
Ayé, il est arrivé... |
| | | [FANFIC] HP et le pouvoir de l'Enamorento ou Rogue amoureux | |
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laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Chapitre XII (6eme et dernière partie...ouffff) Lun 18 Sep - 15:55 | |
| - Laetitia ! Laetitia ma chérie va vite te cacher !!! Hurla la voix pleine d’effroi de Lily Potter. - Non madame, je veux rester avec vous et avec Mr Potter ! répondit l’adolescente avec aplomb. Lily s’agenouilla devant elle en lui prenant les mains et en la regardant d’un air suppliant. - Je sais. Tu es la petite fille la plus courageuse que je connaisse mais le professeur Dumbledore n’aimerait pas savoir que nous te laissons courir le moindre danger. Et puis –ajouta t’elle tendrement- Harry a besoin de toi, tu sais bien ! Monte vite dans sa chambre et cachez vous en attendant qu’Albus arrive. Laetitia acquiesça d’un air peu convaincu mais se dépêcha de monter les escaliers quatre à quatre pour se rendre auprès du bébé des Potter, un petit garçon adorable qu’elle gardait de temps à autres quand les Potter sortaient diner avec leurs amis ou lorsqu’ils étaient chargés d’une mission dans le cadre de leur activité professionnelle. C’était le professeur Dumbledore qui avait présenté Laetitia à James et Lily Potter un soir. Tout de suite, ils l’avaient bien accueillie et lui avaient témoigné une grande confiance et une grande amitié. Laetitia âgée de 12 ans avait pris ses fonctions de baby sitter très au sérieux, il faut dire que ses dons et sa maturité avait fait forte impression sur les Potter. Et puis le petit Harry était si mignon et si gentil. Elle entendit un hurlement en bas de l’escalier et comprit qu’il était arrivé quelque chose à Mr Potter. Elle ouvrit en toute discrétion la porte de la chambre ou reposait le bébé, tout ce bruit l’avait réveillé et il pleurait dans son berceau. Laetitia s’approcha doucement. Lorsque le bébé l’aperçut il cessa de pleurer et lui adressa un sourire. Elle le prit avec beaucoup de précaution et alla se cacher dans un placard. Soudain la porte de la chambre s’ouvrit et se referma aussitôt. La voix haletante de Lily appela Laetitia à sortir de sa cachette, ce que fit la jeune fille aussitôt. Elle se trouva face à un spectacle affligeant, la toute jeune maman était dans un état déplorable, ses vêtements étaient déchirés de part et d’autres et du sang perlait à sa bouche. Les yeux plein de larmes, elle prit le bébé des bras d’une Laetitia stupéfaite et aussi rapidement qu’elle en fut encore capable elle lui administra un sortilège de Petrificus Totalus. La jeune fille tomba aussitôt et lui jeta un regard suppliant mais Lily n’y prêta guère attention et lui jeta par-dessus une vieille couverture que Laetitia reconnut aussitôt comme étant la cape d’invisibilité de Mr Potter. Laetitia n’en avait nulle utilité puisqu’elle pouvait par la pensée se rendre invisible à volonté mais piégée par le sortilège du saucisson elle ne pouvait assister qu’impuissante à ce qui se déroulait sous ses yeux. - Excuse moi Laetitia, mais il faut que tu sortes vivante de ce cauchemar ! C’est pour te protéger que je fais cela. Maintenant il faut que je protège mon petit garçon de ce monstre ! Elle n’eut pas le temps de terminer son incantation que la porte explosa dans un terrible fracas. Lily touchée par celle-ci fut projeté à terre pendant que le nourrisson hurlait de terreur. Laetitia voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche, l’homme qui faisait peur à toute la communauté des sorciers s’approcha alors et elle put distinguer le visage affreux qui apparaissait sous ses yeux… ainsi c’était lui Voldemort. Rongé par la convoitise et le pouvoir, il ressemblait plus à un montre qu’à un être humain. Il éclata de rire et aussitôt lança un Avada Kedavra à l’encontre de Mme Potter. Les yeux de Lily devinrent vitreux et son dernier regard fut pour son fils. Le mage noir tourna ses yeux noircis par la haine vers l’enfant qui gisait à terre et marqua une pause. - Ainsi le voila donc ce pauvre petit amas de rien de tout qui devrait causer ma perte ? Il éclata à nouveau d’un rire méprisant. Laetitia ne quittait pas des yeux Harry, il était hors de question que ce monstre lui fasse le moindre mal. Aussi lorsqu’elle l’entendit prononcer l’Avada Kedavra à l’encontre du bébé, une haine indescriptible s’empara d’elle faisant remonter à la surface tous les souvenirs douloureux qu’elle emmagasinait dans sa tête et dans son cœur. Il se produisit alors un évènement inexplicable, le sort frappa Harry au niveau du front mais rebondit aussitôt vers son expéditeur. Celui-ci poussa un cri terrifiant pendant qu’il s’enflammait et rapetissait à vue d’œil. Un homme encagoulé fit alors irruption dans la chambre et s’empara des restes de Voldemort encore hurlant. Alors qu’il se baissait, Laetitia pu apercevoir un tatouage représentant une tête de mort avec un serpent qui sortait du trou servant de bouche gravée sur son avant bras…cette image resterait gravée dans sa mémoire. Pendant un instant, il y eut encore du mouvement dans la maison des Potter puis plus rien….le silence total. Laetitia se rendit compte qu’elle n’était plus prisonnière du sortilège du saucisson et ne se demanda même pas comment cela pouvait être possible. Elle se précipita sur l’enfant et le serra contre elle. Le bébé s’arrêta net de pleurer et lui jeta un regard apeuré, elle s’aperçut alors qu’une cicatrice en forme d’éclair était apparut sur son front mais qu’il ne semblait pas en souffrir. Elle se mit à pleurer tout en gardant contre elle le bébé et en maintenant la paume de sa main sur le front de celui-ci. - Ne t’inquiète pas Harry, le professeur Dumbledore va s’occuper de toi comme il s’est occupé de moi…sanglota t’elle. Cinq minutes plus tard, Albus et d’autres sorciers firent leur apparition, il se précipita sur elle et lui demanda si tout allait bien. Laetitia ne put que prononcer les noms de Lily et James avant de s’effondrer en larme de nouveau. Quelqu’un lui prit le bébé des bras et Albus l’entraina plus loin pour lui parler. Il lui expliqua que Voldemort avait tué Mr et Mme Potter mais que son but était avant tout de tuer le bébé des Potter, chose qu’il n’avait pas réussi apparemment. Laetitia lui raconta en détail ce qui c’était passé et lui dit que le bébé était en vie grâce à Mme Potter qui avait fait une incantation dans une langue étrange avant de mourir. Il lui demanda ce qu’elle faisait pendant ce temps et où elle se trouvait. Lorsqu’elle lui eut donné la réponse, il eut un air pensif et lui jeta un regard empli de tristesse mêlé à une certaine fierté. Après cette sordide affaire, Laetitia retourna à l’école pour finir sa dernière année d’étude, elle ne dit jamais rien sur ce qui c’était passé cette soirée là et se contenta d’en garder le souvenir dans son cœur. Une fois de plus, un malheur était arrivé et elle était là….elle devint plus renfermée et pour couronner le tout, le professeur Dumbledore voulut l’envoyer à l’étranger loin de tout… pour la protéger selon lui. Elle pensa qu’il en serait mieux ainsi, qu’elle éviterait bien de mauvaises choses aux gens qu’elle aimait et décida de faire le tour du monde. Quand au petit Harry, elle apprit qu’on l’avait confié à sa famille mais que le professeur Dumbledore veillerait toujours sur lui…Il lui demanda de ne jamais parler de cette histoire à quiconque. Seize ans après elle revenait à Poudlard et Harry était l’un de ses élèves.Laetitia revint à la réalité subitement, elle eut alors la surprise de voir qu’Harry s’était réveillé et qu’il la fixait étrangement. Se pouvait il qu’elle ait parlé pendant cette absence ? Elle retira sa main du front du jeune homme et sous le regard abasourdi de Severus, s’aperçut que la cicatrice avait dégonflée et retrouvée son apparence habituelle. Elle se tourna vers Albus pour chercher une explication mais ce dernier se contenta de sourire tristement. - Harry mon garçon, tu es enfin revenu à toi ! Comment te sens-tu ? Lui demanda-t-il gentiment. Le jeune homme se redressa avec quelques difficultés sans quitter des yeux Laetitia et répondit au professeur Dumbledore qu’il était encore un peu secoué mais que tout allait bien maintenant. Le directeur lui proposa de se rendre à l’infirmerie pour se reposer mais Harry répondit que ce n’était pas la peine. Voyant que cela ne servait à rien d’insister, il lui demanda s’il avait eut une vision avant de perdre connaissance. Harry se souvenait juste d’une douleur intense mais pas d’une vision quelconque. Il aperçut tout à coup le corps de Ginny qui reposait sur une table non loin de lui et devint pâle comme un linge. Severus qui avait deviné avant même d’avoir vu l’endroit où le regard du jeune homme s’était posé le rassura en lui expliquant qu’elle dormait d’un profond sommeil et qu’elle se réveillerait normalement demain comme si de rien n’était tout en se souvenant de tout. Harry parut soulagé mais cela ne dura qu’un court instant. - Il est de retour professeur Dumbledore et il n’est pas loin ! Affirma-t-il les mâchoires crispées par la haine. - Je sais Harry, mais nous aussi nous sommes de retour et nous sommes prêts à l’affronter encore une fois ! Lui répondit il rassurant et sur de lui. Maintenant allons nous coucher, nous allons avoir besoin de forces…je le sens. Ils se dirigèrent vers la porte, Harry avait tenu à porter Ginny jusque dans ses dortoirs. - Professeur Majoly… Merci ! Dit-il simplement au moment où Laetitia prenait une direction opposée à la leur. Elle lui sourit et partit sans un regard pour Severus. Bon maintenant il faut me laisser du temps pour écrire...  |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVIII – Découverte macabre. Jeu 21 Sep - 15:04 | |
| Chapitre XVIII – Découverte macabre. Il était cinq heures du matin et Laetitia qui n’avait pas fermé l’œil de la nuit suite aux évènements de la soirée, décida de se lever et d’aller marcher vers la Forêt Interdite. La vision de la Marque des Ténèbres tatouée sur le bras de Severus l’avait particulièrement ébranlée et elle ne savait plus comment se comporter avec lui. Elle était partagée entre deux sentiments très forts, la haine éprouvée à l’égard des Mangemorts -ces êtres cruels et avides de pouvoir- or elle n’oublierait jamais cet homme entièrement vêtu de noir et cagoulé qui s’était empressé de récupérer les restes du mage Noir sans porter secours à Mme Potter, ni jeter un regard au bébé gisant à terre…et puis il y avait l’autre sentiment qu’elle ne parvenait pas à définir mais qui faisait en sorte qu’elle était attirée par Severus, qu’elle se sentait bien auprès de lui, bref elle ne pouvait pas se voiler la face, elle connaissait très bien le nom de ce sentiment mais il lui était impossible de se l’avouer. C’est sans doute pour cette raison qu’elle avait choisi la facilité en l’ignorant complètement au moment de retourner dans sa chambre hier soir. Elle revoyait le visage fermé de Severus lorsque celui-ci avait remonté sa manche laissant apparaitre la marque des Ténèbres. Comment était-il possible qu’Albus ne lui en ait jamais parlé ? Un ancien Mangemort sous les toits de Poudlard… Elle n’arrivait toujours pas à le croire. Ce n’était pas possible…Severus ne pouvait pas avoir été un de ces hommes ! … A cette pensée sa gorge se noua douloureusement. Elle se redressa dans son lit, enfila sa robe de chambre et sortit sur le balcon afin de respirer l’air frais de l’aube. Une légère brise faisait onduler ses longs cheveux et elle frissonna légèrement. Elle devait penser à autre chose et chasser l’image de Severus de ses pensées…peine perdue, elle aurait du s’en douter… - Bon et bien je vais aller boire un thé chez Hagrid. A défaut de déguster de bons gâteaux, sa bonne humeur égayera peut être ma journée ! Pensa-t-elle intérieurement. Elle s’habilla rapidement et sortit de sa chambre. A l’extérieur, une épaisse brume enveloppait tout et il était impossible d’y voir au delà de cinquante centimètres. Laetitia s’engouffra dans ce brouillard cotonneux d’un pas assuré et finit par arriver devant la cabane qui servait de maison au garde chasse de Poudlard. Un aboiement joyeux se fit alors entendre de l’autre coté de la porte et celle-ci s’ouvrit brusquement laissant apparaitre le visage encore endormi d’Hagrid. Lorsqu’il aperçut Laetitia, un grand sourire se dessina sur ses lèvres et il s’empressa de la faire rentrer. - Oh bonjour, professeur Majoly, entrez donc je vous prie, je viens juste de faire du thé et…..Crocdur ça suffit voyons ! Laisse le professeur tranquille ! Le molosse avait sauté au cou de Laetitia et tentait par tous les moyens de lui lécher le visage à grand coup de langue affectueux. Elle éclata de rire en repoussant doucement le gros chien et Hagrid parut soulagé de voir qu’elle n’était pas en colère. Elle s’assit sur une chaise immense et Crocdur posa sa tête sur ses genoux avec un soupir d’aise. Hagrid lui servit une tasse de thé fumant et avança une assiette débordante de gâteaux à l’aspect délicieux vers elle. - Mon chien vous apprécie beaucoup Professeur Majoly…Dit il pour engager la conversation. - Hagrid, appelez moi Laetitia…Professeur Majoly me donne l’impression d’être une vieille dame ! dit elle en souriant. Le demi géant rougit de plaisir et continua sur sa lancée. Ils évoquèrent ce qui c’était passé lors du bal et Hagrid parut soulagé de savoir qu’Harry allait bien. - Ce n’était pas le cas de certains professeurs…J’ai vu le professeur Verneuil dans tous ses états parce qu’il ne retrouvait plus sa cavalière ! Raconta-t-il d’un air amusé. Laetitia sourit à son tour en imaginant la scène et saisissant un gâteau elle mordit dedans avec entrain. Cet entrain disparut aussitôt en découvrant que la qualité du gâteau n’égalait pas l’apparence que celui-ci revêtait avant d’être croqué…Elle cacha sa surprise habilement et fourra d’un geste rapide le gâteau dans la gueule de Crocdur dés qu’Hagrid eut le dos tourné. Lorsque la cloche sonna la reprise des cours, Laetitia remercia Hagrid de son accueil, donna une tape amicale à Crocdur et sortit de la cabane pour se diriger vers sa salle de cours. Les couloirs résonnaient de discussions enflammées et lorsqu’elle arriva devant sa salle de cours, les septièmes années l’attendaient déjà impatiemment. Elle ouvrit la porte et les laissa s’installer tranquillement pendant qu’elle-même s’installait à son bureau. Elle jeta un regard circulaire à travers la pièce et subitement quelque chose lui parut étrange. En effet, le bureau qui se trouvait le plus proche d’elle et occupé habituellement par Hermione Granger était vide. Instinctivement, elle porta son regard vers le bureau d’Harry…la place qu’occupait Ronald Weasley à ses cotés était vide également. Elle ne se serait pas affolée si Ronald Weasley avait manqué un cours, mais le fait qu’Hermione soit absente l’inquiétait davantage. La jeune fille était d’une assiduité irréprochable et n’aurait jamais manqué un cours sans prévenir à l’avance de son absence. La dernière fois qu’elle avait vu Hermione et Ronald, c’était hier soir dans une des allées du jardin de Poudlard. Ils avaient l’air très heureux et Laetitia était ravie pour eux. Elle demanda un peu de silence et proposa aux élèves d’étudier les Diables de Tasmanie en prenant la page cent quarante sept de leurs manuels. A la fin du cours, elle demanda à Harry de rester. Lorsqu’ils furent seuls, elle le questionna sur l’absence de ses deux meilleurs amis mais celui-ci lui répondit qu’il n’avait plus vu son ami après l’incident d’hier soir et qu’en se réveillant ce matin, il s’était rendu compte que Ron n’avait pas passé la nuit dans son lit. Devant l’air soucieux de son professeur, Harry réalisa qu’il ne s’était pas posé de question concernant son meilleur ami puisque pour lui tout était clair, Ron avait passé la soirée en compagnie d’Hermione et tout deux avaient souhaité prolonger la soirée en échappant aux règle de Poudlard qui voulaient que les élèves ne déambulent pas dans les couloirs ou autres après une heure bien précise. Seulement après mure réflexion, il fallait bien se rendre à l’évidence qu’il faudrait vraiment une excellente raison à Hermione pour que celle-ci rate un cours. Comme la culpabilité s’affichait sur son visage, Laetitia lui proposa de partir à la recherche des ses amis et de la tenir informée s’il ne les retrouvait pas au bout d’une heure. Le jeune homme partit rapidement et pour une raison qu’elle ne pouvait expliquer, Laetitia se dirigea vers le cachot de Severus…La salle était déserte, mais il s’en dégageait encore des effluves de la potion Minusvistus qui permettait de rapetisser rapidement. Il ne devait pas avoir cours en deuxième heure... Elle essaya d’interroger l’esprit du professeur des Potions par la Legilimencie et ce qu’elle put y lire la cloua d’effroi. En l’espace de quelques secondes, elle vit passer dans sa tête les visages de Ronald et d’Hermione pâles comme la mort… Il y avait de l’eau tout autour….Le LAC….c’était surement ça, ils étaient prés du lac…mais…Oh mon dieu pourvu qu’il ne leur soit rien arrivé ! Lorsqu’elle arriva prés du lac, elle aperçut la silhouette accroupie de Severus à quelques mètres de là. Elle se dépêcha de le rejoindre et fut prise de nausées à la vue des deux corps sans vie de ses deux élèves. Leurs visages comme leurs mains étaient blafards et leurs veines bleues se distinguaient sans peine à travers leurs peaux translucides. Severus prenait le pouls de Ronald et son visage paraissait très tendu. - Ils ne sont pas morts, c’est certain…mais ils le seront si nous ne trouvons pas le mal qui circule dans leur veine…Prononça t’il d’une voix morne. Aidez-moi à les transporter à l’infirmerie…Vite ! Laetitia se précipita sans poser de question vers le corps d’Hermione pendant que Severus hissait avec précaution celui de Ronald Weasley. Les yeux de la jeune fille laissaient deviner l’atrocité de ce qu’elle avait du ressentir et Laetitia se maudit ne pas avoir été là pour les protéger. C’est le moment que choisit Harry pour arriver, il paraissait essoufflé et était accompagné de Seamus, Neville, Ginny et Luna. Les jeunes gens sentirent leur sang se glacer d’effroi devant le tableau qui se présentait devant eux. Ginny se précipita vers Severus et pris la main glacée de son frère dans la sienne en laissant échapper un sanglot. Harry dont le visage avait pris la couleur du désespoir vite remplacé par celle de la haine, s’approcha du professeur Majoly pour lui prêter main forte. Severus demanda calmement à Neville d’aller prévenir les professeurs Dumbledore et Mac Gonagall et de les rejoindre le plus rapidement possible à l’infirmerie. Le garçon se sentant investi d’une grande mission, mit son sentiment de panique de coté et partit à grandes enjambées suivi de prés par Luna, à la recherche du Directeur et du professeur de Métamorphoses. Seamus ne voulant pas rester sans rien faire, courut vers l’infirmerie afin de prévenir Mme Pomfresh, de façon à ce qu’elle prépare deux lits pour accueillir Ron et Hermione. Pour ne pas attirer l’attention sur eux, Severus se dirigea vers le passage secret qu’il utilisait pour se rendre du château au lac, suivit de prés par Laetitia, Harry et Ginny. Ils réussirent à passer inaperçus aux yeux des autres et arrivèrent à l’infirmerie sans avoir croisé un seul élève ou professeur. Mme Pomfresh les attendaient de pieds ferme et paraissait extrêmement angoissée, elle avait aménagé deux lits cote à cote dans la même pièce où Severus était resté inconscient quelques temps auparavant. Lorsque les deux jeunes gens furent étendus sur leurs lits respectifs, elle se mit à les examiner consciencieusement et demanda à tout le monde de sortir de la pièce de façon très professionnelle. Le professeur Dumbledore et le professeur Mac Gonagall arrivèrent entre temps, Severus leur raconta calmement où il avait découvert les corps des élèves mais avant même qu’il explique comment il les avait trouvés, Laetitia s’adressa à lui d’un ton très agressif laissant tout le monde très surpris. - Vous allez peut être aussi nous raconter ce que vous leur avait fait ? Un Mangemort reste un Mangemort quoiqu’il arrive n’est ce pas et… - LAETITIA CA SUFFIT ! Le ton employé par le directeur de Poudlard fut sans équivoque et figea Laetitia de stupeur. Elle jeta un coup d’œil interrogateur au professeur Dumbledore et pour la première fois de sa vie elle vit dans les yeux de celui-ci, de la déception, de la colère et de la tristesse. Elle se hasarda à chercher du secours prés de Minerva mais celle-ci baissa le regard en signe d’accord avec Albus. Harry et ses amis qui n’avaient rien dit, parurent eux aussi partager l’avis du sage professeur Dumbledore et un silence gêné s’installa l’espace de quelques secondes. - Severus vous avez remarqué quelque chose d’anormal hier soir ? Quand les a-t-on vus pour la dernière fois ? Est ce que… - Professeur Mac Gonagall, posons les questions une par une…ce sera plus simple je pense. L’interrompit Neville avec douceur. - Je…heu oui vous avez entièrement raison monsieur Londubat ! Dit elle en essayant de mettre de coté l’anxiété qui lui compressait la poitrine. Severus qui n’avait rien dit depuis l’intervention de Laetitia, prit la parole se forçant à ne jamais regarder en sa direction– il ne voulait plus rien avoir à faire avec elle désormais et ce serait mieux ainsi – et tenta de calmer les esprits avec un discours cependant plus que pessimiste. - Quelqu’un qui sert Voldemort (il prononça ce nom comme si de rien n’était) a réussi à s’introduire à Poudlard et par son acte infâme et lâche nous donne un avertissement que nous devons prendre au sérieux. Professeur Dumbledore, je pense que les élèves ne sont plus en sécurité et que vous devriez les renvoyer chez eux…il ne faut pas leur cacher la vérité mais faire en sorte de les mettre à l’abri auprès de leurs familles. Je ne sais pas ce que Voldemort nous prépare mais je ne pressens rien de bon…. - Professeur Rogue, professeur Majoly ! Venez voir, je crois que j’ai trouvé quelque chose ! Je... Ohhh Professeur Dumbledore…vous êtes là ! C’est affreux ce qui est arrivé à ces deux enfants !!! - Calmez vous ma chère, je suis sur que nos deux professeurs de potions et de DCFM sauront trouver une solution…Dit il affectueusement en espérant la rassurer. Laetitia pénétra dans la pièce ou reposaient Ron et Hermione à la suite de Severus. Elle se sentait affreusement mal et regrettait les paroles qu’elle avait prononcées sans réfléchir aux conséquences que cela pouvait apporter. Elle avait humilié Severus sans raison…Elle savait pertinemment qu’il était innocent et que son seul but était de sauver les jeunes gens. Maintenant, il ne la regardait plus et mettait des distances entre eux deux. Mme Pomfresh avait retourné les corps et les avait dénudés partiellement. On apercevait alors au niveau de l’omoplate de Ronald Weasley, un petit trou, signe distinct d’une piqûre. Severus s’approcha de plus prés afin d’examiner l’orifice, il voulut le toucher du doigt afin d’évaluer l’ampleur du mal provoqué par cette piqûre mais au moment ou celui-ci entrait en contact avec la peau du jeune homme, un peu de venin sortit de l’orifice et Severus sentit son bras se contracter douloureusement. Il recula d’un bond en se tenant le bras et se plia en deux sous l’effet de la douleur. Laetitia poussa un petit cri et se précipita sur lui en l’empoignant. La douleur disparut aussitôt et Severus se dégagea de son étreinte avec brusquerie. - Severus que s’est il passé ? Lui demanda t’elle inquiète. Il ne répondit rien et sortit de la pièce. Laetitia s’approcha perplexe de Ronald et s’aperçut qu’un étrange liquide bleu turquoise sortait de l’orifice de la piqûre. Comme Severus, elle approcha sa main mais bizarrement le liquide retourna d’où il venait comme s’il craignait d’être touché par elle. Le professeur Dumbledore entra dans la pièce et posa sa main sur l’épaule de Laetitia. Elle tourna vers lui un regard rempli de questions mais celui-ci semblait si fatigué et inquiet qu’elle s’abstint de les lui poser. - Severus sait de quoi il en retourne Laetitia….Et c’est plus grave que je ne le pensais….la morsure dont ils ont été victime est la pire de toutes…et c’est Voldemort lui-même qui leur a injecté… - Mais comment est ce possible Albus ? Nous l’aurions su…Demanda t’elle. Soudain l’image d’Harry perdant connaissance lui revint en mémoire…Ainsi c’est à ce moment qu’il avait attaqué….ce n’était pas possible…Pourquoi s’en prendre à eux ? Cela n’avait aucun sens ! - Je ne resterais pas sans rien faire ! Cria-t-elle trop en colère pour se retenir. - Toi tu peux peut être faire quelque chose…mais si tu n’y parviens pas alors tout espoir est perdu… Ce n’est pas de ta faute Laetit…Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, Laetitia se tourna vers les deux corps étendus et posant une main sur chacun d’eux se concentra de toutes ses forces…une minute s’écoula…cinq minutes puis huit …mais rien ne se produisit de miraculeux. Des larmes brillèrent dans ses yeux et elle dut se rendre à l’évidence…cela n’avait pas marché. Elle regarda Albus d’un air désolé et fondit en larme. Le directeur la prit doucement dans ses bras sans rien dire. Elle s’en dégagea au bout d’un court moment, son visage avait repris un air décidé et ses yeux lançaient des éclairs. - Je suis sure qu’il existe une solution et c’est ensemble que nous devons la trouver ! Affirma-t-elle avec conviction. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Chapitre XIII suite. Jeu 21 Sep - 15:18 | |
| Le professeur Dumbledore lui adressa un triste sourire en signe d’accord. Il savait qu’elle ne renoncerait pas et qu’elle mettrait tout en œuvre pour trouver un remède efficace mais lui commençait à ne plus être tout jeune et ne pourrait pas les suivre dans cette aventure sans y laisser des plumes. Laetitia qui avait lu dans ses pensées lui adressa un regard empli de tendresse. - Nous ne pouvons pas prendre le risque de vous faire courir le moindre danger, vos connaissances et votre expérience nous sont indispensables ! Vous devez vous tenir à l’abri ! Albus acquiesça et s’apprêtait à rejoindre les autres personnes qui attendait de l’autre coté» de la pièce lorsque Laetitia s’adressa à lui. - Albus….je suis désolée pour Severus….je ne pensais pas un mot de ce que j’ai dit et je… - Ce n’est pas à moi que tu dois présenter des excuses…Lui répondit il calmement avant d’ouvrir la porte. Ce soir là, la grande salle avait revêtu un caractère assez austère, le plafond était d’un noir profond et les bougies n’étaient pas toute allumées. Les élèves étaient tout rassemblés à leurs tables et il régnait un brouhaha d’interrogations apeurées. A leur grande table, les professeurs affichaient un air grave et personne ne songeait à toucher à son repas. Le professeur Dumbledore se leva au bout d’interminables secondes et s’adressa à l’ensemble des élèves et des professeurs sur un ton las et empli de tristesse. - Mes chers élèves et vous mes chers collègues, après mûre réflexion et après un terrible évènement touchant deux de vos camarades, j’ai pris la décision de fermer l’école – un murmure indigné d’étonnement général se fit alors entendre- afin de vous protéger au maximum. En effet, lors du bal de la St Valentin, Voldemort – le silence fut immédiat- ou l’un de ses disciples a réussi à s’infiltrer dans nos murs et par un acte infâme a plongé dans un état d’inconscience deux élèves de septième année. Nous ne sommes plus en sécurité ici, je préfère donc que vous retourniez dans vos familles jusqu’à ce que tout soit rentré dans l’ordre. Nous avons gagné une bataille mais le chemin semble encore long jusqu’à la victoire totale – Il marqua une pause, tout cela lui était insupportable et il perdait espoir petit à petit. Il sentit alors peser sur lui le regard de celle qui partageait sa vie depuis si longtemps…et ce regard était empli de confiance en lui…Il ne pouvait pas baisser les bras…pas maintenant ! Il redressa la tête et poursuivit son discours- Exceptionnellement, le Poudlard Express entrera en gare demain matin à huit heure. Veillez donc à préparer vos affaires soigneusement après le repas et suivez les instructions données par les préfets de vos maisons. Un courrier a été envoyé à vos familles par hibou en fin d’après midi, elles sont donc toutes prévenues et vous attendront à la gare de King Kross en fin de matinée. Maintenant mangeons et profitons les uns des autres avant de nous séparer pour un certain temps. Il se rassit lentement et se servit à boire. Il sentit alors une main se poser sur son épaule, c’était celle d’Hagrid qui était assis à coté de lui et lui manifestait comme toujours son approbation et son amitié. Il fit un rapide tour de table et fut heureux de constater que l’ensemble de ses professeurs lui souriaient tout en partageant sa peine. Le repas se termina comme il avait commencé, dans une ambiance empreinte de questions douloureuses et de tristesse de devoir se quitter sans savoir ce qu’il adviendrait de Poudlard. A la table d’Harry, deux places vides occupaient particulièrement les esprits de certains élèves et avant même de s’être mutuellement consultés, ces mêmes élèves avaient pris une décision qui changerait peut être le cours de leur existence. Au moment de se coucher, ils ne dirent rien pourtant de cette décision et se contentèrent d’accolades amicales. Pendant ce temps dans la salle commune des Serpentard, Drago Malfoy ne se retenait plus de laisser exploser sa joie. Pour lui c’était parfaitement clair, son père était bel et bien vivant et il était de retour avec le Seigneur des Ténèbres. - Cette fois, ils vont payer et je veux absolument être là pour voir tomber ce vieux timbré de Dumbledore et son petit protégé Potter ! Exulta t’il à l’adresse de ces deux complices de toujours qui paraissait un peu effrayé de le voir se mettre dans un tel état. - Drago, il vaut mieux se méfier avant de crier victoire…il y a des Aurors partout ! Chuchota Crabbe. - Et puis Dumbledore est toujours là ! Rajouta Goyle pour donner foi aux dires de Crabbe. - Pauvres imbéciles ! Cracha Drago fou de colère…Ca ne m’étonne pas que vos pères se soient fait prendre les premiers…Vous ne valez pas plus qu’eux ! C’est une chance que le Seigneur des Ténèbres n’ait pas anéanti cette soi disant armée de Dumbledore…UNE CHANCE VOUS COMPENEZ SOMBRES IDIOTS ? Mais si vous préférez quitter les rangs et vous joindre à ces sangs impurs, ne comptez par sur moi pour sauver votre peau lors de la victoire du maitre…. - Bien sur que non Drago ! Dirent-ils d’une même voix tremblante…Serpentards un jour, SERPENTARDS TOUJOURS ! Ajoutèrent-ils pour se donner une certaine constance. Pendant ce temps là, à des centaines de kilomètres… - COMMENT AS-TU PU ETRE SI BETE ? Tonna la voix du Seigneur des Ténèbres. - Pardon maitre….je ne sais pas ce qui m’a pris…répondit une voix qui semblait venir d’outre tombe. - ENDOLORIS !!! - Noooooooooooooooon…. Bellatrix se recroquevilla sur elle-même pendant qu’elle subissait toutes sortes de douleurs plus fortes les unes que les autres. Son supplice dura le temps que Voldemort lui-même se calme. Il finit par se lasser des cris de sa fidèle et stoppa le sortilège sous le regard dur et acéré de Lucius envers sa belle sœur. Bellatrix avait retrouvé son apparence normale et gisait sanguinolente aux pieds du Maitre. Il lui intima l’ordre de se relever, ce qu’elle fit malgré les profondes douleurs qui l’assaillaient constamment et de lui raconter tout ce qui c’était passé. Elle s’exécuta tout de suite et expliqua combien il avait été facile pour elle de s’introduire dans l’enceinte de l’école pourtant réputée comme étant extrêmement bien protégée et combien les personnes présentes à cette soirée ne s’inquiétaient pas plus que ça que le Seigneur de Ténèbres n’ait toujours pas été capturé. Le jeune Potter était toujours aussi arrogant et semblait plus que jamais fidèle à ce vieux fou de Dumbledore. Et il y avait aussi ce nouveau professeur de DCFM…une femme assez jeune et certainement peu expérimentée…mais qui aurait bien pu accepter ce poste en sachant ce qui arrivait à chaque prédécesseur sinon une folle ? Le Maitre sembla perplexe…Il savait que Dumbledore ne choisissait pas ses professeurs à la légère…Quoique que Quirell pouvait faire partie des exceptions…Il se promit toutefois d’obtenir des renseignements concernant cette jeune femme. Il demanda à Bellatrix comment se portait ce cher Severus Rogue et observa avec délectation la souffrance de sa fidèle. Pourtant ce qu’elle lui apprit, le mit dans une situation complexe qui le forçat à se poser des questions. Rogue souriant…c’était un euphémisme…ou alors souriant de méchanceté ? Mais non…d’après les dires de Bellatrix, il paraissait heureux et avait pour partenaire de bal ce même professeur de DCFM…Tiens tiens…notre cher Severus aurait il fait une conquête ? Bellatrix frémit de rage à cette évocation mais préféra se taire…Elle en avait assez fait comme ça… - LUCIUS ! Renseigne-toi sur cette femme ! Je veux tout savoir, d’où elle vient, où elle a fait ses études, si elle a de la famille…Il se tourna de nouveau vers Bellatrix ses grands yeux rouges brillant de haine et enroula autour d’elle ses anneaux puissants. - Alors comme ça tu m’as volé du venin petite sotte ! Il éclata d’un rire méchant. Sais tu seulement ce qu’il advient de ceux qui sont en contact avec celui-ci ? Bellatrix qui commençait à ne plus avoir d’air dans ses poumons, hocha la tête doucement. - Oui Maitre, on pense qu’ils meurent au bout de trois jours…mais en fait ils ne meurent pas…ils restent emmurés dans leur enveloppes charnelles pour l’éternité…Et il n’existe pas d’antidote… - Exactement ! Se contenta-t-il de dire en relâchant le corps étriqué de Bellatrix si subitement que celle-ci tomba à terre à demi inconsciente. Ce venin n’a rien à voir avec celui d’un simple basilic ou autre serpent…c’est le venin du plus puissant serpent…NAGINI…Mon plus puissant et fidèle ami…dit il dans un sifflement enroué. Lucius ! Que fait tu encore là ? Ne t’ai-je pas donné une mission à accomplir ? Lucius s’inclina et transplana dans un bruit sec. Bellatrix se relevait à peine lorsque Voldemort la sollicita une nouvelle fois sans ménagement. - J’espère pour toi que personne ne t’a reconnue ! Si jamais on commence à se poser des questions et que les réponses les rapprochent de nous…ma colère sera effroyable Bellatrix ! De toute façon, je n’ai plus le choix et plus le temps également…Il me faut faire vite et rassembler une armée avec toutes les créatures du mal…Et heureusement, il en reste encore beaucoup qui n’attendent que ça pour sortir de l’ombre…Son regard se fit perçant et il se dirigea en faisant rouler ses anneaux vers les profondeurs de la terre. Il avait encore beaucoup de travail avant de mettre au point son armée et puis il devait faire sortir quelques Mangemorts d’Azkaban encore…pas tous car certains ne méritaient pas sa clémence…mais il aurait encore besoin des services d’une minorité d’entre eux. Il avait déjà convié les chefs de la pluparts des créatures de l’ordre du mal…restait maintenant à les rallier à sa cause…Chose qui s’annonçait tout de même assez facile. Malgré le fait d’apparaitre sous l’apparence d’un autre, il avait remarqué avec plaisir qu’il représentait toujours une grande icône du mal et qu’il était fort craint et respecté par tous. Il ne comptait pas sur la force de ses troupes mais sur le nombre…pendant qu’ils se feraient tous massacrer cela lui laisserait le temps de venir à bout de sa mission : tuer Potter et Dumbledore. Le reste lui importait peu maintenant. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XIX- L'Arme et larme ou quand la solution.... Jeu 28 Sep - 13:37 | |
| Je vous dis pas comme j'ai galéré pour l'écrire (mais au fond je l'aime bien ce chapitre !!!  ) J'aimerais avoir les avis (critiques + et -) de ceux qui lisent cette FIC pour savoir ce que je peux faire pour améliorer mon écriture ou autre d'ailleurs ! :wink: Souvent pour avancer, il faut avoir pris du recul.....Merci beaucoup à tous !!! Laetitia. Chapitre XIX – L’Arme et larme ou quand la solution se cache au fond de l'eau.Personne ne ferma l’œil de la nuit pour cette dernière soirée à Poudlard. Ceux qui y arrivèrent virent leurs rêves transformés en cauchemars au bout de quelques minutes et finirent par renoncer au sommeil. Laetitia passa la nuit à l’infirmerie avec Ron et Hermione. Elle avait essayé de parler à Severus après le discours d’Albus mais celui-ci lui avait jeté un regard noir et avait aussitôt tourné les talons. Décontenancée et épuisée moralement, elle avait donc décidé de passer la nuit à veiller les corps des deux jeunes gens. Firenze et Salomé Pomfresh lui proposèrent de la remplacer à plusieurs reprises afin qu’elle puisse dormir un peu, mais à chaque fois elle les remercia et préféra rester seule. Firenze n’insista pas malgré la peine qu’il éprouvait en voyant Laetitia triste et désemparée. Il savait qu’elle souhaitait rester seule et il respectait le désir de son amie. Le criminel qui avait osé s’en prendre à ces deux jeunes gens était d’une lâcheté incroyable, en effet ils avaient été tout deux piqués dans le dos. Cela signifiait que soit il était vraiment lâche soit….il ne voulait pas qu’on le voit…cette deuxième hypothèse laissa Laetitia pensive. Pourquoi ne pas vouloir être vu ?...pour ne pas être reconnu peut être ? Un éclair traversa son esprit tout à coup…peut être s’agissait il d’une personne que les deux jeunes gens connaissaient ?...Laetitia laissa tomber sa tête entre ses mains et essaya de réfléchir calmement. Lorsqu’elle ouvrir les yeux, de légers rayons de soleil s’infiltrait à travers la fenêtre de la pièce, elle se redressa immédiatement espérant avoir fait un mauvais rêve mais la réalité la frappa de plein fouet lorsque son regard s’arrêta sur les corps pâles et immobiles de deux élèves qu’elle appréciait particulièrement. La porte s’entrouvrit doucement laissant apparaitre le visage inquiet de Firenze. - Salut Finze, bien dormi ? demanda t’elle doucement. - Allons ne me dit pas que l’élève la plus brillante que je connaisse a déjà oublié que les Centaures dorment très peu…Laetitia eut un léger sourire et se dirigea à pas feutrés vers son ami. - Je n’arrive pas à croire que dans quelques heures Poudlard sera vide d’éclats de voix et de rires…Dit-elle tristement. - Poudlard ne sera pas vide ma belle, les étoiles parlent d’elles mêmes… Ne sourit pas comme si je disais des sottises ! Je sais que j’ai raison…une solution sera trouvée à temps mais elle engagera des pertes. C’est tout ce que j’ai pu déchiffrer…enfin pour le moment ! Tu ne veux pas avaler quelque chose ? Tu dois garder des forces si tu veux rester parmi nous ! - Parmi nous ? Demanda-t-elle surprise. - Oui nous ! Salomé et moi avons décidé de rester à Poudlard tant que ce sera nécessaire. Et puis, nous ne seront pas seuls puisque Severus nous a dit qu’il comptait rester aussi… Quoi ? Pourquoi fait tu cette drôle de tête quand j’évoque le nom de Severus… ? Laetitia lui expliqua tout ce qui c’était passé depuis le début avec Severus et comment elle l’avait humilié sans le vouloir lors de leur dernière entrevue. Elle éprouva du soulagement à se confier ainsi à Firenze et lorsqu’elle eut terminée, elle tenta maladroitement de dissimuler une larme sous un soupir de soulagement. Il fut plus rapide qu’elle et s’empara délicatement de la goutte de tristesse en la faisant tomber dans la paume de sa main. En s’écrasant contre la chair, elle forma un chemin humide parmi les lignes de la main du Centaure. Laetitia sourit et ferma les yeux en désespoir de cause, Firenze ne pouvait pas s’empêcher de lire la vérité dans les choses naturelles de la vie. Au bout de quelques secondes, il leva vers elle un regard qu’elle n’avait jamais vu…il semblait interloqué et ne savait pas comment le cacher. - Qu’y a-t-il, qu’est ce que tu as vu dans cette larme ? lui demanda-t-elle expressément. - Heu…R…Rien…je…c’est bizarre c’est la première fois que ça m’arrive…S’excusa t’il en détournant le regard. Laetitia fronça les sourcils, ce n’était pas le genre de Firenze d’agir ainsi. Il ne lui laissa pas le temps de se poser d’autres questions et l’entraina prendre un semblant de petit déjeuner. Il était très tôt mais de nombreux élèves étaient déjà assis aux tables, avec un air triste gravé sur le visage, certains lui adressèrent un petit signe de la main en guise d’au revoir, d’autres vinrent lui serrer la main en lui souhaitant bonne chance. Quand elle gravit les quelques marches qui la séparaient de la table des professeurs, son regard croisa celui de Severus. Il baissa aussitôt les yeux vers sa tasse à café et elle sentit son cœur se resserrer dans sa poitrine. Il n’y avait plus que le professeur Dumbledore, le professeur Mac Gonagall, Severus, Hagrid, Firenze, Mme Pomfresh et elle-même désormais. Les autres étaient partis rejoindre leur famille et ne reviendraient que lorsque tout serait rentré dans l’ordre…si un jour tout rentrait dans l’ordre. Devant la gravité exprimée sur l’ensemble des visages l’entourant, Laetitia n’osa rien dire et tenta d’avaler un café noir et un muffin au chocolat pour remplir son estomac et faire plaisir à Firenze. Le dernier petit déjeuner se déroula dans un silence pesant. Lorsqu’il n’y plus aucun élève dans la grande salle et que Rusard eut pris soin de fermer toutes les portes de Poudlard avant de lui-même disparaitre, le professeur Dumbledore réunit dans son bureau ceux qui étaient resté pour faire un point sur la situation. En premier lieu, il fallait trouver un remède pour sauver Ronald Weasley et Hermione Granger. Comme il demandait si quelqu’un voulait bien se charger de cette mission en pointant un regard particulier sur Laetitia et Severus, la porte s’ouvrit brusquement laissant apparaitre le visage ferme et décidé d’Harry. - Je suis des vôtres, professeur Dumbledore ! Tout à coup, d’autres visages apparurent à différents endroits de la pièce. Neville Londubat et Luna Lovegood dans un tableau, Seamus Finnigan dans une armure et pour finir Ginny Weasley sous la cape d’invisibilité qu’elle avait emprunté à Harry. - Nous aussi professeur ! Dirent-ils d’une voix unanime. S’il fut surpris cela ne dura que quelques secondes, Albus Dumbledore connaissait le courage d’Harry et de ses compagnons de fortune. Il savait qu’ils n’auraient jamais laissé tomber leurs camarades et ils valaient mieux de toute façon qu’ils opèrent en toute sécurité auprès de l’Ordre du Phénix. Arthur et Molly Weasley avaient été prévenus de ce qui était arrivé à leur fils mais malgré les protestations de Molly, Albus lui avait demandé de leur faire confiance et de ne pas se rendre à Poudlard. En ce qui concernait les parents d’Hermione c’était plus compliqué que ça…Albus avait donc préféré que Minerva se rende sur place afin de leur expliquer de vive voix ce qui c’était passé. La mère d’Hermione s’était effondrée et avait souhaité que sa « petite fille » lui soit rendue sur le champs, afin de la faire examiner par un grand spécialiste. Il avait fallu beaucoup de patience à Minerva pour lui faire comprendre qu’aucun spécialiste moldu ne pouvait soigner son enfant et qu’ils devaient faire confiance au professeur Dumbledore. Maintenant, il fallait agir et vite. Severus prit la parole d’un air sérieux, il indiqua que la piqûre ou morsure venait d’un instrument et non du reptile lui-même car il s’agissait bien d’un reptile…et du plus puissant d’entre eux…donc le venin tout en gardant ses propriétés mortelle était cependant plus amenuisé que si le serpent lui-même avait mordu ses victimes. L’individu qui avait frappé par derrière s’était servi d’un objet tranchant et pointu mais il ne s’agissait pas des crochets du reptile fort heureusement. Ginny demanda pourquoi cela avait autant d’importance et ce fut Hagrid qui répondit. - Si les crochets d’un certain reptile entrent en contact avec la chair d’un être vivant, le poison est au maximum de ses effets mortels et aucun antidote ne peut en venir à bout… - Mais de quel REPTILE il s’agit à la fin ? demanda Luna un peu excédée. Le silence s’installa dans la pièce et fut rompu par Severus. - Nous parlons en ce moment de ….Nagini…le monstre fidèle qui suit Voldemort depuis le début…son plus loyal et son seul véritable ami…Dit il sur un ton de dégout profond. Harry eut un frisson désagréable le long de la colonne vertébrale…et ses camarades exprimèrent une grimace d’horreur au souvenir du puissant serpent qui combattait vaillamment au cotés du Mage Noir lors de la bataille finale. Les sortilèges semblaient n’avoir aucun effet sur lui et rebondissaient sur sa peau brillante mais d’aspect horriblement froid. D’ailleurs à la fin, on n’avait pas retrouvé son cadavre…il avait du s’enfuir…et avec lui son maitre et cet infâme Lucius Malfoy…Devinant les pensées des jeunes gens, Albus se décida à leur faire part de ce qu’il pensait et qu’il avait confié à Severus sachant que ce dernier pensait exactement la même chose. - Chers amis, il est de mon avis et de celui du professeur Rogue que Nagini et Voldemort ne font plus qu’un désormais….ce qui confère à notre ennemi un pouvoir inestimable…en effet l’enveloppe charnelle de Nagini est imperméable aux sortilèges les plus puissants et cela Voldemort en est extrêmement conscient et va bien évidement l’utiliser contre nous. Cependant je suis sur qu’il existe une faille mais nous avons peu de temps pour la découvrir ! - Professeur où peut-on trouver des renseignements sur Nagini ? demanda Seamus d’un ton décidé. Suite à cette question un silence gênant s’installa. Harry fut surpris de voir que parmi les professeurs qu’il respectait le plus, aucun ne semblait pouvoir leur faire profiter de ses connaissances concernant un….serpent ? - Nagini est le seul de son espèce ! Indiqua Hagrid rompant le silence tout à coup. Il a été crée par les Humoscampes, peuple vivant il y a bien longtemps sur terre mais qui se sont réfugiés sous les eaux lorsqu’ils se sont rendu compte qu’ils avaient commis une erreur en donnant la vie à cet arme destructrice qu’était le Pithyumnaginum …nom véritable de Nagini avant sa rencontre avec Tom Jedusor ou Voldemort si vous préférez ! Je sais tout cela car j’ai connu Tom Jedusor…à l’époque de la découverte de la chambre des Secrets…je …je protégeais Aragog et lui possédait déjà Nagini…Il avait promis de ne rien dire sur Aragog en échange de mon silence sur Nagini…je …je me suis tu pour protéger Aragog…mais Jedusor m’a trahi en parlant d’Aragog au directeur de l’époque…et j’ai été renvoyé…le reste de mon histoire vous connaissez déjà… Albus tapota l’épaule d’Hagrid avec un sourire compatissant et proposa de faire les recherches nécessaires pour retrouver ces fameux Humoscampes.
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|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: et la suite du chapitre XIX ! Jeu 28 Sep - 13:38 | |
| - Nous n’avons pas le temps d’écumer les grimoires à la recherche de quelques informations de moindre importance…Apparemment il semble que ce peuple soit très peu connu…On sait seulement qu’ils vivent sous l’eau…le seul moyen de les trouver est donc de se rendre en milieu aquatique ! Dans de cas je vais partir à la recherche de ces êtres, je connais assez bien ce milieu et les sirènes parmi lesquelles j’ai des connaissances pourront peut être m’aider voire me conduire auprès d’eux ? ! Tout le monde tourna la tête vers Laetitia puisque c’était elle qui venait de prononcer ces mots. Firenze pâlit légèrement… maintenant qu’il savait, il aurait préféré qu’elle reste à l’abri. - Ce ne sera pas une mission facile…Répondit le professeur Dumbledore d’une voix étrangement calme. Pour le peu que je sache, les Humoscampes vivent à des profondeurs dépassant notre connaissance…même les sirènes ne s’y aventurent pas. Ce sont des créatures très sauvages…je ne crois pas en avoir déjà rencontré un lors de manifestations de créatures magiques… - Moi non plus Ajouta Hagrid…qui était pourtant une référence dans le fait de posséder ou de connaitre des créatures plus bizarres et dangereuses les unes que les autres… - J’irais également…Ajouta Severus sans un regard pour Laetitia. - Très bien dans ce cas ne tardons pas ! Répondit-elle à la fois soulagée de le savoir avec elle mais triste d’un autre par la froideur du ton qu’il employait à son égard. Il fut décidé qu’Harry, Neville et Ginny les accompagneraient tandis que Seamus et Luna resteraient auprès du professeur Dumbledore afin d’organiser au mieux et de mettre au point un protocole de défense avec le Ministère de la Magie. En effet, personne ne savait encore ce que préparait le Mage noir mais le pressentiment qu’ils ressentaient tous en ce moment présent était d’un pessimisme désolant. Firenze et Mme Pomfresh demandèrent à emmener Hermione et Ronald à l’abri dans la forêt Interdite tandis que le professeur Mac Gonagall et Hagrid partiraient chercher de l’aide auprès de la communauté sorcière internationale. Lorsqu’ils furent tout d’accord, le professeur Dumbledore leur donna rendez vous dans une dizaine de minutes prés du lac. Laetitia enfila rapidement son maillot de bain noir puis revêtit un pantalon de jogging et un pull à grosse maille afin de ne pas avoir froid. Elle ne prit rien d’autre car il valait mieux de pas s’encombrer, le voyage risquait d’être long. Avant de refermer la porte de sa chambre, elle risqua un regard dans le miroir suspendu au dessus de sa coiffeuse et le reflet qui y apparut lui adressa un sourire triste. Arrivée devant le lac, elle aperçut Severus faire un inventaire de fiole et autres récipient contenant sans doute des potions aux effets connus de lui seul. Il releva la tête quand elle se dirigea vers lui mais ne lui adressa pas la parole et retourna à son occupation. Ils étaient seuls pour quelques minutes encore, c’était le moment où jamais de lui parler et de s’excuser. Elle s’approcha de lui et posa sa main sur la sienne…il tressaillit mais ne fit aucun mouvement pour la retirer, il était bien trop mal en cet instant. Partagé entre son désir de la prendre dans ses bras et celui de la faire souffrir et d’être distant envers elle, il ne savait comment agir. Elle lui avait fait beaucoup de peine en l’humiliant ainsi devant Dumbledore et les autres. Il se remémora commet Sirius Black et James Potter aimaient à le voir ainsi…déshonoré devant un public ravi…- sauf que cette fois, le public présent semblait être de son coté à lui…oui Lui Severus Rogue- et ce souvenir douloureux déclencha un mouvement de haine. - Severus…je suis vraiment…enfin je ne voulais pas… - Ne me touchez pas ! Rugit-il en retirant sa main d’un mouvement sec, vous risqueriez de devenir comme moi…Un être abject, un traitre, un… Mangemort ! Laetitia sentit la colère monter en elle, c’est vrai qu’elle avait été bête et méchante et aussi injuste…mais s’il ne lui laissait pas la chance de s’expliquer alors cela ne servait à rien. De grands tourbillons apparurent soudainement à la surface du lac qui était calme quelques minutes auparavant. Severus y jeta un coup d’œil rapide et ferma les yeux de lassitude. Il savait qu’elle voulait s’excuser et qu’elle regrettait amèrement ses paroles, c’était tellement facile de lire dans ses pensées lorsqu’elle était prise dans un flot de sentiments extrêmement forts…mais sa blessure à lui était trop fraiche encore et il préférait rester le plus loin possible d’elle…Enfin il n’irait pas jusqu’à la laisser affronter des créatures inconnues sans être à ses cotés ! C’était impossible, inimaginable…Severus avait comprit rapidement ce qu’il éprouvait envers Laetitia…Il l’aimait…Severus Rogue aimait…comme il n’avait jamais aimé, comme il n’aurait jamais cru aimer un jour…mais hélas cet amour était impossible, il en était convaincu ou plutôt il s’en était convaincu. Ils étaient bien trop différents… Des voix d’abord lointaines lui firent reprendre conscience de se qui se passait autour de lui, le professeur Dumbledore les avait rejoint et donnait certaines recommandations à Harry et ses camarades. Severus s’approcha de ses coéquipiers avec de petites fioles remplies d’un liquide vert émeraude. - Tenez buvez ! Avec ceci vous pourrez respirer sous l’eau beaucoup plus longtemps que si vous mâchiez cinq plans de Branchiflore. - Plus longtemps ? Combien de temps Professeur ? demanda Harry qui gardait un souvenir ou plutôt un gout assez amer de cette plante aux effets forts étonnants ! - Longtemps…répondit Severus en lui adressant un regard confiant. Sous la stupéfaction générale, Neville s’empara de la fiole qui lui était réservée et avala son contenu en quelques rapides goulées. Luna se précipita sur lui pour vérifier que la potion n’avait pas eu d’effets secondaires néfastes sur le garçon dont elle était, il faut bien le dire éperdument amoureuse. Il la rassura et se rassura lui-même en vérifiant rapidement que tous ses membres répondaient à l’appel et lança un regard encourageant à l’encontre d’Harry et de Ginny. Ceux-ci avalèrent à leur tour le liquide vert émeraude et ôtèrent leurs vêtements afin de se préparer au grand départ vers l’inconnu. Severus tendit une fiole à Laetitia et se dépêcha de boire la dernière. Puis il se dévêtit à son tour, laissant apparaitre aux yeux de tous son corps mince mais musclé, parfaitement dessiné. Il portait un maillot de bain noir assez moulant qui faisait ressortir la pâleur de sa peau, mais à part ce détail, les jeunes filles et femmes qui se trouvaient là pensèrent toutes en leur fort intérieur que c’était vraiment un bel homme bien bâti. Severus qui n’eut pas conscience de l’effet qu’il provoquait tellement lui détestait son corps et son apparence en général, salua le professeur Dumbledore et commença à s’enfoncer dans les eaux redevenues calmes mais terriblement opaques du lac. Ginny prit les mains d’Harry et de Neville pour se donner du courage. Les deux garçons se lancèrent un regard plein d’amitié, et dans un dernier salut à leurs amis et professeurs s’enfoncèrent à leur tour dans les abîmes aquatiques. Laetitia se mit en maillot de bain à son tour, serra les mains du professeur Mac Gonagall et d’Hagrid, jeta un regard rempli d’affection à ses élèves restants et un regard teinté d’un autre sentiment au professeur Dumbledore et à Firenze puis avala la potion de Severus et disparut dans un élégant plongeon au fin fond des eaux mystérieuses du lac. Hagrid essuya une larme discrètement. - Pourvu qu’ils réussissent et qu’ils nous reviennent vite ! Murmura Salomé Pomfresch. Ils restèrent quelques minutes à regarder la surface bleutée où avaient disparus leurs amis et finirent pas retourner au château pour s’occuper de leurs missions respectives. Lorsqu’il pu se trouver seul avec le professeur Dumbledore, Firenze s’approcha de lui afin de lui faire part de ses craintes. - Professeur Dumbledore ? - Oui Firenze ? - Je sais…enfin je veux dire que…Je sais qui est Laetitia… Le vieillard posa sa frêle main sur l’épaule du Centaure et lui adressa un regard bienveillant. - Alors cher ami vous savez pourquoi elle est si importante à nos yeux et pourquoi il faut que la prophétie se réalise…. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Enfin le chapitre XX !!! Jeu 19 Oct - 16:18 | |
| Oui je sais que je suis une vilaine mais je ne vous ai pas oublié et surtout je n'abandonne et n'abandonnerais jamais ma FIC !!! Alors voici le chapitre XX ! Chapitre XX – La Cité Aquatique. Ginny serrait très fort les mains d’Harry et de Neville dans les siennes, la jeune fille n’avait pas osé leur dire qu’elle avait peur de l’eau et elle avait, par précaution pris une dernière gorgée d’air avant de disparaitre sous les eaux verdâtres du lac. Elle gardait les yeux fermés et sentait ses pieds nus s’enfoncer dans le sol sablonneux tandis qu’ils marchaient d’une drôle de façon. En effet, leurs mouvements étaient ralentis et leurs corps semblaient peser des tonnes, c’était une sensation assez agréable, mais la jeune fille était trop impressionnée pour la savourer à sa juste valeur. Sentant une pression sur son bras, elle ouvrit les yeux doucement et vit Harry qui la regardait curieusement. - Gin ça va ? lui demanda t’il inquiet. Sa voix n’était pas la même et une multitude de bulles translucides sortait de sa bouche à chaque mots prononcés. Cette vision inhabituelle arracha un sourire à la jeune fille qui hocha la tête mais n’osa pas ouvrir la bouche. Elle tourna rapidement la tête vers Neville afin de chercher du réconfort - car pour le jeune homme tout comme pour elle c’était une première…la première aventure dans ce genre- mais elle fut surprise de constater que celui-ci paraissait très à l’aise et regardait autour de lui émerveillé. Soudain l’air se raréfia dans ses poumons et prise de panique elle stoppa net sa marche, forçant ainsi ses compagnons de route à s’arrêter. Elle étouffait …Ginny étouffait. Harry effrayé, la pris par les épaules et la secoua avec force. - Respire Gin ! Il faut que tu respires ! Il ne va rien t’arriver ! La jeune femme secouait la tête énergiquement et brusquement son teint vira au bleu. Harry poussa un juron quand tout à coup il sentit une poigne puissante saisir Ginny et lui intimer avec beaucoup de douceur l’ordre de respirer et de lui faire confiance. Severus plongea son regard noir ébène dans les yeux verts de la jeune fille et celle-ci ouvrit la bouche lentement sans le quitter du regard. Elle eut une sensation bizarre comme lorsque l’on est sous l’eau et qu’on retient sa respiration puis qu’on sort de l’eau et qu’on ouvre la bouche pour recueillir le maximum d’oxygène…mais là c’était dans le sens inverse. Elle mit quelques secondes avant de réaliser qu’elle respirait bien et lâcha les mains d’Harry et de Neville en signe de confiance. - Miss Weasley vous êtes sure que ça va ? demanda Severus d’une voix chaleureuse, il n’avait pas l’air en colère comme elle l’aurait craint. Elle se sentit honteuse de les avoir inquiété inutilement et se promis à l’avenir de prendre plus d’assurance. Comme s’il la comprenait, il proposa de s’arrêter un peu et d’attendre le professeur Majoly qui aurait du les rejoindre depuis une dizaine de minutes mais qui n’était toujours pas à leurs cotés. Harry était un peu déçu de n’avoir pu aider son amie à aller au devant de sa peur et boudait dans son coin. Pendant qu’elle admirait avec Neville les immenses étendues d’algues qui s’accumulaient devant eux, Harry se dirigea machinalement vers Severus qui s’était assis sur une roche et regardait loin devant lui, les yeux perdus dans le vague. - Merci Professeur. Lui dit-il simplement. - De quoi me remerciez-vous Mr Potter ? - J’ai paniqué…bêtement…Ajouta Harry à voix basse et en baissant les yeux. - Vos sentiments pour cette jeune femme ont pris le dessus et c’est tout à fait compréhensible, rassurez vous ! A l’avenir soyez plus confiant et sachez que raison et sentiment peuvent aller de pair. Il vous manque un peu de pratique mais ça devrait venir…Ajouta t’il en esquissant un sourire avenant. Harry redressa la tête et regarda l’homme qui se trouvait devant lui…ce n’était plus le même. Il se souvenait du professeur à la mine renfrognée qui arpentait son cachot et prenait un malin plaisir à humilier les élèves les plus faibles et à rabaisser ceux qui n’appartenaient pas à sa maison. Comme s’il lisait en lui, Severus perdit tout à coup son sourire et ses paupières s’affaissèrent tristement. Voila…voilà comment il était perçu…un être ignoble et cruel…Harry qui avait observé le changement d’attitude de Severus comprit que celui-ci avait deviné ses pensées et les regretta immédiatement. C’est vrai qu’ils ne s’étaient jamais entendus mais Harry souhaitait ardemment que cette situation change et qu’ils apprennent à mieux se connaitre. Depuis peu, il trouvait un exemple auprès de cet homme qui avait l’âge de son père et il appréciait être en sa compagnie. C’était un sorcier remarquable et un homme très cultivé. Harry pensait –à juste titre- que Severus n’avait pas eu une vie facile et que c’était pour cette raison qu’il était si renfermé et si hostile. Pourtant cette année quelque chose l’avait fait évoluer…mais quoi ? Il finirait bien par percer ce mystère et peut être que cette fois ci c’est lui qui apporterait une aide à Severus. - C’est vraiment époustouflant ! s’écria tout à coup Ginny qui s’était rapprochée d’eux avec Neville. Severus hocha la tête lorsque tout à coup il vit une forme opaque s’approcher de leur petit groupe rapidement. Il se redressa précipitamment et leva sa baguette en direction de la forme, prêt à jeter un sort. Les trois jeunes gens attendirent avec anxiété lorsque la dite forme pris une apparence qu’ils connaissaient bien…le professeur Majoly. Elle avançait d’un pas souple, ses longs cheveux ondulant tout autour d’elle. Lorsqu’elle fut à deux mètres d’eux, elle remarqua la baguette de Severus dirigée dans sa direction et pris un air étonné. - Je crois que je viens d’échapper à une belle Stupefixtion, non ? Dit-elle finalement d’un air amusé. Elle était divine en maillot de bain, Severus ne put s’empêcher de détailler dans les moindres détails cette silhouette parfaitement modelée et son cœur se serra douloureusement à la simple pensée qu’il ne pourrait jamais la serrer contre lui… qu’elle ne serait jamais sienne. Il baissa sa baguette d’un mouvement exaspéré et se baissa pour ramasser ses affaires. Lorsqu’il se redressa, Laetitia était devant lui à cinquante centimètres et elle le regardait fixement. Il n’essaya pas de soutenir son regard et proposa d’un air las de poursuive l’aventure. Vexée et triste, Laetitia se mit en tête du petit groupe mais elle fut vite rejoint par Neville et Ginny qui lui posèrent plein de questions, ce qui eut pour effet bénéfique de la sortir de la mélancolie dans laquelle elle avait trouvé refuge. Les eaux du lac changeaient de couleur à volonté et Laetitia expliqua que tout comme la Forêt Interdite, le lac était vivant et que ses différentes couleurs ou mouvements d’eau devaient être interprétés comme des humeurs. Si les eaux devenaient noires, le lac était colère, si elles devenaient opaque, le lac était inquiétude, si elles devenaient limpides, le lac était bien-être… |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Suite du chapitre XX ! Jeu 19 Oct - 16:20 | |
| La suite du Chapitre XX :Au bout d’une demi-heure de marche sans encombre, ils se trouvèrent devant un mur d’Algaram Hypnotisios haut d’une vingtaine de mètres. Il fallait le traverser afin d’arriver au royaume des sirènes. Severus indiqua qu’il fallait être très prudent car de nombreux Strangulots se dissimulaient derrières les algues et attaquaient à tout moment. Neville frissonna mais un coup d’œil jeté à son professeur de DCFM lui redonna confiance instantanément. Harry prit sa baguette d’une main ferme, il n’avait pas oublié son périple avec ces petites créatures maléfiques -sorte de démons des eaux- qui avaient essayé de le capturer et de l’entrainer vers le fond lors de la deuxième épreuve de la Coupe de feu. Heureusement, grâce au sortilège d’Imperdimenta enseigné par le professeur Lupin il avait su comment s’en débarrasser rapidement. Ginny se tenait auprès de Severus, elle était assez impressionnée mais cela ne l’empêcha pas de lui adresser un grand sourire. Le professeur des Potions répondit à son sourire et lui fit signe d’être particulièrement attentive. Laetitia se concentra et au milieu de ce mur mouvant apparut un passage, les algues s’écartant d’elles même pour leur frayer un chemin. Elle se retourna vers ses compagnons et remarqua avec une joie secrète qu’ils lui adressaient tous y compris Severus un regard admiratif et non pas le regard hébété auquel elle avait droit quand elle faisait quelque chose d’insolite sans utiliser de formules magiques. Elle pénétra la première et au fur et à mesure qu’ils s’y engouffraient, les algues reprenaient leur place respective. Tout autour d’eux on ne voyait que leurs longues branches vertes ondulant de façon régulière, c’était étrangement calme et une sensation de malaise envahit nos jeunes amis. Laetitia expliquait à Neville que les Algaram Hypnotisios étaient de parfaites alliées pour les Strangulots, en effet si on regardait un peu trop longtemps leurs ondulations, on se trouvait vite dans un état second et c’est à ce moment que les Strangulots attaquaient et étaient parfaitement sur de venir à bout rapidement de leur proie. Le jeune homme sentit son estomac se contracter mais ne laissa rien paraitre de son malaise, il fut seulement plus attentif à l’environnement et sa main exerça une pression plus puissante sur sa baguette. Ressentant son angoisse, Laetitia crut bon de lui préciser que la sève qui les composait était également très recherchée par les Magicomages pour la fabrication de la potion de SOMNIFUGE qui s’avérait très efficace pour endormir les patients lors d’opérations particulièrement douloureuses. Neville passionné de Botanique eut alors un autre regard sur les algues qui l’entourait et se promit d’en rapporter quelques une à Ste Mangouste lors du voyage retour, enfin si ses professeurs lui donnaient leur aval. Alors qu’ils avaient tous l’impression que le paysage d’algue n’en finissait pas, un point lumineux apparut à une cinquantaine de mètres. Le professeur Majoly accéléra le pas et s’arrêta à temps devant un grand précipice. Sous leurs yeux émerveillés, la cité des Sirène s’étalait dans le contrebas de la falaise où ils se trouvaient perchés. Ginny serra les mains de Neville et d’Harry dans les siennes dans un mouvement enthousiaste et les deux garçons rirent de bon cœur. Severus ne détachait pas ses yeux de la luminosité qui émanait de la ville aquatique, il n’avait jamais été plus loin que quelques brasses dans le lac. Soudain il sentit que quelqu’un lui prenait la main et la pressait doucement dans la sienne, il n’eut pas besoin de vérifier de qui il s’agissait car la chaleur apaisante qui irradia son corps ne pouvait venir que d’une seule et unique personne. Laetitia avait hésité avant de prendre la main de Severus qui était à ses coté, mais elle en avait tellement envie qu’elle décida de tenter le tout pour le tout. S’il était surpris il n’en montra rien, alors elle supposa qu’il ressentait la même chose qu’elle et que cette proximité entre tout les deux leur apportait du réconfort. Il lui lâcha la main doucement et se tournant vers leurs jeunes accompagnateurs, il leur indiqua que désormais, ils ne pourraient plus marcher comme ils avaient pu le faire jusque là mais qu’ils devraient nager. Tout à coup une forme se dessina derrière lui et Ginny étouffa un cri de terreur. Ils se retournèrent tous en même temps et virent ce qui avait fait peur à la jeune fille. Une créature assez repoussante se trouvait devant eux et les observait férocement, son corps était composé d’un torse d’apparence humaine mais au lieu de peau, il était recouvert d’écailles vert pâle et s’arrêtait à hauteur du nombril pour se terminer par une queue de poisson de couleur grise. Son visage rond orné d’une chevelure verdâtre pareille à une couronne d’algue était particulièrement laid, mais le plus effrayant était sans nul doute sa bouche entre ouverte qui laissait apparaitre deux grandes rangées de dents longues et pointues. Pour accentuer son apparence terrorisante, elle tenait dans ses mains crochues une sorte de trident aux pointes bien acérées. Severus voulut se baisser pour ramasser son sac mais la créature fut plus rapide que lui et pointa son trident en direction de sa gorge avec un regard menaçant. Laetitia s’adressa à la créature avec fermeté. - Nous ne voulons aucun mal à votre peuple, nous sommes ici pour demander de l’aide à la reine Syrianelle. Laisse mon ami tranquille et conduis-nous au palais de ta maitresse ! La créature jeta un coup d’œil inquisiteur sur le groupe de sorcier et finit par baisser sa garde dans un grognement burlesque. Elle fit demi-tour et se mit à nager rapidement vers la cité sous marine. - Allons-y ! Indiqua rapidement Laetitia. Il s’agit de ne pas la perdre de vue, les Cynères sont d’excellents nageurs, vifs et rapides comme un éclair ! Puis jetant un coup d’œil en direction de Severus...Ce sont aussi de très bons et loyaux serviteurs envers les Sirènes, prêt à donner leur vie pour protéger la cité de la reine Syrianelle… Severus la remercia rapidement du regard tout en frottant vigoureusement son coup, il avait eu une envie furieuse de jeter un sort à cette créature hideuse mais s’était retenu de justesse. Laetitia s’élança dans le vide et se mit à nager rapidement, elle fut suivie de Ginny qui voulut prouver à tous que sa malheureuse aventure de début de mission n’était qu’un malencontreux accident et qui se mit à nager avec beaucoup d’adresse. Harry s’élança à son tour dans le vide, c’était une drôle de sensation…On avait l’impression qu’on allait s’écraser à des centaines de mètres plus bas mais en fait le corps restait comme en apesanteur et faute de nageoires, il fallait nager vigoureusement pour se déplacer. Severus prit son sac en bandoulière et s’avança au bord de la falaise en jetant un regard bienveillant à Neville. - Prêt Mr Londubat ? - Prêt professeur ! lui répondit-il dans un sourire confiant et ils s’élancèrent d’un même élan. A l’approche de la cité sous marine, ils furent bientôt encerclés par tout un escadron de Cynères. Heureusement pour eux ce qui se déroulait sous leurs yeux était tellement captivant qu’ils ne pensaient même pas à regarder les visages impassibles de leurs geôliers à nageoire. Ils passèrent rapidement devant les habitations colorées qui composaient la cité mais ils purent apercevoir quelques Sirènes qui poussées par la curiosité s’étaient approchées d’eux sans tenir compte des grognements intempestifs des soldats Cynères. Soudain ils furent éblouis par une luminosité si étincelante qu’il était presque impossible pour leur yeux de la fixer trop longtemps et leurs mouvements en furent ralentis. Les Cynères quelques peu excédés par ce ralentissement, les attrapèrent par le bras et les entrainèrent vers le point lumineux en empruntant un courant d’eau extrêmement rapide. Petit à petit la luminosité devint de plus en plus supportable et leurs yeux commencèrent à s’habituer à l’environnement qui se trouvait devant eux. Ils n’étaient pas au bout de leur surprise. En effet, un palais entièrement construit en nacre étincelant et surplombé de nombreuses tours ornées de perles de culture tour se dressait fièrement devant eux. Les Cynères les accompagnèrent jusqu’à un magnifique hall d’entré puis disparurent sans crier gare. - Mais où sommes-nous à la fin ? Demanda Harry un peu déboussolé. - Bienvenue dans le palais de la reine Syrianelle, la reine du peuple Sirénéens Harry ! Lui répondit Laetitia dans un clin d’œil. Elle ne semblait pas plus étonnée que ça et paraissait connaitre l’endroit. - Mais je croyais que les sirènes c’était les choses affreuses qui nous ont emmenés ici ! Continua-t-il. Du moins ce sont eux qui retenaient Ron, Hermione et Gabrielle lors de la deuxième épreuve de la Coupe de Feu… - En effet jeune homme, vous avez une excellente mémoire. Dit une voix profonde et ensorceleuse derrière eux. Ils se tournèrent du coté d’où venait la voix et eurent la surprise de se trouver face à une créature magnifique surgit de nulle part. Comme les Cynères, son corps était composé d’une queue de poisson mais cette fois ci dans différents tons de rose nacrés, d’un buste féminin nu parfaitement dessiné et d’un visage d’une beauté exceptionnelle. - Bonjour, je m’appelle Syhanna, je suis la conseillère de la Reine Syrianelle, nous vous attendions avec impatience, suivez moi. Dit-elle dans un sourire charmant. Puis elle s’approcha du professeur Majoly, ses longs cheveux blond flottant avec grâce derrière elle. - Laetitia, je suis tellement contente de te voir…bien sur j’aurais préféré des circonstances plus gaies mais hélas avec les temps qui courent, plus personne n’est en sécurité. Laetitia lui rendit son sourire et lui présenta ses compagnons tandis qu’ils longeaient un corridor bleu turquoise paré d’une multitude de tableaux représentant différentes scènes nautiques. A l’évocation du nom d’Harry, la sirène eut un regard compatissant envers le jeune homme et lui dit qu’il ressemblait énormément à son père mais qu’il avait les yeux de sa mère. Avant que celui-ci ait pu rétorquer quoique ce soit, elle lui expliqua que les sirènes venaient souvent observer les élèves de Poudlard du temps où tout allait bien. Laetitia en profita pour leur raconter comment elle avait rencontré Syhanna du temps où elle était élève à Poudlard et comment elles avaient sympathisé. Severus ne disait rien et se contentait d’écouter attentivement. Ainsi cet endroit était familier à Laetitia, il se dit qu’elle avait vraiment fait et vu beaucoup de chose malgré son jeune âge. Il n’avait pas pensé à protéger ses pensées et du coup Laetitia put les lire sans problème. - Je ne suis pas si jeune que ça ! Dit-elle tout à coup. Cinq paires d’yeux la regardèrent étonnés sans comprendre de quoi elle parlait. Elle s’aperçut de sa bêtise et sourit maladroitement. - Enfin…je voulais dire par là que tout cela remonte à de nombreuses années… Severus ne fut pas dupe mais ne put s’empêcher de sourire. Ce qu’il ne vit pas c’est que tout le monde avait remarqué ce sourire mais personne ne fit une remarque. Des petits crabes s’étaient enroulés dans la chevelure rousse de Ginny et faisaient une ronde effrénée, provoquant un fou rire chez la jeune femme. A l’approche d’une grande porte entièrement revêtue de perles grises et nacrée, ils s’enfuirent dans un tourbillon de bulles. - La reine Syrianelle vous attend, je ne puis vous accompagner car j’ai encore beaucoup de choses à régler mais je vous promets de vous rejoindre dés que mes tâches seront terminées ! Indiqua Syhanna sur un ton chaleureux en indiquant la porte de perles. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Enfin le chapitre XXI !!! Mar 28 Nov - 11:57 | |
| Chapitre XXI – Syhanna ou une amitié profonde….Derrière la porte, on entendait une musique aux notes apaisantes quelque fois interrompue par des éclats de rire. Laetitia savait très bien ce qu’il y avait dans cette pièce fabuleuse pour y avoir été invité souvent lorsqu’elle était encore une enfant et que le professeur Dumbledore lui donnait la permission d’aller jouer avec les rares personnes qui acceptaient sa compagnie sans broncher…les Sirènes. Elle se souvenait très bien de sa première rencontre avec Syhanna. Elle avait six ans et était en deuxième année à Poudlard. La plupart de ses camarades de classe étaient âgés de douze ans et entamaient avec une joie empreinte de débilité la fameuse période de l’adolescence. Laetitia surnommée « la gosse intello » ou « Miss je sais tout » était toujours mise à l’écart par les autres élèves et même par les filles dont elle partageait le dortoir. Cela lui était complètement égal puisque de toute façon quand maman était partie pour un monde paisible -comme disait le professeur Dumbledore - elle avait tout perdu. Elle savait depuis longtemps qu’elle n’était pas comme les autres, d’ailleurs elle n’avait jamais été comme les autres…puis Maman était morte et Mme Maxime l’avait emmenée à l’Académie de Beaux Bâtons. Ses notes étaient excellentes. Elle réussissait là où des élèves de dernière année échouaient mais ne parvenait pas à se faire de véritables amis, mis à part les professeurs et certains animaux ou créatures magiques… Laetitia aimait beaucoup Poudlard où elle effectuait une partie de sa scolarité. Elle n’avait pas le droit d’aller se promener dans la forêt Interdite, mais pouvait longer le lac tant qu’elle voulait. Un jour de mai, alors qu’elle était plongée dans la lecture d’un livre de métamorphose, elle sentit que quelqu’un ou quelque chose l’observait avec insistance. Elle leva les yeux de son livre et regarda tout autour d’elle prête à être l’objet de moqueries d’un groupe d’élève plus âgés qu’elle…mais ne vit rien de tout cela. Pourtant on l’observait toujours. Elle fit semblant de retourner à la lecture de son livre et regarda discrètement en direction du lac…c’est à ce moment là qu’elle la vit. Derrière un rocher, un joli visage encadré de longs cheveux blond bouclés l’observait avec curiosité et sans ménagement. - Bonjour comment tu t’appelles ? demanda Laetitia en rompant le silence et sans lever les yeux de son livre… Aucune réponse. Elle ne se découragea pas et poursuivi dans sa lancée. - Tu dois être une Cynère puisque tu ne parles pas… (Elle savait très bien que non mais espérait que la créature se vexerait et lui répondrait enfin…effectivement son plan fonctionna à merveille) - Tu te trompes complètement, je suis une SIRENE…tes connaissances ne sont pas très grandes apparemment ! Lui répondit la Sirène (puisque c’en était bien une) avec une once de fierté dans la voix. Laetitia se leva en lui demandant si elle pouvait s’approcher d’elle et ainsi vérifier ses dires. Une expression de frayeur se peignit sur le beau visage mais disparut bien vite lorsque Laetitia lui indiqua ne lui vouloir aucun mal. La sirène acquiesça et Laetitia vint s’assoir sur le rocher derrière lequel celle-ci se cachait. - Je m’appelle Laetitia, j’ai six ans et toi ? - On me nomme Syhanna, j’ai deux cents vingt sept ans. Laetitia parut surprise à cette annonce, en effet elle aurait juré que la sirène avait le même âge qu’elle…mais elle pensa intelligemment que cela devait surement correspondre avec l’âge humain. Elles parlèrent longtemps et se posèrent un millier de question sur leur monde respectif. Syhanna vivait au fond du lac dans une magnifique cité. Celle-ci était gouvernée par une reine qui répondait au nom de Syrianelle et protégée par une grande armée de Cynères. Laetitia lui demanda si elle venait souvent observer les humains et un voile de tristesse apparut sur le visage de Syhanna. - Ma mè…heu je veux dire la reine Syrianelle interdit à notre peuple de monter à la surface et d’observer l’autre monde. Elle dit que la plupart des humains qui nous ont vues ou entendues chanter ont péris dans d’horribles circonstances et que de ce fait nous avons une très mauvaise réputation. - Ah bon ? Pourtant je me sens bien depuis que je parle avec toi ! Répondit Laetitia avec un clin d’œil complice. Syhanna éclata de rire et le son mélodieux qui sortit de sa bouche, plongea Laetitia dans un état plus que paisible, elle eut la sensation de flotter. Syhanna se rembrunit aussitôt. - Laetitia tu vas bien ? Tu parais bizarre tout à coup… Tu vois la reine a peut être raison finalement…Soupira t’elle tristement. - Non, non je t’assure tout va bien c’est juste que ta voix provoque une drôle de sensation…Les deux jeunes filles se regardèrent à nouveau et éclatèrent de rire…Une belle amitié était en train de naitre. Tout à coup Laetitia réalisa que Syhanna avait enfreint l’interdit de la reine en venant à la surface du lac et en parlant avec un humain. - Comment se fait il que tu ais désobéis à ta reine en venant jusqu’ici ? Lui demanda-t-elle d’un air étonné. Syhanna pris un air encore plus triste et se décida à se confier à sa nouvelle amie. - Il se trouve que je suis la……. (Elle marqua une pause) fille cadette de la reine … Ma mère est toujours débordée et n’a jamais le temps de s’occuper de moi ou de m’accorder un peu de temps. Les affaires du royaume sont plus importantes bien sur et… - Tu as de la chance d’avoir encore ta maman….répondit Laetitia pensivement. - Oh excuse moi, je ne voulais pas te faire de peine, je me plains alors que ton histoire a l’air bien plus triste que la mienne…Si tu veux tu peux me la confier ! Syhanna lui adressait un magnifique sourire et Laetitia se décida à lui raconter ce qu’était sa vie depuis qu’elle était née. Le récit fut long mais lorsqu’elle eut fini, elle se sentit plus légère…comme si le fait de raconter sa vie à la sirène avait absorbé un peu de sa mélancolie….Syhanna lui prit la main et la serra fort dans la sienne. - Je suis vraiment contente de t’avoir rencontré Laetitia ! Je pense que tu n’es pas comme les autres… - Oui ça je sais bien…Lâcha Laetitia sur un ton exaspéré. Syhanna éclata de rire et mit ses mains devant sa bouche pour éviter qu’un son n’en sorte et plonge de nouveau son amie dans un état soporifique. - Je voulais dire que je suis persuadée que tu vas faire quelque chose de sensationnel un jour. Tu sais les sirènes ont la capacité d’absorber les sentiments négatifs ! Continua-t-elle sérieusement. Si seulement je pouvais t’emmener chez moi…. A ce moment deux têtes affreuses surgirent de l’eau et empoignèrent la jeune sirène par les bras, celle-ci poussa un cri strident et disparut de la surface argentée du lac. Laetitia n’écoutant que son courage, plongea dans l’eau glacée à la poursuite de son amie, oubliant sur le coup qu’elle ne savait pas nager. Elle n’eut bientôt plus d’air dans les poumons et fut obligée de remonter à la surface tant bien que mal. Elle se hissa sur le rocher qui l’avait accueilli quelques minutes plus tôt et éclata en sanglot. Bientôt la peine fit place à de la rage, elle venait de faire la connaissance d’une personne qui ne lui témoignait que de la sympathie -alors que d’habitude la plupart des gens l’ignorait- et une fois de plus on lui enlevait ce qui aurait pu lui donner un peu de joie dans ce monde : une amie… certes non humaine mais une amie avec qui parler. Un sentiment alors enfoui en elle depuis longtemps se réveilla doucement. Elle sentit la haine envahir son cœur et se propager dans tout son être avec une force étonnante… mais bizarrement elle aima cette sensation. Les eaux se mirent à bouillonner férocement provoquant les hurlements de nombreux élèves qui s’enfuirent le plus loin possible de l’étendue d’eau en colère. La surface du lac s’ouvrit soudainement en son milieu comme si on l’avait poignardée et les corps d’une jeune sirène et de deux cynères s’élevèrent lentement dans les airs. Les gardes aquatiques furent projetés dans l’eau assez rudement tandis que le corps de la sirène fut amené délicatement à terre prés de Laetitia. Celle-ci tout d’abord effrayée comprit rapidement que Laetitia avait voulu la protéger et non pas lui faire du mal. Elle lui sourit gentiment et le voile de haine posé le visage de Laetitia disparut aussitôt. - Syhanna ça va ? - Je…heu oui je vais bien merci…mais comment as-tu fais ça,…enfin je veux dire…c’était drôlement impressionnant ! Tout à coup le visage de la sirène pris un air affolé et Laetitia comprit pourquoi en se retournant. Le professeur Dumbledore se trouvait là et l’observait d’un air contrit. - Professeur Dumbledore, ils allaient lui faire du mal, je ne pouvais pas rest… Albus tendit un bras vers le lac et les cynères réapparurent, il demanda poliment à la sirène de retourner dans son monde et de saluer la reine Syrianelle pour lui. Syhanna jeta un regard désolé vers Laetitia qui ne comprenant pas la décision de l’homme qui se trouvait face à elle, piétinait le sol rageusement. Elle disparut dans les flots redevenus calmes laissant une Laetitia désemparée. Après cet évènement et malgré que le directeur ait clamé haut et fort qu’elle n’y était pour rien, Laetitia fut encore plus considérée comme une bête de foire et l’enfant qu’elle était se renferma de plus en plus en s’isolant constamment. Il s’écoula un long mois avant qu’Albus ne lui parle de cette journée de mai. Laetitia passait ses vacances d’été à Poudlard et la plupart de son temps à la bibliothèque ou aux abords du lac. Un matin alors qu’elle observait la surface étincelante de l’eau, quelqu’un s’approcha d’elle et lui demanda s’il pouvait s’assoir à ses cotés. Laetitia se poussa un peu pour laisser de la place à son interlocuteur mais ne prononça aucune parole. - Ecoute Laetitia, je sais que tu m’en veux pour ce qu’il s’est passé la dernière fois…mais il faut que tu comprennes… - QUE JE NE SUIS PAS COMME LES AUTRES….oui je sais ne vous fatiguez pas…j’ai compris ! |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Suite du chapitre XXi ! Mar 28 Nov - 11:58 | |
| - Ce n’est pas du tout ce que je veux dire et… - Ecoutez professeur, je déteste ce que je suis, personne ici à part peut être vous et le professeur Mac Gonagall ne m’adresse la parole sans me regarder avec méfiance…en France c’est la même chose…je n’ais que Mme Maxime. POUR UNE FOIS QUE QUELQU’UN ME PARLAIT NORMALEMENT !... Mais non il ne fallait pas…personne ne doit parler avec moi…Je suis dangereuse ! Je suis un monstre ! Je suis… - ARRÊTE ! Tu es tout à fait normale mais tes pouvoirs sont si puissants qu’ils dépassent tout entendement dans notre monde…même moi j’y perds mon latin… - Vous savez quoi Professeur…ce n’est pas maman qui aurait du mourir…De grosses larmes roulèrent sur ses joues. - Je t’interdis de dire ce genre de bêtise tu m’entends ! Dit Albus en serrant avec force l’enfant dans ses bras. Tu n’es pas seule, tu m’entends ? Minerva et moi te considérons comme notre fille tu le sais bien. Albus réalisa à ce moment qu’elle était plus fragile qu’elle ne paraissait et se jura de la protéger jusqu’à sa mort. Laetitia se détacha doucement des bras de son directeur et lui adressa un semblant de sourire. - Tu dois me faire confiance mon petit… - Oui mais vous aussi vous devez me faire confiance ! répondit elle aussitôt. Ce n’est pas en m’éloignant de tout que vous me protègerez… Albus se redressa en souriant et un éclair de malice passa dans ses yeux. - Tu as raison…aussi je te permets de passer autant de moments que tu le souhaites avec ton amie. - Mon amie ?demanda Laetitia en levant vers Albus ses grands yeux étonnés. Celui-ci se tourna vers le lac lentement et elle comprit alors avec une joie immense ce qu’il venait d’insinuer. A partir de ce jour, le visage de la jeune fille chassa l’expression de mélancolie qui semblait s’y ’être figé, pour laisser place à un peu plus de joie et d’insouciance. Laetitia et Syhanna passèrent beaucoup de temps ensemble cette année là et les cinq qui suivirent, mais uniquement -comme l’avait demandé le professeur Dumbledore- à l’occasion des vacances et autres moments où Poudlard était moins fréquenté. Personne n’était au courant de ce secret mis à part le directeur et le professeur Mac Gonagall. La toute première fois où Laetitia descendit sous les eaux jusqu’au palais de la reine Syrianelle, elle fut impressionnée par la beauté de l’endroit, c’était aussi féerique que les images qu’elle se faisait quand maman lui racontait des histoires de princesses et de chevaliers, assise sur le bord de son lit d’enfant. Syhanna était si pressée et si heureuse de présenter son « amie terrestre » -comme elle disait en riant- à sa mère et à ses nombreuses sœurs qu’elle ne lui laissait pas le temps d’admirer le paysage et l’entrainait rapidement le long des corridors limpides. Elle s’arrêta brusquement devant une magnifique porte recouverte de perle à la nacre étincelante. - C’est là ! Dit-elle les yeux brillant d’excitation. Laetitia aurait du être stressée ou un peu angoissée…mais rien de tout cela…elle se sentait légère et savait très bien pourquoi…tous les ressentis négatifs étaient absorbés par Syhanna. La porte s’ouvrit devant un décor merveilleux, des milliers de bulles translucides s’échappaient de part et d’autre poursuivies par de petits poissons multicolores. La musique aussi allait la marquer profondément…les chants mélodieux émanant des sirènes présentes vous plongeaient dans un état de bien être optimum. Elle pénétra dans la pièce et comme par enchantement le silence fut immédiat. Toutes les sirènes la regardaient curieusement, leurs longs cheveux flottant derrière elles. Elle remarqua qu’il n’y avait pas de sirènes « homme » et se promit d’en demander la raison à Syhanna. - Approche jeune fille ! demanda une voix très douce mais ferme à la fois qui semblait venir du fond de cette pièce. Un groupe de sirènes s’écarta et Laetitia pu voir de qui provenait cette demande. Une belle sirène aux longs cheveux argentés était assise sur un trône recouvert de coquillages et de pierres précieuses. Les écailles de sa queue étaient également argentées, ses grands yeux gris clair fixaient Laetitia avec beaucoup de douceur. Elle portait sur le sommet de sa tête une couronne de corail et tenait dans sa main droite un trident en cristal. Laetitia intimidée s’approcha et s’inclina poliment face à la reine. Celle-ci se leva et nagea majestueusement jusqu’à la jeune fille. - Relève-toi enfant du monde terrestre et sois la bienvenue dans mon royaume. Ma fille cadette m’a beaucoup parlé de toi ainsi que deux de mes gardes royaux… A cette insinuation, le visage de la jeune fille pris une légère teinte rosée, ce qui provoqua l’hilarité des sirènes et l’apparition d’un sourire sur le visage de la reine. - Ne t’inquiète pas, ils s’en sont fort bien remis. Continua la reine d’un air amusé. Elle présenta ensuite à Laetitia l’ensemble de ses filles toutes plus belles les unes que les autres. Lorsque les présentations furent terminées, la reine proposa une visite guidée de la cité aquatique à sa jeune visiteuse qui accueilli cette proposition avec un sourire enthousiaste. La visite se déroula à merveille, les sirènes étaient très agréables avec Laetitia qui se sentit très vite acceptée dans leur communauté. Les jours qui suivirent furent fantastiques, Laetitia apprit les coutumes et traditions de ses nouvelles amies et essaya de leur enseigner quelques une des coutumes humaines. Vers la fin de l’été, alors qu’elles se trouvaient toutes deux dans la salle du trône, Laetitia demanda à Syhanna si elle aimerait venir visiter Poudlard. Avant que son amie ne puisse répondre, une voix s’éleva derrière elles. - Cela serait possible en effet mais au prix d’énormes souffrances… - Je ne comprends pas votre majesté ?demanda Laetitia. -Ma petite Laetitia, connais tu l’histoire ou conte comme vous dites chez vous de « la petite sirène » ? Laetitia réfléchit rapidement et se souvint que c’était l’une de ses histoires préférées. Il y avait beaucoup d’amour dans ce conte pour enfant…mais la fin était triste si ses souvenirs étaient exacts. - Oui c’est une histoire pour enfant que me lisait ma maman. Répondit-elle doucement. Mais ce n’est qu’une histoire…N’est ce pas ? En voyant les yeux de la reine s’assombrir…elle n’en fut plus si sure. - Malheureusement ce n’est pas qu’une histoire. La sirène dont il est question dans ce conte a bel et bien existé, c’était une de mes ancêtres. Il nous est possible grâce à une potion extrêmement délicate d’aller sur la terre ferme, malheureusement nous y laissons notre voix et marcher sur deux jambes est un véritable supplice voire une torture….les sirènes qui ont tenté l’expérience ne sont hélas plus de ce monde… Syhanna baissa la tête tristement, la reine s’approcha de sa fille et lui caressa le visage avec compassion. Ce tableau ne fut pas s’en raviver de douloureux souvenirs chez Laetitia. - Alors je t’apprendrais tout ce que tu veux savoir en ce qui concerne mon monde ! dit d’un ton décidé Laetitia à son amie. Celle-ci se jeta dans ses bras et la remercia mille fois. La reine Syrianelle fut touchée par cette amitié contre nature et décida d’améliorer quelques points sur les relations de son peuple avec les autres peuples. Les années passèrent et les jeunes filles toujours très liées continuèrent à se voir. Un jour Laetitia ne put se rendre au rendez vous habituel et Syhanna trouva à sa place un Albus Dumbledore au visage harassé et empli d’inquiétude. Laetitia avait du partir de toute urgence car sa vie était en danger ici, le Seigneur des Ténèbres était de retour et semait la terreur et la désolation sur son passage. Elle n’était plus en sécurité et du fait de ses pouvoirs exceptionnels il aurait été dramatique qu’elle tombe entre les mains de ce monstre. Il ne pouvait lui dire où son amie s’en était allée mais l’assurait qu’elle pensait fort à elle et qu’elle reprendrait contact dés qu’elle le pourrait. Syhanna s’arracha une écaille et la donna à Albus afin qu’il la remette à Laetitia, ainsi si la jeune fille souhaitait la revoir, elle n’aurait qu’à agiter cette écaille dans n’importe quel point d’eau et la sirène apparaitrait .Pour Laetitia ce cadeau eut une valeur inestimable…elle qui se trouvait alors loin de tout et qui était sans cesse obligée de changer d’endroit, pu voir son amie dés qu’elle le souhaitait. Cependant en grandissant, elles s’éloignèrent un peu l’une de l’autre, tout en se conservant une amitié sans limite…et aujourd’hui elles se revoyaient…certes en une triste circonstance, mais ça faisait du bien de revoir celle qui avait tant compté à une époque où elle se sentait si seule...- Professeur vous êtes sure que ça va ? demanda Ginny en pressant le bras de son professeur de DCFM doucement. Laetitia sortit de sa torpeur et se tourna vers ses compagnons pour les rassurer. Elle ne fut pas s’en remarquer le long regard interrogateur de Severus. A ce moment là plus qu’à un autre, s’il y avait un endroit où elle aurait aimé se trouver c’était dans les bras de ce dernier…elle se fit violence et poussa la porte d’un geste assuré. Comme dans le passé, le silence se fit tout à coup lorsqu’ils pénétrèrent dans la somptueuse pièce. Si ses compagnons furent estomaqués devant le spectacle qui s’offrait à leurs yeux, elle n’y prêta aucune attention, elle savait qu’il fallait faire vite. Les sirènes s’écartèrent sur son passage laissant apparaitre le trône de la reine. Celle-ci se leva aussitôt en apercevant la jeune femme et l’accueilli dans ses bras tendrement. - Mon enfant, tant d’années se sont écoulées, tu as bien changé…mais seulement d’apparence, le reste est toujours là ! Dit-elle en désignant de la main le cœur de Laetitia. - Majesté, je… - N’ai crainte, je sais ce qui t’amène toi et tes compagnons. IL est revenu n’est ce pas ? - Je…oui ma reine. - Alors il faut faire vite. De quoi as-tu besoin ? Laetitia expliqua en détail ce qui c’était passé et comment deux de ses élèves se trouvaient entre la vie et la mort au moment où elle racontait cet horrible évènement. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Chapitre XXII – Le Miroir du Risèd…. Lun 8 Jan - 17:17 | |
| Severus se sentait épié de tous les cotés par les nombreuses et magnifiques sirènes qui nageaient voluptueusement autour de lui. Il tenta de rester de marbre mais le souvenir du visage de Laetitia alors qu’ils attendaient tous qu’elle ouvre cette fichue porte ne cessait de revenir dans ses pensées. Il avait vu un masque de souffrance s’afficher à un moment donné sur les traits fin de la jeune femme et disparaitre aussitôt. A quoi pouvait-elle bien penser ? Elle était si mystérieuse…Il se rendit compte qu’il ne savait pas grand-chose d’elle en fait…Qui était elle vraiment ? Il chassa ses questions d’un mouvement de tête agacé et se rendit compte que tous les regards convergeaient vers lui. Un coup de coude discret attira son attention. - Présentez vous à la reine professeur…chuchota Ginny discrètement. Severus s’avança alors vers celle qui gouvernait le peuple aquatique et s’inclina poliment. - Bonjour votre majesté, je suis le professeur Rogue, j’enseigne les potions à Poud… - Quel est votre prénom ? demanda la reine soudainement avec un sourire charmeur. - Je…mon prénom ? - Oui vous avez bien un prénom n’est ce pas ? Continua-t-elle doucement. - Oui bien entendu…je m’appelle Severus. - Et bien soyez le bienvenu dans mon royaume Severus, vous êtes ici chez vous, demandez et vous obtiendrez. Severus afficha une mine stupéfaite mais se ressaisit aussitôt en s’inclinant de nouveau vers la reine. Laetitia présenta ses élèves à tour de rôle et chacun fut salué avec beaucoup de gentillesse. La reine leur proposa d’aller se reposer quelques heures car leur longue marche les avait fatigués et ils avaient besoin de reprendre des forces. Harry s’insurgea aussitôt. - Mais enfin, vous ne comprenez pas ! Nous n’avons pas le temps… - Harry, modérez votre langage…Ordonna doucement Severus craignant qu’il offense la reine. Celle-ci remercia Severus du regard et se tourna vers le jeune homme. - Harry je comprends votre angoisse mais apparemment vos professeurs ne vous ont pas expliqué qu’ici le temps ne passe pas comme sur terre….Tout est très ralenti…autrement dit vous avez tout votre temps. Pour vos amis qui sont restés c’est comme si vous veniez juste de partir…est ce que vous me comprenez ? Il inclina la tête en signe de compréhension mais l’inquiétude se lisait toujours sur son visage. Tout à coup, une jeune sirène lui prit la main sous le regard offusqué de Ginny et l’entraina dans un corridor avant qu’il n’ait pu réaliser ce qui lui arrivait. Ginny voulut partir à sa poursuite mais à son tour elle fut emmenée dans un autre corridor. Neville se serrait contre Severus mais lorsque qu’une sirène aux longs cheveux violets lui tendit la main il ne résista pas à l’envie de la suivre. Il ne resta plus que Severus, Laetitia et la reine. - Mais où les emmènent-elles ? demanda-t-il un brin d’inquiétude dans la voix. - Ne vous inquiétez pas Severus, elles les accompagnent dans leur chambre afin qu’ils puissent se reposer… - Des chambres ?…Mais les sirènes ne dorment pas…Comment pouvez vous avoir des chambres ! Continua-t-il exaspéré qu’on lui mente. - Vous avez raison …disons que ce sont des chambres particulières…ils y trouveront peut être des réponses à leurs questions… Venez ! Vous allez comprendre. Elle lui tendit la main l’invitant à la suivre. Severus se tourna vers Laetitia, il était hors de question qu’il se retrouve seul avec cette…cette créature. - Laetitia nous accompagne ne soyez pas inquiet…Dit elle d’un ton amusé. - Vous lisez dans mes pensées ? demanda-t-il aussitôt quelque peu énervé. Il se tourna vers Laetitia de nouveau et l’apostropha d’un ton amer. - Elle lit dans mes pensées ? - Absolument pas ! répondit la reine toujours amusée. Je lis dans vos yeux tout simplement. Severus se renfrogna et consentit à les suivre. Ils arrivèrent devant une petite porte constellée de turquoise qui s’ouvrit d’elle-même. La reine invita Severus à pénétrer dans la salle, ce qu’il fit en maugréant intérieurement. La pièce était circulaire et d’une simplicité déroutante par rapport à tout ce qu’ils avaient pu voir du palais. Pourtant ce qui se trouvait en son milieu frappa de stupeur Severus. Cet objet…il le connaissait bien…il l’avait déjà vu et consulté à Poudlard à plusieurs reprises ! Il s’en souvenait comme si c’était hier… |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XX suite ! Lun 8 Jan - 17:18 | |
| N’ayant pas d’amis dans ce château, il passait ses journées à étudier à l’abri des moqueries des autres élèves. Mais lorsque son cerveau semblait sur le point d’éclater sous le poids des connaissances acquises, il partait à la découverte de coins et recoins secrets dont Poudlard regorgeait. Un jour alors qu’il se promenait dans l’aile interdite, il trouva une porte entrouverte…ce qui l’étonna en premier lieu c’est qu’il ne l’avait jamais remarquée auparavant et était de ce fait convaincu qu’elle était là depuis peu. Cette porte n’était pas fermée à clé alors que toutes les portes de l’aile interdite se devaient de l’être au vu des choses terribles qu’elles renfermaient. Severus hésita un moment avant de pénétrer dans la pièce sombre mais une fois sa décision prise il ne recula pas. Ses yeux se firent rapidement à l’obscurité et il finit par distinguer quelque chose d’imposant qui se trouvait au milieu de cette pièce. Cette chose était recouverte d’un drap qui devait être blanc dans le passé mais qui avait bien jauni avec les années. - Bonjour Severus, je me demandais combien de temps tu mettrais à trouver le Miroir du Rised…Et je vois que tu as fait plus vite que je ne le pensais ! Dit une voix qu’il aurait reconnue entre toutes. Le professeur Dumbledore apparut à ses yeux et contrairement à ce que Severus craignait, il ne semblait pas fâché. - Approche-toi Severus, tu n’as rien à craindre. - Je n’ai pas peur professeur Dumbledore…c’est juste que… - Je comprends…mais le Miroir du Rised ne te montrera que ce que tu désires au plus profond de toi…Il ne t’apportera rien d’autre que des réponses à tes questions. Maintenant je vais te laisser car cela ne regarde que toi et… - S’il vous plait restez Professeur ! Albus Dumbledore acquiesça doucement la tête et s’approcha en même temps que le jeune garçon vers le milieu de la pièce. Il tira sur le drap dévoilant ainsi aux yeux du jeune garçon l’objet qui se cachait en dessous…Il s’agissait d’un miroir…mais pas un miroir comme les autres, celui-ci était encastré au milieu d’une immense porte en bois de chêne noueux. Severus qui avait dévoré une bonne partie des livres et autres grimoires de la bibliothèque n’en avait jamais entendu parler autrement que comme étant une légende. Au début, il ne vit que son reflet dans le miroir mais au bout de quelques secondes celui-ci se mit à bouger sans que le Severus qui se trouvait de l’autre coté n’ait esquissé le moindre mouvement. Le Severus du miroir était concentré sur un chaudron d’où s’échappait d’énormes volutes de fumée rouges…Il semblait satisfait de sa potion et allait pour la tester lorsque tout à coup une belle femme surgissait derrière lui et le regardait avec une expression d’amour intense mêlée de fierté. Elle était belle, de longs cheveux noirs encadraient un visage parfait à la peau très pâle. Elle s’approchait de lui, le prenait dans ses bras et serrait contre son cœur la tête du garçon…son garçon… Cette vision avait été insupportable pour Severus et il s’était enfui en maudissant ce miroir. Pour lui sa mère n’avait jamais existée…elle était morte alors qu’il était si jeune et qu’il avait tant besoin d’elle, de son amour, de sa chaleur…il l’avait supplié de se battre, de ne pas se laisser mourir pour cet imbécile qui lui servait de père et qui les avait abandonné tout les deux sans remords…Hélas, deux jours après, il s’était réveillé et avait trouvé sa mère sans vie, étendue sur un sofa…Elle s’était laissée mourir de chagrin mais laissait derrière elle un enfant à jamais marqué par le manque d’amour…Par la suite, Severus, enfant malingre avait été balloté de gauche à droite chez des parents éloignés du coté de sa mère…Toujours rejeté, il pensait trouver un peu d’amitié à la prestigieuse école de sorcellerie de Poudlard, mais malheureusement les autres élèves se moquait de son apparence chétive et de son physique peu avantageux de l’époque, ce qui provoqua chez l’adolescent qu’il était un renfermement irréversible. Il devint vite la proie de quolibets et le souffre douleur d’une bande de garçon réputés de l’école. Son seul échappatoire était les cours dans lesquels il excellait et certains dons qu’il se découvrait peu à peu. Petit à petit, son cœur oublia ce qu’était le sentiment d’amour et se dessécha rapidement mais pas complètement contrairement à ce qu’il pensait.
Des années après, il avait de nouveau consulté le Miroir du Risèd et toujours en compagnie du professeur Dumbledore, devenu à présent le directeur de Poudlard. Severus avait réussi brillamment ses études et obtenu les meilleures notes aux divers examens. Le Ministère lui avait fait des propositions d’emploi fort intéressantes mais il les avait toutes déclinées. Il était toujours seul mais avec le temps il s’était forgé un caractère inébranlable et la puissance de ses pouvoirs le faisait craindre de nombreuses personnes. Ses ennemis d’école le laissaient plus ou moins tranquille mais la tension qui avait toujours régnée entre eux était bien présente lorsqu’ils leur arrivaient de se croiser. Puis un jour, celui qui commençait à faire parler de lui sous le nom de Seigneur des Ténèbres avait demandé à le rencontrer lui… Severus Rogue…IL lui avait fait une proposition qu’il n’avait pas refusée même si au fond de lui il n’adhérait en rien aux propos de ce sorcier puissant certes…mais faible du fait de son avidité de pouvoir. Peu de temps après, il avait été « marqué » par le Seigneur des Ténèbres en personne et faisait désormais parti de la caste de ceux que l’on surnommait les Mangemorts…que ce mot était laid…laid comme Severus… Lorsqu’il arrivait aux Mangemorts de partir en mission, ce qui signifiait aller commettre d’odieux crimes au nom de Voldemort, Severus se débrouillait toujours pour ne tuer personne tout en faisant croire le contraire…Personne ne l’avait remarqué…personne mis à part Dumbledore. Il reçut un jour une missive par hibou l’invitant à se rendre à Poudlard …seul. Severus s’y rendit et lorsqu’il retrouva le Directeur de Poudlard devant cette même porte…il ne put reculer. Sans un mot, il s’avança et retira lui-même le drap qui recouvrait le miroir. Le reflet avait bien changé depuis le temps. L’enfant avait laissé place à l’homme, mais une expression de haine avait chassé celle de rancœur qui occupait autrefois son visage. Severus détestait la vie, il détestait les gens heureux, il ne supportait pas de voir des gens s’embrasser et chaque union de sorciers qu’il connaissait ou avait connu le remplissait d’aigreur…lui rappelant combien lui-même était seul…. Son reflet le fixait puis se mit à ricaner méchamment tout en soulevant la manche de sa robe noire le long de son avant bras laissant apparaitre une marque qui paraissait récente au vu de la chair brûlée, celle-ci représentait ce pourquoi Severus se détestait…Il savait qu’il avait fait le mauvais choix, il savait qu’il le regretterait…mais c’était le seul camp valable qui l’avait accepté sans lui faire la moindre remarque. Le Seigneur des Ténèbres le tenait en haute estime du fait de ses pouvoirs puissants. Et lui Severus avait des pouvoirs que Voldemort lui-même n’avait pas aussi développé que le sien : L’Occlumancie et la Legilimancie…Le reflet s’arrêta de ricaner subitement et d’un mouvement rapide se trancha les veines.Une larme s’échappa des yeux noir ébènes du jeune homme et roula lentement le long de sa joue pâle. Il l’effaça d’un geste rageur et le reflet disparu laissant place à un lieu qu’il ne connaissait pas…cela ressemblait à une cuisine et tout à coup, il se vit apparaitre dans cette même cuisine en compagnie de…. ??? Potter, Lupin, Black, Evans et d’autres gens de son âge qu’il reconnaissait comme d’anciens élèves de Poudlard au temps où il était lui-même étudiant. Ils échangeaient des blagues et se taquinaient mutuellement…Severus riait a gorge déployée avec Black…l’image devint floue et la scène disparue laissant un Severus désemparé. Albus Dumbledore posa sa main sur l’épaule du jeune homme qui tressaillit sous ce contact amical et chaleureux. - Severus...cette marque ne fait pas de toi un fidèle de Voldemort ! Rejoins l’Ordre et combat du coté qui est vraiment le tien ! - Il est trop tard professeur ! Et puis j’ai déjà choisit mon camp….vous ne comprenez donc pas que je suis votre ennemi désormais ? - Il n’est jamais trop tard Severus et puis ce camp tu ne l’as pas choisi ! C’est LUI qui t’a choisi…mais malheureusement ce qui intéresse Voldemort, ce n’est pas ta personne et ce que tu es au fond de toi…mais TES pouvoirs, qu’il ressent comme pouvant être aussi puissants que les siens ! - Professeur…ne minimisez pas les pouvoirs de Voldemort, il est beaucoup plus puissant que ce que vous croyez ! - Dans ce cas pourquoi es tu là ? Il te tuerait s’il savait que tu parles avec l’ennemi… - Il ne le sait pas… - Comment un sorcier aussi puissant ne peut il parvenir à te localiser et à lire dans tes pensées ? demanda Albus en souriant. - Professeur je dois partir…merci pour ce…cet entretien. Répondit Severus sans le regarder dans les yeux…Il partit rapidement, sa cape noire flottant derrière lui… - Severus ça va aller ? demanda une voix douce qui le ramena à la réalité. Il cligna des yeux pour retrouver une vision correcte et hocha de la tête en signe d’accord. - Je vais bien…mais que fait le Miroir du Risèd aussi loin de Poudlard ? - Ce n’est pas le miroir du Risèd de Poudlard tout simplement mais le mien ou plutôt devrais je dire un des nombreux Miroir du Risèd appartenant à mon royaume. Il y a bien longtemps alors que les sirènes et les hommes entretenaient de bons rapport, mon peuple avait offert un Miroir du Risèd aux humains en leur expliquant que par celui-ci ils verraient leurs désirs et uniquement leur désirs se refléter…Hélas beaucoup d’humains ont cru y voir la réalité et le Miroir du Risèd est devenu un objet de convoitise puis de guerre…Le peuple sirénéens l’a alors récupéré et ce fut la fin de l’amitié qui unissait nos deux peuples…du moins pour un certain temps. Un jour, une sorcière est venue au secours d’une de mes ancêtre échouée sur une plage, une certaine Rowena Serdaigle. Mon ancêtre et cette sorcière sont devenus amie et un exemplaire du Miroir du risèd est remonté à la surface avec cette personne. Je sais aujourd’hui qu’il est toujours à l’endroit où elle l’avait laissé et qu’il est entre de bonnes mains…celle d’Albus Dumbledore. - Vous connaissez le professeur Dumbledore ? Demanda Severus. - Oh n’ayez pas l’air étonné. Je connais très bien le professeur Dumbledore, c’est mon ami et un sorcier très puissant. Je pensais que Laetitia vous avez raconté ? Rajouta-t-elle un peu surprise. - Laetitia…enfin je veux dire le professeur Majoly n’a certainement pas eu le temps de TOUT me raconter…Dit il d’un air de reproche sous entendu. La reine se tourna vers Laetitia pour obtenir une explication mais celle-ci se contenta de baisser la tête d’un air coupable. Elle n’insista pas mais les observa à tour de rôle discrètement. - Je vais vous laisser un petit moment et je reviens vous chercher…Vous pouvez consulter le Miroir en attendant. Severus et Laetitia s’avancèrent vers le Miroir en même temps mais lorsqu’ils s’en aperçurent le reflet du miroir commença à s’agiter. Severus allait pour reculer et laisser la place à Laetitia lorsqu’elle le retint par la main. - Restez s’il vous plait…demanda t’elle à voix basse. Il ne répondit pas mais garda sa main dans la sienne. Tout à coup leurs reflets apparurent de l’autre coté du Miroir mais inversés… et comme dans le moment présent ils se tenaient par la main. Le visage de Severus était détendu et celui de Laetitia rayonnait de bonheur. Ils attendirent cinq minutes mais rien n’évolua. - Ce miroir ne doit pas fonctionner comme l’autre… - Ce miroir fonctionne très bien au contraire ! Assura une voix derrière eux. Ils se retournèrent et virent Syhanna qui leur adressait un sourire amusé. La sirène ondula jusqu’à eux et posa ses mains sur leurs épaules. - Le Miroir du Risèd montre seulement le désir de l’être qui se trouve en face de lui…Autrement dit ce que vous désirez apparait en face de vous…Il suffit de réfléchir un peu ! Ajouta-t-elle en riant. Ils comprirent en même temps ce qu’elle avait voulu dire par la et ce qu’ils savaient très bien au fond d’eux mais sans se l’avouer. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XXIII : Prométhée. Mer 21 Mar - 16:55 | |
| Chapitre XXIII : Prométhée. Harry aurait pu rester des heures à contempler le Miroir du Risèd. Depuis qu’il savait que celui-ci ne lui rendrait pas ses parents, il arrivait à voir d’autres choses s’y refléter et celles-ci lui procuraient beaucoup d’espoir. Quand la porte s’ouvrit, il fut surprit de voir Ginny apparaitre et avancer vers lui en souriant. - Ce miroir est fabuleux Harry, j’ai vu des choses extraordinaires, tu… - Ne dis rien Gin ! Ce miroir exprime seulement tes rêves et désirs mais pas la réalité… - Tu crois que le Miroir du Risèd et ceux de la reine Syrianelle sont les mêmes ? - Je ne sais pas…mais ça y ressemble fortement. La jeune femme sembla dépitée mais elle se ressaisit aussitôt. - Ce n’est pas grave ….ce que j’ai vu m’a tout de même apporté du bonheur…et puis tout n’est pas fini hein ? Il tourna vers elle un regard empli de tendresse, cette fille était vraiment extra, elle ne baissait jamais les bras et allait toujours de l’avant. C’était en quelque sorte son moteur, celle pour qui il ne se laissait pas aller à de mauvaises pensées, celle pour qui il voulait croire en un avenir meilleur. Il l’attira à lui et l’embrassa passionnément. Un toussotement discret les ramena à la réalité et c’est avec joie qu’ils virent le visage un peu gêné de Neville apparaitre dans l’encadrement de la porte. - Quand vous aurez fini vos petites affaires, vous nous rejoindrez dans la salle de la reine…Dit il en plaisantant. Ils le rejoignirent vite et Harry lui donna une accolade chaleureuse pendant que Ginny lui pinçait affectueusement les joues en riant. Durant le court trajet, Neville leur raconta comment il s’était retrouvé lui aussi face à ce mystérieux miroir et combien ce qu’il avait vu lui avait remonté le moral. Lorsqu’ils pénétrèrent dans la salle du trône accompagnés par de jeunes sirènes, il régnait une ambiance plus posée, moins insouciante. Le visage de la reine avait pris un air grave et les professeurs Rogue et Majoly semblaient tendus. Ils s’approchèrent rapidement et la reine pris la parole. - Mes amis, votre quête n’est pas des plus simples. Mon peuple n’a pas de grandes connaissances concernant les Humoscampes, ils vivent à des profondeurs que nous ne nous risquons pas à explorer afin de préserver nos vies. Bien sur grâce à Severus et sa potion vous pourrez descendre jusqu’à eux mais nous, nous en sommes incapables…pourtant nous ne demanderions qu’à les rencontrer et établir un pacte d’amitié voire une alliance entre nos deux peuples…La reine semblait triste en disant cela mais elle se reprit aussitôt et continua. - La légende dit qu’ils sont terriblement sauvages et méfiants. Ils sont une armée avant d’être un peuple. On raconte aussi qu’avant de vivre à des profondeurs inexplorées, ils vivaient sur terre en paix et étaient de fabuleux inventeurs. Malheureusement une de leurs inventions… - Le pythiumnaginum…Murmura Neville en serrant les poings. - C’est exactement ça Neville, Continua la reine. Le Pythiumnaginum, un reptile gigantesque destiné aux premiers abords à la protection du peuple Humoscampe. Hélas celui ci s’est rapidement détourné de sa première mission et retourné contre ses créateurs avec une violence si terrible que la seule façon de lui échapper à défaut de le réduire à néant fut de s’enfuir loin…très loin. Nos ancêtres racontaient qu’avant de descendre sous les eaux, ils avaient du trouver un moyen afin de pouvoir s’accommoder de ce nouveau genre de vie et pour cela… faire un grand sacrifice. Je ne sais quel conseil vous donner mais j’espère que vous obtiendrez sans problème l’antidote dont vous avez besoin pour guérir vos amis restés là-haut… - Comment allons nous faire pour les trouver si vous ne pouvez pas nous aider ? demanda Ginny quelque peu angoissée. Son frère et sa meilleure amie se trouvaient entre la vie et la mort, elle n’allait pas abandonner maintenant. - Comme la reine vient de vous le dire Ginny, les sirènes ne peuvent pas descendre en dessous d’une certaine profondeur, cependant je pense avoir la solution à ce problème… Tout le monde se retourna en même temps pour apercevoir Syhanna dont le visage exprimait à ce moment là une certitude apaisante. - Que veux-tu dire ma fille ? Demanda la reine. Laetitia qui n’avait pas quitté le visage de son amie eut tout d’un coup un éclair de compréhension. - Tu veux dire que nous pourrions….afin tu crois que… - J’en suis sure ! Répondit Syhanna avec un clin d’œil amusé. - Mais de quoi parlez-vous à la fin ? Dirent en même temps Severus, Harry, Neville, Ginny et la reine quelques peu agacés. Laetitia laissa le soin à son amie de révéler la fabuleuse idée qu’elle avait eut. - Et bien je parle de…. Prométhée…le calmar géant ! - Le quoi ? Demanda d’une voix peu rassurée Neville. - Vous avez bien entendu Mr Londubat. Répliqua Severus abattu. - Mais cette idée est tout simplement merveilleuse ma fille ! S’exclama la Reine. Le seigneur Prométhée n’a aucune limite car toutes les eaux et toutes les profondeurs lui sont acquises. Il faut simplement si je puis m’exprimer ainsi le lui demander. - Et comment trouve-t-on ce seigneur ? Demanda Severus désabusé. Laetitia, Syhanna et la reine eurent un coup d’œil amusé face à cette question inattendue et au visage de celui qui l’avait posé. Bien sur ce petit manège n’échappa pas à Severus qui se renfrogna aussitôt. - C’est très simple Severus, Lui répondit la reine en lui prenant la main. Il suffit de le lui demander, un peu comme si vous faisiez une prière intérieure. Si vos sentiments sont purs, si votre quête est juste alors le Seigneurs des Eaux y répondra favorablement. Le visage de Severus se dérida et ses yeux plongèrent dans le regard de Laetitia un court instant. - Dans ce cas ne trainons pas, Dit-il d’une voix posée. Ils se retrouvèrent tous à l’extérieur du palais de la reine sans savoir réellement comment faire. Les filles de la reine vinrent se placer entre chaque sorcier et entamèrent un chant mélodieux qui les transporta tous. Les autre sirènes se placèrent de part et d’autre et finirent par former une ronde gigantesque. La reine ferma les yeux et les autres sirènes l’imitèrent tout en continuant leur magnifique chant. Laetitia ferma les yeux et ses jeunes compagnons en firent de même. Seul Severus garda les yeux ouverts… |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XXIII suite ! Mer 21 Mar - 16:56 | |
| L’attente ne fut pas longue, Syhanna comprit que le Seigneur des Eaux se trouvait au milieu d’eux au moment où elle sentit la main de Severus tressaillir dans la sienne. Elle ouvrit les yeux et un sourire apparut sur son visage. - Silence mes sœurs ! Ordonna-t-elle d’une voix ferme. Et le silence fut tout d’un coup. En ouvrant les yeux, Neville failli avoir un malaise et ses jambes se mirent à trembler, la reine qui était à ses coté le rassura immédiatement. - Vous n’avez rien à craindre Neville, le Seigneur des Eaux est bon et il sait reconnaitre ceux qui le sont également. Harry se trouvait entre l’émerveillement et la stupeur…Ainsi le voila le fameux « monstre » qui les effrayaient tant durant les premières années à Poudlard. A vrai dire, vu de prés il n’avait rien d’un montre…C’était un calmar gigantesque certes, de couleur blanche à l’aspect très doux et qui nageait majestueusement au milieu d’eux semblant attendre quelque chose…mais quoi ? Tous à coup, un tentacule immaculé se déroula rapidement et vint enserrer délicatement le corps de Ginny qui n’avait pas ouvert les yeux. La jeune fille priait avec tant de ferveur qu’elle n’avait même pas entendu le chant des sirènes prendre fin subitement. Elle poussa un cri de surprise mais ne tenta pas de s’enfuir tellement elle fut effrayée par ce qui se trouvait devant elle. Harry et Severus voulurent se porter à son secours mais ils furent retenus par les sirènes qui les entouraient. - Vous n’avez rien à craindre les rassura Laetitia aussitôt. Il ne lui fera aucun mal vous pouvez me croire. Ses yeux ne mentaient pas et sans savoir vraiment pourquoi Harry lui faisait entièrement confiance. Il revint sur ses pas et observa la scène. Severus en fit de même tout en restant sur ses gardes. Ginny, prisonnière du tentacule blanc faisait un effort désespéré pour ne pas s’évanouir. Le tentacule s’approchait dangereusement de la tête du calmar et lorsqu’elle fut assez prés elle stoppa son avancée. Soudain un rond bleu clair apparut devant elle et cligna à plusieurs reprises. C’était un œil, un œil gigantesque, rond et….bleu clair. Face à cet œil, la jeune fille se sentit détendue comme si elle n’avait rien à craindre. Cet œil la regardait avec…compassion et ce regard était si doux…c’était à ne rien y comprendre. - Bonjour jeune Ginny, Dit une voix profonde et caverneuse. Vous n’avez rien à craindre de moi car je ne vous ferais aucun mal. J’ai entendu votre prière et elle m’a profondément touché. Je n’ai malheureusement pas de réponse à apporter à votre question mais si vous croyez en l’amour alors tout est possible. Je vous emmènerais jusqu’au Humoscampes et vous attendrais pour vous ramener jusque chez vous. Mais il vous faudra faire des sacrifices, je ne puis en dire plus afin de ne pas compromettre votre mission… alors que ceux qui doivent vous accompagner s’approchent sans crainte et se laissent enlever par mes tentacules sans opposer résistance. Harry fit aussitôt un pas en avant, Severus se raidit mais s’approcha cependant sans crainte. Neville allait pour s’approcher lorsqu’une jeune sirène aux cheveux bleutés le retint par le bras. - Neville ceci est pour vous, j’espère que vous pourrez vous en servir à des fins utiles, Dit-elle avec beaucoup d’intensité dans la voix et en lui remettant un petit paquet ficelé d’algues dorées. - Merci…merci beaucoup heu… - Mon nom est Syan. - Merci beaucoup Syan, Dit il très ému alors que le tentacule l’emportait à son tour. Laetitia fut la dernière, elle serra longuement la main de Syhanna dans la sienne et lui promit revenir rapidement puis elle remercia de tout son cœur la reine Syrianelle de son aide et de son amitié. Lorsque le tentacule se referma sur elle, elle savait déjà de quel sacrifice parlait Prométhée et son cœur se serra à cette pensée… Le calmar s’éleva avec volupté dans les eaux en soulevant de petits nuages se sable. Lorsqu’il fut à une hauteur suffisante, il s’élança rapidement, se mouvant avec une étonnante dextérité dans les courants d’eaux. Nos amis eurent juste le temps d’apercevoir les sirènes leur adresser des signes d’adieu de la main que le palais était déjà redevenu un point lumineux. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XXIII SUITE ! Mer 21 Mar - 16:57 | |
| Severus n’était pas du tout à l’aise et n’aimait pas être retenu de la sorte par cette…cette créature. Il ferma les yeux afin de penser à autre chose lorsqu’une voix se fit entendre dans sa tête. - Bonjour Severus, je pense effectivement être le moyen de transport le moins confortable qu’il puisse exister. Cependant je suis content de pouvoir discuter avec vous. Severus ouvrit les yeux persuadé d’avoir rêvé un court instant mais la voix continua. - N’ayez crainte, c’est à vous que je m’adresse…ou plutôt cette partie de moi s’adresse à vous pendant que mes autres parties s’adressent à vos compagnons de route. C’est un des avantages du… calmar, Dit la voix avec une pointe d’humour. - Effectivement c’est un avantage, Répondit Severus sans engouement. - Vous ne parlez pas trop contrairement à vos amis… - Disons que je n’ais guère l’habitude de me livrer à des inconnus alors à un c… (Silence) - Excusez moi je ne voulais pas être désobligeant…Dit Severus avec regret. - Ne vous excusez pas…je peux comprendre, Répondit Prométhée avec sagesse. Vous jouez un rôle malgré vous…c’est dommage car votre vrai personnalité est un bijou…Enfin cela ne me regarde pas et je suppose que vos raisons sont justifiées…. - Que savez-vous de ma personnalité ? demanda Severus avec amertume. - Je sais que vous êtes un homme bon mais que vous vous cachez derrière un personnage détestable…. Vous ne voulez en aucun cas que quelqu’un puisse s’attacher à vous de peur de vous attacher aussi et d’être abandonné par la suite…Vous revivez les épisodes de votre enfance comme un cauchemar toutes les nuits…Vous repoussez l’idée d’être heureux et l’espoir d’être aimé…Pourtant c’est votre désir le plus absolu. De plus, vous possédez de grands pouvoirs…vous n’avez pas tout exploré au niveau de vos dons et certains vous font peur. Pour finir, vous aimez pour la première fois et… - C’est bon, c’est bon, le stoppa Severus pris de court par ces révélations. Vous pensez avoir cerné ma personnalité, très bien !…serait ce trop demandé d’en rester là ? Dit-il avec une pointe de tristesse dans la voix. - Bien entendu Severus…je comprends. Si vous souhaitez me parler, sachez tout de même que je me ferais un plaisir de répondre à vos questions ou tout simplement de vous écouter. Severus soupira doucement et essaya de se détendre du mieux qu’il le pouvait. Ainsi le Seigneur Prométhée avait deviné ses sentiments…trop bien deviné surtout. Était-il si transparent que ça ? Ce n’était pas possible…Personne n’avait jamais pu deviner ce qu’il pensait en son fond intérieur…personne même pas le Seigneur des Ténèbres…Alors comment le calmar géant avait il réussi cette prouesse ? Oh et puis après tout il ne voulait pas savoir, ce qui était plus important que tout en ce moment était de sauver les deux jeunes gens empoisonnés par Nagini. Ils ne devaient pas, ils ne pouvaient pas échouer ! Neville ne ressentait plus de malaise face à Prométhée…pourtant il y avait quelques minutes de cela il était sur le point de s’évanouir…la vision de cette gigantesque créature, responsable de nombreux cauchemars durant ses premières années à Poudlard l’avait fortement ébranlé. Alors pourquoi était-il si bien, si rassuré…Il jeta un coup d’œil au sac que lui avait remis Syan avant son départ, que pouvait-il bien contenir ? Malgré la curiosité qui le tenaillait, il ne l’ouvrit pas et se contenta de regarder le paysage qui défilait sous ses yeux. Le voyage n’était pas désagréable mais au fur et à mesure que l’on se rapprochait du territoire des Humoscampes, une certaine pression se faisait ressentir et c’était l’heure des remises en question. - Vous avez bien changé Neville depuis votre arrivée à Poudlard, Dit tout à coup la voix caverneuse de Prométhée. - Je…comment …Bredouilla Neville. - Je disais juste que vous aviez bien changé depuis la première fois où je vous ai vu…Vous embarquiez à bord de ces barques incertaines avec certains de vos camarades et ce bon vieux Hagrid… - Vous connaissez Hagrid ? Demanda Neville que cela n’étonnait guère. - Bien entendu…Vous connaissez l’attrait d’Hagrid pour les créatures…étranges…Répondit la voix amusée. - Heu…oui…enfin j’aurais préféré vous étudier vous plutôt que les Scroutt à pétard… - C’est très flatteur ! Répondit la voix amusée. Neville réalisa l’énormité qu’il venait de dire et rougit subitement. Il allait pour s’excuser mais la voix reprit de plus belle. - Allons allons rassurez vous…moi non plus je n’aime guère les Scroutt à pétard… Le tentacule qui retenait Neville s’approcha de l’œil de Prométhée et celui-ci esquissa un clin d’œil complice. Le jeune homme se sentit à l’aise de nouveau et un grand sourire apparut sur son visage. - Je n’ai jamais été un bon élève vous savez…plutôt maladroit…pas très courageux et… - Pas très courageux ? Ah je ne suis pas d’accord avec vous…Il en fallait du courage pour venir jusqu’ici et il en faudra pour bien d’autres choses…Heureusement vos amis ont de la chance de vous compter parmi eux ! Pour ce qui est de la maladresse et le fait de ne pas être un bon élève…j’avoue que cela n’a pas grande importance…vous avez du cœur et aimez la nature…j’ai pu vous observer de temps en temps, vous aimez venir au secours des plantes ou autres…ce n’est pas donné à tout le monde et croyez moi la nature n’oublie pas les gens qui prennent soin d’elle !!! - Merci Prométhée, répondit Neville reconnaissant. Ginny regardait autour d’elle tout en pensant à son frère et à Hermione…leur histoire était magnifique et ne méritait pas une telle fin... Ils s’aimaient tellement ces deux la…Elle déglutit avec difficulté et tenta de toutes ses forces de retenir ses larmes…Après tout dans l’eau personne ne verrait de simples larmes. - Ginny vous pouvez pleurer si cela vous soulage mais vous ne devez pas perdre espoir. L’espoir et l’amour sont plus forts que tout…mais si vous ne croyez plus en eux…alors tout est perdu. - Vous lisez dans nos pensées ? demanda Ginny. - A vrai dire non…mais je n’en ai pas besoin…Vous pouvez ressentir quelque chose de très fort et le cacher au plus profond de vous, espérant ainsi camoufler votre ressenti habilement…Cependant les émotions, les sentiments vous trahissent si facilement et je ne parle pas que de vous si cela peut vous rassurer ! Ainsi si vous pensez à quelque chose qui provoque chez vous une réaction comme la haine, l’amour, la curiosité, la tristesse ou tout autre sentiment…et bien je serais à même de le ressentir. - J’aimerais bien avoir ce don quelques fois, Soupira la jeune femme en caressant doucement le tentacule blanc enroulé autour de sa taille. - Mais nous avons tous ce don je pense…Il suffit juste d’être à l’écoute des autres. Harry observait le professeur Majoly qui se trouvait devant lui, « prisonnière » elle aussi du calmar géant. Il la connaissait, il en était sur depuis le bal de la St Valentin. Le seul problème c’est qu’il ne se souvenait pas d’où et de quand datait leur rencontre. Il essayait de se concentrer mais avec tous les évènements des derniers jours c’était chose difficile. - Le moment viendra bientôt Harry ou le voile se lèvera du mystère qui vous interpelle tant…Soyez patient ! - Je suis fatigué que l’on me cache toujours des choses…Je ne suis plus un enfant non ? - Bien entendu…mais chaque chose en son temps…Croyez moi cela vaut mieux pour tout le monde. Vous avez un caractère bien trempé jeune homme ! Dit la voix profonde de Prométhée. - Oui c’est ce que l’on me dit tout le temps…je ressemble à mon père mais j’ai les yeux de ma mère… Marmonna Harry d’un ton las. - Oh les apparences physiques ne m’importent guère…mes yeux ne voient que les sentiments des personnes ou créatures que je côtoie… - Vous voulez dire que vous êtes…aveugle ? demanda Harry avec intérêt. - Ma cécité ne me gêne pas…car je peux voir au-delà d’un physique, d’une apparence et ce qui fait que vous êtes comme cela ne relève pas de votre apparence mais de ce qui se trouve à l’intérieur ! - Je n’ai plus que de la haine dans mon cœur…vous ne trouverez rien de beau hélas….Ne voyez vous pas que je suis maudit…la mort est ma compagne et j’entraine dans son sillon tous mes amis, tous les gens que j’aime…. - C’EST FAUX ! Tonna la voix mais elle se reprit aussitôt. La force du Mal se nourrit de ceux qui n’ont plus d’espoir, plus d’amour et ils deviennent de parfaits esclaves…C’est cela que vous voulez être ? Je ne le crois pas Harry. Si vous vous laissez entrainer dans des sentiments obscurs vous deviendrez ce que vous détestez tant…c’est cela qu’IL cherche alors ne le laissez pas y arriver ! Les gens n’ont plus d’espoir, ils baissent les bras et acceptent ce qu’ils croient être la fatalité…mais il n’y a pas de fatalité…Il n’y a que ce que vous acceptez ! Est-ce que vous me comprenez ? Harry était impressionné par ce qu’il venait d’entendre et quelque part un soupçon d’espoir bien enfoui refit surface. Ses yeux s’éclairèrent et il serra fortement le tentacule en guise de remerciement. - Alors ma petite Laetitia…je te sens bien loin…mais toujours aussi forte heureusement ! Tu n’as jamais oublié ton vieux Prométhée…compagnon éphémère mais présent à chaque fois que tu en avais besoin n’est ce pas ? Tu sais que tu peux tout me raconter…même si je ressens un sentiment très fort t’animer et qui commence par la lettre… - Je ne joue pas Prométhée…De toute façon je préfère me consacrer à la mission qui nous amène dans ton royaume…Je sais très bien qu’il y aura un sacrifice…mais curieusement le fait qu’il y ait ce sacrifice ne m’affecte pas trop…ce qui me fait le plus mal c’est de penser que je ne pourrais plus jamais le revoir….Et qu’il ne saura peut être jamais ce que je… - Tu n’as qu’à lui dire…pourquoi est ce qu’on dit toujours les choses qui font mal et qu’on ne dit jamais les choses qui font du bien ? Je ne comprends pas cette façon de fonctionner…Oh regarde ! Nous arrivons au bord du précipice…Tout en bas se trouve ce que vous rechercher…les Humoscampes. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Chapitre XXIV - Les Humoscampes ou le peuple désabusé. Mer 11 Avr - 10:01 | |
| Chapitre XXIV - Les Humoscampes ou le peuple désabusé. Ce n’était pas un précipice qui se présentait sous leurs yeux mais un gouffre sans fin… ou sans fond plutôt. Neville tressaillit mais se reprit aussitôt, il n’allait pas se laisser aller à de stupides sentiments d’effroi alors qu’ils étaient si proche de leur but. - Vous êtes prêts ? Demanda Prométhée calmement. - Oui, Répondirent-ils tous en chœur. Alors d’un seul et même élan puissant, le calmar géant s’enfonça dans l’obscurité inquiétante de la dernière demeure des Humoscampes. La descente sembla durer éternellement pour nos aventuriers dont les yeux s’habituaient de mieux en mieux à ce noir si… glacial. Prométhée ne s’adressait plus à eux et nageait rapidement. Le voyage leur parut long et pourtant il ne s’était écoulé que quelques minutes depuis qu’ils s’étaient élancés vers l’inconnu. Les mouvements de Prométhée se firent plus lents et ils comprirent qu’ils étaient arrivés à destination. Soudain les tentacules se détachèrent de leur taille sans crier gare et ils se sentirent tomber sans pouvoir stopper leur chute. - Ne vous inquiétez pas, vous y êtes presque. Je vais rester ici et vous attendre. Gardez toujours espoi…… La voix s’éteignait petit à petit alors que leur chute continuait lentement. - Professeur Majoly qu’est ce que nous sommes censé faire maintenant ? Demanda Ginny d’une voix peu rassurée. - Je ne sais pas Ginny…mais nous trouverons ne vous faites pas de soucis ! Répondit Laetitia. Le silence s’installa mais fut vite rompu par Neville. - Si nous nous donnions la main nous risquerions moins de nous perdre dans cette obscurité ! Dit-il tout à coup - Excellente idée Neville ! Dit Laetitia. Elle tendit les mains devant elle et finit par rencontrer la main d’Harry qu’elle agrippa fermement. - Bon et bien je tiens Harry ! Dit-elle d’un ton amusé. Harry réplica qu’il tenait la main de Neville, Neville celle de Ginny et la jeune fille celle du professeur Rogue. Ils attendirent silencieusement jusqu’à ce que leurs pieds heurtent en douceur un sol sablonneux. Ils avaient enfin atteint le fond du royaume des eaux. - Tous le monde va bien ? Demanda Severus qui n’avait pas dit un mot jusque là. Alors que ses compagnons le rassuraient avec une réponse positive, de petites lumières bleu apparurent un peu partout autour d’eux. Ils pouvaient enfin se voir. - Qu’est ce que……Aie ! Cria tout à coup Harry. Ses compagnons se tournèrent vers lui et leurs visages se muèrent de stupéfaction. Une réplique parfaite de Nagini se trouvait devant Harry et les toisait d’un air menaçant. Sa langue fourchue sortait dangereusement de sa bouche, on aurait dit qu’il était prêt à attaquer. Harry qui était tombé à terre après que le serpent l’ait bousculé se releva le visage souriant sans avoir vu le danger qui se trouvait à ses cotés. - Ne faites pas cette tête, c’était une petite chute de rien du tout…j’ai connu pire ! Dit-il en esquissant un sourire espiègle. - Harry ne faites plus un geste ! Ordonna Severus dont le visage crispé n’inspirait rien de bon au jeune homme. Celui-ci se retourna lentement et alors que son regard rencontrait celui du reptile, il sentit un frisson extrêmement désagréable lui parcourir le corps. Comment se pouvait il qu’il fut là ? C’est alors qu’il observa mieux le serpent et se rendit compte que même s’il lui ressemblait énormément il ne s’agissait pas de Nagini. - Professeur Rogue…ce n’est pas Nagini…il s’agit d’un autre serpent presque identique ! Regardez bien ! Ses compagnons détaillèrent alors le puissant reptile qui se trouvait devant eux et se rendirent compte qu’Harry avait tout à fait raison. Il devait faire au moins sept mètres de long et presque un mètre de large, sa peau était constituée d’écailles scintillantes déclinant tous les tons de bleu du plus foncé au plus clair. Ses yeux très clairs fixaient sa proie sans relâche et semblaient animés d’aucune émotion. Ginny qui s’inquiétait de voir Harry si proche du serpent, avança une main pour le tirer en arrière. Ce mouvement attira le regard du monstre sur la jeune femme et il piqua du nez vers elle sa bouche grande ouverte dévoilant ses crochets dégoulinant de venin… sans doute mortel. Alors qu’Harry s’apprêtait à hurler et que les deux professeurs tentaient de se jeter devant la jeune femme, une voix puissante stoppa le reptile dans son attaque. - Hissangard ! Laisse nos invités tranquilles. Tu auras tout le temps de t’en repaitre lorsque nous les auront interrogés. Une silhouette se détacha derrière le reptile et vint se placer devant lui. La créature qui apparut sous leurs yeux ressemblait étrangement aux sirènes si ce n’est que c’était un homme de la tête au bas du torse et que l’autre moitié de son corps était constituée d’une queue d’hippocampe. De longs cheveux auburn flottaient autour de son visage fermé à la compassion et ses yeux lançaient des éclairs en direction des inconnus qui avait osé franchir leur territoire. Le serpent reprit sa place à regret et s’enroula affectueusement autour de l’homme qui lui avait donné cet ordre. Laetitia s’avança tout en fixant la créature. - Bonjour, je m’appelle Laetitia Majoly je suis professeur à Pourdlard, voici mes compagnons le professeur Severus Rogue, Harry Pot…. - Peut m’importe qui vous êtes ! Que voulez vous ? La coupa rudement l’homme-hippocampe. Laetitia marqua un temps d’arrêt mais continua sur sa lancée. - Nous ne venons pas ici en ennemis, bien au contraire… nous avons besoin de votre aide afin de sauver deux des nôtres et… - Vous sollicitez notre aide ? Demanda l’humoscampe étonné mais toujours sur la défensive. Laetitia lui expliqua rapidement ce qui c’était passé, le bal, la découverte des corps inertes des deux jeunes étudiants, la morsure sur leur chair, Nagini… La créature semblait très attentive et buvait les paroles de la jeune femme sans l’interrompre. Lorsqu’elle eut fini, il plongea son regard dans le sien intensément. Elle disait la vérité, il le savait…Il claqua des doigts et des dizaines de créatures semblables à lui apparurent de tous cotés. - Je m’appelle Hadrian, voici mes frères (il désigna les autres humoscampes) et vous connaissez déjà Hissangard dit il en caressant affectueusement le serpent gigantesque. Je ne pense pas que le peuple Humoscampe puisse vous apporter l’aide souhaitée mais cela ne dépend pas de moi…Il faut d’abord consulter notre Oracle…Suivez moi ! Ajouta-t-il fermement. Laetitia se tourna vers Severus qui hocha la tête en signe d’accord…quel choix avaient ils après tout ? Elle regarda ensuite les jeunes gens qui l’accompagnaient et s’en voulu de leur faire subir autant de dangers…Comme s’il lisait dans ses yeux, Harry s’approcha d’elle et lui prit la main doucement. - Ne vous inquiétez pas professeur, avec vous et le professeur Rogue nous ne craignons rien ! |
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