
Ayé, il est arrivé... |
| | | [FANFIC] HP et le pouvoir de l'Enamorento ou Rogue amoureux | |
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| Auteur | Message |
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laetitiamajoly Elève de Première Année
Nombre de messages: 84 Age: 31 Localisation: Sud de la France Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Chapitre XI – L’inscription mystérieuse (suite) Mar 5 Sep - 11:05 | |
| - Professeur Rogue ? Professeur Rogue ! Insista Hermione qui avait pris son courage à deux mains. Severus se retourna assez surpris qu’elle ose l’interpeller ainsi. - Oui Miss Granger ? - Vous pourriez peut être m’aider ? Enfin si vous avez un peu de temps à m’accorder… Hermione remarqua avec beaucoup de surprise que le professeur Rogue semblait étonné mais content qu’elle lui demande service et que l’expression qui s’affichait sur son visage n’était pas empreinte de dédain comme à l’accoutumée. Il s’approcha de nouveau et elle lui montra l’inscription que Ron avait découverte pas mégarde et qui l’avait tant interpellée. A force de fouiller ses souvenirs, elle s’était souvenue de l’endroit où elle avait déjà vue une forme semblable d’écriture. Elle tenait dans sa main une photo que Victor lui avait envoyée récemment et où il posait fièrement devant l’entrée de Durmstrang. Il était appuyé contre une stèle et en utilisant le sortilège de CRECCIENDO, Hermione avait pu agrandir l’image et découvrir que les lettres gravées sur cette stèle correspondaient à la même écriture que celles de Poudlard. Voilà ce qui était gravé sur la stèle : . Severus se gratta la tête et réfléchi un instant avant de reprendre la parole. Il feuilleta le dictionnaire au volume impressionnant et arrivé à la page qu’il souhaitait, un sourire apparut sur son visage. Cette jeune fille était décidément la meilleure élève qu’il n’ait jamais eu, elle avait déniché exactement le livre qu’il fallait, certes c’était une Gryffondor mais en réfléchissant bien, il s’était toujours montré très dur avec elle et aujourd’hui il ne comprenait pas pourquoi. Enfin si il savait…c’était l’amie du jeune Potter et à travers le jeune homme, il revoyait le père qui l’avait tant fait souffrir et ridiculisé dans sa jeunesse et cela il ne le supportait pas. Il scruta le visage de la jeune fille et ne vit rien qui pouvait lui valoir une quelconque remontrance. Que lui arrivait-il ? Il avait l’impression de changer, il VOULAIT changer, il voulait qu’Elle voit que ce n’était pas un mauvais personnage…Elle…Laetitia…NON il ne fallait pas ! Il était Severus Rogue, le professeur craint et respecté ! Et il n’avait rien à faire de son opinion à cette petite bonne femme ! Mais quand elle était à ses cotés, il y avait quelque chose qui faisait qu’il se sentait différent…Aie il avait mal à la tête, ses pensées se battaient en un duel acharné à savoir laquelle l’emporterait. - Professeur ? Vous êtes sur que tout va bien ? S’enquérit Hermione avec douceur. Elle avait remarqué avec intérêt le conflit mental qui travaillait le professeur Rogue et le voir en proie à une telle souffrance lui avait donné une autre image de son professeur des Potions. - Oui tout va bien Miss Granger ! Cette écriture est de la Symbolique Ancienne, c’était une langue très peu utilisée. En fait, elle était utilisée seulement par les Bonaventuriens. Il s’agissait d’une caste de sorciers -je parle au passé car aujourd’hui cette caste n’existe plus- qui faisaient une prophétie tout les mille ans…Cette prophétie était censée être d’une importance capitale mais cela ne s’est jamais vérifié ou du moins personne ne vivait assez longtemps pour la vérifier, corrigea t’il…Il se trouve que Rowena Serdaigle, une des fondatrice de Poudlard, était une Bonaventurienne. C’est étrange, je suis à Poudlard depuis de nombreuses années et je n’avais jamais remarqué cette inscription. Hermione paraissait très intéressée alors Severus décida de continuer sur sa lancée. Voulez vous que je vous aide à traduire cette inscription miss Granger ? Même si je n’en vois pas l’utilité…Il ne pouvait s’empêcher d’être désagréable mais cela ne découragea pas Hermione qui lui répondit positivement. Severus s’assit donc sur une pierre et recopia les inscriptions sur le carnet qu’Hermione lui avait tendu. Puis il commença à se concentrer et oublia même la présence de la jeune fille à ses cotés. Hermione n’en revenait pas, ce n’était pas le professeur Rogue qui était assis simplement à coté d’elle ? Elle le regarda de plus prés et vit avec étonnement qu’il était beau. Elle n’aurait jamais pu penser qu’un jour elle trouverait le professeur qu’elle détestait le plus, un tant soi peu charmant. Sous l’effet de la concentration, les traits de Severus s’étaient relâchés, rendant ainsi son visage plus doux moins tendu. Toute expression négative avait disparue et il semblait plus jeune. Se sentant observé, Severus tourna la tête et croisa le regard surpris d’Hermione. Prise sur le fait la jeune fille rougit et se détourna mais Severus ne releva pas. - Voila miss Granger, la solution à votre mystérieuse découverte vous appartient désormais ! En disant cela il se leva, lui tendit le carnet et Hermione lut à voix haute. - « C’est de la rencontre des deux élus, que jaillira la lumière blanche victorieuse…Lorsque le mal fait rage dans la communauté des sorciers et que tout espoir à disparu. » Qu’est ce que cela veut dire professeur ? - Je vous l’ai dit Miss Granger, la prophétie des Bonaventuriens n’était pas prise au sérieux et… - Et il vous manque une partie de la prophétie ! dit une voix derrière eux. Severus et Hermione se retournèrent en même temps. Laetitia se trouvait devant eux et leur souriait. A ce moment, ils remarquèrent que des taches de ce qui pouvait être du sang maculaient ses bras et sa robe vert pale. Elle surprit leur regards étonnés et cacha ses bras derrière son dos, lorsqu’ils réapparurent il n’y avait plus aucune traces de quoi que ce soit et sa robe était de nouveau propre. Elle s’avança prés de l’inscription et tout en souriant tristement, elle prononça les paroles suivantes : ou si vous préférez : « C’est de la rencontre des deux élus, que jaillira la lumière blanche victorieuse, « Symbole du pouvoir absolu de l’Enamorento qui apportera la victoire aux défenseurs du bien, « Lorsque le mal fait rage dans la communauté des sorciers et que tout espoir à disparu. » - Je ne connaissais pas la troisième phrase qui est gravée à Durmstrang d’après cette photo, mais celles de Poudlard et de Beaux Bâtons oui ! dit-elle d’un ton lointain. Hermione et Severus ne la quittaient pas des yeux, elle s’en aperçu et se sentit mal à l’aise, elle n’avait pas fait attention au sang et ne voulait pas qu’ils se posent des questions à ce sujet. - Merci professeur Majoly, répondit Hermione pour mettre fin à ce silence gênant. Alors, il y a aussi une inscription semblable à l’Académie de Beaux Bâtons ?… Mais qu’est ce que c’est le pouvoir de l’Enamorento ? - C’est… - C’est… Laetitia et Severus s’apprêtaient à répondre en même temps. Mais Laetitia qui paraissait pressée tout à coup, laissa le soin au professeur Rogue de l’expliquer à Hermione Elle s’excusa et partit rapidement. Severus la regarda s’éloigner d’un air déçu mais néanmoins intrigué. Hermione s’en rendit compte et toussota afin de ramener l’attention du professeur des potions sur le sujet du moment. Elle se demandait également d’où provenait ce sang qui souillait les bras et les vêtements de Laetitia, mais elle craignait par-dessus tout que Rogue la soupçonne d’une mauvaise action. Il devina ses pensées et se voulut rassurant en déplorant la présence de nombreux Buis-mordants –sorte d’arbuste épineux mobiles- à cette époque de l’année dans la forêt et le fait que le professeur Majoly n’avait pas du être assez sur ses gardes et s’était fait surprendre. Heureusement disait il, Mme Pomfresh avait une potion qui faisait des miracles sur les morsures de Buis-mordants. Toutefois, il en toucherait un mot à Hagrid afin que celui-ci fasse le nécessaire pour éviter des accidents aussi bêtes. Un bruissement à coté d’eux se fit entendre, ils se retournèrent à temps pour voir disparaitre les cheveux blond presque blanc de Drago Malfoy. Il devait les espionner depuis un bon moment déjà. Hermione soupira exaspérée mais Severus ne dit pas un mot à ce sujet, il préféra prendre congé de la jeune fille en lui disant qu’elle trouverait toutes les explications nécessaires à la bibliothèque. Il la salua froidement et se dirigea vers le lac. Le château commençait à s’éveiller doucement et ça et la des élèves faisaient leur apparition. Hermione inspira profondément et décida de prendre le chemin de la grande salle afin de déjeuner et de réfléchir à ce qu’elle avait découvert. La jeune femme ne savait pas pourquoi, mais au fond d’elle une profonde intuition lui disait que tout cela avait une immense importance. Si elle savait… |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XII Lun 11 Sep - 11:25 | |
| Chapitre XII – Coupable ou non ? Ron n’en revenait pas, Hermione leur avait raconté son aventure matinale et sa description du professeur Rogue ne coïncidait pas avec l’image que lui, Harry et tous les autres avaient de ce détestable personnage. - Rogue gentil ? Décidément tu ferais mieux de faire la grasse matinée, ça ne te va pas les levers aux aurores ! lui répondit-il d’un air moqueur. - Ron je t’assure, moi-même je ne l’ai pas reconnu ! Ecoutez ! Je suis sure que Rogue n’est pas aussi mauvais qu’on l’imagine et puis souvenez vous quand nous pensions que c’était un traitre…finalement nous avions tort n’est ce pas ? Si Dumbledore lui fait confiance, nous devons nous aussi lui faire confiance. Je reconnais qu’il a de mauvais cotés, qu’il est arrogant, méchant, injuste…mais le Rogue que j’ai vu ce matin était si différent ! Il semblait content de m’aider et l’expression de son visage…Je …Je ne l’avais jamais vu de cette façon. On aurait dit un … un étudiant malheureux…Il a essayé de reprendre le dessus quand il s’est aperçu que je l’observais et je vous jure qu’il était tiraillé entre l’envie de paraitre tel qu’il est finalement et l’envie de paraitre tel qu’il le souhaite. On dirait que le fait d’être bon est une honte pour lui ? Je ne sais pas pourquoi il se donne cette image d’un personnage qu’il faut craindre et détester ? - Il ne se donne pas cette image, il est comme cela naturellement je pense, répondit Neuville qui craignait plus que tout son professeur des potions. Hermione reprit la défense de Severus. - Non je n’en suis pas si sure Neuville ! Après tout on ne le connait pas vraiment, peut être qu’il a souffert pendant son enfance ou sa jeunesse ? Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer une telle attitude ! A cette évocation, Harry eut un pincement au cœur, certes il n’aimait pas Rogue, mais sa courte introduction dans la Pensine du professeur des potions il y a deux ans, lui avait donné une autre image du personnage et il est vrai que ce jour là il avait éprouvé de la peine pour Rogue et du mépris pour son propre père et pour son parrain. Voir le jeune Severus harcelé et ridiculisé de la sorte devant de nombreux élèves, avait profondément peiné Harry, il ne s’imaginait pas son père et son parrain s’acharner avec autant de cruauté sur ce pauvre jeune homme tout frêle qu’était Rogue à cette époque. Certes celui-ci paraissait être à l’écart des autres élèves, mais était ce volontaire ou involontaire ? Hermione avait peut être raison dans le fond…Ils ne connaissaient rien sur le passé de Severus. Le professeur Rogue se montrait toujours injuste envers les Gryffondors et particulièrement envers la bande de l’A.D, mais il avait toujours été là pour les protéger et même s’il ne s’était jamais mis en avant et qu’il donnait l’impression de le faire de mauvaise grâce, il le FAISAIT et il le faisait bien. Il était impossible de dire le contraire, Severus Rogue était très fort et il maniait la magie de façon impressionnante. Pour la première fois depuis qu’il était à Poudlard, Harry eut envie de mieux connaitre ce professeur et de découvrir ce qui l’avait rendu si dur, si tant est que ce ne fut pas sa vraie nature. Il donna raison à Hermione sous les mines stupéfiées de ses amis. - Mais enfin Harry ! Tu réalises ce que tu viens de dire ? répéta Ron interloqué. Même Ginny regarda Harry d’une autre façon. Il baissa les yeux, agacé de devoir toujours se justifier et quitta la table sans un mot. - Mais qu’est ce qu’il lui arrive à la fin ? Vous ne le trouvez pas bizarre ? S’enquit Ron de nouveau. - Non Ronald, Lui répondit Hermione. Il n’est pas bizarre…mais je crois qu’il sait une chose que nous ignorons ! Hermione ne raconta pas l’épisode du sang sur les habits et les bras de Laetitia, elle ne voulait pas que ses amis s’interrogent sur ce fait. Elle préférait croire l’histoire du professeur Rogue sur les morsures de Buis-mordant même si au fond d’elle elle n’était pas du tout convaincue par la véracité des propos du professeur des Potions. La cloche sonna la reprise des cours et nos amis se dirigèrent vers le cachot qui servait de salle de cours au professeur Rogue. Les élèves de la maison Serpentard s’étaient déjà installés, de ce fait Ron, Hermione, Neuville et Seamus hâtèrent le pas et s’assirent sans bruit. Rogue se tourna vers eux et Neuville trembla d’entendre une quelconque remontrance. Il n’en fut rien, Severus demanda simplement d’un ton ironique si l’élève Potter se dispensait de son cours et retourna d’un pas laconique à son bureau. Il y avait toujours quelque chose de désagréable dans sa voix mais son attitude était différente, il semblait fatigué et inquiet. Le cours commença car il fallait bien avancer les potions de Veritaserum. Quelques minutes plus tard, quelqu’un frappa à la porte, c’était Harry et il paraissait plus pâle que d’habitude. Drago ricana quelque chose qui fit rire l’ensemble des Serpentard mais Severus se retourna et lui lança un regard flamboyant qui les fit taire rapidement. - Et bien Mr Potter, je ne sais pas si je dois me sentir honoré de votre présence à mon cours ou insulté de votre manque de ponctualité à mon égard…Vous ne répondez pas ? Soit, assoyez-vous ! Ron n’en revenait pas…Que se passait-il aujourd’hui ? Rogue n’avait pas donné de punition depuis le début du cours ni ôté de point aux Gryffondors suite au retard d’Harry, de plus si ses paroles semblaient désagréables, le ton quand à lui était monotone. Quelqu’un avait il changé le professeur des Potions par un quelconque sortilège ? Neuville et Seamus dont le visage exprimait une immense surprise ne dirent pas un mot. Quand à Hermione, elle se retourna vers Ron et lui adressa un regard triomphant. Harry s’assit silencieusement aux cotés de Ron, pris son chaudron et commença à mélanger les ingrédients sans tenir compte des regards interrogateurs qui se posaient sur lui à tout bout de champs. Il avait pris une décision, il devait…Il voulait parler à Rogue. Alors qu’il était concentré sur un mélange particulièrement fastidieux, une douleur intense se fit ressentir au niveau de sa cicatrice. Il étouffa un cri en portant la main à son front…la douleur était trop forte, il s’évanouit. Papa NONNNNNNNN ! Ne fais pas ça !... Sirius je t’en prie arrête ça de suite !... Laissez le tranquille !... Professeur Rogue ? Professeur Rogue ! Je suis désolé…vraiment désolé de ce que mon père vous a fait subir quand vous aviez mon âge…Je ne voulais pas me montrer curieux en regardant vos souvenirs dans la Pensine…mais… Enfin si…je voulais savoir ! Et ce que j’ai vu m’a fait mal, j’ai eu honte en voyant la façon dont ils vous ont ridiculisé si cruellement…Je vous en ai voulu car à cause de vous j’avais une mauvaise image de mon père et de mon parrain…Je…Je ne voulais pas avoir une image négative de mon père…Je voulais que vous soyez un…un traitre afin d’avoir une bonne raison de vous détester…Je vous en voulais de me traiter si injustement quand je ne le méritais pas…Mais JE NE SUIS PAS COMME MON PERE ! Et je suis sur que là où il se trouve il regrette ce qu’il s’est passé ! … Pardon….PARDONNNNNNN… Harry délira longtemps avant de reprendre connaissance, lorsqu’il ouvrit les yeux, il se trouvait étendu sur un lit de l’infirmerie. Sa cicatrice lui faisait encore mal et il mit du temps à se rendre compte qu’il n’était pas tout seul. - Bonjour Harry, tu es enfin revenu à toi ! Comment te sens-tu à présent ? Harry tourna son visage vers la voix et fut soulagé de voir qu’il s’agissait de Dumbledore. - Que s’est-il passé professeur ? Ma…ma cicatrice…elle m’a fait mal de nouveau ! - Je ne sais pas Harry…Il s’agit d’un signe surement…Tu n’es pas le seul à avoir ressenti quelque chose, il va falloir être sur nos gardes ! En disant cela il tourna la tête vers le lit voisin. Harry suivit son regard et étouffa un cri de stupeur, Rogue était étendu sur ce lit, le visage plus pâle encore que d’habitude, une expression d’intense souffrance semblait s’être figée sur son visage. - Que …Qu’est il arrivé à Rogue ? demanda t’il inquiet. - LE professeur Rogue a été victime d’un …d’un accident du à la marque des ténèbres qui est tatouée sur son bras. Quelques minutes après t’avoir transporté à l’infirmerie, il s’est écroulé à son tour. Malgré tous ses bons soins, Mme Pomfresh n’a pas réussi à le ranimer… - Mais …Mais il est vivant n’est ce pas ? bredouilla Harry. - Oui bien sur qu’il est vivant, ne t’en fais pas, le professeur Rogue est un excellent sorcier et il en faudrait plus pour nous enlever sa précieuse compagnie. Il est seulement…endormi. Je vais vous laisser maintenant et aller rassurer certaines personnes qui se font beaucoup de soucis…Ah ! Je voulais aussi te dire que pour ménager la plupart des élèves présents au cours de potions, j’ai jeté un sort d’Oubliettes afin que la panique ne s’instaure pas dans le château suite à de mauvaises rumeurs. Dumbledore adressa un clin d’œil à Harry et se dirigea vers la porte. Arrivé dans l’encadrement, il se retourna vers Harry. - Tes paroles envers le professeur Rogue étaient nobles et généreuses Harry, je suis sur qu’elles l’auront beaucoup touchées malgré son état…-voyant l’air surpris du jeune garçon, il continua. - Ah oui j’allais oublier…….tu as beaucoup parlé en dormant ! Et la porte se referma doucement. Sur le lit voisin, Severus reposait toujours telle une statue de marbre. Laetitia tentait de mettre en pratique avec des élèves de troisième année le sortilège d’IMPERDIMENTA lorsque un frisson la parcourut littéralement des pieds à la tête. A ce moment là, elle sut qu’il était arrivé quelque chose, quelque chose de grave. Aussi elle ne fut pas surprise d’entendre quelqu’un frapper à la porte de sa salle de cours dix minutes plus tard. Et avant même que cette personne apparaisse, elle savait qu’Albus Dumbledore venait lui demander son aide. Elle proposa à ses élèves de continuer leur exercice sous la houlette de Jessica Parker, la meilleure élève de cette promotion et se hâta de sortir. En chemin, Albus lui raconta ce qui c’était passé et lorsqu’il évoqua le nom de Severus, Laetitia ressentit un pincement dans son cœur. - Je sais que vos relations ne sont pas au beau fixe avec le professeur Rogue, mais je pense que tu es la seule à pouvoir faire quelque chose pour lui. Tous les remèdes de Mme Pomfresh y sont passés et n’ont eu aucun résultat. Si tu étais à sa place, il aurait tout fait pour te sortir de là ! Ne te fies pas aux apparences, il n’est pas tel qu’il le montre. J’ai demandé à ce qu’on le mette dans une pièce isolée de l’infirmerie afin d’éviter un scandale si par malheur d’autres élèves le voyait ainsi. Albus prit la main de Laetitia entre les siennes et la pressa fortement, il ne l’obligeait en rien et elle savait que quoiqu’elle décide, son attitude et sa confiance envers elle ne changerait pas. Cependant, elle ne voulait pas le décevoir, tout comme étrangement elle ne voulait pas que Severus fut souffrant, mais elle avait peur…peur de ne pas réussir. Elle lui sourit tristement et Albus Dumbledore la laissa seule devant la porte de la pièce où reposait Severus. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XII (suite) Lun 11 Sep - 11:26 | |
| Quand elle se décida à pénétrer dans la pièce, elle fut surprise par la sérénité qu’il y régnait. Il était au milieu de la pièce, allongé torse nu sur des draps blanc, une bande enroulée autour du bras et le contraste de ses cheveux noir sur la blancheur de tout ce qui se trouvait autour de lui était frappant. C’était un bel homme…si beau qu’elle en oublia presque qu’elle était là pour l’aider. Heureusement, la vision de son visage crispé par la douleur la ramena à la triste réalité. Elle se mit à prononcer quelques formules tout en sachant pertinemment que ce n’était pas ça qu’il fallait faire. Elle savait qu’elle devait le…toucher…mais elle n’osait pas. Elle s’approcha plus prés et avança timidement sa main vers le visage de Severus. Son cœur battait la chamade…mais que lui arrivait’ il ? Elle n’avait jamais rien ressenti de tel. Il ne se passa rien lorsque ses doigts effleurèrent le contour de son visage, elle en fut étonnée car elle s’attendait à l’inévitable choc électrique ou brulure indolore… Elle prit de l’assurance et caressa de la paume de sa main la joue de Severus. Sa peau était douce mais quelque chose inquiétait Laetitia, il était froid…froid comme la mort…comme le mal qui avait emporté Maman…Sa gorge se contracta à la pensée de se souvenir douloureux, Elle ne voulait pas qu’il arrive la même chose à Severus… Pourquoi ? Elle ne le savait pas mais elle ne le laisserait pas mourir ! Elle le saisit par les épaules et le secoua vigoureusement. Rien… Désemparée, elle le serra fort contre son cœur et lui intima par la pensée l’ordre de se réveiller. C’est alors que le phénomène se produisit : une lumière blanche aveuglante jaillit tout à coup de leur personne et envahit la pièce en l’espace d’une seconde. Une sensation de chaleur apaisante se fit alors ressentir au plus profond de leur êtres et il aurait été impossible de séparer leur deux chairs tant elles étaient soudées l’une à l’autre. Lorsque l’éclair blanc eut disparu, une luminosité normale reprit possession du lieu. Laetitia n’avait pas relâchée son étreinte et lorsque son regard se porta vers le visage de Severus, elle vit qu’il avait les yeux ouverts et qu’il la regardait fixement. Elle se rendit compte de la position gênante dans laquelle elle se trouvait et son visage prit une coloration qui tendait vers le rouge. Elle se leva précipitamment en relâchant Severus et celui-ci encore affaibli retomba lourdement sur le lit. Laetitia avait trop honte pour oser dire quoi que ce soit, elle ne voulait pas qu’il s’imagine quelque chose…comme par exemple qu’elle avait profité de son état de léthargie pour... pour…abuser de ses pouvoirs par exemple ! Elle lui tournait le dos mais elle arrivait à ressentir le regard de Severus posé sur elle. Elle bredouilla quelque chose qui ressemblait vaguement à des excuses et prit la fuite. Severus troublé, se redressa avec quelques difficultés sur son lit. Que c’était il passé ? Que lui avait elle fait ? Il regarda son bras et ôta la bande qui l’entourait. La marque des ténèbres était bel et bien visible mais une chose étrange attira son attention, il coulait du sang des orbites de la tête de mort… - Arghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh arghhhhhhhhhhhhhhhhh… - MAITRE !!! Maitre que vous arrive t’il ? La voix de Lucius Malfoy était terrorisée. Devant lui, le Seigneur des Ténèbres ou plutôt ce qu’il en restait se tortillait de douleur au sol. Depuis sa défaite face à l’Ordre du Phénix et à ce maudit gamin, le Maitre était prisonnier du corps de Nagini son fidèle serpent et sa dernière mais plus précieuse Horcruxe. Cependant, profondément affaibli, il était obligé de se terrer dans les profondeurs d’une caverne et de fuir toute lumière. Une seule chose pouvait le guérir et lui permettre de retrouver quelques pouvoirs… cette chose était du sang de licorneau mâle. Et lui LUCIUS en avait trouvé et rapporté au Maitre. Après l’avoir mélangé à d’autres ingrédients d’une potion connue uniquement du Maitre, celui-ci l’avait bu et avait immédiatement recouvré quelques uns de ses pouvoirs. Il apparaissait toujours sous la forme du redoutable serpent mais pouvait affronter de nouveau la lumière du jour et ainsi mettre son plan concernant l’évasion de ses fidèles Mangemorts de la prison d’Azkaban à exécution Que se passait-il alors ? Pourquoi le maitre se tordait il ainsi de douleur ? Le phénomène ne dura pas longtemps mais assez pour effrayer le Seigneur des ténèbres et son serviteur. Quelle était cette force inconnue qui l’avait terrassé tout d’un coup et d’où provenait elle ? Harry fut autorisé à quitter l’infirmerie pour aller souper avec ses amis. A table, il leur raconta ce qu’il savait depuis longtemps sur Rogue et pourquoi désormais, il partageait l’avis d’Hermione sur le fait que le professeur se donnait une apparence détestable alors qu’il n’en était surement rien. Il leur fit part également de l’état de pétrification du professeur et l’incapacité pour qui que ce soit de le guérir immédiatement. Ils parurent tous très surpris mais ne firent aucune réflexion désagréable. Hermione lui raconta comment il s’était effondré en cours de Potions et comment le professeur Rogue s’était empressé de le porter jusqu’à l’infirmerie. Dumbledore était apparu quelques minutes plus tard et avait jeté un sortilège d’Oubliette sur l’ensemble de la classe en épargnant toutefois les membres de l’A.D. A la table des professeurs, Laetitia paraissait perdue dans ses pensées et une certaine inquiétude se lisait sur son visage. Les nombreuses tentatives de Grégory Verneuil pour attirer son attention et la dérider un peu furent vaines et ceci au grand désarroi du beau jeune homme qui ne cachait plus son attirance pour le professeur des Défenses contre les Forces du Mal. Soudain la porte d’entrée de la grande salle s’ouvrit dans un claquement terrible, Hagrid fit une apparition remarquée, il paraissait très essoufflé. Il avait les cheveux en bataille, le visage rouge de colère et des traces de larmes scintillaient encore sur ses joues. - ASSASSIN ! ASSASSIN ! Se mit-il à vociférer en faisant rouler ses grands yeux rempli de colère dans toute la salle. Les élèves étaient pétrifiés et certains commencèrent à paniquer. Le professeur Dumbledore se leva et ramena le silence d’une seule voix. Il demanda alors à Hagrid de s’approcher et de lui expliquer ce qui le mettait dans un tel état. Celui-ci, apaisé par la douceur de la voix du professeur s’exécuta aussitôt, de grosses larmes roulant sur ses joues. - Professeur Dumbledore, ça recommence…-il renifla bruyamment- quelqu’un s’en prend de nouveau aux licornes. Des murmures d’indignation parcoururent toutes les tables excepté celle de la maison Serpentard qui ne fit aucun commentaire. Hagrid reprit avec difficulté. - Falbala est venue me trouver ce matin car son plus jeune fils avait disparu, elle ne paraissait pas trop inquiète car Wagolf est assez intrépide- à cette évocation Hagrid sanglota de plus belle et finit par se moucher avec un morceau de tissus qui avait la taille d’un drap- mais comme en fin d’après midi il n’avait pas reparu, elle a commencé à s’inquiéter et elle est partie à sa recherche avec son troupeau…et…et…Hagrid ne put terminer sa phrase. - Hagrid ? Que c’est-il passé ? Comment va le jeune licorneau ? Voyons reprenez-vous ! La voix de Mac Gonagall était presque hystérique et la peur se lisait dans ses yeux. Hagrid releva la tête vers elle. - Ils l’ont retrouvé dans un buisson…..mort…..vidé de son sang…. Je vais retrouver le coupable professeur et ni vous ni personne ne m’empêcherait de le … Encore une fois il ne put finir sa phrase mais ce qu’on apercevait dans ses yeux était si terrifiant qu’il n’était point difficile de deviner ce qui attendait le coupable de cet acte atroce. Le silence qui avait envahit la grande salle était entrecoupé de temps en temps par quelques sanglots. Hermione dont Wagolf était le petit protégé s’effondra en larme aussitôt soutenue par Ginny et Luna. Un éclair de colère passa sur le visage de Ron, personne n’avait le droit de faire du mal à un innocent et personne n’avait le droit de faire pleurer Hermione. Il la dégagea des bras de ses amies et la serra contre lui. Pour la première fois, il se foutait du regard des autres et seule Hermione comptait. Harry posa sa main sur l’épaule de ses deux amis, il savait que cela avait un rapport avec sa cicatrice et Voldemort, son cœur s’emplit de haine et de vengeance. Le silence fut brisé tout à coup par une voix imprégnée de haine. - C’est elle LA COUPABLE ! Tout le monde se retourna vers la provenance de la voix. C’était celle de Drago Malfoy, il était debout, droit comme un i et désignait du doigt la table des professeurs, une expression de vengeance satisfaite sur le visage. - Que voulez vous dire par la Mr Malfoy ? demanda le professeur Dumbledore d’une voix étrangement froide. Drago ne fit pas attention au ton que le professeur Dumbledore avait employé et continua sur sa lancée, trop heureux d’attirer toute l’attention de la grande salle. - La coupable se trouve parmi vous professeur Dumbledore ! Affirma-t-il. Ce matin de bonne heure alors que je me promenais dans le parc, j’ai vu le professeur Majoly qui revenait de la forêt. Ses bras et sa robe étaient couvert de sang…-Il se tut pour admirer l’effet que cette annonce produisait et parut encore plus ravi- elle a tout fait disparaitre rapidement mais c’était trop tard… Tous les regards convergèrent vers Laetitia et celle-ci baissa le regard. En faisant cela, elle savait que cela faisait d’elle une coupable, mais elle ne pouvait pas faire autrement…Elle avait promis…promis de ne rien dire. - Mr Malfoy vous savez que c’est très grave de porter une accusation sans avoir de preuves ! Albus Dumbledore contenait avec peine sa colère. - Mais j’ai des preuves professeur Dumbledore !…Je ne suis pas le seul à l’avoir vu ainsi… -Il regarda en direction de la table des Gryffondor avec un sourire méchant et ajouta : Hermione Granger et le professeur Rogue étaient également présent ! Vous n’avez qu’à les interroger… Ron se détacha d’Hermione et lui jeta un coup d’œil méfiant. La jeune fille devint écarlate alors que des murmures interrogateurs se propageaient tout autour d’elle. Albus Dumbledore toussota et ramena de nouveau le silence, il allait parler lorsqu’une voix de faible intensité mais d’un ton ferme se fit entendre au fond de la salle. - Mr Malfoy ! Vous n’êtes qu’un misérable avorton et je vous défends d’affirmer de tels mensonges en mon nom ! J’étais effectivement en compagnie de Miss Granger ce matin pour une leçon sur les dialectes sorciers à travers les temps et oui nous avons parlé un instant avec le professeur Majoly qui revenait de la forêt. Ses bras et ses habits étaient recouverts de sang…cela aussi est vrai….mais je pense que votre espionnage fut de mauvaise qualité car il vous manque le morceau le plus intéressant de l’histoire….Sachez Mr l’imposteur, que ce sang provenait du professeur lui-même… - Mais Monsieur… - SILENCE ! cria Severus furieux. Il paraissait encore très pâle et assez faible mais sa voix quand à elle était puissante. - En effet, reprit il, le professeur Majoly a eut la malchance de tomber sur des Buis-Mordant et elle ne s’est pas assez méfiée…Comme quoi, on peut enseigner la Défense des Forces du Mal et ne pas être assez sur ses gardes ! Le ton employé était moqueur mais trop pour tromper le professeur Dumbledore. Drago Malfoy se rassit tout en maudissant Rogue pendant qu’Hermione retrouvait petit à petit une couleur normale. Ron ne se laissa pas abuser et lui tourna le dos, il était en colère contre elle car elle ne lui faisait pas confiance. Il ne croyait pas un instant à l’histoire de Buis-mordant et il n’était pas le seul. Se son coté, Laetitia serra ses poings sous la table… Severus lui avait sauvé la mise et elle lui en était redevable… Les conversations reprirent pendant que le professeur Dumbledore assurait à Hagrid qu’une enquête serait menée dés demain et que le coupable serait sévèrement puni. Severus vint s’assoir prés de Laëtitia mais ne lui adressa pas la parole et n’eut aucun regard pour elle. La soirée s’acheva tristement et chacun regagna son dortoir, l’annonce de la mort du petit licorneau avait provoqué beaucoup de tristesse chez les élèves et une forte appréhension chez d’autre personne. Qu’est ce que cela signifiait ? Qu’IL était de retour ?... |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XIII. Jeu 14 Sep - 10:48 | |
| Chapitre XIII – Le secret de l’amitié. Il s’était écoulé six semaines depuis la découverte du corps sans vie du licorneau. L’enquête menée par le professeur Dumbledore n’avait pas donné le moindre résultat. Il n’y avait aucun indice permettant d’identifier le coupable. La seule chose qui paraissait évidente c’est que ce crime avait un but précis : recueillir le maximum de sang possible. Les cours de Soin aux Créatures Magiques étaient interrompus et il n’y avait pas de date fixée concernant leur reprise. Hagrid paraissait très malheureux et malgré les nombreuses visites d’Harry, Hermione et Ron, il ne parvenait pas à retrouver sa bonne humeur légendaire. Les tournois de Quidditch qui avaient débuté en avance sur le planning furent eux aussi reporté à la date initialement prévue, à savoir après les vacances d’hiver. Celles ci arrivèrent très vite et chacun paraissait content de fuir le château et l’ambiance mélancolique qui y régnait. Devant l’attitude distante de Ron, Hermione avait fini par avouer la suite de son histoire et pourquoi elle n’avait rien osé dire concernant le sang sur les vêtements du professeur Majoly. Ses amis ne l’avaient pas jugée mais après cela, les membres de l’A.D se montraient méfiants les uns envers les autres, se soupçonnant sans arrêt de cacher des informations au lieu de les partager. Les vacances feraient du bien à tout le monde, élèves comme professeurs. Severus était en train de finir sa valise, dans quelques heures il serait chez lui et pourrait profiter des ses journées et de ses soirées pour lire toute sorte de recueils intéressants et ceci en toute tranquillité. Pourtant, son esprit était ailleurs et il n’éprouvait pas comme à l’accoutumée un certain plaisir par rapport au fait qu’il ne verrait aucun élève avant deux semaines. Il savait que Laetitia restait à Poudlard pendant les vacances, il avait entendu le professeur Verneuil lui proposer de passer Noël en sa compagnie mais –à son grand plaisir- elle avait poliment décliné son offre. Severus ne lui avait plus adressé la parole depuis l’épisode de l’infirmerie si ce n’est des formalités de politesse. Certes, elle n’avait pas de comptes à lui rendre mais il lui en voulait de ne pas lui avoir raconté ce qu’elle faisait dans la forêt à cette heure ci et d’où provenait le sang qui souillait ses habits. Après tout sans son intervention lors de l’accusation de Drago Malfoy, qui sait ce qui aurait pu se passer. Severus soupira et referma sa valise, il s’aperçut alors qu’il y avait mis tout ce qui lui tombait sous la main sans réfléchir une seconde….Il devait tout recommencer. Les élèves qui avaient réussi leur brevet de transplanage avaient obtenu l’autorisation exceptionnelle d’utiliser ce moyen de locomotion au lieu du traditionnel Poudlard Express. Bien entendu il fallait se trouver hors de l’enceinte du château, le quai de la gare fut l’endroit le plus exploité. Harry et Ginny saluèrent chaleureusement Hermione en lui souhaitant de passer de bonnes fêtes de Noël en compagnie de ces parents. Ce fut le moment des embrassades et des promesses d’écriture. Ron restait à distance du petit groupe et saluait ses amis nonchalamment. Lorsqu’Harry et Ginny voulurent transplaner, il leur dit de ne pas l’attendre et de prévenir Mme Weasley qu’il rentrerait un peu plus tard, de façon à ce qu’elle ne s’inquiète pas. Neuville, Seamus et Luna disparurent en riant dans un plouf de fumée. Il ne restait plus qu’Hermione et Ron sur le quai…Ils se tenaient éloignés l’un de l’autre et paraissaient très embarrassés. La sirène du Poudlard Express s’époumona dans un grand panache de fumée blanche, annonçant le départ imminent du train. Les yeux embués de larmes, Hermione jeta un dernier regard à Ron mais celui-ci ne broncha pas. Elle prit sa valise et monta dans le train. Celui-ci se mit en route lentement, mais Ron ne trouvait pas le courage de rejoindre Hermione. Lorsque le train se trouva à une certaine distance, il se tourna dans sa direction, le visage éteint….il n’avait pas réussi…il était lâche …Et si un autre trouvait le courage de dire à Hermione ce que lui n’osait pas lui dire, il la perdrait pour toujours. Un mouvement attira son attention, il se retourna et vit le professeur Majoly assise sur une pierre, ses longs cheveux flottant au gré du vent. Elle ne portait pas la tenue habituelle des professeurs de Poudlard, à savoir les sempiternelles robes de sorciers, mais un jean délavé dans lequel elle paraissait très mince et un chandail mauve qui mettait son teint en valeur. On aurait presque cru qu’il s’agissait d’une élève, tellement elle faisait jeune. Elle le regardait et un sourire de compassion apparut sur son visage…Se pouvait il qu’elle ait deviné ? Il rougit à cette pensée. - Bonne vacances Mr Weasley ! Profitez bien de votre famille et passez de bonnes fêtes de Noël ! lui dit-elle gentiment. Ron lui adressa un petit signe de la main et sourit tristement avant de transplaner. - Ne vous inquiétez pas Mr Weasley, elle partage les mêmes sentiments que vous….Soyez patient et surtout n’ayez pas peur …………………..d’oser. Pensa Laetitia intérieurement. Le quai était maintenant désert, tous les élèves étaient repartis chez eux. Elle s’apprêta à retourner au château, lorsqu’une voix l’interpella derrière un fourré. - Laetitia ! Laetitia ! - C’est toi Vérone ? Un jeune centaure à la robe blanche mouchetée de gris fit son apparition, il devait être âgé d’une centaine d’année, ce qui entre nous soit dit est un âge relativement jeune pour un centaure. De longs cheveux blonds descendaient en cascade au bas de son dos, son visage rayonnait d’intelligence et de vitalité. Il lui adressa un grand sourire et s’avança vers elle. - Ton plan a fonctionné à merveille ! Tu ne devineras jamais ce que Bane m’envoie te dire !!! C’est formidable, TU ES FORMIDABLE !!! …Le jeune centaure était surexcité. - Calme-toi Vérone ! Et dis moi plutôt ce pourquoi tu es venu me trouver ? Celui-ci reprit un air sérieux et raconta à Laetitia, l’excellente nouvelle dont il était le porteur. Quand il eut fini, Laetitia ferma les yeux de bonheur, elle n’y croyait plus. Lorsqu’un centaure prend une décision, il est rare voire impossible que celui-ci revienne sur cette décision…pourtant son plan à elle avait fonctionné. - Et ta blessure ? demanda t’elle d’un air inquiet. Le jeune centaure lui adressa un clin d’œil malicieux. - Je boite encore un peu mais ça en valait la peine ! Elle remercia Vérone qui disparut dans un buisson et retourna au château mais pour de bon cette fois. Tout en marchant ses pensées allaient vers Firenze….Il allait être si heureux ! C’était son meilleur ami depuis toujours. Elle avait sept ans, il faisait froid dans ce château et les autres élèves ne s’intéressaient à elles que par curiosité. Elle n’avait pas d’amis et même si le professeur Dumbledore et le professeur Mac Gonagall étaient très gentils avec elle, ils ne pouvaient pas lui accorder beaucoup de temps .Elle passait donc son temps libre à la bibliothèque ou à errer dans les couloirs du château. Un beau jour, elle s’ennuyait tellement qu’elle s’approcha d’un groupe d’élèves de deuxième année. - Bonjour ! Je peux m’assoir avec vous ? Tous les élèves ricanèrent et l’un deux se leva et fit une révérence. - Désolé PETITE, mais les nains ne sont pas admis dans notre groupe…Alors retourne vite à ton bac à sable Miss JE SAIS TOUT ! Les autres élèves éclatèrent de rire et Laetitia retourna tristement d’où elle venait. Elle avait fait le tour du château et en connaissait les moindres recoins, elle ne savait plus où aller lorsque son regard fut attiré vers la forêt Interdite. Comme son nom l’indiquait, il était formellement interdit pour les élèves de s’y rendre, mais pour une fois, elle décida de passer outre. Puisque personne ne voulait d’elle ici, peut être trouverait elle son bonheur là-bas. Elle marcha longtemps dans la forêt et s’émerveillait à chaque rencontre d’une créature magique, elle les connaissait toutes mais celle qu’elle aurait aimé rencontrer était un centaure. Elle avait lu tellement d’ouvrage les concernant qu’elle connaissait à peu prés toutes leurs caractéristiques et leurs coutumes. Son souhait fut vite exaucé, au détour d’un chemin, elle se trouva nez à nez avec un centaure. Tout à coup, il se jeta sur elle, la prit dans ses bras et ils disparurent dans un buisson. Elle voulu crier mais il la bâillonna de ses mains. Une seconde après, des bruits de sabots se firent entendre, il devait y avoir au moins quatre ou cinq centaures, Laetitia arrivait à les distinguer à travers le buisson, ils paraissaient beaucoup plus âgés que celui dont elle était prisonnière et une expression de mécontentement pouvait se lire sur leurs visages. Le plus âgé avait l’air furieux et il se mit à crier. - FIRENZE ! FIRENZE où es tu encore passé ? N’obtenant pas de réponse, il prit un air outré et piétina le sol rageusement. Les autres centaures reculèrent tremblants. L’un deux pourtant pris la parole. - Père, je pars à sa recherche et je vous le ramènerais avant que les trois constellations du sagittaire soient alignées avec Saturne ! - Très bien Bane, je te fais confiance ! Je ne veux pas que ton frère traine avec ces humains ! Je ne sais pas ce qu’il peut bien leur trouver mais je ne le laisserais pas salir l’honneur de notre famille ! Il se retourna vers ceux qui restaient et d’un mouvement de tête impérieux leur indiqua de le suivre. Ils partirent dans un galop assourdissant laissant le dénommé Bane prendre la direction opposé. Lorsqu’ils eurent tous disparus, le centaure relâcha son étreinte et soupira de soulagement. Laetitia se retourna vers lui, elle n’avait pas eu peur mais elle était curieuse d’en savoir un peu plus sur lui. Il était très beau, avec de longs cheveux blond presque blancs, de grands yeux bleus et une robe d’un blanc éclatant. Elle apprit qu’il s’appelait Firenze et qu’il était le fils du chef du troupeau de centaure de la Forêt interdite .Il avait quatre vingt seize ans, autrement dit il était très jeune, à peine plus âgé que Laetitia. Elle lui demanda pourquoi il s’était caché en entendant les siens arriver et il lui expliqua que les centaures n’aimaient guère les humains et que son père interdisait aux membres du troupeau de lier une quelconque amitié avec un humain. Ronan -son père- avait beaucoup de respect pour le professeur Dumbledore mais il préférait rester en dehors de la communauté des sorciers. Ils parlèrent longtemps, Firenze posa beaucoup de questions à Laetitia et ils se promirent de se revoir de temps en temps. Firenze lui dit même ce jour là, qu’elle était exceptionnelle et que les étoiles lui avaient prédit leur rencontre. A partir de ce moment, ils devinrent les meilleurs amis du monde. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XIII suite. Jeu 14 Sep - 10:49 | |
| Chapitre XIII suite ! - Bonne vacances Professeur ! La voix assez froide la fit sursauter et la replongea dans la réalité. Elle vit qu’elle se trouvait devant l’entrée du château et que Severus se tenait devant elle avec sa valise à la main. A cette vision, elle ressentit bizarrement une vague de tristesse mais elle n’en laissa rien paraitre. Alors lui aussi partait pour les vacances…Elle aurait aimé qu’il reste. Elle ne savait pas pourquoi mais il était la seule personne à qui elle avait envie de raconter son secret. Pour l’instant elle ne pouvait pas, il fallait d’abord qu’elle voie Firenze. Il la regardait fixement mais ne se hasarda pas à interroger son esprit. Elle était jolie et il eut soudain envie de la serrer dans se bras et de plonger sa tête dans son opulente chevelure. Il y eu un silence comme un malaise et Severus la salua en s’éloignant. Laetitia voulait le retenir mais se trouva comme Ronald Weasley sur le quai de la gare… Pendant ce temps là, dans l’une des nombreuses cellules de la prison d’Azkaban, Bellatrix Lestrange trépignait d’impatience. La marque…SA marque… indiquait le retour du Maitre. Elle s’était d’abord inquiétée à la vue du sang qui s’écoulait par les orbites de la tête de mort mais cela n’avait pas duré longtemps. Le maitre était encore vivant et il avait recouvré quelques pouvoirs, elle en était sure. L’heure de la vengeance avait sonné et le premier à en pâtir serait LUI…Severus. Comment avait il pu ? Sale traitre…Il paierait pour cela…et pour autre chose également. Elle trouverait la faille, SA faille et le ferait souffrir jusqu’à ce qu’il la supplie…Elle ricana méchamment. Soudain, son regard fut attiré vers un mouvement dans une des nombreuses failles qui serpentait le long du mur de sa cellule. Elle s’approcha et vit quelque chose qui lui sembla être un minuscule ver de terre se tortiller minutieusement. Elle le saisit délicatement et le posa sur la paume de sa main. - Bonjour camarade de solitude…Sa voix se perdit devant le phénomène qui se produisit devant ses yeux. Le ver qui n’en était pas un, commença à croitre à une vitesse impressionnante et au bout de cinq minutes, Bellatrix reconnut Nagini. Elle n’en croyait pas ses yeux et se jeta par terre, s’inclinant ainsi devant son Maitre. - Allons allons ma chère Bellatrix, tu ne croyais tout de même pas que je t’avais abandonnée ? C’est toute la considération que tu portes à l’ensemble de mes pouvoirs ? - Oh non mon maitre, JE SAVAIS QUE VOUS REVIENDRIEZ ! lui assura-t-elle fermement. Mais comment allons nous faire… Il ne lui laissa pas le temps de continuer et lui exposa son plan. Lorsqu’il eut terminé, un sourire satisfait apparut sur le visage de Bellatrix. Le maitre avait pensé à tout…sauf à une chose…les Couineurs –gardiens d’Azkaban- insensibles aux plaintes et aux hurlements des détenus, vérifiaient cependant toutes les demies heures la présence des prisonniers dans leur cellule. Cependant si le maitre emportait Bellatrix avec lui, ils auraient vite fait de déclencher l’alerte face à sa disparition. Comme s’il lisait en elle, le serpent vomit à ses pieds le corps sans vie d’une femme qui ressemblait de façon étrange à Bellatrix. Il ordonna à Bellatrix d’échanger ses vêtements avec sa remplaçante et de la déposer sur la paillasse qui lui servait de lit afin que les Couineurs ne se posent pas trop de questions aux premiers abords. Lorsqu’elle eut terminé, le maitre l’avala et rétrécit jusqu’à pouvoir passer au travers des fissures de la vieille prison. Severus n’arrivait pas à se concentrer sur le volumineux ouvrage qu’il avait décidé de lire pendant les vacances. Agacé, il le reposa sur la table basse du salon et alla remettre du bois dans la cheminée. Il resta longtemps à contempler les flammes mais sa décision était prise. Il allait retourner à Poudlard et il irait parler à Laetitia. Il se leva d’un air décidé, prononça une formule magique qui lui permit de boucler sa valise en un clin d’œil et transplana. Lorsqu’il fut devant l’entrée de Poudlard, il se rendit compte qu’il était très tard et qu’il n’avait pas réfléchit à cela. Laetitia trouverait ça assez étrange qu’il vienne la trouver à une heure si tardive pour lui parler. Il décida tout de même de mener à bien sa décision. Il passa d’abord par sa chambre pour y déposer ses affaires puis se dirigea vers l’aile du château où Laetitia résidait. Alors qu’il marchait d’un pas ferme, il lui sembla entendre comme des chuchotements. Il se dissimula à temps derrière une grande colonne de pierre et put voir passer deux ombres de tailles différentes. Elles n’allèrent pas bien loin et Severus put reconnaitre la fine silhouette de Laetitia et l’imposante masse du centaure Firenze. La jeune femme s’assit sur la balustrade le dos dans le vide et se pencha dangereusement, ce qui ne sembla pas du goût de Firenze qui lui reprocha d’être trop insouciante. Puis elle prit un air sérieux et entama une longue discussion. Severus avait beau tendre l’oreille, il n’arrivait pas à saisir leur conversation. Lorsqu’elle eut terminée, le centaure la souleva dans ses bras et la fit tournoyer dans le ciel avant de déposer un baiser sur son front. Severus ne supporta pas cette vision et une pointe de jalousie lui entailla le cœur. Il serra les poings et ferma les yeux…ainsi c’était cela son secret…Elle aimait le centaure. Sans faire de bruit, il regagna sa chambre. - Aie… - Qu’est ce qu’il y a Laetitia, je t’ai fais mal ? S’inquiéta Firenze en relâchant son étreinte. - Non…non ce n’est pas toi…c’est juste mon cœur….enfin je crois…J’ai eu une pointe mais …Oh ce n’est rien ne t’inquiète pas et …. Que fais tu encore là ? Tu devrais déjà être parti non ? dit elle en essayant de retrouver le sourire malgré la douleur qu’elle ressentait en son for intérieur. Firenze se montra suspect et consentit à partir que lorsqu’elle lui eu juré plus de cent fois que tout allait bien. Quand elle fut seule, elle porta la main à son cœur. Que lui arrivait-il ? Pourquoi avait-elle mal ainsi ? La réponse s’inscrivit tout à coup sous ses yeux…SEVERUS…Il était là, elle en était sure….Il était là et il avait tout vu. Elle partit en courant espérant le retrouver avant qu’il ne soit trop tard, mais lorsqu’elle arriva à sa chambre, il n’était déjà plus là. Elle reprit son souffle et courut jusqu’à l’entrée de Poudlard…trop tard, elle eut juste le temps de lire du mépris dans les yeux du professeur des Potions et il disparut dans un plouf discret. Il était partit et cette fois, elle savait qu’il ne reviendrait pas avant la rentrée des classes. Elle resta un moment devant l’entrée de Poudlard ne sachant que faire et finalement regagna sa chambre d’un air triste. Arriveraient-ils à se parler enfin ? |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XIV. Jeu 14 Sep - 10:56 | |
| Chapitre XIV – Deux invitations_Deux surprises ! La rentrée se passa sans encombre. Les vacances et les fêtes de Noël avaient ramenée le sourire sur les visages des élèves. Harry avait passé de délicieux moment en compagnie de Ginny et de la famille Weasley. Devant l’air malheureux de Ron, Mr Weasley et son épouse avaient décidé de lui faire une surprise pour le soir de Noël et c’est avec une joie immense que celui-ci avait vu débarquer en ce matin enneigé Mr et Mme Granger accompagnés d’Hermione. Le repas de Noël fut gargantuesque, Molly s’était surpassée et reçut des compliments à ne plus savoir qu’en faire. Vint le tour de la remise des cadeaux, ce fut un moment fort en émotion et tout le monde fut gâté. Les parents d’Hermione durent repartir après les fêtes au grand dam de Mr Weasley qui ne cessait de les questionner sur les objets moldus. Le reste des vacances passa très rapidement, Ron ne parvenait pas à vaincre sa timidité concernant les sentiments qu’il éprouvait à l’égard d’Hermione. De ce fait, il lui était impossible de l’inviter au bal du deuxième trimestre qui aurait lieu le jour de la Saint Valentin. Lorsque quelqu’un abordait le sujet, il devenait livide et prétextait une chose urgente à faire pour s’éclipser. Entre temps, les cours reprirent et tout se passait très bien, les élèves se montraient de nouveau studieux et malgré l’air revêche du professeur Rogue -pour qui semblait il les vacances n’avaient pas profité- les potions de VERITASERUM arrivaient bientôt à maturité. Le professeur des Potions avait retrouvé son mépris légendaire et ses sarcasmes ironiques au grand désespoir de Neuville et de ses camarades. Lors du premier cours, il fit une réflexion méprisante à l’égard d’Hermione, mais celle-ci au lieu de s’énerver et de rouspéter dans sa barbe, le regarda droit dans les yeux d’un air doux et étonné. Severus fulmina mais cela ne dura pas longtemps…il finit par tourner la tête et donna une pile monumentale de devoirs. Les matches de Quidditch reprirent également et contre toute attente, c’était l’équipe des Serdaigle qui était en tête du tournoi. Leur attrapeur, un certain Johnny Noxville –qui donnait du fil à retordre à Hermione par ses grandes capacités intellectuelles- faisait des miracles. Un soir de janvier, il vint trouver Hermione au moment du repas et demanda à lui parler en privé. C’était un jeune homme très charmant et il ne laissait pas les jeunes filles indifférentes. - Rhooooo…Je suis sure qu’il va l’inviter au bal !!! dit Luna en gloussant. Ron devint blanc comme un linge mais ses amis feignirent l’indifférence totale. - Tu y vas avec qui toi Luna ? demanda Harry qui connaissait déjà la réponse en voyant le visage jovial de Neuville prendre une jolie teinte rosée. - Moi ? Avec Neuville bien sur ! C’est le meilleur danseur que je connaisse ! répondit-elle avec une certaine tendresse dans la voix. Harry continua sur sa lancée. - Et toi Seamus ? Le jeune homme se tourna vers la table des Poufsoufle et son regard s’arrêta sur une jolie blonde aux cheveux bouclés. - Moi et bien j’ai demandé à Aurore Drumst et elle a accepté ! Clama t‘il joyeusement. - Et toi Ron ? Tous les regards convergèrent vers le rouquin qui semblait encore plus blanc et plus mal à l’aise. - Moi ?...heu….je sais pas encore…je n’ai pas eu le temps de… - Oh Ron ça suffit maintenant ! Le coupa Ginny exaspérée. Quand est ce que tu vas te décider à devenir adulte et à assumer tes sentiments ? Si tu crois que ça ne se voit pas que toi et Her… Un coup de coude l’obligea à se taire et elle se rendit compte qu’Hermione revenait vers leur table. La jeune fille s’assit sans un mot mais Luna ne lui laissa pas une seconde de répit. - Alors ? Ben raconte ! Qu’est ce qu’il te voulait le beau Johnny ? - Il…euh…Il m’a invité au Bal…balbutia Hermione en rougissant. Le silence qui suivit se fit pesant tout à coup à la table des Gryffondors et Ron le rompit en quittant la table subitement. Hermione qui n’avait pas fini sa phrase continua les yeux brillant de larmes. - Mais je lui ai répondu que j’avais déjà un cavalier... - Comment ? s’écria Luna. Mais qui est ce ? Et pourquoi tu nous as rien dit ? Hermione ne répondit pas et se contenta de tourner la tête vers la direction où Ron avait disparu. Ses amis comprirent rapidement qu’Hermione avait menti et que son cavalier présumé n’existait que dans ses rêves. La soirée se termina sur cette triste note et malgré les protestations de Ginny, Harry lui demanda de ne pas intervenir auprès de son frère. Il fallait que Ron réagisse de lui-même et vite. Severus n’avait pas participé au repas du soir, il avait préféré diner seul dans sa chambre. Il ne voulait pas se retrouver à coté d’elle ni même croiser son regard. Aujourd’hui il avait tout fait pour l’éviter et ça avait marché. Ce soir, il n’était pas bien, il ressentait un manque mais faisait tout pour se concentrer sur autre chose…ses copies par exemple. Il avait passé des vacances abominables, il lui était impossible de se plonger dans un livre même si le contenu de celui-ci paraissait fort intéressant. L’image obsédante de Laetitia dans les bras du centaure ne le quittait pas une seconde. Il froissa une copie et la jeta rageusement à l’autre bout de sa chambre. Qu’avait il espéré hein ? Qu’Elle s’intéresse à lui ?...Mais voyons…personne ne s’intéresse à toi Servilus ! Il ferma les yeux et enfonça ses ongles dans la paume de sa main avec force…la chair meurtrie laissa échapper de minces filets de sang…Il soupira et se leva pour rincer ses mains. Dans la glace qui surplombait le lavabo, il resta un moment à observer son visage. Il était laid… Elle était belle…et puis trop de chose les séparaient… Au même moment, Laetitia regagnait sa chambre, elle était heureuse de retrouver ses élèves et ce sentiment était partagé. Malgré tout, elle n’arrivait pas à combler un espace vide dans son cœur. Pendant toutes les vacances, elle avait pensé à écrire à Severus et à tout lui raconter, mais au dernier moment, elle froissait la lettre et renonçait à en écrire une autre. Aujourd’hui, elle avait essayé d’aller à sa rencontre mais sans succès, le professeur des Potions disparaissait comme par enchantement. Laetitia avait fini par renoncer tristement mais elle ne voulait pas en rester là. - Professeur Majoly ? demanda une voix polie. - Oui ? répondit elle en se retournant. Le professeur Verneuil se trouvait maintenant face à elle. Comme à l’accoutumé, il était d’une élégance rare et se tenait droit comme un i. Il passa la main dans ses cheveux et lui lança un regard langoureux. - Chère collègue, excusez moi de vous déranger mais j’avais une question importante à vous poser. Laetitia soupira intérieurement, elle le trouvait très beau, très intelligent…mais s’ennuyait rapidement à ses cotés. Il lui manquait quelques chose…de la souffrance peut être ? De l’expérience surement ! - Oui je vous écoute Grégory ? En l’entendant prononcer son prénom au lieu du vouvoiement de rigueur, Grégory sut qu’elle ne lui résisterait pas…Remarque qu’y avait il de surprenant ? - Très bien Laetitia ! Dans ce cas voudriez-vous m’accompagner au Bal de la St Valentin ? - Pardon ? demanda-t-elle décontenancée. - Oui le bal vous savez bien ? Le bal du deuxième trimestre annoncé par le professeur Dumbledore ! - Oh excusez moi je n’avais pas compris ! répondit elle vaguement –il lui fallait trouver une solution rapidement pour ne pas accompagner le professeur Verneuil- tout à coup, il lui vint une idée qu’elle trouva brillante au premier abord. - Je suis désolée Grégory…mais j’ai déjà un cavalier ! dit elle avec un sourire désolé. - Je…Ah bon !... Et puis je connaitre le nom de celui qui a eut la chance d’être plus rapide que moi ? Les mots sortirent sans qu’elle puisse les retenir. - Il s’agit de…de…Severus Rogue, le professeur des Potions…continua t’elle comme si Grégory ne connaissait pas le professeur Rogue. - Ah je vois…dit il d’un air faussement content. Bon et bien, j’espère cependant que vous m’accorderez une danse ? - Oui bien entendu ! lui répondit Laetitia qui ne savait plus où regarder. Grégory la salua poliment avant de s’éloigner, mais il semblait vexé ou plutôt touché dans sa dignité. Le mois de janvier passa rapidement et un beau matin de février, Ron qui avait de plus en plus de mal à dormir -tellement sa conscience lui posait des problèmes- se leva aux aurores, s’habilla et sortit sans réveiller ses camarades. Machinalement, ses pas le menèrent jusqu’au lac. Il s’assit et ses pensées se perdirent dans les reflets azur des eaux tourmentées. Un bruit de pas le ramena à réalité, il eut juste le temps de sauter derrière un buisson et de voir passer le professeur Rogue. Celui-ci semblait se diriger vers un endroit précis et Ron entreprit de le suivre. Au bout de dix minutes de marche, il entendit le professeur prononcer quelque chose à voix haute et lorsqu’il s’avança pour continuer son chemin, un mur de broussaille épineux se referma sur le jeune homme qui poussa plusieurs cris de douleur. Severus sursauta et revint sur ses pas. Quelle fut sa surprise en découvrant le jeune Weasley coincé dans le mur de ronces. Sa première réaction fut de se mettre en colère mais devant l’air blasé du jeune homme, elle fit place au remord. Il prononça la formule libérant ainsi le rouquin qui tomba lourdement à terre. Ses cheveux étaient ébouriffés, son visage et ses mains étaient labourés de sillons sanguinolents mais il ne dit pas un mot. Les blessures physiques n’étaient rien comparées à ce qu’il ressentait au plus profond de lui. Il s’excusa auprès de Severus pour l’avoir suivi et dérangé, puis le remercia de l’avoir libéré du rideau épineux. Le professeur des Potions n’en revenait pas, le jeune homme, élève moyen voire médiocre dans sa matière, d’habitude timide et rougissant facilement paraissait las et désorienté. E quelques secondes, Severus se revit des années en arrière, lorsque bien souvent –trop surement- il arpentait le lac seul, sans amis, sans personne… - Mr Weasley ? Pour quelle raison me suiviez vous ? demanda-t-il plus doucement. Le jeune homme ne répondit pas…il baissa les yeux et s’éloigna tout en s’excusant une seconde fois. Severus sonda son esprit et ce qu’il y découvrit le rendit perplexe. Comment le jeune homme pouvait il penser que Lui… Severus… pouvait l’aider à trouver le courage d’inviter Miss Granger au bal de la St Valentin ? To be continued...  |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: chapitre XIV Suite !!! Jeu 14 Sep - 10:57 | |
| Chapitre XIV suite ! - Mr Weasley, je ne pense pas être la bonne personne concernant votre problème…Je n’ai jamais invité une …femme pour quoi que ce soit…Donc il vaudrait mieux vous adresser à un autre professeur ! Severus avait prononcé ces mots de façon très calme mais on décelait dans sa voix une pointe amère de tristesse. Ron s’arrêta brusquement face à cette confidence du professeur des potions. Il fit volte face et le dévisagea sans le croire une seconde. Severus eut un petit rire et s’adossa contre un gros saule pleureur face au lac. Il continua presque pour lui. - A votre place, je n’hésiterais pas une seconde. Si j’éprouvais des sentiments sincères à l’égard du jeune femme, je prendrais mon courage à deux mains et j’irais lui demander de m’accompagner au bal ! - Mais comment … ? - Mr Weasley ! Arrêtez de vous poser autant de questions et aller la voir ! Dans le meilleur des cas, vous serez content tout les deux, dans le pire des cas, vous aurez eu au moins le courage d’affronter vos sentiments et vous pourrez en être fier ! Le ton employé par Severus était direct et Ron lui fut reconnaissant de cette franchise. Il remercia Severus et partit bien décidé à inviter Hermione. Severus contempla longuement la surface argentée du lac puis décida en soupirant de retourner en direction de Poudlard. Il avait complètement oublié ce satané bal…Qui accepterait de l’accompagner ? Il maudit le professeur Dumbledore et sa nouvelle règle concernant l’accompagnement obligatoire des élèves comme des professeurs. Arrivé dans sa salle de cours, il s’assit à son bureau et posa sa tête dans ses mains. Il ne l’entendit pas arriver et sursauta au son de sa voix. - Bonjour Severus ! lui dit-elle gentiment. - Que me voulez vous professeur Majoly ? lui répondit-il sur la défensive. Elle lui expliqua qu’elle venait le voir à propos du Bal de la St Valentin, le professeur Dumbledore organisait une réunion avec tous les professeurs afin de faire un point sur cet évènement et comme Severus n’était pas présent hier soir au diner lorsque ce sujet avait été évoqué, elle avait cru bon l’en informer de vive voix. Severus la remercia d’un mouvement de tête, puis attrapant un paquet de copie lui fit comprendre qu’il désirait être seul. Laetitia comprit qu’il ne voulait pas lui parler et s’éloigna rapidement vers la sortie. Arrivée au seuil de la porte, elle se décida à lui poser la question pour laquelle elle était venue le trouver. - Je…Vous avez trouvé une cavalière ? Se risqua-t-elle. Severus lui lança un regard noir et se levant doucement, s’approcha d’elle assez prés pour qu’elle puisse lire tout son mépris sur son visage. - C’est très gentil de vous inquiéter pour moi CHERE COLLEGUE…et bien si vous voulez tout savoir, la réponse est NON, je n’ai pas trouvé de cavalière…et je n’en ai pas besoin ! Je ne vous poserais pas la question puisque la réponse vous concernant est évidente… je vous souhaite une bonne soirée…à vous et à votre cher et tendre à quatre pattes ! Laetitia serra les dents et lui administra une gifle d’une force impressionnante, la marque de ses doigts apparut sur la joue de Severus très rapidement faisant un contraste entre la pâleur de sa peau et le rouge de la brûlure dut à la gifle. Au même moment, une douleur lancinante les saisit tout les deux les obligeant à se courber. Severus porta la main à sa joue pendant que Laetitia se relevait péniblement. Elle ne lui jeta même pas un coup d’œil et partit dignement. Pendant ce temps, les élèves déjeunaient tranquillement dans la grande salle. Harry s’inquiétait de ne pas encore avoir vu Ron et surtout du fait que celui-ci s’était levé aux aurores, chose rarissime. Au même moment, Neuville l’aperçut se dirigeant d’un pas décidé vers la table. Ils se retournèrent tous en même temps dans la direction que Neuville leur indiquait sauf Hermione qui paraissait perdue dans ses pensées. Elle fut surprise lorsqu’il posa ses mains sur ses épaules et qu’il prononça son prénom d’une voix sure. - Hermione, il faut que je te parle ! Je…je suis un idiot…mais il n’y a qu’une seule personne que j’ai envie d’inviter et d’accompagner à ce Bal et… c’est…TOI ! Je sais très bien que tu as déjà un cavalier mais… Il n’eut pas le temps de continuer, Hermione s’était levée d’un bond et jetée dans ses bras, des larmes de bonheur brillant au coin de ses yeux. - Espèce d’idiot ! Tu en as mis du temps pour me faire ta demande ! Et ma réponse est…OUIIII ! lui dit-elle avec un grand sourire. Ron fou de joie la serra contre lui sous les applaudissements de ses camarades qui n’en revenaient toujours pas. Il plongea son regard dans celui d’Hermione et lui dit qu’il n’avait pas usé d’une quelconque potion pour venir la trouver et lui faire sa demande. Elle lui sourit tendrement et répondit qu’elle le savait et qu’il n’avait pas besoin de se justifier. Le reste de l’après midi passa joyeusement et les visages radieux d’Hermione et de Ron y furent pour beaucoup. Laetitia réfléchissait dans sa chambre sur ce qui c’était passé entre Severus et elle quelques heures auparavant. Elle était désemparée…elle l’avait giflé avec une violence impressionnante…mais il le méritait après tout. Firenze était son meilleur ami et elle ne supportait pas que quelqu’un eut des propos méprisant à son égard. Pourtant, ce geste lui avait couté…elle ne voulait pas qu’ils aient ce genre de relations houleuse. La cloche sonna six heures, la réunion allait commencer et elle ne voulait pas être en retard. Lorsque Laetitia pénétra dans le bureau du professeur Dumbledore, Fumseck vint se poser sur son épaule et posa son bec contre sa joue. Elle caressa le phénix, salua les professeurs présents et s’assit sur une chaise libre. Elle fit rapidement le tour de la table que présidait Albus et se rendit compte qu’il manquait un professeur... Elle tenta de se mêler à la conversation mais ses pensées voguaient vers une seule personne et Albus s’en rendit compte. - Il ne manque plus que le professeur Rogue pour que nous puissions commencer la réunion ! Il avait à peine prononcé ces mots que la porte s’ouvrit laissant apparaitre Severus. Il s’excusa froidement et pris la seule place disponible qui restait et qui se trouvait à coté de Laetitia. Toutes les personnes présentes ne furent pas s’en remarquer la trace rouge sur sa joue pâle qu’il avait tenté de camoufler… mais pas tant que ça finalement. Laetitia se sentit rougir à la vue de la marque que sa main avait laissée sur le visage de Severus et n’osa pas défier le regard d’Albus qui pesait sur elle. Il y eut un moment de silence mais Minerva Mac Gonagall le rompit rapidement en indiquant le but de la réunion. Le professeur Dumbledore la remercia et pris la suite. Une heure après qu’il eut donné toutes les instructions concernant le bal aux professeurs, il posa la question à laquelle Severus souhaitait tant échapper. - Très bien Mesdames, Messieurs, maintenant que nous somme d’accord sur tous les points concernant le bal de la St Valentin, je voudrais noter le nom des personnes vous accompagnant à cette soirée. Le professeur Dumbledore fit rapidement le tour de la table et lorsqu’il ne resta plus que Severus et Laetitia, il marque une petite pause ne sachant lequel interroger en premier. Severus pria secrètement pour qu’il ne l’interroge pas en premier afin de trouver une solution dans les secondes restantes et pour se donner une certaine contenance entreprit de se servir une tasse de thé. Laetitia gonfla ses poumons et regarda Albus droit dans les yeux l’invitant ainsi à lui poser la question fatidique. - Professeur Majoly ? Puis je connaitre le nom de votre cavalier ? Il y eut quelques secondes de silence, pendant lesquelles Severus prononça machinalement dans sa tête le nom du Centaure d’une voix mielleuse. Un sourire apparut sur le visage de Laetitia qui lisait parfaitement les pensées de Severus puisque celui-ci n’avait pris aucune précaution… - Oui bien sur professeur Dumbledore, je serais accompagnée du …professeur Rogue ! répondit elle d’un ton joyeux. Sous le coup de l’émotion, Severus renversa la moitié de sa tasse sur la table, mais personne ne sembla le remarquer tant l’étonnement se lisait sur l’ensemble des visages de l’assistance. Enfin… si on ne compte pas le professeur Verneuil qui se contenta d’afficher un air qui se voulait indifférent. Albus toussota afin de ramener un peu d’ordre et reprit la parole. - Très bien, dans ce cas je dispense le professeur Rogue de répondre à cette question et je vous libère... Dit-il d’un air amusé. Tous les professeurs sortirent sauf Severus qui semblait figé sur sa chaise. Laetitia attendit que les professeurs se soient dispersés dans les couloirs et retourna dans le bureau d’Albus. Elle s’approcha de Severus et posa sa main sur son épaule, il frissonna sous la douce chaleur du contact de sa main mais ne broncha pas. - Je n’ai pas besoin de votre pitié, professeur Majoly… - De quelle pitié parlez-vous ? Je n’avais pas de cavalier, vous n’aviez pas de cavalière…j’ai pensé que ce serait une bonne idée voila tout ! - Ce n’était pas… Laetitia ne le laissa pas finir, le bal était dans deux jours et elle fixa l’heure de rendez vous à dix neuf heure trente dans le hall de la salle de réception. Elle ôta sa main presque à regret de l’épaule de Severus mais remarqua avec plaisir que celui-ci ne s’était pas dégagé de celle-ci. - Bonne soirée Severus ! Nous nous verrons peut être au diner…sinon à dans deux jours ! Lui lança-t-elle d’une voix douce. Il ne répondit pas mais ce n’était pas grave, Laetitia sentait au plus profond de son cœur qu’il était content même s’il ne le montrait pas. Après le diner -auquel il avait participé cette fois- Severus semblait s’être déridé. Il avait passé un bon moment à discuter avec le professeur Dumbledore puis il avait pris part à pratiquement toutes les conversations. Les professeurs qui connaissaient Rogue depuis longtemps n’en revenaient pas de ce changement de comportement mais étaient néanmoins ravis de pouvoir profiter des grandes connaissances de ce dernier. A plusieurs reprises, son regard croisa celui de Laetitia et au même moment il se sentait envahit par un sentiment de bien être. Un peu plus tard alors qu’il allait regagner sa chambre, il fut interpellé par le professeur Verneuil. - Chapeau mon vieux ! Lui lança-t-il avec toute l’arrogance de sa jeunesse. Vous avez été plus rapide que moi sur ce coup la ! J’espère néanmoins que me laisserez une danse ou deux avec le professeur Majoly. Severus se rembrunit aussitôt. - Le professeur Majoly est libre de choisir avec qui elle souhaite danser. Répliqua t’il froidement avant de tourner les talons et de disparaitre dans la pénombre d’un couloir. Plus rapide ? Qu’avait il voulu dire par là ? |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XV- E comme explication ou comme ENAMORENTO. Ven 15 Sep - 12:49 | |
| Chapitre XV- E comme explication ou comme ENAMORENTO. Le cours de métamorphose ne se déroulait pas comme à l’accoutumée et Minerva Mac Gonagall ne savait plus quel ton adopter afin de ramener un peu d’attention sur le sujet du jour. Les élèves n’étaient pas désagréables, mais ils passaient leur temps à soupirer ou à regarder par les fenêtres d’un air songeur. Même Miss Granger –pourtant sa meilleure élève- semblait ailleurs et ne parvenait pas à transformer sa bave de crapaud en blanche colombe. Minerva leva les yeux au ciel exaspérée et se rassit à son bureau. La St Valentin occupait les pensées des élèves en permanence depuis une semaine et il était difficile de trouver un sujet qui puisse rivaliser avec le bal. Alors qu’elle se résignait à corriger des copies de deuxième année, une voix perça le silence de la classe. - Professeur ? Pouvez-vous nous parler de l’Enamorento ? Minerva sursauta et ajusta ses lunettes sous l’effet de surprise. Comment se pouvait-il qu’elle soit au courant ? Aurait-elle surpris une conversation du professeur Dumbledore ? Non c’était impossible ! Devant l’air surpris de son professeur, Hermione bien décidée à en savoir un peu plus que le peu qu’elle avait découvert, avança des arguments concluants. Après tout Enamorento venait du mot Amour et demain à Poudlard on s’apprêtait à célébrer la fête de l’amour…C’était donc d’actualité. Le professeur Mac Gonagall vaincu par la détermination de son élève mais aussi soulagée de trouver un terrain favorable à l’attention de sa classe, pris un air résigné et entama une longue explication. - Il y a bien longtemps, une caste de sorciers appelés les Bonaventuriens firent une prophétie qui ne fut jamais réalisée. Cependant pour que personne n’oublie cette prophétie, ils la divisèrent en trois parties et l’inscrivirent à trois endroits différents de façon à ce qu’il en reste toujours une trace et que celle-ci puisse traverser les temps sans se perdre. Ils utilisaient une langue peu étudiée et fort complexe : la… - Symbolique ancienne…Murmura Hermione dans un souffle. - Que dites-vous Miss Granger ? demanda le professeur Mac Gonagall en haussant les sourcils. - Rien professeur ! Je me demandais seulement si on avait connaissance des endroits où était inscrite cette prophétie et surtout ce qu’elle annonçait ! - Et bien… continua Minerva devant une trentaine de paires d’yeux fixés sur elle, on sait par exemple qu’une partie de la prophétie est inscrite sur un des murs de l’école de Durmstrang. Nous supposons que les deux parties manquantes se trouvent à Poudlard et à l’académie de Beaux Bâtons. - Vous supposez ? Vous voulez dire que vous ne savez pas où elles se trouvent vraiment ? demanda Lavande Brown. - C'est-à-dire que très peu de sorciers accordaient de l’importance aux prophéties des Bonaventuriens et à celle ci en particulier. Le temps a fait son travail et le secret de la prophétie est tombé aux oubliettes…emportant avec lui les derniers Bonaventuriens ! Se défendit Mac Gonagall. Ils étaient peu nombreux et…comment dire…spéciaux. Ils ne se mélangeaient guère à la communauté et n’observaient que leurs propres règles. Le ministère n’ayant pas d’argument valable pour les bannir, ils ont été exclus et cantonnés en un endroit précis. C’était pour la plupart, des sorciers et sorcières très puissants, la fondatrice de Poufsoufle –Rowenna Serdaigle- était une des leurs. Ils avaient des visions individuelles et communes qu’ils tentaient d’expliquer mais personne n’y faisait attention et on les traitait de marginaux. Un soir cependant, ils eurent tous la même vision…une vision atroce. Le mal envahissait la communauté des sorciers et anéantissait tout sur son passage…Il ne régnait plus qu’un profond silence et les ténèbres étaient partout… Le regard de Minerva se fit lointain jusqu’à tomber dans le gouffre du passé. Elle cligna des yeux face à une lumière d’une forte intensité et lorsqu’elle les rouvrit, elle avait six ans et était assise sur un petit fauteuil face à sa grand-mère paternelle Miranda Mac Gonagall. - Grand’ ma ! Raconte-moi encore l’histoire de la prophétie de l’Amourento ! demanda t’elle d’une petite voix fluette mais déjà persuasive. Grand’ma sourit à la fillette et posa le livre qu’elle était en train de lui lire. - Je vois que cette histoire est la seule qui te plaise vraiment Minerva. C’est au moins la huitième fois que tu me demandes de te la raconter. Et puis ce n’est pas la prophétie de l’Amourento mais la prophétie de l’Enamorento. - Oui Enamorento c’est ça Grand’ma ! Raconte encore s’il te plait ! - Très bien…Il y a très longtemps de ça - je n’étais pas née et tout comme toi en ce moment c’est de ma grand mère que j’ai eu vent de cette histoire- vivait un groupe de sorciers appelés Bonaventuriens. Ils avaient tous de grands pouvoirs et étaient très puissants, mais ils ne se mélangeaient guère au reste de la population sorcière et vivaient de façon plutôt marginale. Un beau matin, l’un d’entre eux -facilement reconnaissable grâce au signe de distinction de leur appartenance à la caste Bonaventurienne tatoué sous leur avant bras- fut retrouvé pendu à l’entrée de la ville de Hillbox Hollow. Il tenait dans sa main un bout de parchemin avec une écriture inconnue alors. Le ministère décida d envoyer des Aurors interroger les Bonaventuriens dans le camp où ils vivaient, mais à leur arrivée, le camp était désert et un des bourrasques balayaient leurs effets personnel dans la poussière et la terre. On aurait dit qu’une tempête était passée par là et avait tout dévastée. Le Ministère classa l’affaire sans suite et on entendit plus parler des Bonaventuriens pendant un certain temps. Des années après, on retrouva le corps d’une femme au fond d’une rivière en Russie, elle tenait elle aussi entre ses mains un bout de parchemin avec une écriture similaire à celle du parchemin trouvé entre les mains du Bonaventurien mort par pendaison. En regardant de plus prés, les agents du Ministère se rendirent compte que les deux morceaux s’assemblaient parfaitement et que l’écriture correspondait. Ils en conclurent que la femme était également une Bonaventurienne et de nouveau on classa l’affaire sans suite. Cependant certaines personnes haut placés au ministère s’intéressèrent de plus prés au parchemin et tentèrent d’élucider le mystère des Bonaventuriens. Ce fut un échec total. Les choses commencèrent enfin à bouger lorsque l’on retrouva le troisième corps en France et avec lui le troisième et ultime morceau de parchemin manquant. Il fut impossible d’élucider les causes de ces morts mystérieuses. Le Ministère lança un appel pour retrouver les membres restants des Bonaventuriens et toutes sortes d’avis de recherche envahirent les villes petit à petit. Pendant dix ans ce fut le silence complet, mais un jour, une femme arriva au Ministère en très mauvais état. On voulut l’envoyer de toute urgente à Ste Mangouste mais elle refusa en expliquant dans un faible souffle qu’elle avait une révélation de grande importance à faire au ministre de la magie et que celle ci concernait la disparition des Bonaventuriens. Le ministre fut prévenu aussitôt et arriva aussi rapidement que possible au chevet de la femme. Elle s’appelait Calista Norwood, c’était une des dernière Bonaventurienne en vie et elle n’avait que très peu de temps devant elle. Elle raconta qu’un soir, il y a bien longtemps, les Bonaventuriens avaient eu une vision commune qui les avaient assez effrayés pour qu’ils prennent la décision de se séparer en trois groupes et de disparaitre à travers trois pays : l’Angleterre, le France et la Russie. Cette vision était en réalité une prophétie de la plus haute importance et l’avenir de la paix dans la communauté des sorciers en dépendait. La vision représentait les Ténèbres… Les Ténèbres envahissant tout sur leur passage et le mal se rependant à une vitesse phénoménale. Il ne régnait plus que tristesse et désolement dans les villes désertes. Les écoles étaient fermées aux sorciers n’étant pas de source dite pure et on ne pratiquait plus que de la magie noire. Les prisons quand à elles, étaient bondées d’innocents dont les cris terrorisés n’indiquaient que trop bien les souffrances et châtiments dont ils étaient les objets… c’était la fin de tout, il n’y avait plus d’espoir… puis tout d’un coup, une lumière aveuglante balayait les Ténèbres comme par enchantement. Pour l’ensemble des Bonaventuriens la vision s’arrêta là, mais elle continua pour le plus jeune membre qui se mit à parler haut et fort. Il indiqua que le mal serait vaincu par l’amour qu’un homme et une femme éprouveraient l’un pour l’autre. Ces deux êtres seraient plus puissants que la normale mais ils n’en sauraient rien. De l’amour qu’ils se porteraient naitrait le pouvoir absolu de l’Enamorento contre lequel le mal ne peut rien… La femme demanda à ce qu’on lui apporte le parchemin reconstitué et donna aux personnes présentes autour d’elle la traduction exacte. Le ministre lui demanda si on savait quand est ce que ce cataclysme allait se produire mais la femme ne put lui donner de réponse et se contenta d’hocher la tête négativement. Elle disait que les agents du Mal avaient déjà commencés leurs sales besognes en tuant les uns après les autres les détenteurs de la prophétie de l’Enamorento –autrement dit tous les Bonaventuriens- et que c’est pour cette raison que les survivants se protégeaient en se mélangeant à la communauté de façon à ce qu’on perde leur trace. Il restait très peu de Bonaventuriens mais le secret de la prophétie serait -grâce à eux- toujours protégé. Elle agrippa la main du ministre en tremblant et prononça d’une voix qui semblait sortir d’outre tombe - IL FAUT ABSOLUMENT PROTEGER LES ELUS ! CE NE SONT PAS DES ETRES COMME LES AUTRES, PRIVES D’AMOUR PATERNEL POUR LA FEMME ET MATERNEL POUR L’HOMME, ILS ONT ENFOUIS LEURS SENTIMENTS SOUS UNE CARAPACE SOLIDE COMME UN ROC...MAIS ENSEMBLE ILS LIBERERONT UN AMOUR SI PUISSANT QU’IL NOUS SAUVERA TOUS ! Je vous en prie il faut me croire, c’est une question de… Elle ne put terminer sa phrase, un spasme violent la secoua soudainement et lorsque sa tête retomba sur l’oreiller, elle s’était éteinte à tout jamais. A la suite de cet évènement, le ministre mis en place une sorte de milice sorcière secrète afin de ne pas inquiéter la communauté, mais les années passèrent et rien de ce qu’avait prédit la femme ne se passa. Certes, il y eut comme toujours des duels et des heurts entre les sorciers se disant de Sang purs et les sorciers issus d’un ou des deux parents moldus mais pas de guerre ou autre chose que le ministère ne puisse pas entraver d’une manière ou d’une autre. Avec les années, on ne fit plus aucun cas de cette prophétie, mais les personnes présentes autour de cette femme et qui avait tout entendu de cette histoire la racontèrent à leurs conjoints, à leurs enfants qui la racontèrent à leur tour à leurs enfants et ainsi de suite. Finalement l’histoire de la prophétie de l’Enamorento ne s’est jamais perdue grâce à cette chaine humaine mais le seul intérêt qu’on lui porte c’est que c’est une histoire qui plait aux enfants et aux amoureux ! Finit Grand’ma sur un ton empli de douceur. - Grand’ma ? Qui sont ces deux élus ? Miranda eut un sourire bienveillant et répondit à sa petite fille qu’il n’avait été donné aucun nom et qu’après bien des recherches infructueuses, le ministère avait décidé de clore le sujet. Minerva sur son petit fauteuil d’enfant ferma les yeux et se mit à penser qu’elle était l’élue et qu’elle sauvait le monde des sorciers…- Professeur Mac Gonagall ? Minerva ouvrit les yeux et mis quelques secondes avant de réaliser qu’elle était dans sa classe et entourée de ses élèves de sixième année. - Oui où en étais-je ? demanda t’elle en s’adressant à Ronald Weasley qui se trouvait prés d’elle. - Vous parliez de la vision commune des Bonaventuriens concernant l’invasion du Mal et des Ténèbres sur notre communauté. Minerva leur raconta à son tour ce que sa grand-mère lui avait appris à ce sujet des années auparavant et observa avec plaisir que cette histoire plaisait énormément aux jeunes gens. - Professeur ? demanda Hermione lorsqu’elle eut terminée. Est-ce qu’Harry pourrait être un des élus ? Il y eu une minute de silence dans la classe et tous les regards convergèrent vers Harry qui gratifia Hermione d’un coup d’œil assassin. - Je…enfin…vous savez ce n’est qu’une histoire Miss Granger et je ne pense pas que l’on puisse lui accorder une once de véracité. Depuis des siècles, il ne s’est jamais rien produit de ce qui avait été prédit et… - Peut être mais si c’était vrai, pensez vous qu’Harry pourr… - Non ! La coupa Minerva. Bien que je ne doute pas de la puissance des pouvoirs de Mr Potter, la prophétie indiquait que l’élu masculin aurait manqué d’amour maternel, hors Mr Potter était fortement aimé de sa mère…Elle eut un regard compatissant à l’attention d’Harry mais voyant le malaise du jeune homme, elle mit fin à la conversation et leur demanda de reprendre leur exercice. C’est le moment que choisit la cloche pour mettre fin au cours de métamorphose. Une fois dans le couloir, Harry demanda à Hermione ce qui l’avait poussée à dire une telle ânerie. Celle-ci vexée lui expliqua que ce n’était pas une « ânerie » mais peut être la vérité car après tout Voldemort représentait le mal et Harry était le seul à l’avoir vaincu enfin presque, puisqu’il avait pu en réchapper très affaibli. Il manquait l’autre personne, la femme, l’élue… celle avec qui Harry viendrait à bout du mage noir. - Mais enfin Hermione ! Ne me dit pas que tu crois à cette histoire ? Ce ne sont que des sornettes et même le professeur Mac Gonagall le pense ! S’insurgea Ron. - Je suis d’accord avec Ron. Répondit Harry un peu agacé et désirant mettre un terme à cette conversation. Hermione fronça les sourcils, haussa les épaules et tourna le dos aux deux garçons. Harry et Ron se regardèrent et en un clin d’œil se placèrent de chaque coté d’Hermione en passant un bras au dessus de ses épaules et en déposant un gros baiser sonore sur chaque joue de la jeune femme. Le résultat ne se fit pas attendre, ils éclatèrent de rire en même temps et Hermione finit par reconnaitre qu’elle se trompait surement et que cette histoire de prophétie n’était qu’une foutaise… |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVI – En attendant le bal… Ven 15 Sep - 12:57 | |
| Chapitre XVI – En attendant le bal… Ses copies corrigées, Severus décida d’aller se reposer un peu dans sa chambre avant sa prochaine et dernière heure de cours. Il avait passé une…bonne journée. Il n’aurait jamais imaginé pouvoir dire ça un jour et encore moins l’espérer. Il ôta sa robe de sorcier et s’allongea un moment sur son lit. Les élèves n’étaient pas comme d’habitude, ils avaient l’air plus intéressés, plus attentifs, moins apeurés…A moins que ce ne soit lui qui ne soit pas comme d’habitude ? Depuis qu’il avait appris -d’une façon certes plutôt radicale- qu’il serait le cavalier de Laetitia lors du bal de la St Valentin, il se sentait …comment dire ?...plus léger, moins énervé ! Il avait remarqué un changement d’attitude du coté de ses collègues enseignants, en effet ceux-ci recherchaient sa présence et tout au long de la journée, il avait été sollicité voire même dérangé pendant ses cours. Il y a quelques temps de cela c’était à peine si on lui adressait la parole sauf pour le saluer et la encore il sentait plus une forme d’obligation que de respect. Tout avait tellement changé depuis qu’il avait démasqué Laetitia. Les choses s’enchainaient à une vitesse phénoménale et un tourbillon de sentiments inconnus venait semer la pagaille dans le corps -et l’esprit- bien (trop) ordonné de Severus. Demain, il accompagnerait la plus belle femme qu’il n’ait jamais vu à un bal…LUI SEVERUS ROGUE…lui le solitaire caverneux et renfrogné…c’était à se demander s’il ne rêvait pas. Des bals, il en avait fait depuis le début de sa carrière à Poudlard…mais toujours seul. Il n’avait dansé que de rares fois et toujours avec la même personne…le professeur Mac Gonagall. Il sentait bien qu’elle s’en faisait une obligation et cela le mettait en rage mais il ne trouvait jamais le courage de lui refuser une valse. Mais cette fois, tout serait différent et pour la première fois de sa vie il se mit à voir les choses sous un autre angle…un angle clair…très clair. - Bellatrix tu as bien compris ? demanda d’une voix impérieuse Lord Voldemort. - Oui Maitre ! Répondit-elle en s’inclinant face au Seigneur des Ténèbres. Elle devait s’introduire à Poudlard de n’importe quelle manière afin d’analyser les failles de Dumbledore. Sa disparition d’Azkaban n’avait pas encore été remarquée et le ministère n’était donc point sur ses gardes. La communauté sorcière coulait des jours heureux s’attendant du jour au lendemain à voir apparaitre dans la Gazette : La découverte du Seigneur des Ténèbres par les Aurors et son jugement immédiat devant le Magenmagot… ou bien encore : La défaire et la mort du Mage noir face aux Aurors…Bellatrix plissa les yeux et un frisson de haine la parcourut littéralement de la tête aux pieds. Elle détestait tous ses imbéciles du ministère et espérait les tuer de ses propres mains une fois le pouvoir de son Maitre rendu à son apogée. Mais avant de les tuer, elle avait un compte à régler avec un….TRAITRE ! Le visage de Severus apparut devant ses yeux mais elle le chassa d’un mouvement de main furieux. - Nous nous occuperons de lui en temps voulu ne t’inquiète pas ! lui assura Lord Voldemort devinant que trop bien ses pensées. En attendant concentre toi et ne me déçois pas surtout ! Il lui tendit une louche remplie d’un liquide jaune doré fumant et bouillonnant férocement. La peur étreignit Bellatrix l’espace de quelques secondes mais elle craignait plus encore la colère du maitre. Elle s’approcha et bu le contenu de la louche. Le liquide était brûlant et sous la douleur elle porta les mains à sa gorge, mais ce n’était rien comparé à ce qui suivit. Elle eut l’impression qu’on lui déchirait les entrailles et qu’un corps à l’intérieur du sien grandissait et tentait de sortir de son enveloppe charnelle par tous les moyens…elle s’évanouit sans un cri. Lorsqu’elle reprit connaissance, elle était étendue dans une clairière bordée au loin par un petit torrent. Elle se releva péniblement et parcouru les quelques mètres qui la séparaient du ruisseau. Elle y plongea ses main et la fraicheur de l’eau lui procura un bien être immédiat, elle décida alors de se rafraichir le visage mais l’image que celui-ci lui renvoya en reflet dans le cours d’eau la laissa sans voix pendant plusieurs minutes. La potion avait fonctionné, elle était toujours Bellatrix mais le corps qu’elle habitait était celui d’une autre. Le maitre n’avait pas choisi un corps au hasard, le visage qui se reflétait dans l’eau était magnifique bien que très sophistiqué, des traits fins encadrait un visage à la peau claire et éclairé par d’immenses yeux vert émeraude. La corpulence de la jeune femme était parfaite et elle était vêtue très élégamment. - Alors es tu satisfaite ? Persiffla un serpent de taille raisonnable qui se trouvait non loin d’elle. - Maitre c’est…C’est PARFAIT ! Dit-elle d’un ton convaincu en lissant ses long cheveux noir qui eux étaient restés les mêmes. Avec cette apparence tout le monde n’y verra que du feu et pénétrer dans le château sera d’une facilité déconcertante ! Elle éclata d’un rire cristallin et se releva. Il lui donna quelques recommandations et disparut. Bellatrix se mit en route et se dirigea d’un pas sur vers un petit sentier rocailleux. Une centaine de mètres plus tard, elle l’aperçut et un éclair de vengeance passa dans ses yeux. Pré au Lard-trois kilomètres, indiquait le panneau planté en bordure du sentier. Elle transplana jusqu'à une ruelle sombre du village, ses pouvoirs étaient intacts et un éclair de satisfaction passa dans son regard. Elle fit apparaitre une valise imposante, s’en saisit et se rendit tranquillement vers l’hôtel le plus proche. Comme elle se trouvait à mi-chemin du bar Des Trois Balais et de l’Hôtel Nuit-Tranquille, un jeune homme l’accosta poliment lui proposant de l’aider à porter sa valise jusqu’à son hôtel. Il était beau comme un dieu et Bellatrix ne fut pas insensible à son charme. Avant même d’avoir pu lui répondre, il se saisit de la valise et l’escorta. Une fois sa chambre réservée et ses effets personnels pris en charge par l’elfe de maison, l’homme lui proposa de lui offrir une bierraubeurre au Trois Balais et elle accepta dans un sourire éclatant. Ils discutèrent de tout et de rien puis l’homme lui apprit qu’il était professeur d’Histoire de la Magie au grand collège de Poudlard. Sous l’effet de cette annonce Bellatrix faillit s’étouffer mais elle masque cela avec une toux due à une allergie passagère. Soudain une vois féminine se fit entendre derrière Bellatrix. - Et bien Grégory, tu ne me présentes pas ta nouvelle amie ? Le jeune homme ne parut même pas gêné, il se leva pour faire les présentations mais s’aperçut rapidement qu’il ne connaissait même pas le nom de sa charmante interlocutrice. Heureusement, Bellatrix fut plus rapide, elle se leva et tendit la main à la jeune femme aux courbes généreuses qui lançait un regard assassin au jeune homme. - Enchanté, Trixie Bel’Ange. L’autre femme lui serra la main à contre cœur et vint se placer le plus prés possible de Grégory. Celui-ci parut contrarié mais ne dit pas un mot. - Chéri, à quelle heure viens tu me chercher pour le bal de la St Valentin demain ? Minauda-t-elle. - Je te l’ai déjà dit…dix neuf heures trente ! répondit-il agacé. Elle n’eut pas le temps de répondre que le barman l’interpella rudement. - Elvira ! Trois whiskeys pur feu pour la table quatre ! Elle se leva et jeta un regard meurtrier au barman. - J’arrive Tom ! Pas la peine de crier ! Elle adressa un sourire conventionnel à Bellatrix et caressa le visage de Grégory langoureusement avant de s’éloigner en ondulant des hanches. - Je ne savais pas qu’il y avait un bal demain à Pré au Lard ? Dit Bellatrix en rompant le silence gêné qui s’était établi entre eux deux. Il lui expliqua que ce bal n’aurait pas lieu au village mais dans l’enceinte du château de Poudlard et devant l’air déçu de la jeune femme il murmura quelque chose qui ressemblait à de l’amertume de ne pas l’avoir rencontré plus tôt. Elvira l’interpella alors du fond de la taverne. Il soupira exaspéré et s’excusant poliment alla la rejoindre. Pendant ce temps, l’esprit de Bellatrix réfléchissait à toute allure, il fallait absolument qu’elle accompagne Grégory à ce bal au lieu de l’autre potiche qui lui servait de petite amie provisoire. Elle commanda deux autres bierraubeurres et vérifiant que personne ne regardait dans sa direction, elle vida le contenu d’une petite fiole qu’elle avait fait apparaitre dans l’un des verres. Grégory la rejoignit rapidement et tout en lui expliquant qu’il serait ravi d’être son guide durant la durée de son séjour se saisit de son verre et trinqua avec la jeune femme à leur rencontre. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVI Suite... Ven 15 Sep - 12:57 | |
| Chapitre XVI Suite... Laetitia se trouvait devant l’entrée du bureau d’Albus Dumbledore depuis cinq bonnes minutes, tentant désespérément de se remémorer le mot de passe. Après avoir essayé les noms les plus fantaisistes qu’elle ait pu trouver et tous les noms de bombons qu’elle connaissait, elle finit par se rendre à l’évidence… cela ne servait à rien de continuer. - Allez s’il te plait ouvre toi ! Murmura-t-elle agacée. La gargouille masquant l’entrée du bureau demeurait immobile comme pour lui tenir tête. Laetita lui tira la langue et vérifiant que personne ne pouvait la voir, ferma les yeux et se concentra. Presque immédiatement, dans un craquement sonore, la gargouille s’effaça devant la jeune femme. Avec un sourire vainqueur, elle s’engagea dans le passage et descendit rapidement l’escalier en colimaçon. Il régnait une ambiance particulière dans l’antre du professeur Dumbledore, des grimoires imposants côtoyaient toutes sortes de gadgets magiques plus farfelus les un que les autres. Que de bons souvenirs lui rappelait cet endroit… - Je vois que tu ne perds pas les bonnes habitudes !... Pourtant l’entrée de mon bureau est protégée par un sort très puissant… Laetitia rougit, le directeur de Poudlard se livrait à une de ses distractions favorites. Il était de dos et elle voyait parfaitement le fil argenté reliant ses souvenirs à sa baguette plonger dans sa pensine, il répétait ce geste plusieurs fois inlassablement. - Je suis désolée Albus, je ne me souvenais plus du mot de passe… - Bombons à frisouille ! Répondit-t-il sans se retourner. Il ôta un dernier souvenir de sa tête et posa ses deux mains sur le rebord de la pensine. - Approche Laetitia ! Lui dit-il doucement. La jeune femme s’exécuta et vint se placer à ses cotés. Que vois-tu quand tu regardes la pensine ? - Je vois vos souvenirs Albus mais… Il se retourna, posa ses mains ridées sur les épaules de Laetitia et lui adressa un sourire bienveillant. - Bien sur que tu vois mes souvenirs…même si pour cela tu n’as pas besoin de regarder dans ma pensine… A ce moment là, elle tourna les yeux vers la pensine et regarda les derniers souvenirs que Dumbledore avait déposés. Ce qu’elle vit lui mit les larmes aux yeux et elle ne put s’empêcher de poser encore une fois la question à laquelle elle n’obtenait jamais de réponse satisfaisante - Pourquoi m’avez-vous tenue éloignée de vous lorsque Voldemort faisait couler le sang des innocents…J’aurais pu vous aider, j’aurais pu… - Je sais ! lui répondit-il doucement. Mais c’était les ordres…ce n’était pas le moment… - LE MOMENT ? LES ORDRES ? Mais enfin Albus, de quoi parlez vous !!! Des enfants comme Potter, Granger, Weasley n’ont pas eu ce choix et ce n’était que des enfants…face au pire monstre de l’histoire de la magie…pendant que moi à l’autre bout du monde je souffrais le martyr de ne pas pouvoir être à vos cotés et me battre dignement… En disant cela ses mâchoires se contractèrent et elle dut faire en effort surhumain pour empêcher tous les objets qui se trouvaient dans la pièce d’éclater en mille morceaux. Les étagères se mirent à trembler, des livres se mirent à voltiger dans les airs et Fumseck poussa un cri déchirant. Dumbledore ne semblait pas affecté par ce qui se passait sous ses yeux, il se contentait de regarder Laetitia d’un air doux. Il connaissait l’étendue de ses pouvoirs et savait très bien qu’elle aurait pu détruire le château par sa seule pensée. Laetitia se ressaisit rapidement et le calme reprit possession des lieux, elle savait qu’Albus avait un secret et qu’il lui en coutait de ne pas lui en parler. - Tu es quelqu’un d’exceptionnel Laetitia, je te l’ai toujours dit. Ne crois pas que cette guerre du bien contre le mal est terminée…Tu as -j’en suis sur- un rôle important à jouer dans le futur et je te suis reconnaissant de ne pas fouiller mes pensées afin de découvrir ce à quoi je pense ! - Je suis curieuse…mais pas irrespectueuse…dit Laetitia dans un grognement qui arracha un sourire à Dumbledore. - Parlons d’autre chose veux tu ? Elle acquiesça avec une moue boudeuse. Je suis content que les relations entre le professeur Rogue et toi se soient améliorées ! Comme je te l’ai dit la dernière fois, il est… - Très bon Legilimens, excellent Oclumens et pour couronner le tout il déchiffre la symbolique ancienne ! Vous vous souvenez cette prophétie dont vous me parliez vous et Mme Maxime lorsque j’étais enfant…La prophétie des Bonaventuriens sur le pouvoir de l’Enamorento ! Vous me disiez que personne ne pouvait déchiffrer la symbolique ancienne mis à part les Bonaventuriens… pourtant moi j’y arrive et lui aussi. Il a fait semblant de s’aider d’un vieux livre sur les dialectes anciens…mais aucune traduction concernant la symbolique ancienne n’est écrite quelque part, vous le savez aussi bien que moi ! Le visage d’Albus demeura impassible et le sourire qui trônait sur son visage ne broncha pas, il se contenta de s’assoir à son bureau et pria Laetitia d’en faire de même. - Severus était un excellent élève tout comme toi Laetitia. Certaines personnes ont des facultés que d’autres n’ont pas. Le jeune Potter parle le Fourchelang… or très peu d’élèves ont ce don, mais il y en a ! Ce que je peux t’assurer c’est que ni toi ni Severus n’êtes des descendants des Bonaventuriens ! Cette réponse parut satisfaisante à Laetitia, mais elle n’étancha pas sa curiosité à l’encontre du professeur des potions. - Pourquoi est-il si sombre ? lui demanda-t-elle soudainement. Albus s’attendait à ce que cette discussion ne s’arrête pas là. - Et toi pourquoi te cachais tu sous cet accoutrement « si sombre » ? - Vous ne répondez pas à ma question…dit elle en souriant malicieusement. - Si la vie de Severus t’intéresse à ce point, tu n’as qu’à en parler avec lui. Au ton de sa voix, Laetitia sut qu’elle n’obtiendrait aucun renseignement de la part du directeur de Poudlard concernant Severus Rogue. Elle enchaina sur d’autres choses et ils passèrent un long moment à discuter. L’heure du diner sonna et l’ensemble des élèves et des professeurs se dirigèrent vers la grande salle en discutant joyeusement. A la table des professeurs, on discutait de l’organisation du Bal lorsque tout à coup le professeur Verneuil fit une apparition bruyante. - Pro…Professeur Dumbledore, il y a un changement concernant le bal de demain ! Il ne semblait pas dans son assiette et les autres professeurs marquèrent un temps de silence. - Que voulez vous dire par là professeur Verneuil ? demanda calmement Dumbledore. - Et bien j’ai changé de …de partenaire ! dit-il dans un mouvement de tête orgueilleux. J’ai rencontré une femme formidable et il m’a semblé qu’elle correspondait mieux à mes attentes qu’une simple serveuse de taverne. Le professeur Mac Gonagall eut une grimace de dégout devant tant d’arrogance et Laetitia étouffa un rire moqueur. - Très bien, vous me donnerez son nom après le repas et je procèderais aux modifications nécessaires. Grégory s’assit en face de Laetitia sans lui jeter un coup d’œil, il commença à manger mais il s’arrêta aussi subitement et demanda à ce qu’on lui passe la salière. D’un même mouvement, Laetitia et Severus qui étaient assis l’un à coté de l’autre se saisirent de la salière. Une décharge électrique de grande puissance secoua alors la table des professeurs, brisant quelques verres et assiettes sur son passage. Mme Pomfresh poussa un cri perçant mais cela ne dura que quelques secondes. Laetitia relâcha subitement la salière et Severus fit de même. Tous les regards convergeaient dans leur direction. Tout à coup Albus Dumbledore se mit à rire et les autres professeurs le regardèrent étonnés. - Oh excusez moi, je ne pensais pas que ça marcherait si bien…ces enfants sont vraiment plein d’imagination…Voyant l’incrédulité sur le visage de ses collègues, Albus continua. J’ai acheté cette salière-lance-décharge il y a quelques temps chez d’anciens élèves qui possèdent une boutique de farces et attrapes sur le Chemin de Traverse et… - Ahhh je vois ! Vous parlez des jumeaux Weasley ! Le coupa Mme Chourave qui se mit à rire à son tour. L’atmosphère se dérida et le repas reprit de plus belle. Toutefois personne n’osa toucher à la salière une seconde fois. Les élèves d’abord effrayés par ce phénomène furent rassurés de voir les professeurs retrouver leur calme et leur conversations sérieuses. Laetitia, Severus et Minerva savaient très bien que le professeur Dumbledore avait menti et sauver les apparences. - Pourquoi faites vous ça ?Laetitia sursauta, elle avait bien entendu mais autour d’elle personne n’avait réagi. Elle se tourna vers Severus mais celui-ci semblait absorbé par le contenu de son assiette. Pourtant elle n’avait pas rêvé, elle avait bien entendu sa voix par……télépathie… - Pourquoi penser que ça vienne de moi ? Je n’ai rien fait …et même à vrai dire je pensais que ça venait de vous ! - De moi ??? Mais c’est vous qui avez des pouvoirs…comment dire …spéciaux !Laetitia se mordit les lèvres sous l’effet de colère et ne répondit rien. Lui aussi la trouvait différente alors… - L’adjectif « intéressante » me semble plus approprié vous concernant !Et en plus, il se permettait de lire ses pensées, Laetitia se tourna vers lui avec un air courroucé mais celui-ci disparut bien vite de son visage lorsqu’elle vit se dessiner sur les lèvres de Severus un sourire de satisfaction malicieux. Ah il voulait jouer ! Très bien elle était prête. Ils s’amusèrent jusqu’à la fin du repas à se déstabiliser par télépathie alors qu’ils étaient en pleine conversation sérieuse avec un de leur collègue de travail. Vers la fin cependant, Severus réussit à mettre mal à l’aise Laetitia alors qu’elle parlait d’enchantement avec le professeur Flitwick. - Pourquoi cet imbécile de Verneuil est il venu me trouver pour me dire que j’avais été plus rapide ?Elle ne put finir sa phrase et il y eut un silence de quelques secondes qui parut une éternité à Laetitia. Elle se reprit et finit d’expliquer au professeur Flitwick sa théorie de défense contre les trolls des montagnes. Elle se servit un verre d’eau et pendant qu’elle buvait, elle put répondre à Severus. - Bien joué ! Maintenant concernant votre question précédente laissez moi vous expliquer. Le professeur Verneuil est venu me trouver il y a quelques temps pour m’inviter à l’accompagner au bal de la St Valentin…Il se trouve que je ne souhaitais pas l’accompagner alors j’ai dis…..heu…j’ai dis que…que vous m’aviez déjà invité… - Ah je comprends tout maintenant ! Le ton de la voix semblait amusé. De toute façon, vous avez bien fait de refuser…Je trouve pour ma part que vous ne « correspondez pas assez à ces attentes »…Laetitia eut du mal à dissimuler un fou rire et Severus garda toute sa constance. Pourtant au fond de lui son cœur gonflé de joie battait la chamade. Albus qui avait observé leur petit jeu en toute discrétion tout au long de la soirée se coucha avec du baume au cœur. Le jour du bal arriva enfin et la première chose à laquelle pensa Ron en se levant fut sa tenue de soirée. Le jeune homme gardait un souvenir cuisant de son dernier bal, il ne s’était jamais senti aussi mal à l’aise que ce soir là. Il portait alors une vieille robe de soirée marron quelque peu rapiécée. Des dentelles bordaient le col, le bas et les manches de la robe lui conférant un état plus que ridicule. Harry l’avait aidé à se débarrasser de quelques dentelles mais le véritable coup de main était venu de la main du professeur Mac Gonagall qui devant l’air atterré de son élève lui avait donné une apparence un peu plus acceptable. Ron dégagea sans bruit -afin de ne pas réveiller ses amis- une énorme valise qui se trouvait sous son lit et l’ouvrit prudemment. Soudain son sang se figea et il poussa un hurlement terrifiant… Harry, Neuville et Seamus firent semblant d’avoir eu peur et se levèrent d’un seul bond. - Mais enfin Ron que se passe t’il ? Demanda Harry en essayant de paraitre inquiet. - Ohhh Nooon ça recommence…gémit le grand rouquin d’un ton larmoyant. Il attrapa quelques chose dans la valise et remonta jusqu’à son cou la fameuse robe de soirée qui lui avait valu les pires moqueries de sa vie. Les trois camarades ne pouvant plus tenir face à ce tableau pittoresque éclatèrent de rire en se tenant les cotes. - Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle ! Se vexa Ron en jetant rageusement la robe dans la valise. Neuville fut le premier à se calmer. Il ramassa quelque chose sous son lit et le tendit à Ron. Celui-ci perplexe saisit le paquet et s’empressa de l’ouvrir. Un morceau de tissus tomba alors sur ses genoux, il le déplia et faillit tomber à la renverse quand il découvrit ce dont il s’agissait. Il tenait entre ses mains la plus jolie robe de bal qu’il n’ait jamais vu. Elle était en velours et la couleur vert bouteille seyait à merveille au jeune homme. - Mais…Mais je ne comprends pas ? murmura-t-il visiblement ému. - C’est un cadeau mais il ne vient pas de nous en vérité. Avoua Seamus. - En vérité, c’est Hermione qui la fabriqué pendant les vacances d’hiver…et sans magie ! Continua Harry. Elle n’osait pas te l’offrir et nous avait demandé de le faire à sa place. Alors avec l’accord de Neuville, de Seamus et des autres nous avons décidé de te la donner mais à une seule condition…Que tu avoues enfin tes sentiments à Hermione et que tu l’invites au bal. Vu que tu as réussi une des épreuves nous ne doutons pas de la réussite de la suivante ! Ron leur jeta un regard qui en disait long sur l’amitié qu’il éprouvait à leur égard et courut placer son cadeau sur un cintre. Il voulait faire une surprise à Hermione et il avait déjà sa petite idée. Lorsqu’il l’expliqua à ses camarades ceux-ci lui répondirent que c’était une excellente idée et qu’Hermione serait très surprise effectivement. La journée se passa sans encombre et dans une excitation telle que les professeurs donnèrent congé à leurs élèves avant même que la cloche eut sonné la fin des cours. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVII – Danses et confidences (1ere partie) Lun 18 Sep - 15:46 | |
| Chapitre XVII – Danses et confidences. Severus ajusta le col de sa robe de bal et se regarda une dernière fois dans le miroir. L’image que celui-ci lui renvoya lui parut satisfaisante. Il arborait une robe de bal magnifiquement coupée, la couleur noir profond de celle-ci lui conférait beaucoup de classe et le col mao lui donnait juste ce qu’il fallait d’originalité…l’ensemble était parfait. Ses cheveux aussi noirs que sa robe retombaient sur ses épaules et il avait hésité à se raser complètement. Finalement il ne regrettait pas, cette légère barbe naissante cassait son image de professeur dur et sérieux. Il inspira un grand coup et se rendit dans le hall de réception. Sur son passage, il croisa quelques élèves et leurs commentaires admiratifs donnèrent un peu plus de courage au professeur des Potions. Albus l’aperçut de loin et lui fit signe d’approcher. Presque tous les professeurs étaient là, il ne manquait plus que le professeur Verneuil, sa cavalière et Laetitia. Les professeurs Flitwick, Chourave, Bibine étaient accompagnés de leur époux respectifs, Mme Pomfresh donnait le bras à Firenze, le professeur Dumbledore avait pour cavalière le professeur Mac Gonagall. Tous semblaient heureux, même Hagrid qui arborait un énorme tournesol sur la poche de son veston. Firenze s’approcha de Severus en souriant. - Bonsoir Professeur Rogue. - Bonsoir Firenze. Répondit Severus un peu pris au dépourvu. - J’ai consulté la constellation d’Orion ce matin et elle annonçait… Il ne termina pas sa phrase. Le professeur Verneuil venait de faire son entrée avec sa cavalière et semblait obnubilé par celle-ci. Ils étaient tous les deux parfaitement assortis. Grégory Verneuil portait un ensemble veston-chemise-pantalon à pince gris perle qui mettait en valeur son corps musclé et faisait ressortir la couleur de ses yeux. Sa partenaire -une brune très sophistiquée mais très belle- n’avait rien à lui envier. Sa robe couleur parme légèrement transparente soulignait parfaitement ses courbes voluptueuses et un maquillage assez voyant lui donnait l’apparence d’une poupée directement sortie d’un magazine de mode. Ils s’approchèrent tout sourire et Grégory fit les présentations. - Professeur Dumbledore, voici la jeune femme merveilleuse dont je vous ai parlé : mademoiselle Trixie Bel’Ange ! A l’énonciation du nom de la jeune femme, un frisson désagréable parcourut l’ensemble du corps de Severus mais il n’en laissa rien paraitre. La jeune femme tendit sa main au professeur Dumbledore et celui-ci la salua courtoisement, puis elle fit le tour des autres professeurs escorté de son fidèle et beau chevalier servant. Lorsque ce fut le tour du professeur Rogue, Bellatrix/Trixie tressaillit de tout son être. Ce n’était pas possible que l’homme qui se trouvait en face d’elle en ce moment même fut Severus Rogue…le souvenir qu’elle gardait de Rogue était celui d’un homme au visage renfrogné, renfermé. L’homme qui lui faisait face était beau, imposant et…souriant. Il lui serra la main et elle sentit la différence entre un homme empli de force, de sagesse et de puissance tel que Severus Rogue et un gamin beau, intelligent et orgueilleux comme l’était le jeune Verneuil. Tout d’un coup, elle sentit que Grégory l’observait curieusement et se rendit compte qu’elle n’avait pas lâché la main de Rogue et que celui-ci paraissait ennuyé voire agacé de la situation. Elle lâcha la main de Severus presqu’à regret, tourna la tête vers le centaure qui se trouvait à cotés de lui et se força à le saluer poliment. Firenze ne lui tendit pas la main et se contenta de lui rendre son salut froidement. Le professeur Dumbledore proposa aux personnes présentes d’entrer dans la grande salle qui avait revêtu ses plus beaux atouts pour accueillir le bal de la St Valentin. Des milliers de bougies éclairaient la salle de réception, les couleurs qui prédominaient étaient l’or et le rouge. Des lutins de Cornouailles transformés pour l’occasion par le professeur Mac Gonagall en angelot aux joues rebondies, volaient et décochaient de leur minuscules arc des bulles colorées rouge et or en forme de cœur. Par moment ils poussaient la chansonnette et entamaient de jolies comptines ayant pour thème l’amour. Severus resta en retrait et ne pénétra pas dans la grande salle. Il s’inquiétait de ne pas encore avoir vu Laetitia. Et si elle avait changé d’avis ? Un éclair de tristesse traversa son regard l’espace d’une seconde. - Ne vous inquiétez pas, elle ne vous fera pas faux bond…cette soirée est trop importante pour vous deux ! Murmura une voix derrière lui. Il se retourna juste à temps pour voir Firenze s’éloigner. - Severus ? Severus se retourna de nouveau et la vision qui apparut sous ses yeux le mua de stupeur. C’était au delà de ce qu’il avait pu imaginer. Et si lui-même avait fait de l’effet auprès des autres professeurs, il était certain que Laetitia clouerait de surprise tout le monde. Elle se trouvait devant lui et portait une robe bustier vert pastel ornée de voiles transparents. Ses cheveux relevés en un magnifique chignon, laissaient échapper ça et là de jolies boucles anglaises. A son cou brillait une simple chaine en or qui retenait un petit médaillon et un léger maquillage donnait à son visage l’air d’un ange. Il s’approcha d’elle sans un mot et lui saisit la main avec beaucoup d’émotion. - Vous êtes….vous êtes magnifiquement belle ! lui assura-t-il d’une voix rauque. Le visage de Laetitia pris une légère teinte rosée et s’approchant de Severus, elle passa sa main sur le visage de celui-ci. Il tressaillit sous le contact de la peau de Laetitia. - Que vois-je ? Dit-elle d’un ton amusé. Vous n’êtes pas rasé ! Il attrapa la main de Laetitia qui reposait toujours sur son visage et la regarda droit dans les yeux. - J’ai entendu dire que le nouveau professeur de DCFM aimait bien les hommes un peu rebelles… La télépathie faisait désormais partie d’une de leur forme de conversations. Severus pris le bras de Laetitia et ils firent leur entrée dans la salle. Les conversations s’éteignirent comme par enchantement à la vue de ce couple irréel mais tellement complémentaire. Ce silence qui aurait pu les mettre mal à l’aise les fit au contraire sourire. - Et voila…je sais très bien ce que toutes ces personnes doivent penser…Que fait cette jeune femme exquise avec ce vieux grincheux de professeur des potions ? - Moi je pencherais plutôt pour : « Mais qui est ce charmant jeune homme au bras de cette petite bonne femme bizarre ? » Ils n’eurent pas besoin de se regarder, leur sourire complice en disait long. Albus se dirigea vers eux et complimenta Laetitia sur sa tenue. Son regard de père bienveillant n’échappa pas à Severus qui pensa au fond de lui que tous les hommes devaient avoir envie de la protéger. Elle avait une grande force de caractère mais sa silhouette gracile lui conférait une fragilité touchante. Le professeur Dumbledore donna ses dernières recommandations et il fut établi qu’il y aurait un roulement de garde des professeurs -sorte de chaperonnage- jusqu’à la fin de la soirée. Bellatrix/Trixie n’avait cessé de regarder Laetitia depuis le moment où elle était apparue au bras de Severus. Qui était-elle ? Bellatrix ne l’avait jamais vu auparavant. Elle se hâta d’interroger Grégory qui lui indiqua le nom et la fonction du professeur Majoly. Bellatrix fulmina intérieurement et fit un effort surhumain pour sourire lorsque Laetitia s’avança vers elle pour la saluer. Heureusement leur échange ne dura pas longtemps grâce au centaure qui lui fit signe de s’approcher et vers qui elle se dirigea en souriant. Comment pouvait on entretenir une relation amicale avec ces…ces animaux. - Waouhhh tu es super jolie habillée ainsi ! On dirait presque une fille ! Ironisa Firenze dans un clin d’œil complice. - Méchant ! Tu vas voir de quelle baguette je me chauffe ! lui répondit Laetitia en lui donnant une petite tape sur l’épaule. - En tout cas « Greg chéri » a l’air de s’être consolé rapidement après sa défaite…Continua le centaure à voix moqueuse. Laetitia jeta un coup d’œil rapide à Trixie et se retournant vers Firenze, elle lui dit que le choix de Grégory était très bien et que cette jeune femme était ravissante. - Moi j’ai un mauvais pressentiment…Dit Firenze d’un air songeur. - Mais non Finze ! (Finze étant le petit nom complice que Laetitia lui avait donné dés le début de leur relation amicale) Je suis sure que tout va très bien se passer et de plus ta cavalière à l’air en forme ! Firenze se retourna alors vers Mme Pomfresh qui lui adressa un petit signe complice de la main à l’autre bout de la salle. - Tu vois ! murmura Laetitia d’un air victorieux. Firenze lui jeta un regard affectueux. - J’ai de la chance de t’avoir comme amie. D’ailleurs à ce titre, il faut que je te dise que tu vas passer une bonne soirée…et c’est tout ce que je dirais…Ah les élèves arrivent ! Effectivement des élèves commençaient à faire leur apparition et au son de leur voix, on percevait nettement l’excitation et l’émerveillement qui s’emparaient d’eux. Laetitia avait rejoint rapidement Severus pour les accueillir. Elle remarqua toutefois un voile de tristesse qui disparut très vite dans les yeux de son partenaire. A quoi pouvait-il penser ? Elle se résolut de l’interroger dés qu’ils auraient un moment propice à une discussion. Harry venait d’entrer dans la salle en compagnie de Ginny, il portait sa robe de bal noire et la jeune femme était vêtue d’une robe rose pale qui mettait en valeur ses cheveux roux, bouclés pour l’occasion. Ils se dirigèrent vers Seamus et Aurore Drumst qui discutaient gaiment autour d’un verre de punch. Neville et Luna firent une apparition remarquée grâce à la tenue de cette dernière. En effet, Luna connue pour ses goûts excentriques –qui ne paraissaient pas poser de problème à Neville en tout cas- portait ce soir là, une robe aux couleurs de l’arc en ciel et des bijoux fantaisistes de taille énormes. Ils paraissaient tout deux très contents et rejoignirent le groupe dans un échange de rire et de clins d’œil. Il ne manquait plus que Ron et Hermione. Les filles se mirent à parler chiffons et à observer les tenues vestimentaires de leurs camarades pendant que les garçons parlaient Quidditch et tactiques concernant le prochain match. Devant sa glace, Hermione se contemplait sans parvenir à se décider. Devait-elle lâcher ses cheveux ou faire un chignon ? Elle soupira et s’assit doucement sur le rebord de son lit, elle voulait tellement que Ron la trouve jolie. Lorsqu’il avait posé ses mains sur ses épaules et qu’il avait enfin osé l’inviter, elle avait cru que son cœur allait exploser de joie….elle l’aimait tellement. Elle revit leur première rencontre comme si c’était hier, ils avaient onze ans. Très vite, ils étaient devenus inséparables et leurs chamailleries constantes montraient à quel point ils ne pouvaient se passer l’un de l’autre. Aujourd’hui, ils étaient presque des adultes et les sentiments d’Hermione avaient bien évolués envers Ronald Weasley. Elle l’aimait comme une femme aime un homme, ses sentiments étaient très forts et elle avait du mal à les dissimuler parfois. Pourtant elle était bien obligée car il était impossible de savoir ce que Ron ressentait pour elle et Hermione avait peur de souffrir…après tout elle n’était pas issue d’une famille de sorciers au sang pur…alors que Ron oui. Les mots du professeur Majoly lui revinrent à l’esprit et un sourire timide apparut sur ses lèvres. Elle se rendit compte tout à coup que l’heure avançait et qu’elle était déjà en retard…Ron n’allait pas apprécier. Elle voulut se lever mais deux mains se posèrent sur ses yeux avec beaucoup de douceur…elle ne l’avait pas entendu venir mais savait déjà qu’il s’agissait de Ron. - Oh Ron je suis désolée…Je ne voulais pas te faire attendre, je… Les mains restèrent posées sur ses yeux mais les lèvres de Ron se posèrent lentement sur son cou et le contact provoqué par ce baiser les fit frissonner tout les deux. Il y eut dix secondes de silence et Ron libéra la vue d’Hermione. Elle se retourna encore toute secouée par ce qui venait de se passer et un grand sourire éclaira son visage. - Tu as mis mon cadeau ! Elle te va à ravir je trouve et…Elle se tut ne sachant plus que dire et la gorge bloquée par l’émotion, elle baissa la tête. Ron qui n’avait pas dit un mot s’approcha d’elle jusqu’à être assez prés pour que son visage touche celui d’Hermione. Il ressentait quelque chose de très fort et son cœur cognait si fort contre sa poitrine qu’il lui semblait qu’elle allait céder d’un moment à l’autre. Il saisit délicatement le menton d’Hermione l’obligeant ainsi à relever la tête. Leurs yeux brillaient intensément et plus rien n’existaient autour d’eux. Ron pris la parole le premier et le ton de sa voix parut plus mûr et plus rauque à Hermione. - Hermione, tout d’abord je voulais te remercier pour ton cadeau, c’est vraiment magnifique et je la garderais toute ma vie tu peux en être sure ! Ensuite, je pense qu’il est grand temps pour moi de t’avouer quelque chose avant que quelqu’un d’autre ait plus de courage que moi et me vole ainsi la personne à laquelle je tiens le plus ! - Ron, je… - Attend laisse moi finir. L’interrompit- il d’un ton doux mais ferme. Elle lui sourit et le fixa tendrement. On se connait depuis longtemps maintenant et je crois…enfin je suis sur que je….-Il marqua une pause- T’AIME. Ces derniers mots furent prononcés avec une grande sincérité et les larmes qui s’échappèrent des yeux de la jeune fille montrèrent à quel point elle y avait été sensible. Ron les essuya tendrement et la serra dans ses bras de toute sa force. Ils restèrent longtemps enlacés ainsi. La cloche sonna neuf heures tout à coup et ils se séparèrent presqu’à regret, leurs amis devaient les attendre depuis un bon moment et se poser quelques questions. Ron pris la main d’Hermione et l’entraina en courant dans les couloirs. Il freina subitement devant l’entrée de la grande salle et Hermione surprise par cet arrêt brutal faillit tomber. - Quoi qu’est ce qu’il y a ? Demanda-t-elle essoufflée. Pour toute réponse, il l’attira vers lui et l’embrassa sur les lèvres. C’était leur premier baiser et il fut à la hauteur de leurs sentiments respectifs. Soudain la porte s’ouvrit devant eux laissant apparaitre Ginny. Sous l’effet de surprise, elle resta bouche bée puis un grand sourire apparut sur son visage - Ah ben ce n’est pas trop tôt ! S’exclama-t-elle d’un air réjoui. Puis elle se tourna vers son frère et lui pinça la joue affectueusement. Je suis fière de toi grand frère ! Ron eut une moue boudeuse et les deux jeunes femmes éclatèrent de rire en l’entrainant vers la grande salle afin de rejoindre le reste du groupe. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVII (2eme partie) Lun 18 Sep - 15:48 | |
| Le professeur Dumbledore prit la parole, il fit un petit discours et souhaita une excellente soirée à toutes les personnes présentes. Pendant ce temps, Harry et ses camarades observait l’ensemble des professeurs présents. - Vous avez vu le mari du professeur Chourave…il a une salade frisée en guise de chapeau ! - Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont bien assortis ! Soudain Luna aperçut le professeur Rogue et le professeur Majoly. Elle émit un sifflement d’admiration en leur direction et aussitôt tous les regards se tournèrent vers les deux professeurs. - Ben dis donc, je n’aurais jamais cru pouvoir dire un jour que je trouvais Rogue super charmant ! - Moi je pencherais plutôt pour le professeur Majoly ! Renchérit Neville sur un ton émerveillé, ce qui lui valut un coup de coude bien placé de la part de Luna. Ginny et Hermione se répandirent en compliment sur leur professeur de DCFM. C’est vrai qu’elle était particulièrement belle ce soir. Aurore attira ensuite leur attention vers la cavalière du professeur Verneuil qui lui rappelait vaguement un mannequin du magasine « Sorcières actuelle » - Je la trouve trop maquillée et trop…commença Hermione. - Sophistiquée ! Continua Ginny en lançant un clin d’œil à Hermione. - Lui par contre…quelle élégance ! Soupira Luna. Les garçons se mirent à ricaner bêtement et allèrent chercher un verre de punch à leur cavalières, tout en singeant les manières du professeur Verneuil qui anticipait tous les souhaits de sa partenaire comme un parfait esclave. - Alors Ron ? Comment ça c’est passé avec Hermione ? Demanda gentiment Neville. Le principal concerné n’eut pas besoin de répondre, l’expression de bonheur qui s’affichait sur son visage depuis son entrée dans la salle en disait long sur ce qui c’était passé. Ses camarades furent ravis pour lui et lui assénèrent quelques accolades amicales. Il y eut du mouvement sur l’estrade et quelques musiciens s’installèrent tranquillement. Dix minutes plus tard, ils entamèrent un air de valse, la première danse de la soirée. Le professeur Dumbledore pris la main de sa cavalière d’un air distingué et se dirigea vers la piste de danse aussitôt suivi par d’autres professeurs et quelques élèves dont Luna et Neville. Laetitia et Severus servaient les élèves en boisson et n’avaient pas eu un moment de répit depuis le début de la soirée. Severus observa Laetitia en coin et vit qu’elle regardait avec envie les couples qui dansaient sur la piste. - Si vous voulez danser, je peux garder la table-bar tout seul pendant un moment ! Lui proposa-t-il doucement. Elle le regarda étonnée. - Merci mais ça va aller. Lui répondit-elle un peu froidement. Elle avait effectivement envie de danser mais pas avec n’importe qui. Elle aurait aimé qu’il l’invite à danser avec lui plutôt que de lui proposer de trouver un autre partenaire. Elle alla se placer à l’autre bout de la table à l’opposé de Severus et ferma à double tour ses pensées. Que lui arrivait-il ? Elle ressentait quelque chose d’étrangement fort en sa compagnie, c’était comme si leur corps étaient deux aimants qui s’attiraient inlassablement. Elle avait déjà eu des petits amis mais jamais elle n’avait ressenti quelque chose d’aussi intense pour quelqu’un et d’ailleurs elle devait avouer que cela lui faisait un peu peur. Elle n’eut pas le loisir de continuer à réfléchir car un groupe d’élève masculin lui jetant des regards admiratifs vint lui demander quelques verres de bierraubeurre. Elle les servit avec le sourire et se tournant vers Severus elle vit qu’il connaissait lui aussi un certain succès auprès de la population féminine. La première danse terminée, Firenze et Salomé Pomfresh s’avancèrent vers eux en souriant. - Allez à votre tour ! s’exclama Salomé en s’emparant de la louche qui servait à remplir les verres de punch et en poussant gentiment Severus vers Laetitia. Celui-ci chercha de l’aide auprès de Firenze mais le centaure esquissa un haussement d’épaule désolé à son encontre et se dépêcha de rejoindre la pétillante infirmière. Laetitia qui avait vu son manège crut qu’il ne voulait pas danser avec elle et pris un air renfrogné. - Ne vous inquiétez pas, je ne vous obligerais pas à danser avec moi ! lui assura-t-elle froidement. Il l’a regarda d’un air étonné et lui prenant le bras fermement, l’entraina vers la piste de danse. Il passa un bras autour de sa taille et de l’autre lui saisit la main, puis ils commencèrent à valser au milieu des autres couples. Laetitia fuyait son regard et regardait autour d’elle, soudain la pression du bras de Severus se fit plus forte et leurs corps se rapprochèrent jusqu’à se toucher. Elle tourna son visage vers le sien et leurs joues se frôlèrent en douceur. Ce qui se passa à ce moment là fut impressionnant, la luminosité des bougies fut si intense qu’elles fondirent toutes en quelques secondes et la salle de bal se trouva plongée dans le noir subitement. Il y eut quelques cris mais ce n’était pas des cris de panique…et certains élèves en profitèrent pour échanger quelques baisers à l’abri de la surveillance accrue de leurs professeurs. Severus serra encore plus fort Laetitia contre lui en espérant que le professeur Dumbledore mettrait du temps à remédier à cet incident. Pendant ce temps Bellatrix qui n’avait pas quitté des yeux le couple Rogue-Majoly tout en restant discrète en profita pour embrasser son cavalier et déverser ainsi sur ses lèvres quelques gouttes de la potion « Emprisonne-cœur » qu’elle avait elle-même fabriquée et inventée. Il était temps car les effets de cette potion ne duraient pas plus de quelques heures et il fallait se montrer sans arrêt vigilent afin de ne pas être pris au dépourvu. Grégory tenta de prolonger ce baiser mais elle le repoussa fermement et lui ordonna d’inviter le professeur Majoly à danser à la prochaine valse. Tout rentra dans l’ordre au bout de cinq minutes, les bougies réapparurent et les angelots reprirent leurs vols gracieux dans le plafond étoilé. La valse se termina en douceur et alors que les musiciens entamaient l’air de la prochaine danse, le professeur Verneuil se précipita sur Laetitia et l’arrachant presque des bras d’un Severus stupéfait il l’entraina à l’autre bout de la piste de danse. Severus n’eut pas le temps de se poser d’autres question, une main s’accrocha à la sienne et Trixie Bel’Ange tout en souriant l’entraina également d’un pas souple à valser avec elle. - Excuser le Severus, il est jeune et il avait tellement envie de danser avec le professeur Majoly. Ceci dit je ne suis pas mécontente de me retrouver avec vous…Lui susurra t’elle langoureusement. Severus eut de nouveau le même frisson désagréable et tenta de maintenir une distance respectable entre sa nouvelle partenaire et lui. C’était difficile car elle se rapprochait de lui à chaque fléchissement de jambes. Il bouillonnait de colère intérieurement et cela devait se lire sur son visage. Pourtant sa partenaire continuait à lui sourire et cela ne fit qu’augmenter sa colère. - Vous ne trouvez pas qu’ils vont bien ensemble… jeunes et beaux tout les deux ! Elle soupira et observa d’un air satisfait qu’elle avait touché un point sensible. En effet Severus s’était tourné vers Laetitia et Grégory et regardait d’un œil inquiet le couple qu’ils formaient. Il ne répondit rien et souhaita que la musique s’arrête rapidement. Bellatrix le regarda de plus prés et oublia l’espace de quelques secondes la mission que le Seigneur des Ténèbres lui avait confiée. Elle l’aimait encore malgré ce qu’il lui avait fait, malgré sa trahison…elle s’approcha doucement pour l’embrasser mais Severus se recula instinctivement et la repoussa brusquement. Bellatrix resserra les mâchoires pour contenir toute sa haine…ainsi il la repoussait une fois de plus. Et bien il allait payer et même payer très cher…puisqu’il semblait tant tenir à cette jeune femme c’est par elle qu’il subirait la vengeance du Seigneur des Ténèbres. Elle retrouva sa constance en pensant au mal qu’elle allait pouvoir lui faire et réfléchit à la façon dont elle s’y prendrait. |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVII (3eme partie) Lun 18 Sep - 15:51 | |
| Laetitia passablement énervée du comportement de Grégory essaya de se dégager tant bien que mal de son étreinte mais ce fut peine perdue. Le professeur d’Histoire de la Magie sans doute féru de sport et fier de sa musculature en usait à ce moment même plus qu’il n’en fallait. Elle lui jeta un regard interrogateur et vit avec stupeur que les yeux de son partenaire étaient perdus dans le vide, il était comme ensorcelé… - Grégory ? Vous êtes sur que ça va ? lui demanda-t-elle doucement afin de ne pas attirer l’attention sur eux. N’obtenant pas de réponse, elle se concentra et parvient à se dégager des bras de son tortionnaire. Heureusement la danse touchait à sa fin. Il essaya de la rattraper mais elle fut plus rapide et se dirigea vers le professeur Dumbledore. Lorsqu’elle se retourna, Grégory dansait de nouveau avec sa cavalière attitrée. Albus voyant qu’elle n’était pas dans son assiette lui demanda si tout allait bien. Laetitia lui expliqua le comportement bizarre du professeur Verneuil et vit avec étonnement le visage du directeur de Poudlard prendre une expression inquiète. Il la rassura et se promit d’être sur ses gardes. Laetitia chercha Severus du regard et ne le trouvant pas dans la salle s’engagea dans les allées du parc. En chemin, elle tomba face à face avec Hermione Granger et Ronald Weasley, les deux jeunes gens lui adressèrent un grand sourire et continuèrent leur promenade main dans la main. Elle croisa d’autres couples mais pas de traces de Severus. Elle se concentra de nouveau mais il avait fermé ses pensées volontairement et elle ne parvenait pas à le localiser. C’était la première fois que Laetitia se trouvait confronté à un sorcier aussi puissant qu’elle. Certes, il ne maitrisait pas la télékinésie mais peut être avait il un autre don qu’elle ne possédait pas. Elle se résolut à retourner dans la salle de bal et regagna seule la table-bar ou Firenze et Salomé Pomfresh semblaient bien s’amuser. A la vue de son visage triste, Firenze se dirigea vers elle. - Que se passe-t-il ? Où est Severus ? Lui demanda t’il inquiet. Elle lui répondit qu’elle n’en savait rien et lui expliqua comment Grégory l’avait quasiment obligé à danser avec lui et comment Severus s’était retrouvé dans les bras de Trixie Bel’Ange. D’ailleurs elle aussi avait disparue apparemment…en effet à l’autre bout de la salle le professeur Verneuil discutait comme si de rien n’était avec Mr Bibine, mais sa charmante cavalière n’était pas à ses cotés. Soudain un étau se resserra autour du cœur de Laetitia…et s’ils étaient ensemble ? Et s’il était attiré par elle ? C’est vrai qu’elle était plutôt jolie…Tout à coup elle sentit que quelqu’un lui secouait les épaules doucement, elle retrouva ses esprits et vit le visage inquiet de Firenze. - Laetitia ? Qu’est ce qu’il t’arrive…tu es toute bizarre ! Ah voila Severus ! Elle se retourna et vit Severus qui se dirigeait vers eux. Au même moment, Trixie regagnait également la salle de bal. Laetitia sentit la frustration envahir son cœur et au même moment les vitres se mirent à trembler et tout ce qui était en verre fit mine d’exploser d’une minute à l’autre. Il fallait qu’elle se contienne mais c’était plus fort qu’elle… Elle croisa alors le regard d’Albus puis celui de Minerva et n’y tenant plus elle pris la fuite d’un pas rapide vers les jardins du château. Il fallait qu’elle s’éloigne de ceux qu’elle aimait afin d’écarter le danger qu’elle représentait pour tous. Finalement c’est vrai qu’elle était bizarre…qui voudrait d’une personne comme elle ? Elle finit par arriver prés d’une fontaine et s’assit sur un petit banc de pierre. Tout autour, elle entendait les murmures des élèves qui se promenaient dans la quiétude de cette belle mais fraiche soirée d’hiver. Elle n’avait jamais été comme les autres et avait attendu longtemps avant de pouvoir sortir avec un garçon. Mais dés lors que celui-ci avait connaissance de ses pouvoirs, il s’enfuyait prestement. Ce n’était pas grave puisqu’elle n’avait jamais éprouvé des sentiments forts envers un homme et vice versa. Elle serra dans sa main le médaillon qui pendait autour de son cou et ferma les yeux. Un bruissement se fit entendre tous prés et quelqu’un vint s’assoir à coté d’elle. Pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir de qui il s’agissait. Severus fut le premier à parler. - Je savais que c’était une mauvaise idée…Je vous avais prévenue. Ecoutez, je n’ai pas besoin de votre pitié, vous êtes jeune, vous êtes belle, c’est normal que vous soyez attirée par ceux de votre âge. Vous n’avez pas à vous priver… - Mais de quoi parlez-vous à la fin ? S’insurgea Laetitia en se retournant vers lui et en le regardant fixement. - Vous savez très bien de quoi je parle ! répondit il sans détourner le regard. Je parle de votre petit ami le centaure que… - Mon quoi ? Laetitia resta interloquée l’espace d’une seconde. C’était donc ça…il croyait qu’il y avait autre chose que de l’amitié entre elle et Finze ! Elle éclata de rire et devant l’air interloqué de Severus son rire redoubla. Humilié, il se releva mais elle fut plus rapide que lui. - Firenze n’est pas et n’a jamais été mon petit ami Severus ! Par contre c’est MON meilleur ami, mais notre relation s’arrête la. Lui dit-elle plus calmement. Severus marqua un temps d’arrêt, ce n’était pas possible, il n’avait pas pu se tromper. Il se retourna vers elle légèrement gêné et ne sachant pas quoi dire. Elle se leva et s’approchant de lui, elle lui saisit les mains et les posa sur ses tempes. - Vous voulez savoir ? lui demanda-t-elle avec un regard intense. - Ca ne me regarde... - Est-ce que VOUS VOULEZ SAVOIR ? Insista-t-elle fermement. - Oui… |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVII (4eme partie...heu oui il est super long...) Lun 18 Sep - 15:52 | |
| Firenze était accoudé à une balustrade de Poudlard et regardait les constellations d’un air triste. Soudain son regard convergeait vers la Forêt Interdite d’où il avait été banni par son père suite à l’aide apportée au jeune Potter et surtout par rapport aux rapports qu’il entretenait envers les humains .Une larme coula sur la joue du centaure. Larme qu’il essuya bien vite en entendant un bruit de pas se rapprocher de lui. - Hello Finze, tu n’arrives pas à dormir ? - Salut vieille branche ! Tu peux parler toi la somnambule attitrée ! Ils se mirent à rire et Laetitia vint s’assoir sur la balustrade au coté du centaure. - Ils te manquent n’est ce pas ?dit elle doucement en se tournant à son tour vers la Forêt Interdite. - De quoi tu parles ? - Arrête Firenze ! Tu sais très bien que je parle de ta famille ! Je vois bien que tu es malheureux loin des tiens ! Ne te mens pas à toi-même je t’en prie ! - Ecoute Laetitia, la vie est ainsi et je ne reviendrais pas en arrière ! Je ne regrette pas d’avoir porté le jeune Potter sur mon dos lorsque Voldemort voulait lui faire du mal, je ne regrette pas d’avoir pour meilleure amie une humaine, j’assume mes choix et si mon père et le reste du troupeau m’ont banni c’est qu’ils ne me comprenaient pas et que je n’avais plus rien à faire avec eux ! De toute façon les étoiles m’ont dit… - Oh toi et tes étoiles ! - S’il te plait n’en parlons plus ! Lui demanda-t-il comme une prière. Laetitia voulut répliquer mais devant le visage fatigué de son ami elle acquiesça en silence .Il lui souhaita une bonne nuit et s’éloigna d’un pas tranquille. - Je ne vais pas en rester là moi ! Dit-elle tout bas en sautant agilement de la balustrade…………………….
Il faisait nuit noire lorsque Laetitia pénétra dans la forêt Interdite. Mais elle n’avait pas peur et se dirigeait aisément vers un endroit précis. Un craquement sonore se fit entendre dans un buisson. Elle se retourna et tout à coup un jeune centaure sortit du buisson d’où était provenu le bruit. - Bonsoir Laetitia, je suis content que tu sois venue ! Comment va mon frère ? Lui demanda-t-il d’un air anxieux. - Bonsoir Vérone. Moi aussi je suis contente de te voir. Firenze n’est pas au meilleur de sa forme hélas… - Alors il faut mettre ton plan a exécution et montrer à mon père et aux autres qu’ils ont eu tort ! Tu es toujours d’accord n’est ce pas ? - Bien entendu Vérone…mais toi tu es prêt à souffrir ? Pour toute réponse le jeune centaure se précipita vers un grand précipice qui se trouvait non loin de là et s’y jeta avec un dernier regard rempli de confiance envers Laetitia. La jeune femme étouffa un cri et courut jusqu’au précipice. En bas, gisait le corps inerte du centaure. Bien décidée à n’avoir aucun recours à la magie, elle descendit le ravin dangereux en s’agrippant tant bien que mal aux parois glissantes de la roche. Lorsqu’elle fut en bas, le spectacle qui s’offrait à ses yeux lui donna des frissons d’effroi sur tout le corps. Le centaure replié sur lui-même baignait dans une mare de sang. Laetitia se mit à pleurer et à caresser l’encolure de Vérone. Celui-ci semblait endormi mais son cœur battait encore. Elle passa ses mains sous les bras de celui-ci et tenta de le soulever mais ce fut peine perdue, il était beaucoup trop lourd pour elle. Pourtant elle ne devait pas utiliser de magie…elle regarda autour d’elle et se rappela comment son père fabriquait toute sorte de chose avec du bois. Elle se hâta de ramasser de solides morceaux de bois et construisit une sorte de brancard de fortune. Après de nombreux efforts, elle réussi à y hisser le jeune centaure et commença son long périple pour retrouver le troupeau de Firenze. Au bout de deux heures, Vérone se réveilla et se mit à gémir. Laetitia fit une pause, elle transpirait et ses mains étaient ensanglantées à force de tirer son lourd convoi. Elle les essuya sur sa robe, s’agenouilla prés du centaure et lui caressa le visage doucement. - Laetitia il faut que ça marche ! - Calme-toi s’il te plait. Il n’y a pas de raison que nous échouions fais moi confiance ! Elle se remit en route et finit par arriver dans une belle clairière que la lune éclairait parfaitement. Etrangement elle eut un mauvais pressentiment et son corps fut secoué par un frisson désagréable…pourtant elle n’avait pas peur. Tout à coup, elle fut encerclée par une dizaine de centaure aux visages menaçants. - Tu as eu tort de t’aventurer sur nos terres, humaine ! Lui cria un centaure à la robe noire éclatante en s’approchant d’elle. Tu sais ce que tu encours ? Continua-t-il d’un ton ferme. Et que transportes-tu comme ça ? Il fit le tour de Laetitia et poussa un grognement horrifié en reconnaissant un des siens gisant pitoyablement à terre aux coté de l’humaine. - VERONE !!!!! hurla-t-il en se précipitant vers le jeune centaure. Les autres centaures se mirent à piétiner de peur et de colère. QUE LUI AS-TU FAIS ? Dit il en indiquant aux autres membres du troupeau de s’emparer de la jeune femme et en prenant dans ses bras Vérone. Laetitia fut emmenée à l’endroit où vivait le troupeau de centaures et déposée rudement à même le sol. Le chef du troupeau s’avança vers elle et la fusilla du regard. - Comment as-tu osé faire du mal à mon fils, humaine ? Laetitia toujours à terre lui expliqua que jamais elle n’aurait fait de mal au jeune centaure mais qu’au contraire l’ayant découvert ainsi elle avait décidé de le ramener auprès des siens afin que ceux-ci le guérissent rapidement. Son air calme et sa sincérité jouèrent en sa faveur. Le chef du troupeau s’approcha plus prés d’elle et la regarda de façon intense comme s’il essayait de lire en elle. Laetitia ne broncha pas. Déconcerté, il s’éloigna vers l’endroit où des centaures dispensaient des soins à Vérone. Le centaure à la robe noire le suivait de prés et ses yeux lançaient des éclairs de haine dés que son regard croisait celui de Laetitia. Bane ! C’était bien lui et il n’avait pas changé… se dit elle intérieurement. Bane était le centaure qui éprouvait le plus de haine envers les humains, Firenze et lui avaient eu de nombreuses altercations houleuses. Vérone s’était réveillé et souffrait de multiples contusions. Son père s’approcha de lui et lui demanda avec douceur ce qui c’était passé. Vérone était son plus jeune fils et il cédait plus facilement aux attentes de ce dernier. Vérone expliqua comment il était tombé dans un précipice en poursuivant quelques lapins et comment la jeune femme l’avait soigné et aidé de son mieux à regagner le troupeau. Bane trépignait de rage et finit par hurler que son jeune frère mentait et qu’il valait mieux en finir avec l’humaine. Vérone entra dans une colère monstre et réussit à se lever en tremblant, de longues éraflures ensanglantées apparaissait de partout sur son corps zébrant ainsi sa belle robe. - Elle m’a sauvé la vie Bane ! Si elle m’avait laissé croupir dans ce ravin j’aurais pu servir de festin à n’importe quelle bête affamée ! JE VOUS INTERDIS DE LUI FAIRE DU MAL ! Ronan s’interposa entre ses deux fils et tenta de les calmer. - Ca suffit Bane ! dit-il d’un ton sec. Ton frère a raison, cette humaine lui a sauvé la vie, nous serions bien ingrats de la remercier en lui ôtant la sienne. J’ai déjà perdu un fils à cause des humains, aujourd’hui j’en gagne un grâce à l’un des leurs. Bane serra les dents mais n’osa pas répondre à son père. Il se contenta de labourer le sol de coups de sabots et s’éloigna pour étancher sa colère un peu plus loin. Ronan se retourna vers Laetitia d’un air las et lui fit signe de s’approcher. La jeune femme s’exécuta et il fut surpris de ne lire aucune peur dans ses yeux. - Tu es libre, Humaine ! Je te remercie au nom de mon troupeau de nous avoir ramené mon fils sain et sauf… - Si j’avais pu je l’aurais porté à bout de bras ! Le coupa Laetitia. - Pourquoi me dis tu cela ? demanda t’il d’un air étonné. - Si vous aviez été à ma place et moi à celle de votre fils qu’auriez vous fait ? Osa lui demander Laetitia. Il marqua un temps de réflexion et plongea son regard dans celui de Laetitia. Lui l’aurait laissé sans aucun doute…mais pas…Vérone…et encore moins Firenze…Firenze son fils qu’il avait banni parce qu’il avait osé aider un humain en le transportant sur son dos… - Il n’est jamais trop tard ! Lui assura une voix proche de lui. Il regarda la jeune femme…c’était une sorcière mais pas une sorcière comme les autres. Elle aurait pu se servir de la magie mais elle ne l’avait pas fait pourquoi ? Il eut la réponse avant même d’y avoir réfléchit. Bien sur ! Vérone et la jeune femme venait de lui donner une leçon…une leçon d’amour. Par amour pour son frère Vérone avait failli périr et par amour pour Firenze la sorcière avait pris le risque d’être tuée par les centaures. Le visage de Ronan s’éclaira de reconnaissance, il s’approcha de Laetitia et lui tendit la main au grand étonnement de son troupeau. Laetitia sourit et serra fortement la main du centaure dans la sienne. Vérone exultait de joie et malgré ses nombreuses douleurs il fit un clin d’œil à la jeune femme. - Vous pouvez dire à Firenze qu’il est le bienvenu dans sa famille et que nous nous languissons de le retrouver ! - Merci Ronan !...mais et Bane ? - Bane fera ce que je lui dirais ! Laetitia s’approcha ensuite de Vérone et le serra dans ses bras, ils avaient réussi…………………
Laetitia sortit de la Forêt Interdite et se dirigea vers l’entrée de Poudlard, soudain elle aperçut Severus Rogue et Hermione Granger accroupis devant une des arcades de pierre. Elle s’approcha d’eux et vit qu’ils tentaient de traduire une phrase en symbolique ancienne, avant qu’elle ait pu parler Severus avait donné la bonne traduction, Hermione avait une autre phrase que Severus traduisit avec autant de facilité…cependant il leur manquait la dernière partie de la prophétie. Elle la donna à haute voix et ce ne fut que lorsqu’elle vit leurs visages étonnés qu’elle se rendit compte que le sang maculait toujours ses mains et sa robe et qu’elle avait complètement oublié de remédier à cela…………………………
Firenze fut comme toujours à l’heure au rendez vous que Laetitia lui avait fixé. Elle lui raconta ce qui c’était passé depuis le début et comment son jeune frère avait risqué sa vie pour lui. Puis elle lui annonça fièrement que son père souhaitait ardemment le revoir et qu’il l’attendait le plus rapidement possible. Firenze sous l’effet de la joie souleva Laetitia de terre et la serra dans ses bras. - Tu es une personne formidable tu sais !!! J’ai vraiment de la chance de t’avoir comme amie !............................... |
|  | | laetitiamajoly Elève de Première Année
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 | Sujet: Chapitre XVII (5eme partie) Lun 18 Sep - 15:53 | |
| Amie….c’était tout…juste sa meilleure amie…Severus retira ses mains des tempes de Laetitia. Ce qu’il venait de voir le mettait mal à l’aise et si heureux en même temps. Il ne savait pas quoi dire et n’osait pas lever ses yeux vers elle. Laetitia lui rendit la tâche plus facile en lui proposant de retourner au bal et de prolonger cette discussion plus tard. Elle non plus n’osait pas le regarder après cette confidence. Pendant qu’il lisait ses souvenirs, elle avait pu l’observer et ce qu’elle avait vu lui avait fait comprendre les sentiments qu’elle éprouvait à son encontre. Tout cela lui faisait peur, elle ne parvenait pas à gérer ses émotions ni ses sentiments et elle savait que dans ces moments là, elle représentait un grand danger pour les autres mais aussi pour elle. Pourquoi rien n’était jamais simple lorsque ça la concernait ? Elle soupira intérieurement pendant qu’ils se dirigeaient vers la salle de réception dans un silence gêné. Pendant ce temps, une autre personne avait suivi la scène avec beaucoup d’attention et pas un détail ne lui avait échappé mis à part ce que le professeur Rogue découvrait en lisant les pensées de cette jeune femme. Bellatrix essuya les larmes de rage qui coulaient sur ses joues et se promit une fois de plus de faire souffrir Severus autant si ce n’est plus que ce qu’il l’avait fait et faisait souffrir à ce moment là. Cachée derrière un buisson, elle décida contre toute attente de commencer sa vengeance maintenant. La maitre ne lui en voudrait pas…et si elle devait essuyer une punition ce ne serait rien comparé à ce qu’elle ressentait sur le moment. Elle serait très discrète et s’enfuirait avant que des soupçons ne commencent à se poser sur sa personne. Elle les suivit du regard en les maudissant et lorsqu’ils eurent disparut de son champs de vision, elle sortit de sa cachette. Lorsqu’ils franchirent le pas d’entrée, Albus Dumbledore se dirigea vers eux en souriant et demanda à Severus s’il pouvait lui emprunter sa partenaire le temps d’une danse. Severus acquiesça dignement et se dirigea vers la table-bar. Il était en colère contre lui-même car il ne parvenait pas à parler à Laetitia. Il avait tant de chose à lui dire, mais ne savait par où commencer ? Il n’eut pas le temps de se servir un verre qu’une voix reconnaissable entre toutes lui proposa de danser. - Severus ? Chaque année je vous accorde une valse. Cette année encore vous n’y échapperez pas ! Il se retourna et adressa un sourire au professeur Mac Gonagall, décidément il n’aurait jamais autant dansé qu’à cette soirée. Alors qu’ils valsaient, Albus regarda Laetitia dans les yeux et fut surpris de l’éclat de tristesse qui transparaissait dans son regard. - Voyons que se passe-t-il ? Tu as l’air triste…Tu ne passes pas une bonne soirée ? S’inquiéta-t-il. Elle lui répondit avec un triste sourire que de toute façon rien ne se passait comme elle l’espérait et que c’était comme ça, qu’il fallait qu’elle l’accepte. - C’est Severus n’est ce pas ? Conclut-il. - Severus ? Je ne vois pas ce qu’il vient faire là-dedans…répondit elle doucement. - Laetitia s’il te plait…tu es peut être un excellent Légilimens et Occlumens, mais il y a des choses qui dépassent de loin la magie et tu sais très bien de quoi je veux parler ! Laetitia n’avait pas envie d’approfondir le sujet et fut heureuse que la danse se termine. Elle fit un effort pour afficher un grand sourire et remercia Albus pour cette danse. Comme elle se retournait pour quitter la piste de danse, elle se trouva soudain face au jeune Potter qui semblait l’attendre. - Professeur Majoly m’accorderez vous cette danse ? lui demanda-t-il en rougissant. Laetitia ne s’y attendait pas du tout et chercha de l’aide dans le regard d’Albus, mais celui ci se contenta de lui adresser un clin d’œil qui en disait long. Comme il avait grandit depuis… enfin tout ça c’était du passé….il était devenu un beau et courageux jeune homme et il était en vie. Elle chassa rapidement le souvenir terrible qu’elle gardait au fond de son cœur et rendit son sourire au jeune homme. - Avec plaisir Har…heu Mr Potter ! Un grand sourire apparut sur le visage de celui-ci et il tendit sa main à l’encontre de son professeur. Alors qu’ils commençaient à danser, Laetitia fut heureuse de constater que Ginny Weasley, une excellente élève de cinquième année, avait eu la bonne idée d’inviter Severus et que celui-ci à la grande stupéfaction de tous avait accepté. Harry éprouvait un bien être inexplicable lorsqu’il se trouvait à proximité de son professeur de Défense contre les Forces du Mal, mais le fait d’être en contact avec elle lui procurait un sentiment de sécurité qu’il ne parvenait pas à analyser. Il ne la connaissait que depuis la rentrée et pourtant il lui semblait l’avoir déjà vu…mais où et surtout quand ? Son visage, ses yeux…Tout à coup, il sentit que quelqu’un l’observait et en tournant légèrement la tête, il aperçut Ginny qui s’appliquait à effectuer les pas de valse correctement avec Rogue tout en lui jetant des coups d’œil inquiets discrètement. La valse prit fin et les deux élèves remercièrent leurs professeurs. L’orchestre annonça que ce serait la dernière danse, au grand dam de certains comme Luna et Neville qui n’avait pas cessé un instant de danser. Severus s’approcha de Laetitia et lui demanda si elle lui accordait cette dernière danse. Elle fit mine de réfléchir pour plaisanter et cela fit son effet, un sourire apparut sur le visage de Severus qui l’entraina d’un pas rapide au milieu des derniers courageux qui dansaient encore. Il était presque minuit, le bal allait s’achever mais la soirée était loin d’être finie. Ron et Hermione tout au bonheur que leur procurait leur amour -enfin dévoilé au grand jour-, s’étaient éloignés du château et avaient trouvé refuge prés du lac. Ils s’assirent face aux eaux limpides sans se quitter du regard. De temps à autre, un rond d’eau apparaissait à la surface du lac, signe de présence de nombreuses créatures aquatiques. - Hermione, tu ne peux pas imaginer à quel point je me sens bien depuis que…depuis que j’ai réussi à tout te dire ! lui avoua-t-il tendrement. Pour toute réponse la jeune femme resserra l’étreinte de sa main dans la sienne et posa doucement sa tête contre son épaule. Ils étaient si bien qu’ils n’avaient pas besoin de parler, être ensemble était tout ce qui leur importaient. Ils restèrent longtemps ainsi enlacés. Soudain les premiers coups de minuit commencèrent à sonner dissimulant ainsi le bruit de pas qui se rapprochait d’eux et le danger que ceux ci représentaient. Hermione voulut rompre le paisible silence qui s’était installé, mais elle sentit à ce moment là une piqûre pénétrer sa chair et le venin qui en découlait s’infiltrer dans ses veines. Elle voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche, elle essaya alors de bouger mais tout son corps semblait paralysé. Un sentiment de panique s’empara d’elle l’empêchant de faire fonctionner correctement son cerveau, il fallait qu’elle prévienne Ron mais le poison était si fort et si rapide qu’elle sombra rapidement dans une sorte de coma. Le jeune homme qui avait ressenti une sorte de frisson chez sa compagne, crut aux premiers abords qu’elle avait froid et lui proposa de rentrer afin de se réchauffer. N’obtenant pas de réponse, il haussa un peu le ton d’un air moqueur mais Hermione n’eut aucune réaction. Il tourna le visage de la jeune femme vers lui et une expression d’horreur se figea sur son visage. Les yeux d’Hermione étaient révulsés et la pâleur de son visage faisait penser qu’elle n’était plus de ce monde. Il se redressa d’un bond et voulu crier pour que l’on vienne à son secours mais à son tour il ressentit la piqûre mortelle se planter insidieusement dans sa peau et le terrible venin s’y infiltrer avec une rapidité étonnante. Il eut le temps cependant de se retourner pour voir son agresseur et ses yeux s’agrandirent de surprise en découvrant de qui il s’agissait. Il tendit la main en avant pour l’agripper mais sa main se referma dans le vide et son corps retomba lourdement à terre prés de celui d’Hermione. Un rire méchant se fit alors entendre faisant fuir tout ce qui respirait au alentour puis de nouveau le silence s’installa. Il ne restait plus que les corps des deux jeunes gens gisant au sol et éclairés par un faible rayon de lune. Au même moment, Harry lâcha sa choppe de bierraubeurrre et portant sa main à sa cicatrice, il s’effondra par terre en hurlant. L’orchestre s’arrêta tout à coup de jouer, les danseurs stoppèrent net sur la piste et le professeur Dumbledore se précipita vers le jeune homme qui avait perdu connaissance. Laetitia et Severus furent les premiers avec Dumbledore à se rendre auprès d’Harry. Severus dégagea la main du jeune homme de sa cicatrice et ce qui apparut aux yeux de tous les pétrifia de peur. La cicatrice avait gonflée et prit une couleur rouge intense comme si elle menaçait de s’ouvrir d’un moment à l’autre. Le professeur Dumbledore demanda à Minerva Mac Gonagall d’évacuer la salle de réception et de veiller à ce que les élèves regagnent leurs dortoirs. Grâce à l’aide apportée par les autres professeurs et les préfets de chaque maison, il n’y eut bientôt plus que quatre personnes auprès d’Harry. Ginny s’était jeté dans les bras de Laetitia en pleurant, pendant que Severus et Albus le soulevait de terre et déposaient son corps sur la table la plus proche. Le professeur Dumbledore demanda à Laetitia de raccompagner Ginny mais la jeune femme était terrorisée et ne voulait pas abandonner son petit ami sans savoir ce qu’il allait advenir de lui. Severus vint à leur secours en proposant un verre à la jeune fille de façon à se calmer un peu. A peine eut elle posé ses lèvres sur le cristal du verre qu’elle sombra dans un sommeil profond. - Morpheus liquidium…Répondit simplement Severus devant le regard inquiet de Laetitia. Il s’agissait d’un enchantement extrêmement complexe qui conférait à la boisson à laquelle il était associé un puissant effet soporifique mais sans danger pour la santé. - Ce que je ne comprends pas Albus c’est que je n’ai rien ressenti au niveau de la marque…Continua t’il d’un air dubitatif. - La marque ? Quelle Marque ? demanda Laetitia d’un air suspicieux. Que lui cachait-on encore ? Il y eut un silence gêné qu’elle interpréta comme un étant un secret entre les deux hommes et baissa les yeux, confuse à son tour. Severus prit une grande inspiration et remonta la manche de sa chemise laissant apparaitre la marque des ténèbres tatouée sur son avant bras. Il ne voulait pas lui mentir, surtout après la confidence qu’elle lui avait faite en le laissant lire en elle. Les traits du visage de Laetitia se crispèrent à la vue de cette funeste découverte et si son cœur en fut ébranlé, elle tacha de ne rien montrer. Severus rabaissa sa manche d’un coup sec sans jeter un regard vers Laetitia, il était clair maintenant qu’elle ne voudrait plus rien avoir à faire avec lui. La jeune femme se fraya un passage entre les deux hommes et posa sa main sur le front d’Harry comme elle l’avait déjà fait il y a bien longtemps. |
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