne réussit à prononcer le moindre mot. - Répondez ! ordonna Scrimgeour. Mais les jumeaux étaient tétanisés. Après quelques secondes, Scimgeour fit signe aux Aurors derrière lui. - Nous sommes obligés de tirer cette histoire au clair…Emmenez-les. - Rufus non ! cria Mr Weasley. Les membres de l’Ordre regardèrent impuissants les deux Aurors s’avancer vers les jumeaux en pointant leur baguette sur eux pour exécuter un maléfice d’Antitransplanage. Les jumeaux, choqués par la situation, n’esquissèrent aucun geste pour se défendre, comme résignés par ce qui les attendait et tombèrent évanouis dans la seconde qui suivit. -Rufus !!! supplia Mr.Weasley en prenant sa femme par les épaules. Vous ne pouvez pas agir comme cela ! Il faut des preuves ! -Je suis désolé…répondit celui-ci d’une voix compatissante. Il n’y a rien que je puisse faire. C’est trop grave, Arthur…Je ne peux pas laisser passer une telle chose… Les Aurors prirent chacun un des deux jumeaux sur leur épaule tandis qu’Harry avait discrètement sorti sa baguette et la tenait derrière son dos. Il eut l’impression que Lupin et Maugrey en avait fait de même. - Ne faites rien ! s’écria McGonagall à l’attention des membres de l’Ordre comme si elle avait deviné ce que préparait Harry. Cela agravera la situation plus qu’autre chose ! Les deux Aurors portant les jumeaux sortirent les premiers du chapiteau en passant devant Mrs Weasley effondrée. Ombrage et Scrimgeour les suivirent rapidement sous les regards médusés des autres sorciers. Ginny fondit à son tour en larmes et Harry la blottit machinalement contre lui en lâchant sa baguette, comme-ci nul autre personne n’existait en cet instant. Rufus Scrimgeour se retourna une dernière fois vers l’assistance. -Weasley, venez s’il vous plait, dit-il d’une voix aimable. Tous se retournèrent vers Percy qui n’avait pas bougé depuis l’attaque. Celui-ci regarda Scrimgeour, comme s’il ne le comprenait pas. -Non, je… -Quoi Weasley ?! demanda Scrimgeour d’une voix rude. -Non, rien, finit par balbutier Percy en regardant tristement ses parents. Puis il détacha son regard des membres de l’Ordre et passa à son tour par l’interstice du chapiteau. Harry continuait à serrer Ginny contre lui, tandis qu’elle n’en finissait pas de sangloter. A cet instant, il aurait voulu sortir de ce cauchemar. Il pensa alors que dorénavant plus rien ne serait pareil et qu’il faudrait s’attendre à des jours encore plus sombres. _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
|  | | Hallow Auror

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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Lun 9 Avr - 10:18 | |
| Chapitre 7: L'inconnu de Godric's Hollow.Dans la brume épaisse annonçant la nouvelle journée, un minuscule gnome de jardin, tenta d’une manière peu téméraire d’arracher quelques légumes du potager du Terrier. Assis à la table de la cuisine, une tasse de thé entre les mains, Harry pouvait voir la créature s’échiner ardemment à sa triste besogne. Le gnome était sur ses gardes, comme s’il craignait à tout moment, l’épouvante apparition d’un hypothétique prédateur. Harry pensa que la minuscule créature devait sûrement craindre la venue d’un fils Weasley et plus particulièrement celle de Bill depuis ces dernières semaines. Le fait de ne pas être violemment englouti par un loup-garou constituait en soi, une raison suffisante pour redoubler de vigilence et Harry ne put se retenir de sourire à cette cruelle pensée. -Qu’est-ce qui peut bien te faire sourire de si bon matin ? Harry se retourna brusquement de sa chaise en renversant à moitié le contenu de sa tasse sur la table et se figea sur place en apercevant Hermione à un mètre de lui. -Tu m’as fait peur… souffla-t-il, quelque peu honteux, tout en épongeant la table avec la manche de son pull. -Toi non plus tu ne dors pas ? lui demanda Hermione d’une voix lasse en tirant une chaise vers elle avant de s’y asseoir. Harry fit non de la tête. Il n’avait pas pu fermer l’œil de la nuit et sur les coups de cinq heures du matin, il décida de quitter son lit pour aller se faire un thé en attendant patiemment le lever du jour. Les évènements de la veille s’étaient enchaînés à une telle vitesse qu’il eut du mal à se remémorer tout ce qui s’était passé. Quelques minutes après l’arrestation de Fred et Georges par le ministère, la nouvelle s’était propagée comme une traînée de poudre parmi les convives du mariage. A contre cœur, Mr. Weasley dut se résoudre à mettre un terme à la fête qui avait pourtant si bien commencé. Personne ne protesta, pas même les mariés, trop occupés à prêter main forte à Mrs Weasley dont l’état était devenu préoccupant. Des médicomages furent appelés en urgence pour la plonger dans un profond sommeil avant que ses nerfs et son désespoir n’eurent raison d’elle. La famille Weasley, accompagnée de Harry et d’Hermione, revint tôt dans la soirée pour accompagner Molly jusqu’à sa chambre. Ginny, Ron et Charly montèrent vite se coucher sans un mot et, quelque peu gênés de se retrouver au milieu d’un drame familial tel un cheveu sur la soupe, Harry et Hermione firent rapidement de même en se montrant le plus discret possible. -C’est affreux ce qui est en train de se passer, fit Hermione d’un air de dépit en posant les yeux sur le gnome dans le jardin des Weasley, sans vraiment y prêter attention. -Oui, répondit Harry ne sachant pas quoi ajouter d’autre. -Tu crois que le ministère va vraiment les envoyer à Azkaban ? demanda Hermione dans un murmure. -Je ne sais pas. -Ils ne peuvent quand même pas faire ça ! s’écria-t-elle subitement. Fred et Georges ont droit à un procès, nous plaiderons l’irresponsabilité s’il le faut ! Je reconnais que les jumeaux ont toujours fait des choses stupides, voire dangereuses, mais de là à attenter à la vie de quelqu’un ! -Chute ! Pas si fort ! coupa Harry. Ne réveille pas les autres ce n’est pas le moment… Et depuis quand tu te fais l’avocate de Fred et George ? ajouta-t-il d’un air perplexe. -Et bien, je m’étonne moi-même, répondit Hermione. Ça doit être la première fois qu’une telle chose arrive. Je crois que toute cette histoire m’a un peu traumatisée. - Je ressens la même chose…lâcha Harry dépité. Hermione regarda son ami, littéralement affalé sur la table de la cuisine. Après quelques secondes, elle décida de crever l’abcès. -Tu comptes toujours aller à Godric’s Hollow, Harry ? -Quoi ? Je… balbutia Harry en sortant soudain de ses songes. Pourquoi me poses-tu cette question maintenant ? -Tu ne m’as pas répondu, insista Hermione. -J’ai d’autres choses en tête, figure-toi, répondit séchement Harry. La question de son amie l’avait quelque peu bousculé. Harry sentait que Hermione avait flairé son départ. Car depuis la mort de Dumbledore, en dépit de ses amis, en dépit de l’Ordre, Harry n’avait pas changé d’avis. Le moment était venu pour lui de partir. Et partir seul. Il sentait que cette décision était inévitable compte tenu de tout ce qui s’était passé ces derniers jours. Il repensa furtivement à Ginny et au rendez-vous manqué « sous les nuages » pendant le mariage. Il regrettait amèrement de ne pas avoir eu le temps de lui parler. Maintenant il était trop tard… Hermione le regardait comme si elle avait compris ce qui se tramait, comme si elle pouvait lire en lui. -Ce n’est pas le meilleur de tes anniversaires, souligna-t-elle avec une pointe d’ironie en tentant un maigre sourire. Son anniversaire… Harry l’avait complètement oublié avec les évènements. Il ne voulait pas y penser alors qu’au dessus de sa tête, se reposait Mrs Weasley, profitant d’un mince répit avant de retourner à ses angoisses d’ici quelques heures. La majorité n’avait rien changé en Harry. Il était juste davantage résigné à combattre Voldemort. -Nous essaierons quand même de le fêter à ton retour, ajouta-t-elle. Je crois que cela nous fera du bien à tous. -Mon retour ? demanda subitement Harry. -Oui, à ton retour du permis de transplanage, répondit-elle. Tu n’as pas oublié que tu le passais aujourd’hui j’espère ? -Heu… fit Harry honteux. -C’est bien ce que je pensais. -Il faudra réveiller Ron, ajouta Harry pensif, nous partons de bonne heure. A l’évocation du nom de Ron, Hermione vira au rouge. Le maigre sourire qu’elle avait tenté de montrer à Harry pour lui remonter le moral s’était évanoui en une seconde. -Ah oui, c’est vrai que « Monsieur Je-ne-contrôle-pas-mes-nerfs » t’accompagne, lâcha-t-elle méprisante. -Hermione… tenta Harry en cherchant à la calmer. Tu ne pourrais pas m’expliquer ce qu’il s’est passé avec Ron pendant le mariage quand il est venu vous rejoindre toi et Krum ? Hermione regarda Harry froidement dans les yeux comme s’il était Ron lui-même. Pour seule réponse, elle fit non de la tête les joues rouges de colère et disparut subitement dans un plop retentissant, traduisant à n’en pas douter un état de furie indescriptible. « Je ne vais pas pouvoir vous accompagner ce matin jusqu’au ministère les enfants. Je dois partir immédiatement pour tenter de mettre fin à cette folie… » Harry écoutait sans un mot les propos de M.Weasley. Le ton habituellement joviale du père de Ron ne semblait être désormais qu’un lointain souvenir. L’expression de son visage était devenue grave et la fatigue provoquée par une nuit dominée par l’inquiétude, l’avait considérablement affaibli. Ron, quant à lui, se contentait de baisser la tête dans un silence quasi-religieux. Harry avait vu son ami essuyer des larmes lorsque celui-ci entra dans la cuisine quelques minutes auparavant et cette vision si triste l’avait plus que jamais choqué. Hermione quant à elle, n’avait pas remis le nez en dehors de la chambre de Ginny depuis sa discution avec Harry. Dehors, le vent soufflait violemment, allant jusqu’à soulever des gnomes imprudents bravant les intempéries pour trouver de quoi se nourrir. De tout côté, la journée s’annonçait difficile. Après un petit déjeuner difficile à avaler, Harry et Ron partirent une vingtaine de minutes plus tard en direction de Londres. Le brouillard était à couper au couteau ; et le silence pesant régnait en maître. Harry voulut réconforter son ami, mais ne réussit pas tout de suite à trouver les mots opportuns. - Comment tu vas ?… se risqua-t-il avec prudence après quelques instants. - Je ne sais pas… fit Ron en haussant les épaules. J’ai eu des jours meilleurs… Puis, après un court instant de silence, il reprit à voix basse: - Mais de toutes façons, ce n’est pas à moi à me plaindre. Ce n’est pas moi qui risque d’être envoyé à Azkaban. - Oui c’est vrai, excuse-moi… ce n’est pas ce que je voulais dire. - Je sais bien Harry. Tu n’as pas à t’excuser, tu n’es pas responsable de ce qui arrive. Je crois que je m’y étais un peu préparé… - Ah bon ? demanda Harry sceptique. - Oui… enfin non pas de cette manière là. Je savais que les jumeaux finiraient par causer des ennuis à Maman, j’ignorais simplement qu’ils en paieraient eux-même les conséquences… C’était tellement stupide de leur part… Harry ne préfera pas commenter la dernière phrase de son ami. Il continuait à le regarder, alors que tout deux marchaient vers la gare pour prendre le prochain train pour Londres. - De toutes façons, depuis que Bill s’est fait…agressé, ajouta Ron en pesant ses mots, nous sommes tous sur nos gardes dans la famille. Je crois que nous n’avons jamais été aussi soudés. Nous ferons tout notre possible pour que Fred et George soient libérés au plus tôt. Crois-moi sur parole ! - Je préfère te voir comme ça ! s’écria Harry. J’avais peur que tu… - … ne sois pas assez mature pour réagir ? finit Ron. Harry souriait maintenant à son ami. - Oui, quelque chose comme ça… répondit-il avec ironie. Lorsqu’il arrivèrent tout deux à la gare moldue de Tétafouine, Harry retint brusquement son ami par le bras. - Ecoute …Il faut que je sois honnête avec toi… commença-t-il d’un ton grave. - Qu’est-ce que tu as ? fit Ron inquiet. Dépêche-toi, on va finir par rater notre train… -Justement, coupa Harry. -Justement quoi ? -Voilà… je ne pars pas au ministère… -Quoi ! s’écria Ron. Tu te sens bien ? Et ton permis ? Ron dévisageait Harry comme si son ami était devenu fou. C’est alors qu’il comprit. -Oh non ! C’est encore cette histoire de Godric’s Hollow, c’est ça ? Mais tu ne t’en lasseras donc jamais ?! Tu auras tout le temps d’y penser après ton permis, je t’accompagnerais si tu veux, mais pas maintenant. Il faut absolument qu’on aille au ministère. Si ma mère apprend que je n’ai toujours pas mon permis et qu’en plus je ne me suis même pas donné la peine d’y aller ! Crois-moi, elle n’hésitera pas à me découper en morceaux pour nourrir les gnomes du jardin ! -Tu ne comprends pas, je ne t’empêche pas d’aller au ministère. Je vais à Godric’s Hollow seul. Et je ne reviendrai pas. -Alors ça il n’en est pas question ! rugit Ron exaspéré. Mais enfin Harry, tu ne peux pas faire ça ! Nous sommes tes amis ! Et… en plus tu ne sais pas où ça se trouve Godric’s machin… -C’est là que tu te trompes, coupa Harry. Il sortit de sa veste une photo très abimée et la tendit à son ami. -Regarde, ce sont mes parents…fit il gravement en montrant deux personnes enlacées devant une gigantesque maison. Ron s’approcha de la photographie qu’il prit délicatement des mains d’Harry comme s’il _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Lun 9 Avr - 10:19 | |
| s’agissait d’un trésor inestimable. Les parents d’Harry sourièrent à Ron et lui firent signe de la main. Celui-ci fut saisi par cette scène si heureuse et terrible à la fois. -Tu vois cette immense maison ? C’était la notre. C’est celle qui a été pulvérisée cette nuit là…fit Harry dans un murmure. Ron ne put davantage observer ainsi les parents de son ami dont les vies avaient été brisées peut-être quelques jours après la prise de cette photo. -Je dois y aller, Ron, reprit Harry d’une voix posée. Il faut que je sâches ce qu’il s’est vraiment passé ce soir-là. J’ai le sentiment que la réponse est là-bas… -Ne fais pas ça…marmonna Ron en dodelinant de la tête. Tu ne sais même pas ce que tu cherches…Il y a d’autres moyens… -Tu diras au revoir de ma part à ta famille, continua Harry sans l’entendre. Garde la photo, je n’en ai plus besoin. Nous nous reverrons bientôt. D’ici là prend soin des autres. Et peut-être davantage d’Hermione, ajouta-t-il avec un sourire malicieux. Puis soudain, il disparut sans bruit dans un nuage de fumée rougeatre. - Harry, non ! s’écria Ron surpris. Mais il était trop tard. Ron se retrouva seul aux portes de la gare. Au loin, il entendit soudain le train arriver sur le quai. Alors sans réfléchir, il se mit à courir vers l’entrée, puis s’arrêta net. Après un court moment d’hésitation, il jeta un regard à la photographie qu’il serrait toujours entre ses doigts. Les parents d’Harry continuaient à lui sourrire, inconscients du danger qui les guettait au moment de la photo. Le train était en gare et les voyageurs commençaient à y monter. Puis, d’un geste décidé, Ron rangea la photo dans la poche intérieure de sa veste et prononça ses mots pour lui-même : -Si je me désartibule à cause de toi, je te promets que tu vas me le payer Harry Potter ! A peine le dernier mot prononcé, un faible nuage l’enveloppa brusquement au même moment où le train siffla son départ. Lorsque le voile se dissipa, Ron avait complètement disparu. Ron apparut au cœur d’un brouillard encore plus épais que celui qu’il avait quitté à Tétafouine. Il avait atterri en plein milieu de la chaussée d’une rue sombre éclairée par quelques lampadaires. Comme un réflexe, il passa soudainement ses mains sur son corps pour vérifier qu’il n’avait perdu aucun membre au cours de son transplanage. Après avoir été rassuré d’être toujours entier, il tenta un instant de chercher Harry à travers la brume. Mais il ne pouvait qu’apercevoir les silhouettes fantômatiques des maisons environnantes. Sortant la photo de sa veste pour retrouver la maison de son ami, il fut brusquement alerté par le son d’un moteur derrière lui. Il se jeta rapidement sur le trottoir avant qu’une voiture moldue ne vienne le renverser. Celle-ci passa à quelques centimètres de lui sans ralentir et s’engouffra à nouveau dans le brouillard avant de disparaître totalement. -Ron ! Ne reste pas ici, chuchota une voix près de lui d’un ton réprobateur. Tu vas te faire remarquer ! -Harry, c’est toi ? demanda Ron inquiet en cherchant son ami du regard. Où es-tu ? -Ici. Ron fut brusquement attrapé par une main invisible qui le tirait vers un garage. Puis il découvrit bientôt le visage d’Harry flottant dans l’air. -Que fais-tu ici ? lui demanda Harry désappointé tout en retirant sa cape d’invisibilité. Je t’avais dit de ne pas me suivre. Ron regardait son ami en souriant. -Voyons Harry, tu n’es pas encore ma mère. Et je te rappelle que je suis majeur, je peux encore faire ce que je veux. Ce qui inclut le fait de te suivre dans tes aventures… -Ok, ça va…céda Harry en souriant à son tour. -J’ignorais que Godric’hollow était un village de moldus, dit Ron plus sérieusement après quelques instants. J’ai failli mourir sous les roues d’une voiture… Au fait, tu as retrouvé la maison de tes parents ? -C’est ici, fit Harry en levant la main vers l’énorme bâtisse prêt du garage. Enfin c’est l’adresse en tout cas. La maison a été complètement reconstruite depuis la mort de mes parents. Il n’en restait rien, à ce qu’Hagrid nous avait dit. -Ah oui en effet, grimaça Ron en levant les yeux vers la maison, je ne l’aurais pas reconnu d’après la photo…Tu crois qu’il reste quelque chose du temps de tes parents ? -Je l’espère en tout cas…. Attend, je vais jeter un coup d’œil. Harry remit sa cape et disparut sous les yeux de Ron avant que celui-ci n’eût le temps de le suivre. Ron pouvait entendre les pas de son ami qui gravissait les quelques marches menant à la porte d’entrée. Les pas céssèrent au niveau du perron et Ron entreprit alors de rejoindre son ami en s’élançant à son tour vers la maison. -Non Ron ! Reste où tu es ! chuchota Harry d’une voix autoritaire. Quelqu’un vient ! -Où ça ? demanda Ron en regardant vers la porte d’entrée. -Non ! Derrière toi ! Cache-toi ! Mais il était trop tard. Une silhouette s’avançait maintenant à grands pas en hélant d’une voix forte en direction de Ron: -Hep ! Vous là ! Ron fut pétrifié par la voix, il n’osa à peine se retourner pour faire face à l’homme qui se tenait désormais à quelques mètres de lui. -Répondez-moi ! Le brouillard n’est pas encore assez épais pour me faire croire que vous n’êtes que le produit de mon imagination ! Qu’est-ce que vous faîtes ici ? L’homme s’avançait dans l’allée d’un pas vif. Il portait une large casquette bleue foncée et une épaisse parka de la même couleur. -Je suis… commença à balbutier Ron en cherchant ses mots. -Alors ? s’impatienta l’homme. Dépèchez-vous de me répondre, ici nous n’aimons pas beaucoup les intrus qui rôdent autour des maisons. L’homme scruta Ron, comme si ce dernier était un malfaiteur en puissance. -Je suis le neveu des Rowling, lâcha soudainement Ron. -Quoi ? Vous êtes parent avec les Rowling ? fit l’homme en devenant moins méfiant. -Heu oui…. Je viens nourrir leur… Ron s’arrêta un instant pour réfléchir, leur…chat ? tenta-t-il sans y croire. - Ah ! C’est vous qui venez nourrir Squeety pendant leur absence ! se réjouit l’homme en changeant complètement de ton. Mais il fallait le dire plus tôt ! Veuillez me pardonner, je vous avez pris pour un rôdeur. Hier, une voisine a déclaré à la police que des gens étranges étaient venus. Ils étaient habillés d’une drôle de façon, comme s’ils se préparaient tous pour le carnaval. A mon avis c’est sûrement des gens du cirque…. J’espère en tout cas que ce n’est pas une secte qui vient prêcher la bonne parole chez les habitants. Nous sommes tous sur nos gardes vous savez, surtout quand on sait ce qui est arrivé à la dernière maison. - La dernière maison ? interrogea Ron en faisant mine de ne pas comprendre. - Votre oncle et votre tante ne vous ont pas raconté ? La maison précédente est partie en fumée ! Sûrement une explosion de gaz à ce qu’il paraît…. Des gens sont morts vous savez, les anciens propiétaires…En attendant, depuis cet incident, tous les habitants ont changé leur mode de chauffage et opté pour une installation électrique… - Une installation éclectique ? Oui c’est plus prudent… dit Ron sans vraiment comprendre ses propos. A cet instant, Ron préférait faire croire qu’il s’intéressait à ce que l’homme lui disait. -Mais comment vous savez tout ça ? demanda Ron à l’homme. Vous êtes un voisin ? Harry s’étrangla en s’empêchant de rire. Il aurait voulu prévenir Ron, mais il ne pouvait rien faire sans risquer de se démasquer. Il aurait été inconvenu à cet instant de passer pour un fantôme devant un moldu déjà bien suspicieux. L’homme regarda un moment sa parka, comme si la dernière question de Ron avait une réponse évidente. - Voyons, vous n’avez pas vu que j’étais le facteur ?! - Le quoi ? demanda Ron comme un réflexe. - Le facteur…. Je - distribue - le - courrier, ajouta-t-il en détachant chaque mot d’un ton certes aimable mais quelque peu moqueur. - Vous distribuez vraiment le courrier tout seul ? demanda Ron incrédule. - Et bien oui ! fit l’homme agaçé. Les lettres ne s’envolent pas encore toutes seules vers leur destinataire !!! Ron le regarda bouche bée comme s’il venait de dire quelque chose d’extraordinaire. Le facteur quand à lui, au départ amusé par le comportement naif de Ron, perdait de plus en plus patience. Il sortit brusquement un paquet d’enveloppes de son sac et le tendit vers Ron. Puis il fit demi-tour en le gratifant d’un bref au revoir de la main. Harry le vit même lever les yeux aux ciel d’un air de dire, avant de redescendre les marches de la maison. -Au revoir ! dit Ron à son tour à l’attention de l’homme qui reprenait déjà son vélo pour repartir. Le facteur refit le même geste discret, comme si ça l’ennuyait de répondre à Ron et repartit sur-le-champ. -Ron… chuchota Harry en sortant de la cape d’invisibilité. Regarde la porte ! Tu es la personne la plus chanceuse au monde ! Harry montrait à Ron l’intitulé de la sonnette. Ron fut stupéfait de découvrir ces quelques mots inscrits : « Mr et Mrs Rowling et leurs enfants ». - Comment as-tu fait pour deviner ? - Je ne sais pas… fit Ron interloqué. J’ai juste dit un nom au hasard. - Tu pourrais concurrencer Trelawney mon vieux ! dit Harry d’un ton sarcastique. Viens il faut vite rentrer avant que quelqu’un d’autre ne nous surprenne. Dans la seconde qui suivit, les deux amis disparurent du perron, pour réapparaître à l’intérieur de la maison. La pièce où ils avaient atterri était sombre et extrèmement bien rangée. Il s’agissait probablement d’un petit séjour. - Lumos minima ! murmura Harry après avoir sorti sa baguette. Un faible faisceau de lumière éclairait désormais les murs décorés de multiples photos représentant de jeunes enfants. - Ce n’est peut-être pas bien de rester là Harry, tu sais, dit Ron peu rassuré. Je n’aime pas trop jouer les cambrioleurs. Cette maison à l’air tout à fait normale ; mise à part bien sûr tous ces instruments de moldus inutiles…. ajouta-t-il en passant devant une télévision. - Essaie plutôt de trouver quelque chose, n’importe quoi qui puisse nous mettre sur une piste, répondit Harry. Tu as entendu le facteur ? Des gens…. - Le quoi ? - La personne à qui tu as parlé, rectifia rapidement Harry pour faire court. Donc j’étais en train de te dire qu’apparemment des sorciers sont venus rôder autour de la maison et ce, il y a très peu de temps. - Je pense que nous perdons notre temps, nous devrions plutôt…. - MWWAAOOOUU !!!!!!!!!!!!!!!!!! PFFFFFFTTTTT!!!!! Ron bascula à terre et se cogna le tibia dans un meuble du salon. - Aieuh !….Mais qu’est-ce que c’est que ça ?! demanda-t-il inquiet. J’ai marché sur quelque chose de mou…. Harry dirigea sa baguette vers Ron qui restait affalé sur le sol en se tenant la jambe et appella subitement à voix haute: - Squeety ? - Harry ! Regarde c’est le chat ! Il est parti vers ce trou ! _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Lun 9 Avr - 10:22 | |
| Ron désignait une ouverture creusée dans le bas d’une large porte mansardée. - Tu crois que c’est la porte de la cave ? demanda-t-il. - Je ne sais pas, dit Harry. Mais s’il doit rester quelque chose de notre ancienne maison, c’est certainement les fondations ou la cave. Par conséquent… Sans rien ajouter, Harry s’avança vers la porte et tourna la poignée. Un petit escalier s’ouvrait désormais devant lui et plongeait dans l’obscurité. - Tu vois quelque chose ? demanda Ron en s’approchant d’Harry. - Descendons. Harry et Ron arrivèrent rapidement en bas de l’escalier. Comme ils ne pouvaient être vus de l’extérieur, Harry se risqua à allumer l’interrupteur. La lumière lui fit découvrir un formidable capharnaüm où s’entassait une quantité d’objets incalculable, allant de vélos rouillés à une épaisse cuisinière en fonte datant de Mathusalem. - Je comprend maintenant pourquoi c’est si bien rangé au rez-de-chaussée, dit Ron sarcastique. Ces gens mettent tout leur bazar au sous-sol… Ron découvrit bientôt la porte d’un placard, à moitié cachée par un matelat. Il l’ouvrit vivement, mais la referma aussitôt quelque peu déçu. - Qu’est-ce qu’il y avait dedans ? demanda Harry curieux. - Rien du tout, fit Ron en haussant les épaules. Ce placard était complètement vide. Les Rowling ont décidément une notion très contradictoire du rangement… Harry fronça les sourcils, puis s’avança à son tour vers le placard pour en découvrir le contenu. Il empoigna la poignée et la tira vers lui. Ce qu’il vit le figea sur place. - Mince alors !… fit Ron interloqué en rejoignant Harry qui ne pouvait prononcer le moindre mot. Harry s’attendait à voir un petit placard vide, au lieu de cela une gigantesque salle se tenait désormais devant lui. Des torches enflammées éclairaient la grande pièce vide, où trônait en son centre un grand miroir sur pied pour seul ameublement. - Harry ! Regarde ! fit Ron tout excité, c’est le miroir du Risèd ! Pourquoi je n’avais pas vu tout ça tout à l’heure ? - Je crois avoir compris… dit Harry d’un air sombre en désignant la porte. Il y a des inscriptions à l’intérieur. Harry montra à Ron des initiales gravées dans le bois au dos de la porte : « J.L.H.». - A quoi cela correspond ? demanda Ron dubitatif. Harry ne lui répondit pas tout de suite, il passa sa main sur les rainures en un geste de recueillement. - Ce sont les initiales de mes parents… dit-il d’une voix triste, ce sont nos initiales : « James…Lily…Harry…» - C’est pour cela que toi seul pouvait voir cette pièce, Harry, commenta Ron pensif. Tes parents ont fait en sorte que seul un Potter puisse ouvrir la porte. - Mais à quoi servait donc cette pièce ?! demanda Harry désemparé. Je n’y comprends rien… Si c’est une cachette, pourquoi mes parents ne l’ont-ils pas utilisée pour échapper à Voldemort ? Ron regardait son ami complètement abattu s’asseoir sur le matelat à côté de la porte ouverte. - Tu-Sais-Qui serait passé, Harry, même ici…. Tes parents ne pouvaient pas lui échapper….Par contre je me demande ce que fait le miroir ici… - Le miroir ! s’écria brusquement Harry en sautant du matelat. Le miroir du Risèd va nous aider à comprendre ! Harry entra dans la pièce et se plaça devant le grand miroir. Au début, il ne pouvait y voir que son pâle reflet. Il se rendit compte que ses traits étaient de plus en plus émaciés et sa maigreur faisait peine à voir. Soudain, quelque chose apparut à côté de lui ou tout du moins quelqu’un. Le portrait de Ginny avait rejoint le sien et tous deux s’enlaçèrent tendrement en souriant. Mais Harry ne put contempler plus longuement le couple que son portrait formait avec Ginny. Un voile de fumée noire fit disparaître l’image pour en créer une autre. Le portrait d’Harry était revenu seul, et divers objets étaient étendus à ses pieds. Le Harry du miroir sortit de sa poche un médaillon doré et l’écrasa dans sa main une seconde plus tard, d’un geste de satisfaction. L’image se brouilla encore et Harry se voyait désormais infliger un endoloris à la silhouette de Voldemort. Ce dernier rampait à terre et le suppliait de l’épargner. Le véritable Harry sentit monter en lui une joie presque coupable avant que son portrait n’abatte un jet de lumière verte sur Voldemort. La silhouette de celui-ci disparut subitement pour laisser place à d’autres qui commençaient à émerger. Ses parents apparurent à leur tour, tels la première fois où il les avaient vu devant ce même miroir, puis Sirius vint se joindre à eux, suivi de près par un Dumbledore extraordinairement rajeuni et souriant. Harry détourna subitement les yeux du miroir, comme s’il y avait eu une sorte de répulsion entre ce qu’il voyait et ce que son propre cœur ressentait. C’en était trop. Des larmes coulèrent sur ses joues et Ron fut gêné de voir son ami ainsi. - Harry… qu’as-tu vu exactement ? demanda-t-il gravement en se plaçant devant le miroir. Harry ne lui répondit pas et sortit de la pièce d’un pas lent. Ces images étaient trop lourdes à supporter. Il aurait voulu que le miroir lui apprenne quelque chose sur les horcruxes, sur l’endroit où ils se trouvaient actuellement et surtout sur un moyen de les détruire. Ses espérances avaient été détruites en une fraction de seconde et le miroir n’avait fait que refléter les tourments qu’il vivait à chaque instant depuis la mort de Dumbledore. Quelques instants plus tard, Ron le sortit de sa torpeur. Harry leva les yeux vers son ami et s’aperçut soudain que son visage était devenu rouge comme un coquelicot. Ron passa près de lui, l’air déconfit et embarassé. - Ron, tu vas bien ? Que t’a montré le miroir ? Ron posa les yeux sur Harry et se força à prononçer d’une voix claire et extrèmement calme : - Nous devrions nous en aller maintenant… Je crois que cette maison a révélé assez de ses secrets pour aujourd’hui. Sans un mot, Harry ferma la porte de la pièce et replaça le matelat par dessus. Une seconde plus tard, les deux amis se retrouvèrent de nouveau devant la maison. Le tumulte environnant était insupportable. Les verres s’entrechoquant et les conversations bruyantes des badauds acollés au bar, empêchaient Harry de se concentrer sur les propos de Ron. - Harry, tu m’entends ? - Oui oui, ne t’inquiète pas, c’est juste le bruit autour qui m’empêche de réfléchir. - Je suis désolé de t’avoir emmené dans un bar à moldus. J’avais tellement faim, tu comprends, expliqua Ron en croquant dans un sandwish. Cette maison m’a fait froid dans le dos tout à l’heure… Enfin, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, se reprit-il confus, je ne parlais pas de ton ancienne maison, mais plutôt de la nouvelle… Harry ne fit pas attention à Ron qui continuait à s’enliser dans ses explications. Son esprit était assez embrouillé par les évènements. Il n’avait de cesse de repenser au plaisir qu’il avait ressenti quand son double du miroir avait abattu Voldemort. A cet instant, une joie immense l’avait envahie. Une joie qu’il lui avait été impossible de réprimer. Une joie coupable en définitive. - A ton avis, comment est arrivé le miroir jusqu’ici ? demanda Ron passablement inquiet avant de recroquer à pleine dents dans son sandwish. - Je n’en ai pas la moindre idée, avoua Harry sombrement en regardant son propre sandwish intact. Je n’en ai pas la moindre idée, répéta-t-il plus faiblement pour lui-même.. - Harry, commença Ron, tu ne crois pas qu’il serait plus sage de rentrer au Terrier ? Cet endroit est quand même dangeureux. Tu as entendu comme moi que d’autres sorciers étaient venus, peut-être même des mangemorts. Il est peut-être encore temps d’aller au ministère pour notre permis… - Je suis vraiment désolé de t’avoir entraîné dans tout ça, répondit Harry, mais j’ai une dernière petite chose à faire avant de partir…J’aimerais bien voir l’endroit où sont enterrés mes parents. Ron regarda longuement son ami sans rien dire. C’est alors qu’il enfourna le reste de son sandwish dans sa bouche. Puis, après quelques secondes d’intance mastication, il déclara d’une voix résignée: -Et bien, allons-y, je suis prêt. Godric’s Hollow n’avait rien de l’endroit mystérieux qu’imaginait Harry dans ses plus folles pensées. Il s’agissait en fait d’une petite bourgade éloignée de tout dont les habitants vivaient quasiment en autarcie sans vraiment s’aventurer en dehors. Harry s’attendait peut-être à y croiser un sorcier, mais en réalité seuls les moldus avaient droit de cité ici et il se doutait bien qu’aucun de ceux-là n’avait jamais entendu parler un jour de magie. Harry pensait que ses parents avaient du choisir cet endroit pour son total isolement du monde. Sans l’aide de Queudver, Voldemort aurait été bien incapable de s’aventurer jusqu’ici. Harry et Ron ne mirent pas longtemps à trouver le vieux cimetière de Godric’s Hollow. Il était en face du lieu de culte que les moldus appellaient communément « église » et Harry se rappela avec un pincement au coeur les nombreuses fois où les Dursley l’avait traîné jusque pareil endroit pour tenter d’« excorciser ce mal qui le possédait », selon les propres termes de Pétunia. Mais Harry était loin d’être possédé ; sauf si bien sûr l’on considèrait la magie comme une manipulation du Malin. Heureusement, nous savons tous aujourd’hui ce qu’est réellement la magie…. Ron laissa son ami franchir seul les grilles rouillées du cimetière et lui fit signe de la main pour lui signifier qu’il l’attendrait devant en cas de problème. Harry lui répondit par un bref hochement de tête et entreprit tout de suite de retrouver la tombe de ses parents. En s’avançant dans les allées du cimetière, Harry ne rencontra aucune autre personne. Les stèles se découvraient peu à peu sur son passage, sortant de la brume épaisse et il fallut à Harry quelques dizaines de minutes avant de trouver celle de ses parents. Lorsqu’il aperçut enfin le nom de « James et Lily Potter » gravées sur une stèle, au milieu d’autres tombes toutes identiques, il eut comme un pincement au cœur. Ces parents étaient enterrés là, sous ses yeux, au milieu de tous ces moldus, leur tombe se fondant parmi les autres. Harry s’agenouilla naturellement et fut surpris de voir de belles fleurs jaunes ornées la tombe de ses parents. Au départ inquiet de voir ces fleurs, Harry pensa bientôt que le gardien du cimetière devait s’occuper de toutes les tombes sans exception, même celles qui n’étaient pas souvent visitées comme celle de ses parents. Il balaya un peu la dalle de la poussière en cherchant les paroles qu’il aurait eu envie de dire à ses parents. Mais les mots ne lui vinrent pas à l’esprit. Harry n’était pas triste, mais son esprit était embrouillé depuis ce matin. En réalité, il ne s’était jamais senti aussi seul, pas même chez les Dursley. Ses parents lui manquaient tellement, mais il ne savait pas comment exprimer toute la douleur qu’il ressentait depuis si longtemps. Harry se contentait alors de fixer les noms de ses parents gravés dans la stèle, lorsqu’une lueur éclaira soudain la pierre. Croyant voir le soleil émerger enfin du brouillard, Harry se retourna vers le ciel. Mais il n’apperçut aucune éclaircie. En scrutant autour de lui, il vit soudain de nouveau la lueur. Sous le regard inquiet d’Harry, celle-ci disparut subitement derrière un gigantesque mausolée au fond du cimetière. Alors, sans réfléchir, Harry se leva en empoignant sa baguette et commença à courir en direction du mausolée. A la croisée d’une allée, il revit subrepticement la lueur qui se déplaçait elle aussi à la même vitesse. L’ombre d’un homme était apparue une fraction de seconde dans l’éclat de lumière. Harry n’avait pas rêvé ce bref instant, il en était sûr et cela l’incita vivement à redoubler d’effort dans sa course pour atteindre cet inconnu qui s’échappait. Mais arrivé devant le gigantesque mausolée, la silhouette lumineuse s’arrêta net et fit soudain volte-face. C’est alors qu’Harry crut reconnaître les traits de l’homme dans l’intense lumière. Cet inconnu qu’il regardait enfin le subjugua sur place. Harry ne put croire un instant de plus ce qu’il voyait. Il pensait qu’il était devenu fou, qu’il vivait encore un de ces cauchemars qui le persécutaient sans cesse. Il ne put empêcher une larme de perler sur sa joue et baissa instinctivement sa baguette. Plus rien n’existait autour de lui. Les mots lui sortirent de la bouche comme si son propre corps ne lui appartenait plus en cet instant. -Professeur… _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Mar 17 Avr - 0:38 | |
| désolé pour le retard chers fans adorés (un peu még' Hallow...)!  Je précise que c'est un de mes chapitres préférés, alors bonne lecture... Chapitre 8 : Un coffret tant convoité.Le silence. L’homme se tenait debout devant Harry, dans le silence le plus complet. Le temps était comme figé. L’atmosphère irréelle. Pendant ce bref instant qui sembla durer une éternité, rien ne se produisit. Harry n’osa pas s’avancer vers l’homme, il continuait simplement à observer ces traits assombris par l’intense lumière, comme pour les réassembler en une sorte de puzzle. Mais la confirmation tant attendue ne venait pas, l’homme se figeait dans un mutisme féérique, comme s’il voulait signifier qu’il n’était qu’une apparition, un rêve et que les rêves n’ont pas l’habitude de répondre à ceux qui vivent dans le monde réel. Mais Harry avait reconnu cette silhouette et ces traits. Il savait à qui ils appartenaient. Rien n’aurait pu le faire douter. Cette longue barbe. Les deux reflets en forme de demi-lune qu’il percevait. La haute taille de l’inconnu. Tout lui rappellait cet être qu’il avait tant aimé. Ce même être qu’il regrettait tant en ces jours si sombres. -Professeur Dumbledore…lâcha-t-il faiblement dans un sanglot. Je… -S’il vous plait Monsieur Potter, coupa alors l’inconnu d’une voix presque suppliante. S’il vous plait…Ne franchissez pas cette zone sinistre, hasardeuse, qui mène à la démence….Ne prenez pas cette voie irraisonnable, ce chemin qui vous fera espérer qu’un jour peut-être les morts reviennent d’outre-tombe pour qu’enfin toute cette douleur que nous ressentons, tout ce vide que les personnes défuntes nous ont laissé, que tout ceci s’évapore enfin. Vous ne récolterez que profonde tristesse…. La lumière cessa net. Et à la vue de l’homme dont les traits était devenu désormais des plus réels, Harry recula brusquement de plusieurs pas en tendant fortement sa baguette devant lui. - Qui êtes-vous !!! s’écria-t-il d’une voix presque démente. - Monsieur Potter…s’il vous plait, répéta l’homme de cette même voix calme, baissez votre baguette. Et reprenez vos esprits….Ne faites pas venir d’autres sorciers dont vous regretterez amèrement la présence… - QUI ETES-VOUS ?! redoubla de colère Harry en pointant désormais sa baguette sur le visage de cet homme qu’il n’avait jamais vu. La silhouette de l’inconnu lui avait fait penser tout de suite au Professeur Dumbledore. L’allégresse qu’avait ressenti Harry quelques secondes auparavant s’était transformée en une peur incommensurable, lorsqu’il s’aperçut hélas de son erreur. L’homme avait la même apparence que le professeur Dumbledore, une silhouette longiligne, un nez fin cassé à l’extrèmité et surtout une longue barbe de couleur brune qui cachait complètement le devant d’une robe pourpre rapiécée. Harry comprit bientôt que l’homme avait couvert ses épaules d’une cape d’invisibilité retournée, tant elle scintillait dans la brume. L’inconnu s’avança lentement et sans aucune sorte d’inquiétude vers la baguette d’Harry. - Mon nom n’est pas très important pour le moment….prononça-t-il d’un tel flegme qu’Harry en oublia un moment sa méfiance. Ainsi Dumbledore avait vu juste….Vous êtes bien venu à Godric’s Hollow, finalement… Je vous attends depuis plusieurs jours Monsieur Potter. Harry recula de quelques pas sans s’en rendre compte, la baguette toujours tendue devant lui et contina à dévisager l’homme d’un air soupçonneux. - Comment savez-vous qui je suis ? Comment connaissez-vous Dumbledore ? Et que vous a-t-il dit exactement ? - Il m’a chargé en tout cas de vous empêcher de commettre toute imprudence, Monsieur Potter ; comme vous en avez pris l’habitude à ce que j’ai pu comprendre. Harry se rappela alors de ce que Dumbledore lui avait dit à propos des Mangemorts, qu’ils chercheraient toujours à le piéger. Il voulut en avoir le cœur net. - Quelle est la confiture préférée de Dumbledore ? demanda Harry soupçonneux. - Comment ? fit l’homme sans comprendre. - Sa confiture ? répéta Harry d’une voix autoritaire. Si vous connaissez bien Dumbledore comme vous le prétendez, c’est le genre de choses que vous devriez savoir. - Ha ha ha…se mit à rire l’homme d’une voix curieusement bienveillante. Décidemment vous me surprenez Monsieur Potter. J’avais peur que vous soyez réellement ce fou qui me prenait pour feu mon ami Dumbledore. Mais si cela peut dissiper vos doutes quant à mes intentions…sachez que moi aussi, je raffolle de la confiture de framboises…. L’homme souriait désormais à Harry d’un air malicieux tout en s’avançant de nouveau vers lui d’un pas nonchalent. - RESTEZ OU VOUS ETES ! cria Harry de toutes ses forces comme s’il voyait ce geste comme une terrible menace. Instinctivement, Harry pointa rapidement sa baguette vers le ciel et envoyant vivement trois éclairs rouges. Il espérait que Ron viendrait le retrouver rapidement. L’homme ne fit même pas un mouvement pendant ce court instant où la baguette d’Harry n’était plus pointée sur lui. - Pourquoi êtes-vous là ?! reprit Harry. Pourquoi me cherchez-vous ?! - Je vous l’ai dit, répondit posément l’inconnu. Je dois vous empêcher de commettre l’irréparable, de tomber facilement dans ces pièges que l’ennemi vous tendra. Car vous ne voulez pas finir entre les mains de Voldemort je suppose ? La mine réjouie de l’homme laissa place à un masque extrèmement grave. Harry ne comprenait pas vraiment de quoi l’homme était en train de parler. C’est alors qu’il repensa brièvement au rire sarkosyque de Bellatrix quand elle pointait sa baguette sur lui dans la maison de Privet Drive. - Vous comprenez ce que je veux dire ? continua l’homme sans attendre la réponse d’Harry. Vous comprenez que ces attaques ont déjà commencé… - Que voulez-vous en réalité ? demanda Harry en retrouvant son calme. - Je veux que vous retourniez à Poudlard, lâcha l’homme sans concession. Dumbledore l’aurait voulu et c’est d’ailleurs la raison de ma présence aujourd’hui. Je n’ai pas l’habitude de me déplacer comme cela si la cause n’en vallait pas la peine…Elu ou pas élu, vous avez au moins la responsabilité de rester vivant pour tous ceux qui vous aiment et surtout, l’homme marqua une brève pause, pour tous ceux qui se sont sacrifiés par amour pour vous… Alors la vision de ses parents apparut irrémédiablement dans la tête d’Harry. Il les revoyait, tels qu’ils étaient dans le miroir. Sirius et Dumbledore étaient là aussi dans un coin de son esprit. - Vous les voyez, n’est-ce pas ? demanda l’homme. Oh bien sûr ce n’est pas de la magie, cela va au delà même des connaissances des sorciers. Ces personnes chères à vos yeux existeront à jamais en vous, que vous le vouliez ou non. Harry baissa sa baguette instinctivement. L’homme n’y pretta même pas attention. Il continuait à le fixer de ce regard impénétrable et bienveillant. - Mais je ne peux pas retourner à Poudlard…. prononça Harry à demi-mot. Cela m’est impossible….Qu’arrivera-t-il encore si je passe une année là-bas ? Qu’arrivera-t-il encore si Voldemort n’est pas détruit ? - Mais vous ne savez pas comment faire, n’est-ce pas ? coupa l’homme d’une voix compatissante. Vous ne savez pas comment faire pour détruire Voldemort ? Harry dodelina de la tête comme si la vérité lui était insupportable à admettre. L’inconnu le déstabilisait de plus en plus, mais il ressentait désormais sa présence comme étrangement familière. Comme s’il avait toujours été à ses côtés. Comme si cet inconnu intime décidait enfin de lui adresser la parole après avoir été tant d’années dans l’ombre. - Comme il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que Mr Ronald Weasley ne nous retrouve enfin pour vous prêter main forte –même si vous comprendrez un jour qu’il n’y avait rien à craindre de moi -, je vais vous dire ceci : Dumbledore m’a fait un jour ce conseil, il y a longtemps maintenant. A mon tour, je vais vous le répéter pour que peut-être, vous y voyez un peu plus clair dans cette brume épaisse. « Il ne faut jamais se laisser dépasser par les évènements. Rien n’est acquis, rien n’est irrémédiable. Si on se donne la peine de faire machine arrière, de revenir sur ce que l’on a vécu, il se pourrait que nous identifions enfin les raisons qui nous ont conduit à cette situation ». L’élément déclencheur. Voilà la clé. Repensez à l’attaque de Bellatrix Mr.Potter. Repensez à tout ce qui s’est passé ce jour-là. Trouvez le dénominateur commun… « Il faut toujours trouver l’objet ou la personne par qui tout a commencé…. » me disait Dumbledore. Oh bien sûr ce n’était pas dans ces termes exactes, mais j’ai la mémoire un peu faillible vous comprenez… Revenez vers l’endroit où vous avez le plus de chance de découvrir ce que vous cherchez. Revenez vers ceux qui pourront vous aider. Car il n’y a plus que des fantômes à Godric’s Hollow, Mr.Potter…. - De quoi parlez-vous ? lança Harry qui avait du mal à saisir toutes les nuances du discours de l’homme. Un bruit derrière eux alerta alors Harry. Ron courrait vers le mausolée, la baguette dans la main et le souffle haletant. - N’oubliez pas ce que je vous ai dit Mr.Potter, s’empressa d’ajouter l’homme. Nous serons peut-être amenés à nous revoir tantôt. A Poudlard, pourquoi pas ? Si vous vous donniez la peine d’y consentir bien sûr, ajouta-t-il avec un sourire. Sur ces mots, l’inconnu se volatilisa dans la même intense lumière qu’il était apparu à Harry. Ron rejoint son ami au moment de la disparition de l’homme et s’écria alors d’une voix essoufflée: - Mince je l’ai loupé ! Qui c’était Harry ? Tu n’as rien ? - Non tout va bien, répondit Harry d’un ton serein. C’était très bizarre… c’était l’entretien le plus bizarre de toute ma vie… - Mais que t’a-t-il dit exactement ? s’inquiéta Ron. Tu le connaissais ? - Et bien ça, ça reste à déterminer…dit Harry pensif. - Quoi ? demanda Ron incrédule. Tu ne sais plus si tu le connaissais déjà ? Moi qui croyait être le seul à avoir des problèmes de mémoire… - Non ce n’est pas ça Ron, répondit Harry. Je suis venu chercher quelque chose à Godric’s Hollow. Je pensais y trouver des éléments sur la mort de mes parents. J’avais même l’espoir un peu ridicule de retrouver un témoin, n’importe qui, sorcier ou moldu, qui aurait pu me mettre sur une piste. J’avais aussi le sentiment d’en apprendre plus sur les horcruxes, une intuition infondée en définitive… - Et qu’as-tu appris dans ce cas ? demanda Ron. - « Il faut toujours retrouver l’objet ou la personne par qui tout a commencé…. », murmura Harry après un instant de reflexion. - Mais que racontes-tu ? s’étonna Ron. Tu n’as pas été soumis à l’Imperium par ce gars-là j’espère ?… Mais Harry ne prêta pas attention à l’inquiétude grandissante de son ami. Les pensées fusèrent dans son esprit. - Oui, c’est ça… - Ça quoi ? demanda Ron un peu excédé par tant de mystère. L’Imperium?… Harry il faut que tu sois un peu plus explicite, parce que sinon on ne va pas s’en sortir… - Je n’avais pas pu y retourner…Lupin me l’avait interdit à cause du ministère… - Heu…non désolé mais je ne te comprends toujours pas Harry, fit Ron comme s’il se parlait à lui-même. Il faut m’éclaircir un peu… - Viens ! fit Harry en s’agrippant soudain à Ron. Je t’expliquerai tout là-bas ! - Mais qu’est-ce que… Les deux amis disparurent subitement du cimetière dans un plop retentissant. Le mausolée dédié à Godric Gryffondor n’eut alors plus aucun visiteur. *** . _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles 
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|  | | Hallow Auror

Nombre de messages: 1326 Age: 28 Localisation: In this beautiful world Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Mar 17 Avr - 0:39 | |
| . *** - NE REFAIS PLUS JAMAIS ÇA !!!! Ron était à plat ventre au beau milieu d’un buisson épineux et fusillait Harry du regard. Son teint était rouge écarlate tel les couleurs de Gryffondor et il peinait à se relever à travers les épines. - Non mais c’est vrai, quoi ! Je sais transplaner tout seul maintenant ! s’exclama-t-il furieux. Déjà Hermione ! Maintenant toi…. Ron arrêta brusquement ses remontrances et scruta l’endroit où ils avaient atterri. La rue était bien calme en cette fin d’après-midi d’été. Les maisons mitoyennes se ressemblaient toutes et semblaient inhabitée tant tous les volets étaient fermés à cause de la brume persistante. Une maison incendiée qui semblait ne tenir debout que par magie se dressait devant eux. - Pourquoi nous as-tu emmené à Privet Drive ? s’étonna Ron en regardant la maison. Décidement, tes habitations ne tiennent pas trop le choc…commenta-t-il avec un sourire. - Ne restons pas ici, quelqu’un pourrait nous voir, fit Harry en sommant Ron de se cacher derrière une voiture. Voilà, ici nous serons plus tranquilles pour parler, mes voisins ne peuvent pas nous voir. - Tu voudrais bien m’expliquer maintenant ? demanda Ron avec impatience. - D’abord, je voudrais m’excuser pour tous ces mystères, commença Harry, et aussi pour le buisson…ajouta-t-il avec un rictus. L’homme du cimetière m’a mis la puce à l’oreille sur un détail auquel je n’avais plus pensé depuis que je suis venu chez toi. Il faut que je t’explique ce qu’il s’est passé ici avant que Bellatrix vienne mettre le feu à la maison…Voilà… Peu avant le début des flammes, j’ai trouvé un mystérieux coffret plus ou moins bien dissimulé dans la chambre de ma tante. Lorsqu’elle l’a vu en ma possession, elle a hurlé littéralement de rage et s’est jetée sur moi pour le reprendre… - Oui mais ça, tes moldus le font tout le temps…Ils passent leur temps à te crier dessus pour tout et n’importe quoi…Qu’est-ce qu’il avait de particulier ce coffret ? - Et bien tout d’abord, il contenait des lettres de Poudlard, confia Harry. Mais ce n’est pas tout : il a produit une intense lumière et un crépitement qui ressemblait à une sorte de sifflement… - Ce coffret sifflait ? répéta Ron dubitatif. J’ai jamais vu ça… C’est un coffret magique ? - J’en suis convaincu. En dix-sept ans, je n’avais jamais encore entendu un tel bruit dans la maison de ma tante et de mon oncle. En tout cas, c’est la première fois qu’il sifflait en ma présence. - Pourquoi ta tante possède ce coffret s’il est magique ? Tu crois qu’elle l’a récupéré chez tes parents ou après leur disparition ? - Oui peut-être, j’y ai déjà pensé. En tous les cas, il faut que je le récupère. Harry entreprit de mettre sa cape d’invisibilité mais Ron l’interrompit tout de suite. - Ah non ça ne va pas recommencer ! lança-t-il. Je ne vais pas passer mon temps à te courir après. Harry, il y a certainement des Aurors à l’intérieur de ta maison. Godric’s Hollow passe encore, mais si on nous surprend ici, tu risques d’être emmené au ministère pour un interrogatoire musclé. Rappelle-toi qu’ils veulent toujours connaître l’endroit où toi et Dumbledore aviez été la nuit de l’attaque de Poudlard… - Je n’ai pas peur du ministère, déclara Harry avec gravité. Et puis Ombrage avait tout le loisir de m’emmener avec Fred et George au mariage. Ils ne me feront rien, ils n’en ont pas les moyens, ni juridiques, ni même…magiques. - Prétentieux va…commenta Ron un sourire au coin des lèvres. Bon ok je te suis, céda-t-il après un moment. Ron et Harry se glissèrent tout deux sous la cape d’invisibilité et coururent alors vers la maison incendiée. Arrivés sur le perron, Harry fut tout de suite alerté par la porte restée légèrement entrouverte. - Ce n’est pas bon signe..chuchota Harry à Ron dont le teint était devenu livide. Tu crois que c’est un piège des Aurors ? - Je n’en ai aucune idée, marmonna Ron passablement inquiet. Essayons de passer sans ouvrir la porte plus que nécessaire… Les deux amis s’introduisirent alors à l’intérieur en ayant pris soin de regarder longuement à travers l’interstice pour voir s’ils apercevaient quelqu’un. Vêtus toujours de la cape d’invisibilité, ils franchirent la porte du salon, regardèrent autour sans détecter la moindre âme qui vive, puis firent demi-tour en direction de la cuisine. Celle-ci était comme toutes les autres pièces du rez-de-chaussée, entièrement noircie de haut en bas et sentait encore le brûlé. - Il n’y a personne ici, chuchota Ron à Harry. Mais où sont… - Attend, interrompit Harry. Les Aurors n’ont pas de capes d’invisibilité ? Ils sont peut-être là, tapis dans l’ombre à nous écouter…ajouta-t-il avec effroi. - Si c’était le cas, ils nous auraient sûrement déjà sauté dessus, non ? répondit Ron. Nous faisons assez de bruit, je pense. - Chut…souffa Harry en tendant l’oreille. Tu as entendu ? - Non rien, chuchota Ron en regardant autour de lui. - J’ai cru entendre quelque chose… - Harry, nous devrions peut-être mettre la main sur le coffret et s’en aller d’ici le plus rapidement possible… - Oui tu as raison, c’est à l’étage….J’espère que ça ne va pas s’écrouler sur nous d’ici là… - Non ne t’inquiète pas, mon père m’a dit que ta maison avait subit un sort de « raffistolage impossible ». Normalement, elle ne risque pas de nous tomber dessus. L’escalier brûlé rappella de mauvais souvenirs à Harry à mesure qu’ils gravissaient les marches. Il se revoyait quarante-huit plus tôt en train de tirer péniblement sa tante Pétunia hors de l’étage pour éviter l’accident. Il réentendait ces cris horribles à le faire frémir. Il se demandait encore comment il avait pu garder son calme dans cette situation apocalyptique. En vérité, il n’avait pas vraiment eu le temps de réfléchir, tout s’était passé tellement vite. - Voilà, c’est ici, c’est la chambre de ma… Mais au moment où il allait dire le mot « tante », Harry fut choqué de voir que les trois premiers tiroirs de la commode étaient ouverts. La penderie était aussi entrouverte et le lit complètement défait. Mise à part les nombreuses brûlures et l’odeur infecte, cette pièce ne ressemblait en rien à la chambre impéccablement rangé qu’il connaissait. - Quelqu’un est venu ! s’écria-t-il en enlevant brusquement la cape d’invisibilité. Regarde les tiroirs, Ron ! - Tu crois que ce sont les Aurors qui ont fait le coup ? demanda Ron sceptique en regardant dans la commode. Harry cherchait frénétiquement le coffret dans le troisième tiroir. Il n’y avait rien. Puis il se jeta sur la penderie et arracha quasiment les robes de leurs cintres. - C’est pas vrai ! s’écria-t-il. Il était là ! Quelqu’un l’a volé c’est sûr ! Les Aurors l’ont trouvé et ont compris de quoi il s’agissait ! Mince si Scrimgeour ou Ombrage ont mis la main dessus… - Calme-toi Harry, tenta Ron pour raisonner son ami. De toute façon ce n’est pas grave, ce ne sont que des lettres et un coffret qui siffle. Ce n’est peut-être rien tu sais… - Non ! C’est important ! rugit Harry. C’est la clé tu comprends ? La clé… - La clé du coffret ? demanda Ron sans comprendre. Mais un bruit sourd venant du rez-de-chaussée vint très vite semer le trouble dans l’esprit des deux amis. - C’était quoi ça ? frémit Ron en faisant un tour sur lui-même. - J’en sais rien, répondit Harry, ça venait d’en bas. Nous devrions nous en aller, c’est sûrement les Aurors qui reviennent. Les deux amis descendirent sous la cape d’invisibilité et en toute discrétion l’escalier. Arrivés à la porte d’entrée, ils regardèrent au dehors pour voir s’il voyait quelqu’un, quand tout à coup le bruit recommença. - Harry ! s’écria Ron en se retournant vivement vers le couloir. Ça vient du placard ! Ron et Harry sortirent leur baguette à l’unisson et firent rapidement demi-tour ; en ayant pris soin auparavant de refermer complètement la porte d’entrée derrière eux. Ils s’approchèrent à pas de loup vers le placard sous l’escalier. - Alohomora ! lança Harry en direction du placard. Le placard s’ouvrit à la volée et deux corps inertes roulèrent dans le couloir, tandis qu’une chose orangée pas plus grande qu’une noix sortit du placard à la vitesse de l’éclair. Celle-ci s’engouffra dans la cuisine et cassa une fenêtre pour s’échapper. - Oh mon Dieu Harry ! s’écria Ron en reculant sous l’effet de la surprise. Mais qui sont ces gens ? Tu crois qu’ils sont morts ? demanda-t-il en portant sa main à sa bouche. Harry constata alors qu’il s’agissait d’un homme et d’une femme vêtus d’uniforme bleu marine et de casquettes de la même couleur dont l’une était restée à l’intérieur du placard. Il ne pouvait pas voir le visage de l’homme, car il était caché par sa casquette. Il s’approcha alors d’eux pour s’assurer qu’ils respiraient encore. - Non, ils sont seulement sonnés…déclara-t-il d’une voix rassurée. J’ai l’impression qu’ils ont été stupéfixés. - Mais alors, comment ont-ils fait pour faire autant de bruit ? - Ce n’était pas eux….Tu as vu le Vif d’or sortir comme une fusée ? - Pourquoi quelqu’un a enfermé un Vif d’or avec ces gens-là ? - Pour justement qu’on les trouve…répondit Harry pensif. - Harry…on dirait des facteurs…dit Ron encore plus déconfit en s’approchant des inconnus. - Non c’est plus grave que cela…ce sont des policiers moldus…dit-il tout en retirant lentement la casquette du visage de l’homme comme s’il s’attendant au pire. A la vue du visage de l’homme, Ron devint extrémement pâle. - Je crois que ce ne sont pas les Aurors qui ont volé le coffret finalement, dit Ron mal à l’aise. - Qu’est-ce qui te fait croire ça ? s’étonna Harry en se retournant vers son ami. - C’est Conrad, Harry…l’homme à la casquette…C’est Conrad…c’est un Auror. Alors Harry reconnut tout de suite le visage carré de cet homme si désagréable qui avait cherché à l’emmener au ministère quand il était arrivé au Terrier après l’attaque de Bellatrix. Il revoyait encore Tonks et Lupin se justifier auprès de cette « sangsue », selon les propres termes de Nymphadora. Aujourd’hui la « sangsue » était mal en point. La découverte terrassa littéralement Harry. Il était encore le témoin d’une attaque, perpétuée cette fois-ci contre deux Aurors. Il eut alors cette impression désagréable, l’impression d’être tomber dans un piège. - Il ne faut pas rester là, annonça-t-il avec gravité. Toute cette histoire sent affreusement mauvais, il ne faut pas qu’on nous trouve ici. Mais nous devrions prévenir le ministère de manière anonyme… - Oui partons, approuva Ron de la tête. Mais comment allons-nous prévenir le ministère ? On ne peut pas envoyer un de nos hiboux sans nous faire repérer… Quelque chose tapota alors contre la vitre de la veranda. Soucieux, Harry se dirigea vers le bruit et fut tout de suite étonné par ce qu’il voyait. - Ron ! Viens voir ! lança-t-il à l’attention de son ami. - Qu’est-ce qui se…Ouah ! Mon Dieu qu’il est gras ! J’en avais jamais vu un comme ça avant ! - Et bien, ça répond à notre problème de confidentialité…Nous pourrons prévenir le ministère… Harry et Ron regardait à travers la veranda un énorme hibou qui tapotait la vitre de son bec avec une telle tenacité qu’il semblait vouloir dire qu’il était affamé. *** . _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. 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Nombre de messages: 1326 Age: 28 Localisation: In this beautiful world Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Mar 17 Avr - 0:40 | |
| . *** Privet Drive, 24 heures plus tôt… - Alors ?! C’est qui ? La question venait d’une petite sorcière vêtue d’une longue robe fushia. Se tenant sur la pointe de ses chaussures, elle essayait tant bien que mal de lire le message que son compagnon tenait entre les mains. - Chut, Hawkins ! répondit l’homme au visage carré en balançant nerveusement sa tête, comme s’il chassait une mouche trop envahissante. Laissez moi finir… Ça vient du ministère : les jumeaux Weasley ont été arrêtés…Selon la lettre, ils auraient tenté de blesser gravement Dolorès Ombrage… - Dolorès, vous dîtes ? demanda Mrs Hawkins en fronçant les sourcils et sans dissimuler sa curiosité. Les enfants d’Arthur l’aurait attaquée ? Non c’est impossible, ce sont des anges…ajouta-t-elle un peu choquée par la nouvelle. Qu’y a t-il d’autre Conrad ?… Nous devons rentrer ?… J’aimerais bien que la relève arrive, car ce mobilier moldu commence vraiment à me donner la chaire de poule, grimaça-t-elle devant les napperons brodés de tante Pétunia. - Il n’y a rien d’autre dans la lettre, coupa l’homme d’un air renfrogné…Mais nous devons rester à Privet Drive, Georgia. Cette lettre a été envoyée à tous les Aurors en faction. C’est la procédure. Nous devons garder nos positions. Le sorcier à la robe austère replia soigneusement la lettre et la rangea dans sa cape. Il s’avança ensuite vers un gros hibou posté sur le canapé du salon et lui accrocha à la patte quelque chose qui ressemblait à un minuscule batonnet rouge pas plus grand qu’une allumette. Le dénommée Conrad sortit également un gros biscuit qu’il tendit à l’hibou. L’animal prit alors le gâteau et s’envola difficilement par la veranda des Dursley. Conrad referma bientôt la fenêtre derrière lui. - Vous nourissez trop ce hibou, John, sermona Mrs Hawkins. Il commence à avoir du poids. Je sais que vous l’aimez beaucoup, mais les messages du ministère doivent être livrés rapidement…. - Ecoutez Georgia, répondit l’homme agacé. Cet hibou est l’un des meilleurs du ministère… Il est parfaitement capable d’atteindre sa cible en moins de temps qu’il vous faudrait pour dire : « Au nom de la loi du ministère, vous êtes cer… » Quelqu’un frappa lourdement à la porte d’entrée. « …nés… », finit Conrad en tournant la tête. - Mince, dit Georgia en se retourant vers la porte. J’espère que ce n’est pas encore un voisin à l’affût de nouveaux ragots sur l’incendie…Les moldus n’ont donc pas d’autres préoccupations dans leur vie ? - Laissez-les frapper Georgia, ils finiront par s’en aller, répondit Conrad d’une voix assurée. Le dispositif « repousse-moldus » va se mettre en route, et ils s’apercevront bientôt qu’ils n’ont rien à faire là ou qu’ils ont oublié d’éteindre le gaz ou je ne sais quoi…Vous savez, toutes ces choses « importantes » qu’un moldu est censé faire … - Vous croyez qu’ils savent que nous sommes là ? - Impossible, rassura Conrad sans concession. Restez tranquille, ils ne peuvent pas détecter notre présence à travers les carreaux. Ils ne verraient qu’un séjour vide dans l’obscurité. Ils vont bientôt repartir… Mais les coups de butoir ne cessèrent pas et redoublèrent avec encore plus d’insistance. - Mais c’est incroyable ça ! lâcha Mrs Hawkins effarée. Ils ne comprennent donc pas qu’il n’y a personne ! - Regardez par la fenêtre pour voir de qui il s’agit s’il vous plait, ordonna Conrad de manière courtoise. Georgia Hawkins s’approcha alors des rideaux et regarda au dehors. - On dirait une petite grand-mère…, dit-elle en scrutant l’allée. Je ne la vois pas très bien d’où je suis…Elle semble perdue… - Attendez…dit Conrad en sortant soudain sa baguette de sa robe, je vais essayer de nous en débarasser… -Vous n’allez pas la zigouiller, quand même ? s’inquièta Georgia. -Non rassurez-vous !! fit Conrad un peu hilare par la remarque de sa coéquipière. Je veux juste savoir ce qu’elle veut… Avec sa baguette, il décrivit de larges cercles autour de sa tête et prononça d’une voix forte : « Morphingam Policeman ! » La robe de John Conrad rapetissa jusqu’à former un veston de couleur bleu marine et une casquette de police vint remplacer son chapeau pointu. - Je vais ouvrir, Georgia. Habillez-vous aussi en policier moldu s’il vous plait et tâchons de voir ce qui arrive à cette grand-mère… Georgia fit rapidement de même et prit exactement la même tenue que son coéquipier. - Allez-y je suis prête, dit-elle. Conrad plaça la chaînette sur la porte d’entrée et ouvrit de sa baguette les différents verrous. A la vue du policier, la grand-mère écarquilla les yeux et se mit à sourire de toutes ses dents comme si elle se sentait plus rassurée. - Ah ! Bonjour Mr l’agent, dit-elle un peu confuse. J’ignorais que vous seriez là, après l’incendie… Pétunia n’est pas là ? demanda-t-elle en tentant de voir quelque chose par l’interstice de la porte. - S’il vous plait Madame…lui répondit Conrad tout en l’empêchant de regarder à l’intérieur de la maison. Madame ? - Ah oui pardon : Mrs Figg. - Mrs Figg, répéta Conrad d’un ton beaucoup moins aimable. Et bien Mrs Figg, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais cette maison fait encore l’objet d’une enquête sérieuse quant aux causes de l’incendie. Personne n’est autorisé à entrer, je suis désolé. - Mais…prononça la grand-mère sans comprendre. Pétunia m’avait dit de passer… - Mrs Figg, s’il vous plait, répondit Conrad en perdant soudainement le peu de calme qu’il tentait de préserver. Ne restez pas ici, Mrs Weasley n’est plus dans cette maison de toute façon. Revenez plus tard… - Vous ne comprenez pas, interrompit Mrs Figg en fouillant nerveusement dans son sac à main, c’est urgent… Mais lorsque la grand-mère sortit soudain ce qu’il ressemblait à une baguette magique, Conrad n’eut que le temps d’écarquiller les yeux de stupeur avant qu’un violent éclair ne le foudroie en ouvrant la porte à la volée. L’Auror fut propulser à dix mètres jusque dans la cuisine et retomba lourdement sur le sol en lâchant sa baguette. Georgia Hawkins lança alors vivement un jet de lumière contre Mrs Figg. Mais le sort fut stoppé net et la grand-mère le renvoya illico vers Hawkins dont les bras se collèrent irrémédiablement contre son corps avant qu’elle ne retombe comme une pierre sur le parquet du salon. - Qui êtes-vous…murmura alors Conrad d’une voix faible en se tordant de douleur pendant que Mrs Figg s’approchait de lui d’un pas légèrement claudiquant. Pour seule réponse, la voix démente de la grand-mère fendit littéralement l’air tandis qu’elle abattait sa baguette sur John Conrad: - Petrificus Totalus ! Conrad fut alors littéralement cloué au sol. D’un geste lent, Mrs Figg se retourna, repoussa la porte d’entrée et s’avança dans l’escalier brûlé en trainant la jambe. *** Pétunia ne trouvait plus le sommeil dans l’immense dortoir de Ste-Mangouste. En ce soir d’été, elle regardait encore et toujours le plafond, ainsi que les ombres dansantes provoquées par le reflet des stores. Elle passait désormais le plus clair de ses nuits à rabâcher sans cesse ces souvenirs si douloureux. Sa vie était devenu un cauchemar. Sa maison avait été incendiée, son mari était en état de choc. Tout s’était arrêté pour elle. Aujourd’hui, il n’y avait plus rien à espérer de la vie. Et tout ce malheur avait été causé par un seul être : Harry Potter. Pétunia revoyait inlassablement le visage mesquin et sournois de son neveu qui était désormais parvenu à ses fins. La rendre desespérée. Et détruire sa famille par la même occasion. Mais pourquoi donc cet enfant lui avait été confié à elle ? Pourquoi le destin lui avait confié cette abomination que la terre n’avait jamais portée ? Pétunia pensait qu’elle n’était pas responsable de la mort de sa sœur et de son arrogant de mari, mais elle en payait désormais les conséquences… Vernon émit un grognement dans son lit avant de se remettre à ronfler. « Pauvre Vernon » pensa Pétunia. Lui qui avait concéder à ce sacrifice. Elle aurait du l’écouter. Ils auraient mieux fait de laisser leur neveu dans un orphelinat. Loin de leur maison. Assez éloigné en tout cas, pour lui éviter de faire du mal, à elle, son époux ou Dudley. Duddy avait été courageux en arrivant. Il n’avait rien dit devant ces affreux medecins incompétents, avec leurs fioles et leur tours de passe-passe. L’état de Vernon s’était amélioré, mais les sorciers n’avait rien fait pour cela. Oh bien sûr ils lui avaient fait croire que leur soi-disantes « méthodes » étaient infaillibles, mais Pétunia n’était pas dupe. Leur médicaments étaient inefficaces. Vernon est un homme robuste. Il retrouvait maintenant ses esprits. Il faisait semblant d’être gentil avec les medecins, mais Pétunia savait bien qu’il jouait la comédie. On ne peut pas être aussi gentil avec ces monstres… Dans l’obscurité, un craquement sonore vint brusquement fendre le silence. Pétunia fut terrorisée. Elle se mit à crier le nom de son mari, alors qu’il ne dormait qu’à un mètre d’elle. - VERNON ! VERNON ! répéta-t-elle affolée dans le noir. REVEILLE-TOI ! IL Y A QUELQU’UN ! Pétunia s’était levé d’un bond et secouait son mari de toutes ses forces en lui criant dessus d’une voix démente. Mais Vernon ne bougeait pas. Il avait cessé de ronfler, mais semblait dormir profondément. - VERNON ! sanglota-t-elle en le serrant contre elle. Je t’en supplie… - Il ne peut pas vous entendre, prononça une voix d’homme dans l’obscurité. Pétunia tomba à terre en entendant cette voix. Elle écarquilla les yeux, le visage crispée par la terreur. Elle scruta la chambre à la recherche de celui qui lui parlait. Il n’y avait pas d’autres malades dans la chambre. Il n’y avait que son mari et elle… - AU SECOURS ! cria-t-elle desespérée en pleurant à côté du lit de son mari. QUELQU’UN ! VITE ! - Personne ne peut vous entendre, répéta la voix de ce même flegme suréalliste. J’ai fait en sorte que nous ne soyons pas dérangés…Ni par votre mari, ni par les médicomages… - N’APPROCHEZ PAS ! cria Pétunia d’une voix forte. - Je ne comptais pas le faire, répondit l’homme légèrement agacé. - Ne me faites pas de mal ! supplia Pétunia appeurée en s’accrochant au pyjama de son mari. Je vous en conjure… - Si vous déniez m’écouter, vous saurez que je ne suis pas venu pour cela ! trancha la voix de façon autoritaire. - Que me voulez-vous alors ? demanda Pétunia en s’efforçant de retrouver son calme tout en se tenant à Vernon. - Je veux que vous sachiez que j’ai volé ceci… Une silhouette se détacha alors de l’obscurité et s’approcha de la lueur des stores. Pétunia fut terrorisée lorsqu’elle vit une main d’homme lever un objet vers la fenêtre. C’était une sorte de boite qui scintillait sous les reflets de la lune. Pétunia le reconnut tout de suite. Son coffret. Cet homme lui avait volé son coffret. - Je n’aurais pas du risquer une venue jusqu’ici, dit l’homme d’une voix posée. Mais je me devais de vous prévenir. - Voleur…commença Pétunia dans un souffle. - Ce coffret n’est pas à vous, coupa l’homme avec gravité. Il ne devait pas vous revenir. Il ne fait pas parti de votre monde…Mais aux vus des lettres intéressantes qu’il renferme, j’ai l’impression que vous entretenez une certaine « fascination » pour le monde magique… - Comment osez-vous…murmura Pétunia outrée. Rendez-les moi ! s’écria-t-elle d’une voix autoritaire. Ces lettres sont à moi ! A MOI SEULE ! VOUS ENTENDEZ ?! Pétunia sentit en elle une telle fureur, qu’elle aurait voulu faire du mal à cet inconnu pour lui reprendre les lettres. Mais la peur était encore bien présente et la paralysait sur le sol. - Je ne vous les rendrai pas, coupa l’homme. Je reprends l’objet qui m’appartient et conserve aussi ce qu’il contenait. Ne vous inquiétez pas Mrs Dursley, je ferai bon usage de ces lettres… - NON ! cria Pétunia en le suppliant. Pouquoi me faîtes-vous souffrir ?! Qu’avons-nous fait pour mériter encore de payer ! - Vous commencez par la bonne question en tout cas….vous comprendrez peut-être un jour tout le mal que vous avez fait… - Qui êtes-vous pour m’insulter ?! Je ne vous permets pas… - Qui je suis ? répéta l’homme d’une voix sarcastique. Rappellez-vous de cet adolescent…Rappellez-vous de ce jeune garçon qui vous faisait si peur quand vous n’êtiez encore qu’une jeune fille… Le visage de Pétunia devint livide. Sa bouche restait grande ouverte et dans un effort surhumain, elle prononça d’une voix faible : - Vous… Un plop sonore retentit alors dans la chambre. Pétunia ne vit plus le coffret dans la lueur des stores. L’homme avait disparu. Quelques secondes plus tard, Pétunia entendit les pas des médicomages accourir vers la porte de sa chambre. - Mais qu’est-ce…murmura Vernon en sortant subitement de ses songes. Quel est la raison de tout ce vacarme ? Les gens n’ont donc aucun respect pour les autres quand ils sont en vacances ?! maugréa-t-il en se retournant dans son lit. « C’est que j’ai un cours de tennis de bonne heure, moi, demain matin… » _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." 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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 22 Avr - 23:16 | |
| Chapitre 9 : Le mot de trop. « Deux Aurors ont été attaqués au 4 Privet Drive, Surrey, dans la maison des Dursley. Ils ont été stupéfixiés, envoyez d’urgence une équipe médicale.»Dans un champ suffisamment éloigné du Terrier pour éviter d’être découvert par un des membres de la famille Weasley, Harry relisait le message qu’il venait d’écrire sur un bout de parchemin. La nuit était déjà presque tombée sur le Terrier et le brouillard rendait la lecture de plus en plus difficile. Harry se demandait si le ministère avait les moyens de retrouver la provenance d’une telle lettre. Tout à coup, le gros hibou tenta à nouveau de s’échapper de l’emprise de Ron. Ce dernier avait toute la difficulté du monde pour empêcher l’animal de se débattre et d’agiter ses ailes. - Mais reste tranquille, idiot ! s’énerva Ron en parlant au gros hibou qui émit un bruit strident. Tu veux qu’on se fasse remarquer ? Harry et Ron était revenu rapidement de Privet Drive. Tout comme Ron, le gros hibou n’avait pas beaucoup apprécié le transplanage forcé dans les bras d’Harry. Mais celui-ci jugea qu’il n’avait pas le temps d’écrire la lettre pour le ministère à Privet Drive et que par conséquent, l’hibou devait les suivre de toute urgence. L’animal montrait son désapointement avec toute sa véhémence habituelle et continuait à mordre Ron de son bec pointu pour qu’il le laisse enfin partir. - Harry, la lettre est prête ? demanda Ron avec impatience tout en s’éfforçant de contenir la douleur provoquée par les coups de bec. Le hibou commence vraiment à devenir dingue ! Je t’avais dit que les transplanages forcés n’étaient pas une bonne idée…et encore moins pour les hiboux… - Attend…je réfléchis, répondit Harry soucieux en regardant une nouvelle fois la lettre. Je ne veux pas que le ministère remonte jusqu’à nous… - Harry ? - Quoi encore ? - C’est le hibou…. Il vient de te vomir dessus, commenta Ron désolé…Tiens ?! On dirait du biscuit… - Oh non, c’est pas vrai ! fit Harry en détachant un instant les yeux du morceau de parchemin pour regarder sa veste fraîchement honorée. « Tiens voilà ta lettre ! » s’écria-t-il à l’attention du hibou tout en lui ficelant le parchemin autour de la patte. Le hibou le regarda d’un air triomphant en émettant des sons encore plus aigus. Mais au moment où Harry sortit un mouchoir pour s’essuyer la manche pleine de bile de hibou, une voix familière hurla avec une telle intensité que le hibou s’immobilisa brusquement. - RONALD BILIUS WEASLEY !!! - Oh non… gémissa Ron en écarquillant les yeux commme s’il venait de voir Voldemort en personne. Je suis mort… A quelques pas d’eux, se tenait Mrs Weasley en robe de chambre. Dire que son teint était devenu écarlate aurait été un mensonge tant cela aurait été très éloigné de la réalité. La mère de Ron les fusillait du regard, les poings serrés le long du corps en une sorte de rage tétanisante. Ron regardait sa mère avec les yeux d’un petit enfant pris sur le fait et le choc subit par cette apparition soudaine l’empêcha de prononcer le moindre mot compréhensible au cours des cinq prochaines minutes. Dans la panique, Harry eut juste le temps de finir d’attacher sa lettre avant que Ron ne lâche son emprise sur le hibou. L’animal s’envola d’un mouvement brusque et disparut bientôt dans la nuit. Faisant fi du hibou, Mrs Weasley redoubla de colère: - HARRY JAMES POTTER !!!! - Rectification…murmura Harry tremblant de peur devant la voix impressionnante de Mrs Weasley : « Nous sommes morts… » *** Le temps s’était légèrement éclairci sur le Terrier en ces derniers jours d’août. Les détraqueurs semblaient s’être éloignés pour un temps de la région. Mais la morosité était toujours aussi présente dans les cœurs des habitants et particulièrement dans ceux d’Harry et Ron. Cela faisait bientôt deux semaines et demi que les deux amis s’acquittaient de leur punition infligée par les Weasley qui n’avaient pas du tout « apprécié » leur petite escapade à Godric’s Hollow. Le soir de leur retour de Privet Drive, Harry et Ron durent affronter pendant une bonne heure -heure qui leur sembla interminable- les divers remontrances de Mr et Mrs Weasley : - MAIS VOUS ETES COMPLÈTEMENT IRRESPONSABLES TOUT LES DEUX ! criait ce soir-là Mrs Weasley dans la cuisine du Terrier. VOUS CROYEZ QUE NOUS N’AVONS PAS ASSEZ DE SOUCIS COMME ÇA AVEC L’ARRESTATION DE NOS FILS ?! VOUS VOULEZ NOTRE MORT PAR DESSUS LE MARCHÉ ? - VOUS N’AVEZ JAMAIS FAIT UNE CHOSE AUSSI STUPIDE ! renchèra Mr Weasley sans pouvoir lui non plus retenir sa colère. Mais enfin ! VOUS AURIEZ PU Y LAISSER VOTRE PEAU ! Ce n’est pas pour rien que tous les membres du ministère ne se déplacent qu’en compagnie d’Aurors ! LA MAJORITÉ NE VOUS AUTORISE PAS À VOUS COMPORTER COMME DES IDIOTS !!!!! Jamais Harry n’avait autant regardé ses pieds au cours d’une même soirée. La peur de la punition avait rapidement fait place à la honte. Il sentait qu’il avait trahi d’une certaine façon, les gens qui comptaient sur lui et qui cherchaient avant tout à le protéger. Mais d’un autre côté, Harry était convaincu que ce voyage avait été nécessaire et qu’il aurait agit pareillement, même en toute connaissance des conséquences. Ron, quant à lui, était tétanisé par les cris de ses parents. Mais fidèle à son ami, il n’avoua jamais à Molly et Arthur qu’il était parti à contre-cœur pour veiller sur Harry. La punition ne se fit pas attendre. Harry et Ron furent condammés à dormir sous une tente dans le jardin du Terrier et durent s’acquitter de toutes les tâches ménagères de la maison, et ce, sans user de la magie bien évidemment. Comme l’état de santé de Mrs Weasley était encore fragile, la punition d’Harry et Ron fût de bonne augure. En effet, les Weasley avaient mieux à faire que de perdre leur temps à s’occuper du repas ou de la lessive. Chacun des membres de la famille préparait assidument la défense de Fred et George dont la date du procès arrivait à grand pas, même Bill et Fleur qui avaient préféré différer leur voyage de noces. Le statut de Ron et Harry se limita ainsi à celui d’elfes de maison pendant toute cette période qui les séparait de la rentrée. Et comble de la dérision, Mrs Weasley décida d’installer dans la pièce vacante tous les gnomes du jardin, qui connaissaient une grave famine depuis le retour de Bill. Les créatures, au départ méfiantes par ce soudain accès de générosité finirent par accepter de devenir des Weasley à part entière et d’assister chaque matin et chaque soir au repas quotidien. Les gnomes avalaient goulument la nourriture servie dans de petites coupelles par Harry et Ron qui n’appréciaient que modérèment la mascarade orchestrée par Molly et Arthur Weasley. Mrs Weasley leur avait de plus interdit toute communication avec Hermione, Ginny ou un autre membre de la famille ; au grand dam d’Harry qui ressentait l’envie irrépressible d’être en présence de Ginny. Mais Harry devait aussi parler à Hermione de tout ce qui s’était passé ce jour-là à Godric’s Hollow, tout en lui dissimulant pour l’instant l’attaque contre les Aurors postés à Privet Drive et l’histoire du mystérieux coffret. Harry voulait lui éviter toute inquiétude superflue selon la version officielle, mais en réalité il craignait davantage d’avoir à supporter ses remontrances. _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 22 Avr - 23:18 | |
| Cela faisait maintenant vingt jours qu’Harry et Ron vivaient avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. La punition leur était bien assez égale comparée à ce qu’ils risquaient si quelqu’un apprenait un jour qu’ils se trouvaient tous les deux à Privet Drive peu de temps après l’attaque contre les Aurors. Chaque jour dès l’aube, Harry et Ron épiaient l’arrivée de la Gazette du Sorcier de peur qu’elle relate enfin cette attaque. Car Harry se doutait bien que les parents de son ami feraient rapidement le rapprochement avec leur escapade et qu’ils poseraient des questions. Les deux amis voulaient intercepter toute mauvaise nouvelle. Bien sûr, Harry et Ron n’avaient rien à se repprocher, mais ils savaient que le ministère ne serait pas de cet avis et qu’une telle nouvelle pourrait à coup sûr achever le moral déjà bien fragile de Mrs Weasley. Mais l’attaque contre les Aurors ne fut jamais rapportée par la Gazette. Le journal continuait encore de décrire les jumeaux Weasley comme d’infâmes conspirateurs, mais ces articles commençaient à s’essoufler et les nouvelles n’étaient pas vraiment palpitantes en ces derniers jours d’août. Un tel silence sur cette affaire de Privet Drive était plus que suspect aux yeux de Ron et Harry. Au départ, les deux amis avaient pensé que le gros hibou avait failli à sa mission et que la lettre anonyme n’était jamais parvenue au ministère. Harry pensa avec effroi que les deux Aurors se trouvaient peut-être encore stupéfixiés au fond du placard. L’envie de vérifier sur place lui avait un moment traversé l’esprit, mais cette pensée était trop téméraire, même pour quelqu’un du nom de Harry Potter. Le retour du gros hibou quelques jours après, dissipa toute interrogation quant au sort des deux Aurors, au grand soulagement d’Harry et Ron. Un matin peu après l’aube, l’hibou était revenu sans la lettre et tapotait d’un air rageur contre la vitre de la cuisine en réclamant à manger. Harry et Ron eurent bien du mal à empêcher l’hibou d’attraper un des gnomes qui couraient dans tous les sens face à l’arrivée de ce nouveau prédateur. Heureusement que toute la famille était encore couchée à ce moment-là et que personne ne fut réveillé par le vacarne du hibou ou les cris de terreur des gnomes. L’hibou n’était porteur d’aucun message, mais un batonnet de couleur mauve lui ornait désormais la patte. Ron comprit alors que le ministère avait répondu par un code, croyant peut-être que le hibou avait été envoyé par d’autres Aurors. Mais comme le hibou n’était porteur d’aucun autre message, Ron et Harry pensèrent alors que le ministère avait sûrement de bonnes raisons pour éviter d’ébruiter une telle attaque. Ce même matin, à la vue de l’animal qui dévorait sans retenue son bol de Miamhibou, Mrs Weasley fut toute de suite méfiante et interrogea illico Harry et Ron. - Oh non… nous ne connaissons pas cet hibou, répondit alors Harry l’air innocent. C’est une erreur d’aiguillage. Il cherchait une personne du nom de « Barry Trotter »… C’est un hibou un peu « bêta », conclut-il devant l’animal qui avait levé la tête de sa gamelle, et regardait Harry de ses petits yeux sadiques dans une attitude vexée. Mrs Weasley fronça les sourcils en scrutant Harry et Ron. Elle suspectait visiblement une nouvelle entourloupe des «nouveaux jumeaux» comme les avait baptisés Ginny un soir, dans un fou rire. - Bon. Ecoutez-moi bien tous les deux…annonça Mrs Weasley après le petit déjeuner. Je pars pour le ministère rendre visite à Fred et George…Je vous laisse la maison à tous les quatres. Interdiction de parler à Hermione ou Ginny ! Et tâchez de ne pas faire d’autres bétises d’ici-là… Harry et Ron firent tout deux non de la tête tout en continuant à essuyer la vaisselle. Lorsque Mrs Weasley disparut de la cheminée au milieu d’intenses flammes de couleur verte, Harry se retourna vers son ami : - Il est temps de raconter ce que nous savons à Hermione… - Je ne sais pas si elle va vouloir me parler Harry tu sais, répondit Ron gêné. Je crois que tu devrais aller la voir tout seul. - Mais elle ne va pas t’en vouloir encore pendant des mois ! Je ne sais pas très bien ce que tu as pu lui dire ou faire -même si j’ai quelques idées sur la question- mais je suis sûr que vous pouvez faire la trève au moins pendant une heure ou deux. - D’accord allons-y, soupira Ron avec autant d’enthousiasme qu’un condamné face à son bûcher. Harry et Ron se retrouvèrent quelques instants plus tard devant la chambre de Ginny. - Tiens tiens, dit-elle d’un ton sarcastique en les regardant entrer. Alors, on profite de l’abscence de Maman pour braver les interdits ? Harry sourit à la remarque amusante de Ginny, mais Ron ne partagea pas du tout son humour. - Exactement, répondit Harry simplement. Nous sommes venus parler à Hermione. - Et moi je sens le pâté ? lança Ginny hilare. - Je n’en ai pas le souvenir… - Voilà qui me rassure… - Bon, coupa Ron agacé. Quand vous aurez fini vos allusions débiles tous les deux, on pourrait peut-être entrer dans le vif du sujet ?! - Mais il n’y a que toi que ça gêne, déclara Hermione cassante à l’attention de Ron. Puis se retournant vers Harry, elle lâcha : - C’est vraiment nécessaire que tu me parles en présence du babouin ? - Ok…. Je ne vais pas rester plus longtemps au milieu de cette ambiance de « folie »… annonça Ginny souriante en passant devant Harry pour sortir. - Merci Ginny, dit-il tandis qu’elle atteignit l’escalier. Ginny se retourna vers lui et répondit avec le plus grand des sourires : - Oh mais de rien, Harry… Harry referma la porte derrière elle et se retourna vers ses amis. Ron n’avait pas bougé et restait prostré près du mur tout en regardant par la fenêtre toutes ces choses « mirobolentes » que la vue pouvait offrir. Hermione restait calmement assise sur le lit sans lancer le moindre regard en direction de Ron. - C’est un début…philosopha Harry. Il se mit alors à expliquer à Hermione tout ce qu’il s’était passé à Godric’s Hollow. Il parla de la pièce dérobée, du miroir du Risèd, du cimetière et de cet inconnu qui l’attendait…Harry se décida enfin à parler du coffret. Il avoua même à Hermione que Ron et lui étaient revenus à Privet Drive pour le reprendre avant de constater sa disparition. Toute fois, il ne parla pas des Aurors. Il se contenta d’expliquer que la maison était vide. Ron ne fit aucune réaction devant ce gros mensonge. Hermione écouta son ami sans l’interrompre. A la fin du récit d’Harry, elle avait l’air songeur. - Tu dis que cette pièce existait au temps de tes parents ? demanda-t-elle soucieuse. - Exactement. - Pourquoi ce miroir se trouvait là ? Ça n’a pas de sens…Quelqu’un d’autre aurait eu accès à cette pièce durant toutes ces années ? - Si l’on fait abstraction des runes sur la porte et de l’obligation d’être un Potter pour l’ouvrir…c’est possible, commenta Harry sans vraiment y croire. - Et si c’était Dumbledore qui avait accès à cette pièce ? demanda-t-elle. C’est lui qui a caché le miroir du Risèd… Cela ne fait aucun doute… - Oui, c’est possible…mais ça n’explique toujours pas le pourquoi de cette pièce… - Cette pièce devait servir à autre chose. Ce n’était pas seulement une cachette. Mais j’avoue que je n’y comprends rien pour le moment. Revenons au coffret, je voudrais en avoir le cœur net. Tu crois que cela pourrait être un horcruxe ? - Effectivement. On ne peut rien te cacher, dit Harry. Cela est trop bizarre. Quelqu’un l’a volé, c’est évident. Et ce quelqu’un connaissait pertinemment la nature du coffret. Si cet objet est bel et bien un horcruxe, cela pourrait expliquer bien des choses… _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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Nombre de messages: 1326 Age: 28 Localisation: In this beautiful world Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 22 Avr - 23:18 | |
| - Un horcruxe chez ta tante, fit Hermione d’un air septique. Ça me paraît vraiment bizarre… - Et pourquoi pas ? lança Harry. - Tu penses que Bellatrix devait aussi reprendre ce coffret ? demanda Hermione pensive. - Je ne sais pas. Mais comme me l’a dit Dumbledore, je doute qu’un mangemort soit au courant pour les horcruxes. Voldemort n’aurait pas envoyé un de ses sbires pour reprendre un de ses horcruxes. Je pense que ce jour-là, il me voulait moi… - On peut peut-être interroger ta tante, suggéra Hermione. Il faut savoir d’où elle possédait le coffret. - C’est évident non ? intervient Ron d’un ton désagréable. Elle l’a volé aux parents d’Harry… - Peut-être pas « volé » justement, répliqua Hermione légèrement agacée par la remarque désobligeante de Ron. - Mais si cet objet est un horcruxe…commença Ron en ouvrant grand sa bouche comme s’il avait eu une révélation. Cela voudrait dire que les parents de Harry étaient au courant… Ils avaient un horcruxe chez eux Harry ! - Ce ne sont que des suppositions ! trancha Hermione en freinant l’enthousiasme de Ron qui lui lança alors un regard noir. Nous ne savons même pas si ce coffret est vraiment un horcruxe… - Et qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ? demanda Harry. Il y a des sorciers qui ont remis la main dessus et pas parce que c’est seulement un objet magique…Ce coffret a de l’importance. - Pour le moment nous en savons rien, dit Hermione. Lorsque tu as découvert le coffret Harry, as-tu vu des inscriptions en rapport avec l’un des fondateurs ? Un aigle, un lion, un blaireau ou un serpent par exemple ? - Non…fit Harry d’une voix inaudible. - Alors dans ce cas, il est difficile d’affirmer que ce coffret est véritablement l’objet appartenant à Serdaigle ou Gryffondor. - Oui mais avoue tout de même que cette histoire est troubalnte, se défendit Harry. - Je ne dis pas le contraire. Seulement qu’il faudrait commencer par interroger ta tante avant de continuer cette piste. - Je doute qu’elle veuille répondre à mes questions, déclara Harry avec gravité. Après ce qui est arrivé à sa maison…Comme je la connais, elle doit penser que c’est moi le fautif. - Ou se trouvent ton oncle et ta tante maintenant ? demanda Ron curieux. - Après leur départ de Ste-Mangouste, ils ont été hébergés par la tante Marge. Elle a bien sûr été réticente au départ, mais quand elle a vu avec quelle amabilité mon oncle lui a parlé, elle n’a plus exprimé la moindre objection. - L’état de ton oncle ne s’est toujours pas amélioré ? s’inquiéta Hermione. - Et bien si justement ! lança Harry hilare. Tu ne m’as pas entendu ? Il est devenu « gentil » maintenant. Et ça, c’est une vraie amélioration… Ron ne pu s’empêcher de sourire à la remarque d’Harry et sortit ainsi pour un temps, de son mutisme dédaigneux. - Mais il y a encore trop de points obscurs dans cette histoire, dit Harry en reprenant son sérieux. Nous ne connaissons pas l’identité de celui ou ceux qui ont volé le coffret. Ni même celle de cet inconnu qui me parlait au cimetière… - Pour ce dernier, je crois avoir deviné…, dit Hermione. - C’est vrai ? Tu sais qui c’est ? - Bien sûr…fit Ron méprisant. C’est bien connu, Miss « Je-sais-tout » a un avis sur tout… singea-t-il comme s’il chantait une rangaine. Hermione chercha à dire quelque chose, mais elle sentit monter en elle un effroyable sanglot. Sa gorge se noua sur-le-champ. Hermione fustigea Ron du regard avec tout le mépris qu’elle pouvait accorder à quelqu’un. Mais ces sentiments étaient trop lourds à porter. Et toute sa frustation se défersa alors comme un torrent salvateur. - Espèce de monstre…marmonna-t-elle tout en faisant tout son possible pour retenir ses larmes. Je n’aurais jamais du t’embrasser…Tu ne le méritais pas. Tu n’es qu’un crétin immature et borné ! hurla-t-elle en sentant venir la rage. - Ça te va bien de dire ça, riposta Ron d’une voix haineuse. Toi tu n’es qu’une… - Insulte-moi et je te jure que je te giffle, Ronald ! - Comment ?!! Tu aurais le droit de m’insulter et pas moi ? - Je suis une fille... On ne parle pas comme ça aux filles. - Hypocrite ! répliqua Ron devant les sanglots d’Hermione. Je vais te dire ce qu’il en est. En fait tu voulais juste sortir avec quelqu’un… Que ce soit moi ou un autre…Tu as du être contente de tomber sur ton petit Victor… La giffle partit comme un éclair et avec une telle force que Ron perdit un peu l’équilibre et se ratrappa in extremis au dos d’une chaise. Sans un regard, Hermione sortit de la pièce en courant et claqua la porte derrière elle. Ron frotta sa main sur sa joue et regarda désespéremment Harry, comme s’il cherchait un allié. Mais son ami ne prononça aucun mot. Harry se contenta de regarder Ron. - Quoi ?! s’écria Ron comme si le simple regard d’Harry était accusateur. Tu as vu ? Elle agit comme une garce et moi je devrais faire comme si de rien n’était… - Ron…interrompit Harry en s’efforçant de rester le plus calme possible. « Tu devrais te taire maintenant… » Et sans un mot, il sortit lui aussi de la pièce. Les derniers jours avant la rentrée furent extrèmement tendus. Comme il fallait s’y attendre, Ron se renferma dans sa coquille et Harry eut beau faire pour essayer de parler avec lui que rien n’y changea. Hermione ne sortait quasiment plus de la chambre de Ginny, si bien que Mrs Weasley commença à soupçonner quelque chose. L’interdiction d’approcher Hermione et Ginny ne pouvait pas mieux tomber tant Ron voulait rester dans son coin. Harry et Ginny se retrouvèrent ainsi dans la même situation, à essayer tant bien que mal de réconforter des personnes qui de toute façon souhaitaient avant tout qu’on les laisse tranquilles. Harry avait bien essayé de parler avec Hermione peu de temps après la giffle, mais celle-ci était dans un tel état de tristesse et de nerfs, qu’il préféra rapidement ne pas insister. - Debout les garçons ! Nous allons être en retard pour le train. Vous devriez être contents, c’est la fin de votre punition ! Mrs Weasley s’éloigna de la tente d’Harry et Ron et regagna le Terrier. En ce premier matin de septembre, Ron se leva sans protester, s’habilla rapidement et rejoignit tout le monde pour le petit déjeuner. Harry fit de même quelques instants plus tard. Lorsqu’il entra dans la cuisine, il vit Tonks et Lupin entâmant un petit déjeuner copieux en face d’Arthur Weasley, qui lisait d’un air distrait le journal de la Gazette. Ron était assis à côté d’eux à l’endroit le plus éloigné d’Hermione et Ginny. Tout le monde était très silencieux, exceptés Tonks et Lupin qui semblaient se réjouir de la rentrée scolaire. Mrs Weasley vint accueillir Harry d’une voix chaleureuse. - Assieds-toi Harry, dit-elle en lui tendant une chaise. Aujourd’hui, c’est moi qui m’occupe de tout… Sinon les œufs brouillés ne seront pas servis en temps et en heure…Non pas que j’ai douté de vos capacités culinaires ces dernières semaines, ajouta-t-elle avec une pointe d’ironie. Harry trouvait que Mrs Weasley avait un peu retrouvé son ton jovial d’autrefois et cela le reconforta. La mère de son ami retrouvait petit à petit le moral, après ce qui était arrivé à ses fils. Il s’assit en compagnie des autres et croqua à pleines dents dans un toast. - Ah…au fait, Arthur et moi, nous nous sommes permis d’acheter vos nouvelles fournitures, ajouta-t-elle. Comme le chemin de Traverse n’est plus trop sûr en ce moment… enfin bref, elles vous attendent au grenier. Toutes les préparations de la rentrée étaient un peu sortit de la tête d’Harry. Au cours de ces dernières semaines, il s’était tout de même décidé à remettre les pieds à Poudlard. Et l’inconnu de Godric’s Hollow n’était pas étranger à ce revirement. Harry voulait tirer cette histoire au clair et il espèrait retrouver l’inconnu à l’école. Comme il était maintenant majeur, Harry profiterait certainement de son temps libre pour sortir de l’école quand bon lui semblera. Ou tout du moins, même s’il n’en avait pas vraiment le droit, il éviterait d’en avertir les professeurs. Lupin et Tonks étaient en fait chargés d’accompagner tout le monde au Poudlard Express. Et comme d’habitude, il fallut toute la détermination de Mrs Weasley pour que personne ne rate le train. La mère de Ron portait un énorme paquet mystérieux sous son bras et dont le contenu était dissimulé par du papier kraft. Au départ intrigué par ce paquet, Harry fut soudain frappé par autre chose alors qu’il traversait la gare de Londres à une allure folle. - Pourquoi n’y a-t-il pas d’Aurors pour nous accompagner ? demanda-t-il à Arthur Weasley. Enfin je veux dire…en dehors de Nymphadora… Arthur Weasley qui était bien songeur depuis le début de la matinée lui répondit d’un air sombre : - Après ce qui est arrivé à Dolorès Ombrage, le ministère n’estime plus ma sécurité ou celle de ma famille comme une nécessité. Il faut croire que maintenant, nous sommes passés du « côté obscur », ajouta-t-il en s’efforçant d’être ironique. - Mais c’est pas normal de faire ça ! s’insurgea Harry. Et si on vous attaquait ?! - Ce n’est pas moi qui commande…répondit Arthur dont le ton reflètait toute l’impuissance. C’est Mrs Ombrage qui tient les rênes désormais Harry. Et elle ne t’estime pas beaucoup non plus… Il faudra être prudent cette année… - Que voulez-vous dire ? Mais Arthur n’eut pas le temps de lui répondre que le petit groupe emmené par la voix autoritaire de Mrs Weasley arrivait déjà devant la barrière entre les voies 9 et 10. Là les attendait Maugrey, coiffé d’un magnifique bob « Ricard® » pour cacher son œil magique et qui leur faisait de grands gestes avec les bras, visiblement excédé par leur retard. Chacun leur tour, ils franchirent la barrière sans accentuer plus que nécessaire leur vigilence vis à vis des Moldus. Le train rouge scintillant se dressait maintenant devant eux et un panache de fumée s’élevait sur le quai. Harry fut surpris par le calme environnant. D’ordinaire envahi par la foule, le quai n’était aujourd’hui occupé que par une vingtaine de familles. Harry pensa alors que la mauvaise réputation de Poudlard en terme de sécurité commençait à faire son chemin chez les familles de sorciers et que par conséquent, il ne fallait pas s’attendre à ce que les parents y envoient leurs enfants avec enthousiasme. - Dépéchez-vous de monter dans le train ! s’écria Mrs Weasley. Il va bientôt partir ! Mais au moment où elle courait vers un des wagons, Tonks passa devant elle et la fit trébucher. Le papier kraft entourant le paquet de Mrs Weasley se déchira en tombant sur le sol et laissa apparaître alors ce qu’il dissimulait. Le mystérieux paquet n’était en fait qu’une grande cage rectangulaire où s’étaient entassés une dizaine de gnomes de jardin. A la vue des créatures, le boursoufflet de Ginny se mit en boule dans sa cage et Hermione dut agripper fermement son chat Pattenrond pour éviter qu’il ne réalise un remake de « Massacre chez les gnomes, le retour ». Hedwige eut l’air un moment interressé par ce plat qui s’offrait facilement devant elle, mais détourna vite la tête, comme si cette chasse manquait un peu de « challenge »... - Oups…pardon, fit Tonks confuse en relevant Mrs Weasley. - Molly ! gronda Mr Weasley. Je t’avais pourtant dit de les laisser à la maison ! - Mais ils font partie de la famille, se défendit Mrs Weasley tout en se baissant pour reprendre la cage dans ses bras. Ils voulaient juste dire au revoir à leur frère et sœur. _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 22 Avr - 23:20 | |
| - Ce ne sont pas leur… - Au revoir Ginny…Au revoir Ron…prononçèrent soudain les gnomes en cœur de leur toutes petites voix nasillardes. Sois sage Ron ! couinèrent-ils en montrant leur index dans une attitude qui se voulait autoritaire et qui rappelait étrangement celle de Mrs Weasley version miniature. - Oh ! Comme ils sont mignons… dit-elle émue en regardant les gnomes. C’est bien mes chéris…Eoin ! Cesse de mordre les barreaux de ta cage ! s’écria-t-elle vivement en montrant son index. Au départ appeurés par ce changement de ton, les gnomes imitèrent bientôt Mrs Weasley et montrèrent de nouveau leur index en faisant les grands yeux. - Gentils… Un coup de sifflet retentit. Harry, Ron, Hermione et Ginny montèrent alors précipitamment dans le train avec leurs bagages et lançèrent de grands au revoir par la vitre à Mr et Mrs Weasley, ainsi qu’à Lupin, Maugrey et Tonks. - Nous nous reverrons à Poudlard ! s’écria cette dernière tandis que le train démarrait. - Vigilence constante ! ânonna Maugrey en agitant son bob de la main de manière ridicule. - Ecrivez-nous s’il y a un problème ! cria Lupin en marchant à côté du train qui commençait à s’éloigner du quai. Et n’hésitez surtout pas à aller voir Minerva ! - Au revoir les enfants ! firent en cœur Mr et Mrs Weasley. Soyez sages ! Et ne vous inquiétez pas pour nous…tout ira bien… - Au revoir…couinèrent les gnomes en cœur. A mesure que le train prenait de la vitesse, les quatres amis faisaient de grands signes en direction du quai. Ron et Ginny semblaient un peu émus de devoir quitter leurs parents, surtout en cette période douloureuse pour leur famille. Le train s’éloigna et Harry ne vit bientôt plus le petit groupe. Avec un pincement au cœur, il se retourna vers ses amis. - Je m’en veux de ce qui est arrivé, dit-il soudain d’un air sombre. - De quoi tu parles ? demanda Ron en se détournant du quai. - Et bien de ce que nous avons fait…enfin de ce que j’ai fait quand je suis parti à Godric’s Hollow…Tes parents n’avaient pas besoin de ça, surtout en ce moment… - Ecoute, c’est oublié maintenant, assura Ginny en posant délicatement sa main sur l’épaule d’Harry. Ce n’est pas si grave, tu sais. Nos parents étaient juste énervés. Ils ont surtout eu peur pour vous deux… Ils sont bien plus forts que tu ne le penses. Nous finirons par trouver une solution pour Fred et George. - C’est vrai que Maman était un peu bizarre ces derniers temps, surtout avec les gnomes…dit Ron d’un air perplexe. Mais elle finira par aller mieux, ne t’inquiète pas Harry… - Ils ont raison Harry…prononça Hermione d’un air lugubre, sortant enfin de son mutisme. Tout ça, c’est du passé maintenant… Puis elle prit sa valise et agrippa Pattenrond, qui semblait intéressé désormais par le boursoufflet de Ginny. - Bon, je vais dans le wagon des préfets…annonça-t-elle d’une voix monotone. A toute à l’heure… - Attend Hermione, dit Ron d’une voix extrèmement gentille. Je t’accompagne… - C’est bon, tu peux rester ici, coupa-t-elle d’une voix faible, mais sans montrer la moindre animosité. Je vais m’occuper des patrouilles toute seule…De toute façon, le train est rempli au quart, alors cela ne devrait pas me prendre trop de temps, ajouta-t-elle dans un murmure presque inaudible. Harry pensa alors qu’Hermione voulait surtout qu’on la laisse un peu seule. - A tout à l’heure…redoubla Ron en se montrant le plus agréable possible. Mais Hermione ne répondit pas à son ami et se dirigeait déjà d’un pas lent vers l’avant du train. Harry, Ginny et Ron la regardaient s’éloigner. - Elle n’a pas l’air d’aller mieux…prononça Harry d’un air sombre. - Oui, approuva Ginny. Pourtant il faut avouer que Ron a essayé de faire des efforts ces derniers jours…Mais il faut croire que certaines cicatrices sont longues à se refermer, dit-elle en regardant son frère qui, honteux, n’osa pas la contredire. Il ne fallut que quelques secondes au trio pour trouver un compartiment vide, tant tout le Poudlard Express semblait désert. Harry, Ginny et Ron n’avaient croiser que cinq ou six personnes dans leur wagon. Alors qu’il s’apprêtait à rentrer sa valise dans le compartiment, Harry vit Neville et Luna traînant de grosses valises derrière eux, venir à sa rencontre. - Salut Neville ! Salut Luna ! se réjouit-il en apercevant enfin quelques têtes connues. - Salut Harry ! répondit Neville en souriant. - Bonjour Harry, dit Luna en sortant un peu de sa torpeur. Ah vous êtes là… ajouta-t-elle distraitement en voyant Ron et Ginny à l’intérieur du compartiment. - On peut se mettre avec vous ? demanda Neville un peu gêné. Tous les wagons sont presque déserts et vous êtes pratiquement les seuls que l’on connaît… - Bien sûr, entrez, assura Ginny. - Où sont les autres Gryffondor ? demanda Ron étonné. - J’ai aperçu Parvati Patil et Dean. Mais je crois que Seamus n’est pas là. Lavande non plus d’ailleurs… - Lavande n’est pas dans le train ? demanda Ron avec une pointe de curiosité dans la voix. - Non, et il n’y a pas beaucoup de monde chez les plus jeunes, expliqua Neville…Les septième année sont plus présents à cause des examens sans doute, mais il y a quand même quelques absents. - Linnet Wilhemming n’est pas là non plus…lâcha Luna pensive. - C’est normal…répondit Ron avec un sourire, elle ne fait pas partie de Poudlard…. - Comment le sais-tu ? - C’est une joueuse de Quidditch, Luna ! répondit Ron un peu hilare. C’est pour ça que je la connais… - D’accord…Mais ça n’explique pas le fait d’abandonner ses études pour jouer au Quidditch… - Mais…fit Ron interloqué. Elle n’a pas lâché ses études…pour la bonne et simple raison qu’elle les a fini depuis longtemps, voyons ! Elle a trentre ans !! Mais Luna n’écoutait déjà plus Ron. Elle scrutait maintenant Neville de haut en bas comme si quelque chose la troublait. - Il est où ton iguane ? demanda-t-elle soudain. - Ce n’est pas un iguane voyons, rectifia Neville d’un ton légèrement moqueur. C’est un… Neville s’arrêta net et écarquilla les yeux devant Luna comme s’il venait d’apercevoir Godzilla en personne en train de faire du skateboard dans sa rue. - OH MON DIEU !!! cria-t-il sous les regards interloqués de ses amis. TREVOR ! J’ai oublié de prendre Trevor ! Neville se rua alors sur sa valise et renversa toutes ses affaires à terre sans se soucier du désordre qu’il provoquait. Ces habits volaient en tout sens, et Neville n’arrêtait pas de marmonner avec un stress épouvantable : - Oh non…oh non, Trevor où es-tu ?…Réponds-moi !….MÉMÉ VA ME TUER ! - Calme-toi Neville, tenta alors Harry. Ne t’inquiète pas…Tu as du le laisser chez ta grand-mère…Elle va te le renvoyer, les choses vont rentrer dans l’ordre… - Les choses finissent toujours par rentrer dans l’ordre…répéta une petite voix derrière eux. Voilà des propos on ne peut plus exacts… Cette voix si familière fit l’effet d’un coup de poignard dans le dos d’Harry. Neville arrêta brusquement de fouiller dans ses affaires comme si la disparition de Trevor ne faisait subitement plus partie de ses priorités et le visage de Ron décrivit instantanément une expression de dégôut. Le visage rondelet et menaçant de Dolorès Ombrage observait le petit groupe d’un air de satisfaction sadique. Semblable à celui d’un petit homme politique de l’UMP, son sourire ridé s’étirait en une crispation satanique. Elle portait son habituelle et affreuse robe de couleur rose bonbon, dont l’innocente apparence n’était que fabulation. - Vous avez tout à fait raison Mr Potter, prononça la voix fluette d’Ombrage avec sarcasme. Les chose finissent toujours par rentrer dans l’ordre. La preuve, je suis de retour… Cette école inquiète tous les parents que j’ai pu rencontrer. Ils veulent que l’ordre revienne. Et sur ce point, je ne les déceverai pas. Ombrage continuait à regarder avec une immense satisfaction son auditoire médusé par son appartition. Harry tentait de se contrôler pour éviter tout simplement de lui sauter à la gorge. Il ne pouvait s’empêcher de la dévisager sans pouvoir desserer les dents. Ron et Ginny restaient eux aussi sans rien dire, partagés entre la haine et l’incompréhension. Tous pensaient la même chose. Cela ne pouvait pas être vrai. Ombrage à Poudlard. Cette simple idée les plongeait dans la détresse la plus totale. Seule Luna semblait être impassible face à cette entrée remarquée et profita du calme apparent pour regarder négligemment sous la banquette au cas où elle apercevrait Trevor. Harry pensa avec effroi que Neville n’avait pas perdu au change. Trevor n’était pas là, mais un autre crapeau avait fait son apparition…Un crapeau beaucoup plus dangeureux. - Et bien, vous êtes tous très silencieux, dit Ombrage souriant toujours largement. Serait-ce le respect à l’égard de l’autorité qui vous anime enfin ? Harry et ses amis ne repondirent pas à la provocation. Ombrage continuait à parader devant eux, comme si elle savait pertinemment que sa simple présence était une torture. Elle semblait nullement gênée de parler toute seule. - Je traduirais votre silence et vos airs ébahis par une marque de félicitation envers ma nouvelle nomination… Le ministère m’a confié le poste très convoité et non négligeable de sous directrice de l’école Poudlard. Ce sera moi désormais qui m’occupera personnellement de la sécurité…de votre sécurité à tous…ajouta-t-elle en pointant un de ses épais doigts boudinés sur Neville. Ne soyez pas timide… vous pouvez maintenant exploser de joie ! Ses yeux globuleux scintillaient de plaisir tandis qu’Ombrage s’avança d’un pas nonchalent vers Harry. - Et peut-être que j’arriverai même durant cette année à découvrir des choses…Vous voyez de quoi je veux parler Monsieur Potter…Comme les raisons de vos petites escapades en balais le soir en haut des tours… - J’ignore de quoi vous voulez parler…répondit calmement Harry sans montrer le moindre signe de faiblesse. - Ah oui ? Vraiment ? dit Ombrage en plissant des yeux sur Harry. Le ministère a trouvé deux balais en haut de la tour d’Astonomie le soir où Dumbledore est mort, et vous, vous ne savez pas de quoi je veux parler ? Intéressant ce manque de coopération, Mr Potter. Pourquoi ne pas nous dire que vous aviez accompagné Dumbledore ce soir-là…Ce n’est pas condamnable vous savez…Sauf si bien sûr de nouvelles preuves nous incitent à penser que c’est vous qui avez lancer l’Avada Kevavra… - Ces nouvelles preuves ne risquent pas d’exister, puisque ce n’est pas moi qui ait tué le professeur Dumbledore, prononça Harry sans ciller. Devrais-je vous rappeler que c’est Rogue le coupable ? - Je sais tout ça, Mr Potter, répondit Ombrage qui semblait s’amuser de la situation. J’essayais juste de vous « taquiner »… Si vous n’avez rien à vous reprocher, alors pourquoi n’avouez-vous pas l’endroit où vous êtiez vous et « feu » Dumbledore le soir de sa mort. - Nul part… - Mauvaise réponse. Vous mentez très mal. Pourtant il me semble que vous vous êtes _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 22 Avr - 23:20 | |
| longuement excercé tout au long de vos années d’études… Ombrage s’approcha encore de Harry et pointait maintenant son affreux doigt boudiné à quelques centimètres de ses côtes. - Ne faîtes pas le malin, continua-t-elle sur un ton beaucoup moins sirupeux. Répondez-moi maintenant ! Où étiez-vous ce soir-là ?! - Dans ton cul. Les mots sortirent de la bouche d’Harry avec une telle facilité qu’il eut l’impression un moment que ce n’était pas lui qui avait parlé. Ron resta bouche bée et émit un gloussement sourd comme un réflexe. Neville et Ginny tenaient leur main devant leur bouche en écarquillant les yeux. Même Luna sortit pour un temps de sa torpeur, et se retourna vers Harry. Le compartiment était en proie à un silence de mort. Ombrage restait devant Harry sans ciller. Ses yeux exhorbités témoignaient de sa fureur sous son apparence provocatrice. - Voilà qui va bien me faciliter les choses Potter…murmura-t-elle haineuse. Je parlerai dès notre arrivée de votre renvoie à la directrice. Oh bien sûr, je n’ai pas le pouvoir de vous renvoyer moi-même, mais sachez que le professeur McGonagall sera très intéressée par les délicieux propos que vous tenez à mon égard…Profitez bien de votre repas ce soir, Mr Potter car ce sera le dernier à Poudlard. Le dernier avant que vous ne retourniez à une existence misérable sans abri et bien sûr : sans travail. Je me ferai une joie de « plaider » votre cause au bureau des Aurors…Il vous faudra trouver une autre carrière je le crains…Mais ne vous inquiétez pas, j’ai entendu dire que le Magicobus n’avait plus de contrôleur…ajouta-t-elle avec un sourire méchant. Elle se tourna vers Ron qui affichait un large sourire moqueur sans pouvoir se contrôler. - Amusez-vous…amusez-vous, Mr Weasley. Comme je serais heureuse lorsque j’annoncerai le verdict d’emprisonnement contre vos chers frères. Vous les reverrez dans cinq ans…peut-être davantage qui sait…Vous et eux auront certainement perdu de votre humour d’ici là… Ginny empêcha instinctivement Ron de faire quelque chose d’inconsidéré en le rattrapant in extremis par le bras. Ron bouillait de rage et ses yeux étaient devenus rouges vifs partagés entre la colère et la peine qu’il éprouvait. Sur ces mots, Ombrage tourna les talons et sortit en toute hâte du compartiment, manquant de peu de renverser sur son passage le professeur Slughorn qui venait à sa rencontre. - Oh pardon Dolorès ! fit celui-ci d’une voix guillerette. Je vous cherchais justement…Comme je me sens un peu seul dans mon compartiment, j’ai pensé qu’une petite fête s’impos… - Fichez le camp de ma route ! rugit Ombrage d’un voix démente. Allez au diable vous et vos cocktails à la con ! - Plait-il ? lâcha Slughorn ahuri. Ombrage s’élança dans le couloir sous le regard interdit de Slughorn, qui n’en croyait pas ses oreilles. - Mais qu’y a-t-il ? demanda le professeur au petit groupe du compartiment. Mais personne ne répondit à la question de Slughorn. Le petit groupe était bien exité par la situation actuelle. - Mon Dieu Harry ! Qu’est-ce qui t’a pris ?! demanda Ron avec un mélange d’admiration et d’effarement. Tu te mets à parler aussi vulgairement qu’un Français ! - Je ne sais pas ce qui m’a pris, je ne m’attendais tellement pas à la voir...Je voulais juste qu’elle déguerpisse au plus vite... - Et bien au moins c’est efficace…commenta Ginny amusée. - Mince…prononça Harry d’une voix lasse. Et si elle avait raison, et si je risquais d’être renvoyé ?! Ginny, Neville, Ron et Luna n’osèrent pas répondre à cette question. L’enthousiasme provoqué par la réaction d’Harry face à Ombrage commençait à retomber et elle laissait place maintenant à une immense inquiétude. - Quelqu’un pourrait-il me dire ce qui se passe ici ?! demanda Slughorn visiblement agacé d’être tenu à l’écart de la discussion. Pour seul réponse, Harry murmura un inaudible « pardon » à Slughorn en passant devant lui tandis qu’il sortait de la pièce. Harry avait besoin de se sortir d’ici. Il sentait qu’il étouffait. Les pensées se bousculèrent dans sa tête. Il mesurait désormais qu’il avait été trop loin. L’apparition d’Ombrage dans ce train l’avait tellement destabilisé. Il n’avait pas pu garder son calme longtemps face aux manigances de cette affreuse femme. Il se sentait vraiment honteux. Sa place était à Poudlard aux côtés de ses amis et Ombrage venait de briser cette perspective. A cet instant, il aurait voulu lui tordre le coup. La faire taire avant qu’elle ne parle au professeur McGonagall. Harry errait sans but dans le couloir, accaparé par sa peur d’être renvoyé. Il se rendit compte bientôt qu’il avait atteint l’arrière du train et entra alors dans le premier compartiment de libre. Il avait besoin de réfléchir seul. Et si Ombrage avait raison. Et s’il ne serait jamais Auror comme il le désirait. Pour la première fois, la vision de son avenir s’assombrissait devant lui. Il eut l’image furtive d’un futur sans but. Il se voyait plus vieux errant seul dans les rues tel un sorcier maudit que nul ne désirait approcher. Des voix résonnèrent dans sa tête comme d’affreuses litanies. « Regardez…c’est Harry Potter, celui qui a gâché sa vie… ». « Vous êtes sûr que c’est cette personne qui a survécu à Vous-Savez-Qui ? ». « Ne t’approche pas d’Harry Potter petit, si tu ne veux pas finir comme lui… » - Harry ? Une voix douce le sortit de ses horribles pensées. Harry se retourna et aperçut Ginny au seuil du compartiment. - Tout va bien ? - Je ne sais pas…balbutia-t-il dans une confusion extrème. Alors s’en réfléchir, Ginny s’approcha de lui et entoura ses bras autour de sa taille. Elle le regarda longuement dans un silence gêné avant de se mettre sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Harry la serra à son tour contre lui et lui rendit son baiser. En cet instant, plus rien d’autre n’existait. La peur s’était envolée. Harry savait désormais que la vison de futur morbide qui lui était apparue n’était déjà plus qu’un affreux cauchemar. Il ne sera pas seul. D’un geste lent, il passa sa main dans les cheveux de Ginny. - Il faudra être prudents…prononça-t-il gravement après un long silence. Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose…Je ne veux pas te perdre… - Nous serons prudents, répondit Ginny avec force tout en posant sa tête contre lui. Un bruit derrière eux les fit à peine se retourner. Un petit garçon pas plus haut que trois pommes les regardait bouche bée en montrant Harry du doigt. Harry se rappela alors avec nostalgie de sa première année. Lorsqu’il découvrit Poudlard pour la première fois. Ce jeune garçon allait connaître les mêmes émotions. Ginny regarda le jeune garçon et lui dit d’une voix tendre : - Oui, tu as parfaitement raison. C’est bien le célèbre Harry Potter…Mais ne montre pas du doigt, c’est impoli…ajouta-t-elle en lui faisant un clin d’œil. Harry la regarda sourire au jeune garçon et commenta d’une voix plus amusée que résignée : « On n’échappe pas à sa destinée… » _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 29 Avr - 20:41 | |
| Chapitre 10: Le choixpeau se met en grève. Alors que la diligence l’emmenait vers les grilles de Poudlard, Harry repensait à la discussion qu’il avait eu avec Ginny dans le train. Tout deux se mirent d’accord sur ce qu’il était préférable de faire. S’ils devaient se remettre ensemble, alors leur couple ne devra pas être dévoilé au grand jour. Pas même à Ron ou Hermione. Harry craignait qu’une personne mal attentionnée renseigne un jour Voldemort sur Ginny et lui. Il ne voulait pas que quiconque fasse du mal à celle qu’il aimait plus que tout au monde. Ginny semblait deviner les pensées d’Harry et ne pouvait détacher ses yeux de la diligence où il se trouvait. A la sortie du train, elle préféra rejoindre Hermione dans la diligence suivante et laissa Ron, Harry, Neville et Luna ensemble. Ginny voulait, d’une part, respecter ses engagements vis à vis d’Harry et d’autre part tenter de réconforter Hermione. Mais celle-ci ne disait plus un mot depuis son retour de son inspection dans le train. La nouvelle d’un possible renvoi d’Harry l’avait toutefois quelque peu bouleversée. Elle s’indigna un instant contre Ombrage avant de retourner dans son mutisme. Aux abords des imposantes tours qui commençaient à s’illuminer sous le soleil couchant, Harry et Ron virent bientôt un attroupement devant les hautes portes en chênes de l’école, comme si personne ne pouvait y entrer. - Mais qu’est-ce que c’est que ça ? demanda Ron. - J’en sais rien du tout. La diligence s’arrêta et Harry en descendit rapidement pour rejoindre l’entrée. Il eut la désagréable vision d’Ombrage barrant le chemin aux étudiants, accompagnée de Rusard dont les traits ématiés affichaient une satisfaction malsaine. Harry fut surpris de voir une grande arcade en pierre devant les portes et la vision de cette chose lui rappela avec un pincement au cœur le décès de Sirius. - N’approchez pas ! s’écriait Dolorès Ombrage d’une voix autoritaire devant la cohue des élèves. Vous devrez tous passer sous le Détecteur à Malice de toute façon. Vider vos poches et vos valises, je vous préviens qu’aucun objet suspect ne franchira les portes de cette école ! Si vous transportez des objets interdits vous serez immédiatement punis ! - Harry…la carte du maraudeur, murmura Ron. Et ta cape d’invisibilité ! - Ne t’inquiète pas pour la carte, Ron. Je ne l’ai pas prise avec moi. Elle était bien trop endommagée. Quant à la cape, il va falloir que je trouve une solution… Harry se figea sur place. Il repensa subitement au médaillon qu’il portait autour du cou. Et si l’arcade pouvait détecter le faux horcruxe ?! - Attend…prononça Ron pensif. J’ai peut-être une idée… Dans la cohue, Hermione et Ginny les rejoignirent avec difficultés. - Vous avez vu ?! Même les professeurs sont fouillés ! Ginny pointait son doigt vers la haute silhouette de Kingsley Shakelbolt qui discutait devant l’arcade en compagnie d’Ombrage et d’une très vieille sorcière. - Voyons Dolorès ! s’emporta Kingsley. Laissez au moins passer Mrs Marchebank ! Ayez un peu plus de respect pour les personnes du 7ème âge ! - 8ème… rectifa la vieille sorcière en levant son index vers le ciel. - Je vous demande pardon Griselda…Vous savez, je voulais juste vous rajeunir… - Vous êtes un gentleman Kingsley… - Il est hors de question que vous pénétriez dans Poudlard avant que je ne m’assure que vous êtes bien les personnes que vous prétendez être !!! rugit Ombrage d’une voix démente. - Je peux vous assurer que je sais très bien qui je suis, répondit Kingsley hilare. - J’ai souvenir que Dumbledore accueillait avec plus de chaleur les nouveaux professeurs, lâcha la minuscule sorcière d’une voix cassante. - Ce temps est révolu…philosopha Kingsley avec un sourire. - Très bien ! Passez Griselda ! cria Ombrage visiblement véxée. La petite sorcière monta difficilement les marches de l’arcade aidée par l’appui d’Ombrage qui portait également sa valise de son autre main. - GRISELDA MARCHEBANK ! cria la sorcière âgée en arrivant sous l’arcade. Les pierres de l’arcade se mirent alors à rougeoyer comme de la lave. Mrs Marchebank franchit alors l’arcade et disparut complètement. Mais en un éclair, Ron courut sous le regard interdit d’Ombrage et s’engouffra à son tour sous l’arcade. Il fut tout de suite violemment arrêté par un mur invisible et dévala les marches sur le dos sous les rires des autres élèves. - Ron ! lâcha alors Hermione d’une voix inquiète. - Weasley ! s’écria Kingsley en venant à la rencontre de Ron. Vous allez bien ? - MAIS VOUS ETES COMPLETEMENT STUPIDE MA PAROLE !!!!!! cria Ombrage en écartant Kingsley de la main pour prendre Ron par le col de sa chemise. Vous avez des choses à cacher, Weasley ? - Non je…balbutia Ron en se tenant le dos. - SILENCE ! Restez ici jusqu’à ce que tout le monde soit passé !! Et vous aussi Potter !!! ajouta-t-elle méchamment à l’attention d’Harry qui venait aider Ron à se relever. De toute façon vous serez renvoyé…Je veux juste m’assurer de vous subtiliser tous les objets dangeureux que vous avez collectionnés au cours de ces dernières années… Harry lança un regard haineux à Ombrage tandis que Shakelbolt reprenait sa valise pour s’avancer lentement vers les marches de l’arcade. - Alors ?! Tu as eu le temps ? murmura Ron pétri de douleur tandis qu’Ombrage s’éloignait. - Oui, c’est bon, répondit Harry dans un souffle. Merci beaucoup… - Oh de rien Harry, c’était juste un mauvais moment à passer… - Ouvrez vos bagages, Kingsley ! ordonna Ombrage en lui barrant la route. - Comment ?! Mais vous êtes folle ? s’indigna celui-ci. Que croyez-vous que je dissimule ? Ombrage ouvra alors sa valise et fouilla dedans sans faire attention au désordre qu’elle provoquait. - Vous voulez peut-être que je me mette en caleçon ? lança Kingsley d’une voix lasse. - Vous avez vraiment besoin de deux capes d’invisibilité ? demanda Ombrage d’un ton suspicieux. Kingsley resta interdit en comtemplant l’intérieur de sa valise. Il croisa alors le regard d’Harry qui fit semblant de dépoussiérer Ron. - J’en ai toujours une de rechange, assura Kingsley Shakelbolt après un court instant d’hésitation devant le visage médusée d’Ombrage. - Allez-y ! ordonna-t-elle. Le professeur Shakelbolt reprit sa valise, cria son nom d’une voix forte sous l’arcade et disparut de la même façon que Mrs Marchebank. - JE VEUX VOIR UNE FILE BIEN ORDONNEE !!!! s’emporta alors Ombrage devant la cohue des élèves. Neville rentra alors la tête dans les épaules de peur de ne pouvoir passer l’arcade. Lorsque ce fut son tour, il prononça son nom d’une voix mal assurée mais à son grand étonnement il disparut sans le moindre fracas. Lorsque le dernier élève franchit enfin l’arcade, il ne resta alors plus que Ron et Harry. Avec un sourire méchant, Ombrage demanda à Ron de la rejoindre. Celui-ci disparut à son tour accompagné de Rusard et Harry se retrouva tout seul avec Ombrage. - Vous êtes fini Potter, lâcha-t-elle méprisante tandis qu’Harry ouvrait son sac devant elle. Ombrage éprouvait un malin plaisir à répendre sur le sol les maigres affaires neuves d’Harry au milieu des autres, calcinées. Mais son sac ne comportait rien d’autre. Il n’y avait absolument rien d’extraordinaire et cela rendit Ombrage légèrement irritée. Elle lui rendit son sac d’un geste furieux. - Profitez-bien de votre dernière soirée, Potter... Après il sera trop tard. Et sous le regard méchant d’Ombrage, Harry s’avança vers les marches. - ATTENDEZ ! s’écria Ombrage d’une voix forte. Vider vos poches ! Enlever vos chaussures et votre chemise ! Harry s’éxécuta sans protester. A moitié dénudé, il resta impassible face au froid lancinant qui commençait à s’engouffrer dans la nuit tombante. Il ne portait plus le faux médaillon autour du cou. Ombrage le regarda un moment soupçonneuse mais finit par lui ordonner de passer. Harry se rhabilla en silence sans montrer le moindre sentiment. Et aussitôt le dos tourné à Ombrage, son visage afficha un large sourire de soulagement et Harry passa à son tour l’arcade pour rejoindre ses amis. Harry dut courir dans les escaliers pour rejoindre à temps le début de la cérémonie de répartition. Il se rappelait de la honte éprouvée l’année passée quand il entra dans la Grande Salle en tenue de moldu et accompagné de Rogue aussi satisfait que le chasseur paradant avec son nouveau trophée. Harry ne voulait pas revivre une expérience similaire. Il rattrappa rapidement Ron devant les doubles portes de la Grande Salle et tout deux entrèrent précipitamment alors que la directrice McGonagall était sur le point de commencer son discours devant les tout petits et appeurés élèves de première année sérrés les uns contre les autres ; tels des manchots agglutinés sur la banquise faisant face au froid. Harry et Ron se dirigèrent à pas de loup au milieu de l’immense salle sous le regard réprobateur de la nouvelle directrice. Ils s’installèrent rapidement aux côtés de Hermione, Ginny et Neville. A l’insu de tous, Harry et Ginny échangèrent un sourire. - Alors ?! Comment ça s’est passé avec Ombrage ? murmura Hermione inquiète. - Oh comme d’habitude, répondit Harry d’un air sombre. Tu connais Dolorès… - Où as-tu mis ton médaillon Harry ? Tu l’as donné à Shakelbolt ? demanda Ron avide de savoir. - Quand vous aurez totalement fini de vous installer tous les deux, on pourrait peut-être commencer ! lança McGonagall d’une voix cassante à l’attention de Ron et Harry qui se firent alors tout petit sur leur chaise sous l’effet de la honte. Tout le monde se retourna vers la table des Gryffondor dans le silence le plus absolu et fustigea Harry et Ron du regard. Harry remarqua alors qu’il n’y avait pas beaucoup d’élèves par table. Chaque maison n’était représentée que par une vingtaine d’élèves tout au plus, soi environ le tiers par rapport à d’habitude. Mais lorsque Harry reconnu la plupart des Serpentards de septième année, il fut stupéfait de voir qu’aucun ne manquait à l’appel à l’exception bien sûr de Drago Malefoy. Harry essaya d’imaginer un instant où pouvait se trouver Drago à ce moment. Aujourd’hui il avait de la pitié pour son adversaire de toujours Crabbe et Goyle étaient à leur place habituelle et se tassaient sur leur chaise en silence comme s’ils voualient passer inaperçus. Leur présence ne lui semblait pas être de très bonne augure et Harry se demanda alors si McGonagall avait bien été mise au courant que Crabbe et Goyle avaient été complices dans l’intrusion des Mangemorts dans l’école. L’immense salle était bien sombre et calme, en comparaison avec les autres années. Le plafond brumeux était d’un noir de jais et les nombreuses bougies suspendues ne semblaient pas vraiment l’éclairer. L’ensemble donnait un aspect plus que lugubre à la cérémonie de début d’année. Harry vit Ombrage entrer sans bruit par la petite porte située à côté de la table des professeurs. Tous les élèves eurent un haut-le-cœur en l’apercevant. Apparemment beaucoup n’avait pas eu le loisir d’apprendre l’heureuse nomination d’Ombrage au poste de sous-directrice cette _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
|  | | Hallow Auror

Nombre de messages: 1326 Age: 28 Localisation: In this beautiful world Date d'inscription: 06/01/2007
 | Sujet: Re: [Fanfiction]Harry Potter et les reliques de Poudlard.[FINIE] Dim 29 Avr - 20:46 | |
| année. Celle-ci ne fit même pas attention aux murmures dégoutés qui s’élevaient dans la salle et alla s’asseoir juste à côté du siège vide laissée par la nouvelle directrice. Kingsley Shakelbolt était en bout de table et discutait avec le minuscule professeur Flitwick. Mrs Marchebank, quant à elle, semblait s’être assoupie sur sa chaise, ce qui ne semblait nullement offusquer le professeur Slughorn qui continuait à lui parler d’un air guilleret. Harry fut déçu de ne pas entrevoir la haute silhouette d’Hagrid à la table des professeurs. Il pensa alors que la nomination d’Ombrage comme sous-directrice ne devait pas être étrangère à son abscence. - Chers élèves de Poudlard ! lança McGonagall à la foule d’une voix chaleureuse. Aux anciens comme aux nouveaux, je vous dis « Bienvenu à la maison ! ». En ces temps troubles qu’aucun ici présent ne peut ignorer, je peux vous faire part de toute la joie que j’éprouve à être encore dans ce lieu pour vous enseigner ce que je sais… - Hum hum…L’interruption inattendue d’Ombrage singla l’élan lyrique de la nouvelle directrice. Le professeur McGonagall se retourna sans un mot vers la table des professeurs. Mais elle ne laissa pas Ombrage intervenir et reprit d’une voix extraordinairement calme: - Avant de vous informer plus amplement des « faits nouveaux » qui accompagnent ce début d’année, nous allons tout de suite procéder à la cérémonie de répartition ! Harry vit McGonagall fustiger un instant du regard Dolorès Ombrage. De toute évidence la nouvelle directrice ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds et encore moins accepter d’être interrompue devant ses élèves. Ombrage ne semblait pas être gênée par cette mise à l’écart. Au contraire, elle tapotait doucement le rebord de son siège tout neuf de sous-directrice avec la plus grande des satisfactions. Le professseur Sinistra apporta un tabouret qu’elle plaça sur l’estrade devant la table des professeurs et y déposa un vieux chapeau de sorcier, rapiécé en divers endroits et d’une propreté plus que douteuse. Les élèves se turent complètement et se focalisèrent consciencieusement sur le vieux chapeau. Une déchirure se forma alors sur ce dernier et l’on put alors entendre le chapeau chanter: Approchez …vous les nouveaux et vous les anciens, Ecoutez la chanson d’un vieux chapeau miteux. Vous les sorciers qui feront le monde de demain, Ouvrez grands vos oreilles et suivez mon aveu :
Je vais vous parler d’une époque assez lointaine, Où vivaient quatre sorciers à l’apparente quiétude Cachant leur magie aux autres gens et à leur haine, Ces quatre-là connurent alors la solitude.
Mais le hasard les firent se rencontrer enfin, Deux par deux, sur la route ils croisèrent leur chemin Ils sortirent de l’ombre et assumèrent leur destin : Firent ainsi de la magie la science de demain,
Se détournant pour un temps de ses hauts confins, Rowena Serdaigle la sage écouta son cœur Et sauva des flammes celle qui sera sa consoeur: Helga Poufsouffle, qui échappa donc à sa fin.
L’hardi Gryffondor revenait d’une triste guerre, Où la religion dictait la conquète des terres. De retour il rencontra l’opportuniste homme : Salazar Serpentard, une bien triste personne.
Venant des quatres coins des diverses contrées, Ils apportèrent chacun avec eux leur pays. Tous différents, ils eurent pourtant la même idée : Bâtir un refuge pour enseigner la magie.
Du calamar jusqu’à la déco des dortoirs, Tout fut imaginé pour terminer Poudlard. Du vieux Berceau de la Vie germa la magie, Et les fondateurs s’en retrouvèrent tous ravis.
Les élèves peuplèrent rapidement les couloirs. Et l’enseignement était commun au départ. Mais la dissidence vint s’immiscer dans les cœurs: Des nouvelles visions divisèrent les fondateurs.
Serdaigle voulait réserver son éducation, A tous ceux vénérant l’implacable raison. Gryffondor respectait davantage le courage, Ceux de sa trempe firent donc de l’hardiesse leur adage.
La réussite plaisait plus au vieux Serpentard, Il accueillait dans sa maison tous les roublards. Helga Poufsouffle était d’une équité sans faille, La patience récompensait toujours le travail.
Les quatres ne jurèrent plus que par leur seule maison. La malsaine concurrence envahit les esprits. L’unité de Poudlard fut à jamais meurtrie, Lorsque Salazard quitta l’école pour de bon.
Plutôt que de faire de leurs différences une union, Les quatre furent aveuglés par leur communauté. Et comble de la dérision ils eurent l’idée, De faire de moi le gardien de la tradition.
Pendant des siècles à mon tour je faisais ce choix, Lire votre âme et vous trouver la case adequat. La tâche de vous répartir dans l’une des maisons, C’était ma mission que vous le vouliez ou non.
Je n’puis revenir sur ce qui a été dit, Mais j’peux faire en sorte que ces jeunes soient plus unis. Voilà pourquoi tous les nouveaux resteront là, Et que la répartition ne se fera pas.
Les sorciers ne seront plus jamais divisés, Ils apprendront donc la valeur de l’amitié. Aujourd’hui le choixpeau exprime enfin son choix. A ceux qui trouvent ça juste je leur ouvre grands mes bras ! L’ouverture se ferma sur-le-champ et le choixpeau magique cessa de bouger. Les habituels applaudissements n’accompagnèrent pas la fin de la chanson. A la place, des murmures d’incompréhension s’élevèrent parmi les tables. Les première année se regardèrent appeurés comme s’ils se sentaient responsables de ce qui était en train de se passer. Comme s’ils avaient quelque chose à se reprocher. La répartition ne se fera pas, telle était la volonté du choixpeau. Harry regarda incrédule Ron et Hermione qui étaient tout deux dans le doute le plus total. L’estomac de Ron émit un grognement sourd. Harry pensa alors qu’ils n’étaient pas près de manger. - Qu’est-ce qu’il a ce chapeau ?! lâcha Ombrage méprisante sans vraiment comprendre ce qui était en train de se passer. « Il est cassé ? » ajouta-t-elle suspicieuse en regardant déjà parmi les élèves pour trouver un coupable. Mais le choixpeau n’était pas cassé. Il avait seulement exprimé son propre choix. La directrice McGonagall regarda le petit groupe des première année avec un tel désarroi, qu’elle semblait ne pas savoir que faire des nouveaux élèves. Les messes basses générales et l’attente eurent raison de la patience de Dolorès Ombrage. Elle se leva de son trône et s’avança d’un pas vif vers le choixpeau. - Reveille-toi Choixpeau ! Cesse ce petit jeu stupide ! Tu veux faire ton intéressant c’est ça ? Mais le choixpeau ne répondit pas. Cet apparent dédain fit bondir Ombrage qui semblait ne plus pouvoir se contrôler. Elle se saisit avec violence du chapeau et s’élança vers le première année à sa portée. - TU FERAS TON TRAVAIL !!! CHOISIT SA MAISON !!! Mais au moment où Ombrage s’approcha d’un tout petit élève de première année, la fente du choixpeau réapparut pour la mordre à la main. - AIE !! s’écria-t-elle en lâchant le chapeau qui roula sur le sol devant les élèves qui se mirent tous à rire. Taisez-vous vous autres !!! Et toi chapeau tu me le paieras… - Dolorès je vous en prie….Laissez-le tranquille, prononça McGonagall en s’approchant pour se saisir délicatement du Choixpeau. Harry crut voir le chapeau sourire, mais cette image fut si furtive qu’il pensa qu’il avait rêvé. Dans les bras de la directrice, le choixpeau se mit alors à regarder Ombrage en fronçant les sourcils pendant de longues secondes, avant de s’exclamer enfin : - Serpentard ! - Espèce de…rugit Ombrage en s’élançant vers la choixpeau pour le mettre en pièces sous les regards amusés des élèves. - Dolorès ! Arrêtez vos enfantillages ! s’écria McGonagall d’une voix autoritaire. Et toi choixpeau, ce n’est pas bien de pousser les gens à bout… Puis elle remonta sur l’estrade, déposa le choixpeau sur son tabouret et se tourna vers les élèves. - Le Choixpeau s’est exprimé, annonça McGonagall à l’assemblée sans faire attention à Ombrage qui bouillait de rage en plissant les yeux vers le choixpeau d’un air menaçant. Et sa voix est aussi juste que celle des quatre fondateurs réunis. Il n’y aura donc pas de répartition et les nouveaux élèves resteront ensemble… - Mais c’est insensé !!! interrompit Ombrage. Où iront-ils ?! - Il y a des salles de libres au quatrième étage. Nous y aménagerons un dortoir provisoire. Quant aux cours, cela ne posera aucun problème… - C’est vous qui avez fait ça !!! accusa Ombrage de son affreux doigt boudiné sans faire attention aux élèves qui l’observaient médusés. Vous l’avez fait exprès !!! - Il n’y a pas de complot, trancha McGonagall. Le choixpeau est libre de sa pensée. Et je vous prierais de cesser de vous ridiculiser devant les élèves… La remarque de McGonagall eut le don de réjouir l’assemblée. Des rires se mirent à s’élever sous le regard rageur de Dolorès Ombrage. Sans un mot, elle quitta l’estrade et partit par la petite porte avant de la claquer derrière elle. Spontanément, tous les élèves applaudirent son départ, même ceux de la table de Serpentard. Harry ne s’était jamais sentit aussi heureux de toute sa vie. Il frappait dans ses mains de toutes ses forces et entendit Ron siffler bruyamment à ses côtés. - S’il vous plait ! S’il vous plait ! s’écria McGonagall. Restez calmes, je vous en prie ou je serais dans l’obligation de vous punir. Le tumulte cessa et McGonagall reprit d’une voix satisfaite: - Très bien. Comme je vous sens tous très affâmés, nous allons immédiatement commencer le repas de bienvenu ! Et sous les applaudissements joyeux des élèves, les tables furent assaillies de mets délicieux. - Aaaaah…enfin ! s’exclama Ron en tendant ses deux mains vers des pilons de poulet. A la fin du repas, McGonagall annonça furtivement les deux nouveaux professeurs. Elle rappella les nombreux points de sécurité dans l’enceinte et en dehors de l’établissement. Puis elle invita rapidement tous les élèves à rejoindre leur dortoir, pour enfin s’occuper des première année. Harry remontait l’escalier en compagnie de Ron et Hermione qui marchaient côte à côte en ayant presque oublié pour un temps leurs différents. - C’est incroyable…lâcha Ron dans un souffle. Je n’avais jamais prit les paroles du Choixpeau au sérieux…vous savez, quand il parlait d’unité et tout et tout… - Moi non plus, confia Hermione pensive. Mais la mort de Dumbledore l’a peut-être décidé. - La tête d’Ombrage ! s’exclama Ron. J’ai jamais été aussi heureux de toute ma vie ! Cette année commence bien ! - Je ne sais pas, répondit Harry soucieux. Vous avez-vu que Hagrid n’était pas présent ?! - Oui c’est vrai, céda Hermione. Mais je suis convaincu qu’il est toujours dans l’école, Harry…Il doit juste être resté dans sa cabane pour ne pas tomber sur Ombrage. - On peut le comprendre…dit Ron. - Pauvre Hagrid…souffla Harry d’un air sombre, j’espère que cette satanée Ombrage ne va pas encore tout faire pour le renvoyer ! - En plus, il y a Graup, ajouta Ron. Si Ombrage apprend qu’il se promène dans la forêt interdite, elle va en faire une jaunisse…non pas que ça me dérange qu’elle fasse une jaunisse, au contraire, ça pourrait peut-être améliorer son affreux teint rose fushia…C’est juste que je crains plus pour Hagrid. - Moi aussi, acquiesça Harry d’un air inquièt. - Il faut aller voir Hagrid le plus tôt possible, commenta Hermione. Le raisonner sur Graup, qu’il reste sagement dans sa grotte aménagée, sans être tenté de rendre visite à Hagrid chez lui… - Va dire ça à un géant de six mètres…murmura Ron. Mais Hermione n’eut pas le temps de répliquer que le professeur McGonagall héla le nom d’Harry derrière eux. - Potter, s’il vous plait ! Venez par ici… En entendant ces mots, Harry crut que son cœur allait bondir dans sa poitrine. La menace de son renvoi revenait hanter son esprit. Il regarda Ron et Hermione d’un air inquiet, pensant ne plus jamais les revoir et se retourna, résigné, vers le professeur McGonagall. - Allons dans mon bureau, prononça la directrice de son habituel ton rude. Elle laissa Harry passer devant elle et fit signe au professeur Slughorn qui attendait avec les _________________ "Rire de tout est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." Pierre Desproges. Merci de lire les règles  |
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